2016-2017 : REP toujours + de flexibilité ?

samedi 22 octobre 2016
par  Cécile DUCOS
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Dès le mois de septembre 2016, la CGT-Educ’action 76 avait alerté sur les écueils possibles de l’organisation des temps de décharge et des formations, réunions inter-degré, etc., des écoles situées en REP+. Il n’a pas fallu attendre bien longtemps pour constater les mêmes dérives que l’an dernier dans la programmation des temps de formation.
Si les enseignants ont pu constater qu’effectivement, ils sont remplacés par des ziliens attitrés ce qui avait été une demande de la CGT-Educ’action 76 en fin d’année dernière, cette avancée ne doit pas être la seule ! Pourtant, depuis septembre 2016, il n’y a réellement que cela qui change.
En effet, les plannings de journées de formation, de pondération et de concertation sont envoyés de façon parfois tardive et avec des correctifs réguliers. Comme l’an dernier, les enseignants effectuent des réunions inter-degré le soir, de 16h30 à 19h30. Ils n’ont aucune visibilité sur les dates de ces réunions, ils savent juste que cela peut avoir lieu un mardi... Deux dates, sont lancées puis l’une est annulée..., c’est la valse des dates et toujours aucune visibilité à long terme.
Certaines situations particulières comme pour les enseignants à temps partiel ou ceux qui enseignent en UP2A ou en Ulis sont gérées de façon très discutable (voir encadré 1). D’autres cas particuliers au Havre montrent à quel point les vies privées des enseignants sont méprisées par les IEN de circonscription (voir encadré 2).

Certains peuvent pointer la difficulté des circonscriptions à organiser ces conférences et réunion. Il est sans doute assez facile d’imaginer le casse-tête, effectivement. D’autres disent aussi que finalement, certaines conférences n’ont pas duré 3 heures mais seulement deux car il est parfois annoncé en début de conférence que celle-ci se finira une heure plus tôt. Mais cela ne change strictement rien pour celui ou celle qui a organisé la garde de ses enfants pour les 3 heures prévues, ou cet autre qui a annulé une activité (yoga, relaxation... car à ce rythme-là, il faut apprendre à se détendre !) ou tout simplement celui ou celle qui avait fini son temps de service et pouvait organiser son temps comme bon lui semblait. Pour la CGT-Educ’action 76, il est inadmissible de reporter sur les seuls enseignants les difficultés d’organisation de la direction académique et ensuite des circonscriptions.

Les questions qui restent toujours sans réponse sont les suivantes :
Pourquoi les enseignants ne sont-ils pas formés ou ne se réunissent-ils pas avec les collègues du second degré sur les temps de décharge ?
Pourquoi convoquer les enseignants hors temps scolaire alors qu’ils n’ont pas besoin de trouver une organisation particulière sur leur temps de service, quand les ziliens REP+ sont dans leur classe ?
Il n’y a pas de réponse précise sur ces questions, si ce n’est la difficulté de remplacer tous les enseignants qui viennent remplir les amphis. Certes, on peut imaginer. Une autre question alors : quel est l’intérêt en terme de formation de convoquer un très grand nombre d’enseignants des REP+, qui pour la plupart travaillent dans ces quartiers depuis de nombreuses années, pour une grand-messe intitulée « enseigner en REP+ » ? Et quel est le degré de réceptivité d’un enseignant en REP+ après une journée bien remplie dans sa classe, avec ses 23, 25, parfois 28 élèves ?

La CGT-Educ’action 76 revendique depuis la création des REP+ que les temps de formation, de concertation inter-degré se fassent sur les temps de décharge afin d’éviter d’avoir à empiéter encore sur les temps personnels. Elle demande aussi de réelles formations qui peuvent apporter des réponses adaptées et utiles aux professionnels de terrain.


encadré 1

Enseignants à temps partiel, enseignants en ULIS et UP2A : des situations aberrantes !
  • un enseignant qui ne travaille pas un jour où une concertation de cycle est prévue dans son école doit quand-même s’y rendre, récupération des mois plus tard
  • un enseignant qui a une réunion inter-degré le soir de son jour de décharge doit quand-même s’y rendre
  • certains enseignants sont pondérés sur leur jour de décharge
  • les enseignants en ULIS et UP2A ne sont pas remplacés leurs élèves vont dans leur classe de référence pendant les décharge REP+

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encadré 2

La REP+ au Havre : la flexibilité qui perdure

Au Havre, une formation (ou une concertation inter-degré, on ne sait plus vraiment finalement) a eu lieu le mardi 4 octobre 2016. Les enseignants du second degré ont été avertis le jour de la pré-rentrée, ceux du 1er degré ont été avertis selon les circonscriptions, 15 jours ou seulement 6 jours avant la conférence ! Ils sont habitués, cela leur est déjà arrivé l’an dernier, un mercredi après-midi. Comme l’an dernier, les enseignants se mobilisent. Une lettre, signée par la quasi totalité des enseignants de REP+ de la circonscription du Havre Ouest et protestant contre ces convocations au denier moment, est restée sans réponse. Il a juste été bien précisé par téléphone aux enseignants que des feuilles d’émargement seront à signer sur place et qu’elles seront ensuite envoyées à Rouen.

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Brèves

La pédagogie Nutella ou le collège 2016... vu à la TV !

lundi 20 avril 2015

La réforme du collège 2016 agite le Landerneau enseignant depuis quelques semaines. Elle inquiète aussi à juste titre les parents qui se demandent bien ce que ledit collège réformé fera avec leur progéniture.

