CARTE SCOLAIRE : Fermeture pour cause de rationalisation !

mardi 1er novembre 2016
par  François-Xavier Durand
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Quel est le point commun entre la Mairie du Havre, la Direction Académique et le Conseil Départemental de Seine-Maritime ? Tous ont à cœur de rationaliser le service public de l’Éducation au détriment des élèves, des enseignants-es. Cela se traduit par des fermetures d’écoles et de collèges !

Il y a quelques années, la carte scolaire était marquée par de nom­breuses fermetures d’écoles au Havre. Puis la Mairie, conjointement avec l’Inspec­tion Académique, a fusionné les écoles maternelle Grave­lotte et élémentaire Courbet pour créer une une école pri­maire de 15 classes (à l’époque, 18 aujourd’hui), l’école Molière. L’an dernier les fusions des écoles au Havre a continué avec no­tamment les écoles élémen­taires Valmy 1 et Valmy 2 pour faire un groupe scolaire de 17 classes. D’autres sui­vront et sont d’ores et déjà programmées.

Dans le même temps la Directrice Académique a ren­contré l’ensemble des élus du secteur de Dieppe, avec l’aval de la sous-préfecture, pour expliquer le bien-fondé de fermer des écoles dans un souci de rationalisation des postes et des investisse­ments des communes, no­tamment pour les écoles de 4 classes et moins. Elle a d’ailleurs tenté de fermer des écoles d’une classe sans succès après que les élus ont attaqué au Tribunal Adminis­tratif et suite aux jugements rendus en juillet.

Désormais, c’est le Conseil Départemental qui cherche à rationaliser les collèges et fait la chasse aux collèges « sous-occupés ». Après avoir fermé le collège Giraudoux à Rouen il y a 3 ans, c’est au tour du collège Guy Moquet au Havre qui fermera à la rentrée pro­chaine. Ce collège, classé REP+, accueille près de 300 élèves pour une capacité d’accueil de 600. Les élèves seront répartis dans des col­lèges voisins. Or la re­cherche d’une capacité op­timale va à l’encontre du bien des élèves. Il y avait sans doute mieux à faire pour permettre un accueil des élèves dans des struc­tures adaptées, à taille hu­maine. Une autre sectorisa­tion aurait pu permettre d’équilibrer les effectifs des différents collèges. Le travail des enseignants, des CPE, et de l’ensemble des person­nels administratifs risque de se dégrader durablement.
D’ailleurs, le Conseil Dé­partemental ne compte pas en rester là puisqu’il an­nonce d’autres fermetures de collèges d’ici 2019, no­tamment à Dieppe ou à Rouen.


La CGT Educ’action 76 continuera à lutter pour de meilleures conditions d’apprentissage pour les élèves et de travail pour les personnels.


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Brèves

Fusion des académies : j’habite à Evreux, pourra-t-on me nommer à Cherbourg ?

vendredi 13 septembre

La lettre de cadrage pour la fusion des académies de Caen et Rouen certifiait que la gestion des personnels enseignants ne serait pas impacté jusqu’en 2022 (Mais en 2018 on nous jurait que la fusion n’était pas encore décidée). A en croire M. le Ministre, jusqu’à cette ce cas de figure n’existera pas. Mais après 2022 ça devient tout à fait possible pour les personnels du second degré. Le Rectorat a tout intérêt à ce que la souplesse et la mobilité des personnels soient maximales. Et avec l’affaiblissement du rôle des CAPA il sera encore plus compliqué d’influer sur les choix des services académiques, sans oublier que pour les contractuels ce « contrôle » est inexistant.

Une fusion des académies pour fermer des sections !

vendredi 13 septembre

Le Rectorat et la Région Normandie lancent la réflexion pour une nouvelle carte de formation à la rentrée de septembre 2020. Ca ne sent pas bon du tout ! L’académie et la région de Normandie auront, si nous ne faisons pas reculer le Ministère, le même périmètre au 1° janvier. Les filières de formation, frontalières pour le moment, ou seulement identiques, seront à la prochaine rentrée dans la même académie. Ce sera une très bonne excuse pour fusionner et fermer par ci par là et pour récupérer les postes.

