Comment ça va à Molière ?

lundi 24 octobre 2016
par  Luc De Chivré
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Au Havre, l’école Molière aujourd’hui c’est :
18 classes, 8 en maternelle et 10 en élémentaire, plus de 420 élèves, un seul poste de direction

L’école Molière reste l’école primaire du département qui possède le plus grand nombre de classes. Depuis la fusion de l’école maternelle Gravelotte et de l’école élémentaire Courbet, les effectifs ont évolués à la hausse. L’école compte maintenant 18 classes, 8 en maternelle et 10 en élémentaire et plus de 420 élèves. Durant l’année scolaire 2015-2016, les effectifs des classes de cette école située en REP+, ne l’oublions pas, oscillaient autour de 26-28 élèves.
La CGT-Educ’action, on s’en souvient, s’est battue avec les enseignants en avril, mai et juin 2014 contre la fusion des deux écoles imposée conjointement par la direction académique et la mairie du Havre. À l’époque, l’une et l’autre avançait des arguments : une décharge complète grâce à un poste unique de direction permettra d’organiser cette grosse structure sans difficulté, la gestion du temps méridien et celle du périscolaire seront mieux harmonisées s’il n’y a qu’un directeur-trice. Enfin, et c’est un comble, la mairie a placé un directeur de ce site, dans un bureau situé au milieu de l’école. Si ce n’est les qualités de discrétion et le respect de l’école et des enseignants, assumés par le directeur nommé, il n’est pas difficile de percevoir les dérives d’une telle structure et les possibilités d’ingérence de la mairie du Havre dans l’école. Cela n’a pas tardé d’ailleurs quand il a fallu fournir à la mairie des plannings d’occupation de certaines salles (informatique, arts plastiques, BCD, salle polyvalente).
Aujourd’hui cette école, que la mairie continue d’appeler « pôle », ressemble à une vaste usine comme cela avait été la crainte dès l’annonce de sa création. L’arrivée massive des familles dans le quartier continue de gonfler les effectifs et malgré la meilleure volonté des enseignants et de la directrice, il est difficile pour les familles de se retrouver dans un tel ensemble.
Mais pourquoi se plaindre ? La mairie du Havre a financé un « équipement » magnifique. Tellement magnifique qu’il n’y a plus de possibilité d’ouvrir des classes en maternelle. Tellement magnifique qu’aucun espace ne peut accueillir le conseil des maîtres dans sa totalité, à moins d’investir un espace de classe. C’est encore possible en élémentaire mais plus pour longtemps, encore une nouvelle ouverture de classe et il faudra choisir entre un espace pour les membres du RASED ou une salle des maîtres suffisamment grande. Tellement magnifique enfin que le bâtiment dédié à la restauration scolaire alimente maintenant plusieurs écoles permettant à la mairie de faire de grandes économies de personnel dans ces autres écoles.
UN PÔLE RESTAURATION QUI ALIMENTE CERTAINES PETITES ECOLES DU HAVRE

La restauration scolaire... Au fait comment cela se passe-t-il avec tous ces élèves qui mangent en même temps ? Et les récréations sur le temps méridien ? Tout va bien ? Non justement. Un seul poste de responsable avec un nombre plus que restreint d’animateurs entraîne inévitablement des difficultés, des conflits, des élèves qui reviennent énervés en classe, des parents qui se plaignent de la gestion de ce temps méridien. Les difficultés ne sont pas nouvelles mais il a fallu que l’équipe enseignante, par l’intermédiaire de la directrice de l’école fasse remonter à la direction des affaires scolaires de la mairie de nombreux incidents et dysfonctionnements pour qu’enfin, pour la rentrée de novembre 2016, soit attribué un autre poste de direction du temps méridien et l’ajout d’un animateur supplémentaire en élémentaire.
La mairie prendrait-elle conscience qu’il n’est pas possible de gérer le temps méridien d’un si grand ensemble avec un seul poste de direction ? Cela ne démontrerait-il pas qu’il est urgent de redonner à cette école une configuration humaine ? Cela passe par le retour à une école maternelle et élémentaire distinctes que la direction académique s’entête à refuser.
La CGT-Educ’action reste vigilante. Elle revendique toujours la dé-fusion à Molière. Elle constate pour sa part que sur le temps méridien la mairie a tranché.



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Brèves

Mac Do Neufchâtel en Bray veut licencier une militante syndicale CGT !

vendredi 6 juillet

Suite à un entretien disciplinaire une syndiquée CGT depuis un mois au McDonald’s de Neufchatel en Bray a été mise à pieds à titre conservatoire avant que ne soit décidé un licenciement. Les vrais motifs de cette mise à pied : la distribution de tracts dans les restaurants de cette franchise (Dieppe, Yvetot et Neufchâtel en bray) mentionnant les acquis obtenus au restaurant d’Elbeuf (13e mois, prime trimestrielles, congés enfants malades, arbre de Noël ...), et la crainte que les salariés reprennent eux aussi ces revendications !
Rassemblement Dimanche 8 juillet 18h45 devant le Mac Donald de Neufchâtel en Bray.

