L’EDUCATION PRIORITAIRE EN VOIE DE DISPARITION !

lundi 7 novembre 2016
par  Luc De Chivré
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Le gouvernement n’en finit pas de s’en prendre aux jeunes issus des milieux défavorisés en rognant toujours un peu plus les moyens supplémentaires destinés à l’éducation prioritaire . C’est un choix budgétaire, mais aussi politique en refusant aux jeunes des familles populaires les mêmes chances de réussite que pour ceux des milieux favorisés, alors même que les inégalités scolaires en France ont été pointées du doigt. Sans défendre aveuglément l’éducation prioritaire qui n’a jamais eu les moyens de réduire les inégalités, il est inacceptable de s’attaquer au seul dispositif qui permet d’avoir une légère diminution des effectifs par classe, et de maigres moyens d’aide et de soutien.
Les lycées sortent tous de l’éducation prioritaire !
En janvier 2015, dans le flou le plus total quant aux critères de choix, et pour de seules raisons budgétaires, le gouvernement annonçait la « réforme de l’éducation prioritaire ». En guise de réforme, il entérinait surtout la sortie de nombreux collèges et écoles du dispositif éducation prioritaire. Dans notre académie, 9 collèges et une cinquantaine d’écoles, perdaient les moyens supplémentaires. Pourtant, la misère sociale s’est aggravée dans les quartiers concernés. En 2015, devant les mobilisations, le ministère avait calmé le jeu, en promettant une liste de lycées qui resteraient dans l’éducation prioritaire. En 2016, la liste n’existe toujours pas, confirmant la sortie de l’éducation prioritaire de tous les lycées, qu’ils soient REP, REP + ou ECLAIR. Najat Vallaud Belkacem est enfin en accord avec ses discours, puisque pour elle l’éducation prioritaire s’arrête à la fin de la scolarité obligatoire !
Dans quelques académies (Région parisienne, Aix-Marseille), les personnels des lycées de l’éducation prioritaire se sont mis massivement en grève. La CGT éduc’action les soutient et affirme que les difficultés sociales ne s’arrêtent pas à la porte des lycées. Une nouvelle grève est prévue le 17 novembre, avec la volonté de l’élargir à d’autres académies. C’est cette direction qu’il faut prendre. La question des effectifs par classe, et du plan de recrutement nécessaire pour les faire baisser drastiquement, est centrale. Il est impossible d’enseigner sereinement à 25, 30 voire 35 en lycée hors REP.
Pour des moyens à la hauteur des besoins, en REP et ailleurs, la mobilisation doit gagner toute l’éducation !
La CGT éduc’action 7627 revendique des maximas de 20 hors REP, et 15 en REP. Elle refuse toutes sorties d’écoles, de collèges, de lycées de l’éducation prioritaire, demande la réintégration de ceux qui en sont sortis en 2015 et de nouvelles entrées en fonction des besoins réels. La CGT Educ’action 7627 est également consciente que c’est toute l’éducation qui souffre, et que c’est une grève de l’ensemble des personnels qui sera nécessaire pour gagner sur toutes nos revendications.
NON AUX FERMETURES DE COLLEGES ! Les conseils départementaux de l’Eure et de la Seine Maritime s’en prennent aussi à l’éducation prioritaire.
Dans l’Eure, 2 des 3 collèges menacés de fermeture (Neruda à Evreux et Mendès-France à Val-de-Reuil) sont en REP+. En Seine Maritime, la fermeture du collège Guy Môquet au Havre est programmée, et des menaces pèsent sur le collège Camus à Dieppe, en REP+ également. Les départements cherchent à faire des économies sur le dos des familles populaires, en concentrant dans de grands établissements les difficultés sociales, créant des zones explosives et faisant sortir logiquement des écoles de l’éducation prioritaire.



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Brèves

Chiffres du chômage en juillet 2015 : toutes les raisons de changer de politique

jeudi 27 août 2015

La période d’été est toujours propice aux réflexions, aux débats et à l’approfondissement des politiques. Le MEDEF peut dormir sur ses deux oreilles car Manuel Valls a annoncé, à la veille des universités d’été du PS et du MEDEF, vouloir poursuivre ses réformes, et maintenir l’ampleur du soutien aux entreprises à travers le pacte de responsabilité.
Cette politique menée depuis des années a montré son inefficacité, notamment concernant le chômage. Depuis 2012, ce sont 630 000 demandeurs d’emploi supplémentaires qui sont venus grandir les rangs de Pôle emploi.

