Une AG dynamique pour la CGT éduc’action de Rouen !

compte rendu (succinct) de l’AG des syndiqués du 26 septembre
mardi 4 octobre 2016
par  Luc De Chivré
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L’AG des syndiqués CGT éduc’action de l’académie du 26 janvier a été une nouvelle fois très suivie, avec au moins 62 participants. La discussion a permis de faire le bilan réel de la situation dans l’éducation. Sans surprise, contrairement aux annonces gouvernementales, la rentrée ne s’est pas bien passée. La mise en place de la réforme du collège est chaotique avec des organisations différents dans chaque collège, un temps de présence élèves et enseignants accrus, des horaires élèves pas toujours respectés.Cette désorganisation confirme, en pire, ce que nous avions annoncé depuis le début de notre lutte, et met en pratique la territorialisation de l’école en renforçant les inégalités entre chaque établissement.
Le fort taux de réussite au bac pro est truqué par les CCF, pour lesquelles certains enseignants n’ont toujours pas eu la rémunération prévue. Dans le 1° degré, les problèmes sur les postes sont de plus en plus fréquents. Et partout le même constat de classes toujours surchargées. La revalorisation salariale annoncée n’est en fait qu’un piège, avec la création d’un nouveau système d’évaluation qui va renforcer la pression de la hiérarchie. Le constat d’un échec de la lutte secteur par secteur de l’éducation a été fait. Ca n’a jamais été le sens des appels de la CGT éduc’action qui a constamment fait des appels de tous les secteurs de l’éducation et a cherché à articuler la lutte dans l’éducation avec les luttes interprofessionnelles, notamment au printemps. La politique sécuritaire et les mesures de sécurité prises dans les écoles et les établissements ont été condamnées et leur inefficacité pointé du doigt, ainsi que l’effet stigmatisant. Les fermetures programmées par les conseils départementaux de trois collèges dans l’Eure, et d’un collège de Seine Maritime, dans des zones populaires, ont été dénoncées comme une attaque contre les plus démunis.

Même si la période paraît creuse en terme de mobilisation, suite au fort mouvement du printemps, la situation peut changer assez vite car la colère chez l’ensemble des salariés est bien présentes. Nous avons tout intérêt à continuer le travail de diffusion et mettre tout en oeuvre pour syndiquer nos collègues, en leur faisant également prendre conscience que toutes les organisations syndicales ne se valent pas, afin d’être mieux armé pour mobiliser plus fortement les personnels de l’Education Nationale. La période creuse peut aussi être utilisée pour dresser un bilan plus précis des difficultés des différents établissements en relançant les syndiqués. L’après midi a été consacrée aux discussions par pôles pour faire avancer le travail dans chaque secteur.
Lire le compte rendu du pôle enseignement professionnel


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Brèves

Moins de fonctionnaires et un statut attaqué :

vendredi 26 mai

120 000 fonctionnaires en moins mais un service public renforcé. Comme depuis 10 ans, le but est donc de faire mieux avec moins, ce qui impliquera, dans les faits, une baisse des services rendus aux usagers et une détérioration des conditions de travail des personnels. Pour cela, la recette managériale habituelle : autonomie des chef-fes de services, individualisation des carrières et des salaires. Bref, la concurrence entre les personnels et la division

CEPIC, AVEC LA CGT, ILS et ELLES ONT GAGNÉ !

mardi 18 avril

Au bout de 2 semaines de grève totale et de blocage du site, les salariés de CEPIC ont arraché vendredi 14 avril un très bon accord :

  • une augmentation de salaire avec un talon de 30 €
  • une prime exceptionnelle équivalent à un mois de salaire
  • une prime de chiffre d’affaires mensuelle

De fait, ces mesures salariales amènent les salariés de CEPIC au niveau des minima conventionnels, que l’employeur refuse depuis des années. La grève menée par les militants CGT de CEPIC, épaulés par la présence permanente de l’UL Sotteville St Etienne a rassemblé du premier au dernier jour 90 % des salariés.
L’UD 76 et la fédération Chimie ont organisé la solidarité sur le piquet : des dizaines de syndicats cgt sont venus régulièrement soutenir. La victoire des CEPIC, après la victoire des Legrand est une victoire pour toute la CGT. C’est la victoire de l’unité et de la solidarité.