Grève à l’hôpital psychiatrique Janet au Havre !

mercredi 20 juin

A l’image des salariés de l’hôpital psychiatrique du Rouvray, les personnels grévistes de l’hôpital psychiatrique Janet du Havre ne lâchent pas le morceau. Ils exigent la venue de Mme Gardel, directrice de l’Agence régionale de santé, l’ouverture d’une nouvelle unité pour que les patients ne soient plus dans des lits supplémentaires avec la création de 50 postes pluridisciplinaires pour la faire fonctionner, la stagiarisation de tous les contractuels-les, l’arrêt de la polyvalence, l’embauche de médecins psychiatres titulaires. Rendez vous jeudi 21 à 8h45 à l’hôpital Flaubert pour une haie de déshonneur pour les administrateurs de l’hôpital, et le samedi 23 à 17h45 sur le parvis du printemps.
Soutenez les revendications en écrivant à Mme Gardel

RESF : une bonne nouvelle qui se concrétise enfin !

mardi 12 juin

Mme Erdene, dont les enfants sont scolarisés au lycée de Déville-lès-Rouen et dans des écoles de Maromme, a reçu enfin son titre de séjour ; celui de son mari attend à la Préfecture, sauf imprévu.
Les bonnes nouvelles sur ce front sont si rares qu’il fallait en parler d’autant plus que pour d’autres familles, l’étau se resserre.
Mme Balogun - originaire du Nigéria et qui a une enfant scolarisée au collège de Maromme - s’est vu confirmer son OQTF par le Tribunal Administratif et France Terre d’Asile cherche à récupérer leur logement CADA en essayant de les en expulser.
La CGT Educ’action revendique la régularisation des lycéens majeurs et des parents d’élèves sans papiers.

Fusion des académies : où en est on ?

mardi 12 juin

En janvier, Mr le Recteur des académies de Rouen et de Caen nous assurait que la fusion des deux académies n’était pas décidée et qu’elle dépendrait de l’évaluation qui serait rendue fin mars, début avril. Il était malgré tout resté bien silencieux lorsque nous lui avions dit qu’il était impossible d’évaluer un processus de fusion en 5 mois (l’expérimentation a officiellement début en novembre), et notamment les conséquences sur les conditions de travail des personnels et les conditions d’enseignement, et que nous étions convaincus que cette évaluation serait bidon et que la fusion était déjà actée officieusement. Depuis, aucune nouvelle de cette évaluation, ni de la décision du Ministère qui devait tomber à la suite de l’évaluation. Mais cela n’est pas vraiment plus rassurant. Les organisations syndicales et les personnels avaient déjà été mis devant le fait accompli en septembre en apprenant seulement à la rentrée qu’une expérimentation était menée sur les académies de Rouen et de Caen. Et le Ministère ne compte pas lâcher de sitôt son projet de fusionner des académies qui sera une véritable manne pour supprimer des postes d’administratifs en fusionnant des services et des formations.

Université : Blanquer manipule les chiffres !

mardi 12 juin

Pour justifier la sélection à l’entrée de l’université, Jean-Michel Blanquer affirme que seuls 40% des étudiants en L1 sont en L2 l’année suivante, sous entendant bien sûr que tous les jeunes ne peuvent pas réussir et qu’il faut en tenir compte. Si ce chiffre est exact, c’est oublier que beaucoup réussissent en redoublant, en se réorientant ou en obtenant un concours et qu’au final 80% des étudiants sortent de l’enseignement supérieur avec un diplôme, malgré des conditions d’étude déplorables dans de nombreuses filières.

Grève de la faim au centre hospitalier du Rouvray !

mardi 22 mai

Communiqué de presse des Grévistes de la faim
Résumé de la journée du jeudi 31mai. J10
Cette journée a été ouverte par de nouveaux témoignages culturels de soutien important ! Ensuite, s’est déroulée une Assemblée Générale où plus de 300 personnes sont venues soutenir le mouvement. A 15h, une centaine de salariés du Centre Hospitalier du Rouvray (Hôpital Psychiatrique Rouen, Normandie 76) ont investi les locaux de l’administration abandonnés et délaissés sur instruction de la direction.
Pendant que le personnel soignant assure la continuité des soins ! Toujours les mêmes qui bossent !
Cette action s’est déroulée de façon organisée et pacifique pour réclamer notamment 52 postes paramédicaux supplémentaires. Nous ne voulons que prendre en charge correctement la souffrance psychique de nos concitoyens ! Cette nuit, nos 7 collègues grévistes de la faim sont accompagnés par 52 professionnels du CHR. Il faut au moins ça, puisqu’après 10 jours de grève de la faim l’indifférence continue ! Pour seule réponse, toujours du mépris !
Et maintenant ? Action !

  • Aujourd’hui, Vendredi 01 juin à 14h15 : Assemblée Générale.
  • Samedi 02 juin à 14h00, Rassemblement de soutien sur le parvis de l’administration. NOUS VOUS ATTENDONS EN NOMBRE !
  • Samedi 02 juin à 17h30 une Tribune offerte par le maire de SER, à l’occasion de la journée festive nommée « AIRE DE FÊTE ». L’administration a été prise, maintenant à nous de l’occuper, vous êtes les bienvenus ! Apportez votre soutien financier Signez la pétition
Sur le Web : Télécharger le tract

VIDEO : CE QUE LES MEDIAS NE DISENT PAS SUR LA SNCF !

lundi 16 avril

A voir absolument l’excellente vidéo du Fil d’actu CE QUE LES MEDIAS NE DISENT PAS SUR LA SNCF !

Moins de fonctionnaires et un statut attaqué :

vendredi 26 mai 2017

120 000 fonctionnaires en moins mais un service public renforcé. Comme depuis 10 ans, le but est donc de faire mieux avec moins, ce qui impliquera, dans les faits, une baisse des services rendus aux usagers et une détérioration des conditions de travail des personnels. Pour cela, la recette managériale habituelle : autonomie des chef-fes de services, individualisation des carrières et des salaires. Bref, la concurrence entre les personnels et la division