Généralisation du domaine de la précarité dans l’Education nationale

lundi 26 septembre 2016
par  Luc De Chivré
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En cette rentrée 2016, le principal objectif du ministère a été de communiquer pour montrer que tout s’était très bien passé : aucun problème de sécurité grâce à la mise en place de mesures fortes et aucun élève sans enseignant-e dans la classe. Pour d’autres, soucieux également de communiquer positivement, les réelles nouveautés résidaient dans la mise en place des nouveaux programmes, l’augmentation et l’élargissement du versement de l’ISAE ou les nouveaux moyens donnés aux directeur-trices.

Pour la CGT Éduc’action, la très grande nouveauté de cette rentrée est malheureusement la généralisation du recours aux personnels enseignants précaires dans les écoles. En effet, si ce type de recours est largement installé dans le second degré (elles-ils sont près de 30 000 !), il n’en était pas de même jusqu’à présent dans le primaire. Depuis cinq ou six ans, quelques départements seulement en ont eu besoin. Si le cas le plus emblématique et problématique reste la Seine-Saint-Denis, d’autres départements parisiens ainsi que le Rhône y ont eu recours.

Mais cette année, les exemples, provenant de toute la France, de recrutements massifs des personnels contractuels indiquent clairement que nous assistons à la généralisation de cette gestion des ressources humaines par le ministère, les rectorats et les DSDEN. Ces derniers font d’ailleurs le plus souvent le choix de ne pas avoir recours aux listes complémentaires issues du concours de recrutement de professeur-es des écoles comme c’était généralement le cas auparavant. Le ministère a donc clairement fait le choix de couvrir les besoins en personnel par la précarité.

A l’heure où la communication autour de la création des 60 000 postes bat son plein, nous avons avec ces données, la preuve par l’exemple que la véritable volonté politique n’est pas de générer des emplois publics, mais bien de poursuivre une politique qui n’a jamais donné et ne donne pas la priorité à l’École et qui la fragilise davantage.

Le gouvernement n’est pas revenu sur les suppressions de postes de la période 2007-2012 ; ayons une pensée pieuse pour les 5 000 postes de RASED supprimés... Après avoir utilisé les stagiaires "masterisés" comme moyens d’enseignement, avec ces actuels recrutements massifs de personnels précaires et avec la Loi Travail, le gouvernement enfonce un nouveau coin dans le statut de la Fonction publique.

La CGT Éduc’action dénonce et condamne cette situation et se battra partout où cela se joue pour exiger le recrutement de personnels statutaires et formés et pour l’arrêt du recrutement de personnels précaires.

Montreuil, le 26 septembre 2016


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Lubrizol : 1 an après on oublie pas ! Réunion publique le 25 septembre, manifestation le 26 septembre

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Jeudi MANIFESTATION Samedi 26 septembre 13h30 Rendez-vous devant : LUBRIZOL (quai de France)

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Ecoles Delaunay en action le 22 janvier 2020 pour revenir en REP+

jeudi 23 janvier

Lors de l’animation pédagogique du mercredi 22 janvier 2020 sur « les élèves à besoins particuliers », les enseignants ont rappelé leur exigence de classer les écoles maternelle Delaunay-Laurencin et élémentaire Sonia Delaunay de Dieppe (Val Druel) en REP+. En effet, elles sont sorties de l’Éducation Prioritaire en 2014 et ont été exclues des dispositifs REP et REP+ alors qu’elles répondent à tous les critères pour être classées en REP+. Son rang (64ème) au niveau académique la situe au même niveau que les écoles de REP+ du Havre ou de Rouen Nord.

Tous les enseignant·e·s des deux écoles sont venu·e·s avec un tee-shirt rappelant leur exigence et ont pris la parole en début d’animation. À l’issue de l’animation, l’urne était disponible pour pouvoir faire voter au référendum d’initiative populaire.

La CGT Éduc’action 76 soutient les collègues dans leurs actions.

Motion de soutien aux salariés de la Chapelle d’Arblay

mercredi 18 septembre 2019

Les camarades de la CGT Educ’action Haute-Normandie réunis en Assemblée générale de rentrée le 16 septembre 2019 à Maromme expriment leur soutien aux salariés de la Chapelle Darblay, menacés de licenciement.
Dans le secteur privé, les fermetures de site et les plans de licenciement se multiplient. Dans les services publics, ce sont les suppressions de postes massives et la dégradation des conditions de travail.
De plus, la réforme des retraites est une attaque contre l’ensemble des salariés.

  • Zéro licenciement !
  • Non à la fermeture des sites !
  • Non à la casse des services publics !
  • Non à la réforme des retraites ! Luttons tous ensemble !

Motion adoptée à l’unanimité par l’AG des syndiqué-e-s CGT éduc’action Rouen

Fusion des académies : j’habite à Evreux, pourra-t-on me nommer à Cherbourg ?

vendredi 13 septembre 2019

La lettre de cadrage pour la fusion des académies de Caen et Rouen certifiait que la gestion des personnels enseignants ne serait pas impacté jusqu’en 2022 (Mais en 2018 on nous jurait que la fusion n’était pas encore décidée). A en croire M. le Ministre, jusqu’à cette ce cas de figure n’existera pas. Mais après 2022 ça devient tout à fait possible pour les personnels du second degré. Le Rectorat a tout intérêt à ce que la souplesse et la mobilité des personnels soient maximales. Et avec l’affaiblissement du rôle des CAPA il sera encore plus compliqué d’influer sur les choix des services académiques, sans oublier que pour les contractuels ce « contrôle » est inexistant.

Une fusion des académies pour fermer des sections !

vendredi 13 septembre 2019

Le Rectorat et la Région Normandie lancent la réflexion pour une nouvelle carte de formation à la rentrée de septembre 2020. Ca ne sent pas bon du tout ! L’académie et la région de Normandie auront, si nous ne faisons pas reculer le Ministère, le même périmètre au 1° janvier. Les filières de formation, frontalières pour le moment, ou seulement identiques, seront à la prochaine rentrée dans la même académie. Ce sera une très bonne excuse pour fusionner et fermer par ci par là et pour récupérer les postes.