Lutte gagnante : victoire pour les travailleurs sans papiers du Marché de Rungis

mercredi 12 avril

Après trois semaines de grève et d’occupation de la Tour Semmaris, les pressions sur les entreprises pour l’établissement des CERFA, les parties (Préfecture, Min de Rungis, CGT) se sont mis d’accord sur les points suivants :

  • établissement par les services préfectoraux de récépissés avec autorisation de travail pour l’ensemble des grévistes ;
  • dépôt des dossiers des 128 travailleurs sans papiers en préfecture du Val-de-Marne.

En conséquence, l’occupation de la Tour Semmaris a pris fin dimanche 9 avril 2017.

Cette victoire est incontestablement à mettre au crédit de la lutte, de la détermination des travailleurs sans papiers, des militants de la CGT et des nombreux et divers soutiens qui auront pu s’exprimer.

On bosse ici, on vit ici, on reste ici !

Montreuil, le 10 avril 2017

Les salariés de l’usine Legrand ont gagné !

mardi 28 mars

Cet après-midi, après 9 jours de grève et de blocage , la direction de l’usine Legrand de Malaunay a cédé devant la délégation CGT et FO, et face à la détermination des salariés qui ont gagné 41,61 euros d’augmentation par mois.
La solidarité a joué un rôle déterminant. Le patron, énervé par la détermination des grévistes qui tenaient bon a lâché : « oui je le sais, vous avez une cagnotte », en faisant référence au soutien financier des autres syndicats CGT et d’autres salariés présents le jeudi 23 Mars devant l’usine. La CGT éduc’action de l’académie de Rouen était porteuse ce jour là d’un message de soutien. BRAVO aux LEGRAND !

Déclarations CGT éduc’action de mars 2017

samedi 25 mars

Lutte gagnante chez SIDEL, près du Havre :

mardi 21 mars

Après des propositions au rabais suite aux négociations salariales annuelles, les salariés de Sidel (métallurgie) ont décidé de se mobiliser pour les salaires alors que les résultats de l’entreprise sont au beau fixe. Après 2 jours de débrayages, la direction a été obligée de revoir sa copie à la hausse. Ainsi, l’augmentation générale pour les non cadres est passée de 0,4% à 1%, Pour les cadres, c’est 1,6% d’augmentation individuelle. La prime de transport est améliorée de 3%, et la prime de vacances de 1000 euros est reconduite. 5000 euros de primes vont être versés aux salariés ainsi qu’un bonus. Le mercredi 8 mars l’assemblée générale a accepté le contenu des négociations et a repris le travail .

Mutations 2° degré : le rectorat ne veut pas communiquer les postes vacants !

samedi 18 mars

Les collègues qui participent au mouvement intra du second degré l’ont déjà remarqué : le rectorat ne communiquera pas les postes vacants, hors postes spécifiques. La raison invoquée d’un problème de calendrier ne tient pas la route. En effet, le CTA qui entérine les suppressions de postes a lieu le 24 Mars, et à la demande légitime des organisations syndicales, il est important que la période de saisie des voeux ne se fasse pas pendant les vacances. Mais cette excuse soulève pas mal de questions : pourquoi refuser de diffuser les postes vacants au moins pour quelques jours, après le 24 Mars ? Pourquoi ne pas avoir fixé les CTA et les groupes de travail préparatoires plus tôt ? Pourquoi ne pas laisser le serveur SIAM ouvert jusqu’au 7 avril ? Cette décision ressemble plus à un refus de communiquer les postes vacants, qu’à un simple problème de calendrier !

Non, tout ne va pas bien dans l’éducation !

jeudi 9 mars

Contrairement à ce que le gouvernement déclare la rentrée 2016 n’est pas bonne, et celle qui se prépare va être encore pire. Les effectifs de classe vont encore augmenter. En Seine-Maritime, en collège, 40 classes vont fermer pour 31 ouvertures. Et les ouvertures ne se font que quand les classes sont déjà pleines à craquer ! Les collèges sortant de l’éducation prioritaire figurent dans le top 5. La fermeture du collège Guy Môquet au Havre est en cours. Dans les lycées les effectifs de classe dépassent de plus en plus fréquemment la barrière déjà inadmissible de 35 élèves par classe. Dans le 1° degré, en Seine-Maritime, 97 classes vont fermer pour seulement 37 ouvertures. Et dans l’Eure, avec des fermetures plus nombreuses que les ouvertures il y aura 6 classes de moins.