Pour rassurer tout le monde, la télévision publique nous montre à quoi ressemblera le collège 2016, dans deux reportages successifs. En effet, le collège réformé s’inspire de dispositifs innovants qui existent déjà dans quelques établissements expérimentaux.

Alors savourons cet avant-goût du collège nouveau...

Lire la suite sur le site La Vie Moderne

Chatel : « Certaines mesures vont dans le bon sens »

lundi 20 avril 2015

C’est le spécialiste des réformes destructrices Chatel qui ont mis à mal le lycée général et liquidé la voie STI qui nous le dit.
On constate facilement où Vallaud-Belkacem trouve son inspiration !

« Que les conservateurs tombent les masques ! »

lundi 20 avril 2015

Voici le titre de l’interview de Vallaud-Belkacem au très réactionnaire journal Le Point.
Notre seule réponse à NVB : « Que les néo-libéraux tombent également le masque ! »

4 pages spécial Retraités de la FERC

samedi 31 août 2013

Au sommaire : Conférence de l’UFR... les retraités à l’offensive ! - Quelle UFR, quelle structure ? - Place des retraités dans la CGT - Continuité syndicale et renforcement - Impressions croisées
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Au sujet des dépenses scolaires…

jeudi 22 août 2013

Chaque année, à l’approche de la rentrée, on retrouve dans les médias des articles plus ou moins bien renseignés sur les « dépenses de la rentrée des classes ». Je les parcours toujours avec un peu d’agacement quand ils mettent en avant les nouveaux cartables, les vêtements, les classeurs, les crayons et les compas, les garderies et les cantines.
Parler de ces frais là, c’est évoquer l’arbre pour cacher la forêt. Les cartables et les compas durent facilement plusieurs années et les vêtements ne me semblent pas être une dépense scolaire : mes filles iraient-elles nues si l’école n’existait pas ? Idem pour la cantine : il faut manger même en dehors de l’obligation scolaire. Admettons pour la garderie des petits. Ce qui m’interpelle, ce sont les frais dont on parle moins et qui pourtant jalonnent bien le parcours scolaire des jeunes.
Lire la suite sur le site de l’Ecole démocratique

Ecole élémentaire : en France, le nombre d’élèves par enseignant supérieur à la moyenne OCDE (Depp)

vendredi 16 août 2013

Selon la revue « L’Éducation natio­nale en chiffres » de la Depp, le taux d’encadrement dans les écoles élémen­taires fran­çaises se situe en des­sous de la moyenne des pays de l’OCDE.
Le taux d’encadrement dans les écoles élémen­taires fran­çaises est en des­sous de la moyenne des pays de l’OCDE, selon la revue « L’Éducation natio­nale en chiffres » éditée par la Depp et parue en juillet 2013.
Dans les pays de l’OCDE, le nombre moyen d’élèves par ensei­gnant était à ce niveau de 15,4, en 2011 contre 18,4 en moyenne en France.

Loire-Atlantique / Rythmes : lettre ouverte des UD CGT, FO, FSU et Solidaires au DASEN et aux 26 maires de Loire-Atlantique appliquant la réforme en 2013

samedi 29 juin 2013

Depuis plusieurs mois, nos organisations syndicales ne cessent de dénoncer la précipitation et les dangers contenus dans la réforme des rythmes scolaires. Si les appréciations de nos syndicats respectifs peuvent diverger sur l’analyse de la loi Peillon et de son volet sur les rythmes scolaires, cela ne nous empêche en rien de partager nombre de points de vue sur les effets néfastes de cette réforme. Les propos volontaristes des municipalités ayant décidé de s’engager dès septembre 2013 dans la mise en œuvre du pan de réforme sur les rythmes ne résistent pas à un l’examen pragmatique. Pour notre part cette réforme relève plus d’un projet politique portant sur la territorialisation de l’École que sur les effets bénéfiques pour les enfants et les familles.
L’intention gouvernementale affiche une volonté de servir la réussite scolaire des élèves. Nous pensons qu’il y a loin du discours à une réalité qui malmène aussi les personnels concourant aux rythmes éducatifs des enfants. Les campagnes de communication politiciennes ne peuvent dissimuler les malaises grandissant autour de la rentrée 2013 précipitée.
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Coaching patronal au collège, sous l’œil attendri de France 2

mercredi 26 juin 2013

Mardi 18 juin, dans le 20h de France 2, après les 9 min inaugurales sur les inondations en France, et parmi les quelques miettes distribuées aux autres sujets (3 min sur le mouvement social au Brésil, 2 sur l’accueil des touristes à Paris), on retiendra un reportage d’anthologie, intitulé (sur le site de France 2) « Éducation : du coaching en ZEP » : 4 min 20 consacrées à l’intervention d’une cadre dirigeante dans un collège de « ZEP », pour appliquer, selon ses propres dires, les « méthodes d’entreprise » à l’école. 4 min 20 pour un « gros plan » qui « traite » un sujet sans (se) poser la moindre question, sans rien en dire sinon célébrer les vertus d’une initiative qui, avec d’autres, relève d’un entrisme entrepreneurial dans l’institution scolaire, du reste fort à la mode. Une initiative présentée sans contrepoint ni distance : un tel éloge relève-t-il encore de l’information ?
Lire la suite sur le site d’ACRIMED