Luttons avec les autres salariés pour gagner sur nos revendications !

lundi 19 septembre 2016
par  Luc De Chivré
popularité : 4%

La journée de grève du 15 septembre n’a pas eu l’ampleur des journées de mai-juin, et les médias en ont profité pour souligner l’essoufflement de la mobilisation. 170 000 manifestants sur toute la France, 16 000 pour notre académie, c’est insuffisant, mais on ne peut pas non plus balayer d’un revers de main le contexte de la mobilisation du 15 septembre. Réussir une grève après l’été, alors que la loi a été promulguée depuis deux mois, tenait de la gageure ! Et pourtant le gouvernement n’a pas pu la passer sous silence.

La présence dans la rue de 170 000 manifestants près de 6 mois après le début du conflit contre la loi travail montre que la colère est toujours présente, et qu’un nombre important de salariés et de jeunes ont l’énergie de lutter. Si une masse trop importante ne se sent pas concernée par la loi travail, ou pense que la lutte est perdue, tous les salariés, les jeunes, les retraités, les chômeurs... souffrent des problèmes d’emploi, de salaires, de conditions de travail qui se dégradent, de la casse des services publics, et ont compris que le gouvernement Hollande-Valls ne ferait rien contre ça, si ce n’est gesticuler du côté de Belfort et s’entretenir avec les dirigeants d’Alstom dont l’état détient 20% des actions.
Dans l’éducation, nous voyons la misère sociale grandir et les conditions d’enseignement qui s’aggravent toujours ; nous connaissons les conditions de travail qui se dégradent, le temps de travail qui grandit et le pouvoir d’achat qui s’est écroulé. Avec la mise en place concrète de la réforme du collège chaque établissement s’est mis à proposer ce qu’il voulait ou pouvait faire, accentuant encore les inégalités entre les collèges, et les enseignants ont découvert des emplois du temps à trous et une présence du soir au matin sur son lieu de travail. Là encore, il ne faut pas interpréter l’échec de la journée du 8 septembre comme une adhésion nouvelle à la réforme. C’est plutôt une forme de résignation pour une lutte qui a été « mise entre parenthèses » durant la mobilisation contre la loi travail, alors qu’il fallait appeler les personnels de l’éducation à être en grève aux côtés des autres salariés en ajoutant nos revendications, dont l’abrogation de la réforme du collège fait partie. C’est la position qui a été à celle de la CGT éduc’action 7627 dans la dernière période de lutte. C’est aussi la compréhension que, tout en étant fragile, le gouvernement veut se montrer inflexible, et que la victoire sur nos revendications pour toute l’éducation passe d’abord par un premier recul majeur du gouvernement qui ne pourra s’obtenir qu’en mettant massivement les salariés du public et du privé, les retraités, les jeunes à la recherche d’un avenir.. dans la rue.
La lutte contre la loi travail pourrait maintenant prendre l’aspect d’une seule bataille juridique. Ce n’est pas satisfaisant ! Le terrain judiciaire n’est pas le nôtre, même s’il peut parfois aider. Nous avons besoin de construire un puissant mouvement de grève. La colère est bien ancrée et les possibilités qu’on entrevoyait après le 9 avril n’ont pas toutes disparues. Au moment où une réforme du lycée est annoncée, où le protocole d’une revalorisation salariale en trompe l’oeil va renforcer les moyens dont dispose la hiérarchie pour faire pression sur les personnels, où les conditions de travail dans les écoles et les établissements sont de plus en plus dures et où rien n’est fait pour faire baisser les effectifs des classes, une lutte secteur par secteur face à un politique globale et à la dureté du gouvernement n’aura assez de poids pour obtenir un recul total. Avançons l’idée que nous gagnerons sur nos revendications en mettant tous les secteurs de l’éducation en lutte aux côtés des autres salariés, contre la politique du gouvernement.


Agenda

<<

2019

 

<<

Septembre

 

Aujourd'hui

LuMaMeJeVeSaDi
2627282930311
2345678
9101112131415
16171819202122
23242526272829
30123456
Aucun évènement à venir les 3 prochains mois

Sites favoris


7 sites référencés dans ce secteur

Brèves

Fusion des académies : j’habite à Evreux, pourra-t-on me nommer à Cherbourg ?

vendredi 13 septembre

La lettre de cadrage pour la fusion des académies de Caen et Rouen certifiait que la gestion des personnels enseignants ne serait pas impacté jusqu’en 2022 (Mais en 2018 on nous jurait que la fusion n’était pas encore décidée). A en croire M. le Ministre, jusqu’à cette ce cas de figure n’existera pas. Mais après 2022 ça devient tout à fait possible pour les personnels du second degré. Le Rectorat a tout intérêt à ce que la souplesse et la mobilité des personnels soient maximales. Et avec l’affaiblissement du rôle des CAPA il sera encore plus compliqué d’influer sur les choix des services académiques, sans oublier que pour les contractuels ce « contrôle » est inexistant.