Lire la suite sur le site de la Confédération CGT

Un syndicat Unsa condamné pour sa trop grande proximité avec le patronat

mardi 7 juillet 2015

Le journal Le Monde révèle dans son édition du 1er juillet qu’un syndicat affilié à l’UNSA vient de perdre sa représentativité.
Lire la suite

La CGT s’inquiète de l’abandon de l’égalité F/H par le gouvernement

dimanche 5 juillet 2015

Le jeudi 25 juin, le Conseil Supérieur à l’Egalité Professionnelle examinait le bilan de l’action du gouvernement depuis 2 ans en matière d’égalité en présence des Ministres, Mmes Touraine et Boistard. Si la démarche intégrée de l’égalité a permis de nombreuses avancées, et notamment la loi pour l’égalité entre les femmes et les hommes, la CGT considère que le gouvernement tourne aujourd’hui le dos à cette priorité politique.
En effet, la suppression du ministère, de plein exercice, s’accompagne aujourd’hui de la suppression, dans le projet de loi Rebsamen, de la négociation dédiée à l’égalité professionnelle. (lire la suite)

A propos de l’ouvrage de Robert Badinter et Antoine Lyon-Caen « Le travail et la loi »

dimanche 5 juillet 2015

La parution de l’ouvrage de Robert Badinter et Antoine Lyon-Caen « Le travail et la loi » a suscité de nombreuses réactions, en particulier celle de Pierre Gattaz, Président du Medef qui a largement salué l’initiative. La CGT porte un regard critique sur le contenu de ce livre. Il souffre d’une entrée dans le sujet du droit du travail qui est non fondée et maladroite au regard du contexte... (lire la suite)

Une nouvelle victime de la réforme du collège

lundi 25 mai 2015

Le président de la FCPE vient d’être débarqué par le congrès de l’association, conséquence de son soutien à la réforme du collège de Vallaud-Belkacem.
Un soutien de moins pour cette réforme destructrice !

Les bourses étudiantes pourraient devenir plus sélectives

vendredi 3 avril 2015

Pour faire des économies budgétaires, le gouvernement serait en train de réfléchir à de nouvelles modalités de calcul pour l’attribution des bourses étudiantes. Une réforme qui pourrait exclure 30 000 étudiants, selon Le Monde.
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Calendrier scolaire : le Medef se réjouit

vendredi 3 avril 2015

Le Medef « se réjouit » vendredi de voir le nouveau calendrier scolaire « prendre en compte le secteur du tourisme et les emplois correspondants ».
Les nouvelles dates présentées jeudi par le ministère de l’Education avancent notamment d’une semaine les vacances de printemps pour favoriser les stations de ski, prévoient des semaines de vacances pleines et non avec des départs en milieu de semaine, ainsi que le pont de l’Ascension pour tous.
« Cette décision pragmatique prise au terme d’une concertation associant toutes les parties prenantes permettra aux différents acteurs de cette filière de bénéficier d’un étalement des vacances des différentes zones afin de maintenir une activité saisonnière et les emplois qui s’y rapportent », souligne dans un communiqué le Medef.
« Ce nouveau calendrier valorise ainsi un secteur entier sans par ailleurs nuire au rythme des enfants, ce qui est crucial », ajoute l’organisation patronale.

Six syndicats demandent le retrait de la réforme du collège

vendredi 3 avril 2015

Six syndicats dont le Snes-FSU, premier syndicat du secondaire, réclament vendredi dans un communiqué le retrait du projet de réforme du collège, prévue pour la rentrée 2016, menaçant de recourir à la grève.
Ce projet « est fondé sur l’autonomie des établissements et la multiplication des hiérarchies intermédiaires sous l’autorité du chef d’établissement », critiquent, outre le Snes, le SNU.EP-FSU (enseignement professionnel), le Snalc, FO, la CGT et Sud.
« Sa mise en oeuvre institutionnaliserait le principe de mise en concurrence entre les disciplines, entre les enseignants et entre les établissements, fragiliserait la structuration disciplinaire du collège et engendrerait toujours plus d’inégalités entre les élèves », estiment-ils.
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