Mac Do Neufchâtel en Bray veut licencier une militante syndicale CGT !

vendredi 6 juillet 2018

Suite à un entretien disciplinaire une syndiquée CGT depuis un mois au McDonald’s de Neufchatel en Bray a été mise à pieds à titre conservatoire avant que ne soit décidé un licenciement. Les vrais motifs de cette mise à pied : la distribution de tracts dans les restaurants de cette franchise (Dieppe, Yvetot et Neufchâtel en bray) mentionnant les acquis obtenus au restaurant d’Elbeuf (13e mois, prime trimestrielles, congés enfants malades, arbre de Noël ...), et la crainte que les salariés reprennent eux aussi ces revendications !
Rassemblement Dimanche 8 juillet 18h45 devant le Mac Donald de Neufchâtel en Bray.

Grève à l’hôpital psychiatrique Janet au Havre !

mercredi 20 juin 2018

A l’image des salariés de l’hôpital psychiatrique du Rouvray, les personnels grévistes de l’hôpital psychiatrique Janet du Havre ne lâchent pas le morceau. Ils exigent la venue de Mme Gardel, directrice de l’Agence régionale de santé, l’ouverture d’une nouvelle unité pour que les patients ne soient plus dans des lits supplémentaires avec la création de 50 postes pluridisciplinaires pour la faire fonctionner, la stagiarisation de tous les contractuels-les, l’arrêt de la polyvalence, l’embauche de médecins psychiatres titulaires. Rendez vous jeudi 21 à 8h45 à l’hôpital Flaubert pour une haie de déshonneur pour les administrateurs de l’hôpital, et le samedi 23 à 17h45 sur le parvis du printemps.
Soutenez les revendications en écrivant à Mme Gardel

RESF : une bonne nouvelle qui se concrétise enfin !

mardi 12 juin 2018

Mme Erdene, dont les enfants sont scolarisés au lycée de Déville-lès-Rouen et dans des écoles de Maromme, a reçu enfin son titre de séjour ; celui de son mari attend à la Préfecture, sauf imprévu.
Les bonnes nouvelles sur ce front sont si rares qu’il fallait en parler d’autant plus que pour d’autres familles, l’étau se resserre.
Mme Balogun - originaire du Nigéria et qui a une enfant scolarisée au collège de Maromme - s’est vu confirmer son OQTF par le Tribunal Administratif et France Terre d’Asile cherche à récupérer leur logement CADA en essayant de les en expulser.
La CGT Educ’action revendique la régularisation des lycéens majeurs et des parents d’élèves sans papiers.

Fusion des académies : où en est on ?

mardi 12 juin 2018

En janvier, Mr le Recteur des académies de Rouen et de Caen nous assurait que la fusion des deux académies n’était pas décidée et qu’elle dépendrait de l’évaluation qui serait rendue fin mars, début avril. Il était malgré tout resté bien silencieux lorsque nous lui avions dit qu’il était impossible d’évaluer un processus de fusion en 5 mois (l’expérimentation a officiellement début en novembre), et notamment les conséquences sur les conditions de travail des personnels et les conditions d’enseignement, et que nous étions convaincus que cette évaluation serait bidon et que la fusion était déjà actée officieusement. Depuis, aucune nouvelle de cette évaluation, ni de la décision du Ministère qui devait tomber à la suite de l’évaluation. Mais cela n’est pas vraiment plus rassurant. Les organisations syndicales et les personnels avaient déjà été mis devant le fait accompli en septembre en apprenant seulement à la rentrée qu’une expérimentation était menée sur les académies de Rouen et de Caen. Et le Ministère ne compte pas lâcher de sitôt son projet de fusionner des académies qui sera une véritable manne pour supprimer des postes d’administratifs en fusionnant des services et des formations.