Une fusion des académies pour fermer des sections !

vendredi 13 septembre

Le Rectorat et la Région Normandie lancent la réflexion pour une nouvelle carte de formation à la rentrée de septembre 2020. Ca ne sent pas bon du tout ! L’académie et la région de Normandie auront, si nous ne faisons pas reculer le Ministère, le même périmètre au 1° janvier. Les filières de formation, frontalières pour le moment, ou seulement identiques, seront à la prochaine rentrée dans la même académie. Ce sera une très bonne excuse pour fusionner et fermer par ci par là et pour récupérer les postes.

Mac Do Neufchâtel en Bray veut licencier une militante syndicale CGT !

vendredi 6 juillet 2018

Suite à un entretien disciplinaire une syndiquée CGT depuis un mois au McDonald’s de Neufchatel en Bray a été mise à pieds à titre conservatoire avant que ne soit décidé un licenciement. Les vrais motifs de cette mise à pied : la distribution de tracts dans les restaurants de cette franchise (Dieppe, Yvetot et Neufchâtel en bray) mentionnant les acquis obtenus au restaurant d’Elbeuf (13e mois, prime trimestrielles, congés enfants malades, arbre de Noël ...), et la crainte que les salariés reprennent eux aussi ces revendications !
Rassemblement Dimanche 8 juillet 18h45 devant le Mac Donald de Neufchâtel en Bray.

Grève à l’hôpital psychiatrique Janet au Havre !

mercredi 20 juin 2018

A l’image des salariés de l’hôpital psychiatrique du Rouvray, les personnels grévistes de l’hôpital psychiatrique Janet du Havre ne lâchent pas le morceau. Ils exigent la venue de Mme Gardel, directrice de l’Agence régionale de santé, l’ouverture d’une nouvelle unité pour que les patients ne soient plus dans des lits supplémentaires avec la création de 50 postes pluridisciplinaires pour la faire fonctionner, la stagiarisation de tous les contractuels-les, l’arrêt de la polyvalence, l’embauche de médecins psychiatres titulaires. Rendez vous jeudi 21 à 8h45 à l’hôpital Flaubert pour une haie de déshonneur pour les administrateurs de l’hôpital, et le samedi 23 à 17h45 sur le parvis du printemps.
Soutenez les revendications en écrivant à Mme Gardel

RESF : une bonne nouvelle qui se concrétise enfin !

mardi 12 juin 2018

Mme Erdene, dont les enfants sont scolarisés au lycée de Déville-lès-Rouen et dans des écoles de Maromme, a reçu enfin son titre de séjour ; celui de son mari attend à la Préfecture, sauf imprévu.
Les bonnes nouvelles sur ce front sont si rares qu’il fallait en parler d’autant plus que pour d’autres familles, l’étau se resserre.
Mme Balogun - originaire du Nigéria et qui a une enfant scolarisée au collège de Maromme - s’est vu confirmer son OQTF par le Tribunal Administratif et France Terre d’Asile cherche à récupérer leur logement CADA en essayant de les en expulser.
La CGT Educ’action revendique la régularisation des lycéens majeurs et des parents d’élèves sans papiers.

Fusion des académies : où en est on ?

mardi 12 juin 2018

En janvier, Mr le Recteur des académies de Rouen et de Caen nous assurait que la fusion des deux académies n’était pas décidée et qu’elle dépendrait de l’évaluation qui serait rendue fin mars, début avril. Il était malgré tout resté bien silencieux lorsque nous lui avions dit qu’il était impossible d’évaluer un processus de fusion en 5 mois (l’expérimentation a officiellement début en novembre), et notamment les conséquences sur les conditions de travail des personnels et les conditions d’enseignement, et que nous étions convaincus que cette évaluation serait bidon et que la fusion était déjà actée officieusement. Depuis, aucune nouvelle de cette évaluation, ni de la décision du Ministère qui devait tomber à la suite de l’évaluation. Mais cela n’est pas vraiment plus rassurant. Les organisations syndicales et les personnels avaient déjà été mis devant le fait accompli en septembre en apprenant seulement à la rentrée qu’une expérimentation était menée sur les académies de Rouen et de Caen. Et le Ministère ne compte pas lâcher de sitôt son projet de fusionner des académies qui sera une véritable manne pour supprimer des postes d’administratifs en fusionnant des services et des formations.