Lycée Val de Seine : quel mépris pour la détresse des collègues !

lundi 21 novembre 2016
par  Luc De Chivré
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Chacun a en tête la dramatique tentative d’immolation d’un personnel du lycée Val de Seine le jour de la pré- rentrée 2016. Nombreuses ont été les réactions de solidarité des personnels, notamment des PLP. L’heure d’information syndicale déposée par la section CGT du lycée le 8 septembre avait réuni 100 personnes. Une journée de grève avait été décidée quelques jours plus tard en solidarité avec le collègue et afin d’interpeller la hiérarchie sur ce geste qui, n’en déplaise à la rectrice, n’est pas lié à un problème personnel mais bien au management de sa hiérarchie. Comment le rectorat a-t-il géré la situation depuis ?

La CGT, représentée au CHSCT Départemental, a rédigé un droit d’alerte pour danger grave et imminent début septembre afin d’exiger une enquête sur le champ et afin de prendre toutes les mesures pour faire cesser les risques sur la santé des personnels. La CGT n’a obtenu une réponse que le 4 novembre : refus de l’enquête malgré l’article 5-7 du décret 82-453 qui l’y oblige. Interpellé également par la FSU et FO, le rectorat a d’abord réuni le CHSCT Académique le 16 septembre mais a refusé la demande d’enquête du CHSCTA et a notifié son refus dans un courrier du 2 novembre.
Que fait le rectorat au lieu d’appliquer la réglementation ? Il diligente sa propre enquête-maison. Certes, les personnels ont pu être reçus par trois responsables du rectorat mais à part la hiérarchie elle-même, nul n’aura accès au compte-rendu de cette enquête, à sa méthodologie, aux témoignages des collègues, à ses conclusions. Le rectorat fait tout pour garder la main sur la situation : surtout pas de syndicats pour rendre publiques les conditions de travail des collègues, le management à l’œuvre et les responsabilités du rectorat dans les dysfonctionnements de l’organisation du travail ! Pas de bruit, pas de vague sur le malaise à Val de Seine !
Le collègue lui-même n’est pas épargné. Il a été reçu en entretien par le rectorat mais classiquement, on lui a conseillé… de muter. Ce serait donc à la victime de muter ? Et le ou les responsables pourraient dormir sur leurs deux oreilles ? Inadmissible ! Double peine !
Concernant l’accident de travail, un congé longue maladie a bien été accordé au collègue… mais sans rapport avec le service. Une nouvelle preuve que le rectorat fait comme s’il n’était pour rien dans les causes qui ont conduit le collègue dans la détresse. La lettre qu’il a rédigée peu après sa tentative de suicide et qu’il a demandé à faire lire en salle des professeurs laisse pourtant planer peu de doutes sur le lien avec le travail : reproches humiliants (c’est « une honte d’avoir une moyenne aussi basse » pour ses élèves), remise en cause de son « professionnalisme ainsi que de son intégrité », rapports avec la hiérarchie très dégradés (« bête noire du proviseur »), etc.
Les personnels doivent savoir cela. Derrière les masques de la respectabilité, le visage de la hiérarchie rectorale est bien souvent celui de la brutalité, du mépris et du déni. Ne soyez pas malades à cause du travail : rien ne vous sera épargné pour éviter que cela soit reconnu comme étant en lien avec le travail. Avis aux collègues : seule leur mobilisation pourra permettre d’imposer des conditions de travail dignes !


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Brèves

Motion de soutien aux salariés de la Chapelle d’Arblay

mercredi 18 septembre

Les camarades de la CGT Educ’action Haute-Normandie réunis en Assemblée générale de rentrée le 16 septembre 2019 à Maromme expriment leur soutien aux salariés de la Chapelle Darblay, menacés de licenciement.
Dans le secteur privé, les fermetures de site et les plans de licenciement se multiplient. Dans les services publics, ce sont les suppressions de postes massives et la dégradation des conditions de travail.
De plus, la réforme des retraites est une attaque contre l’ensemble des salariés.

  • Zéro licenciement !
  • Non à la fermeture des sites !
  • Non à la casse des services publics !
  • Non à la réforme des retraites ! Luttons tous ensemble !

Motion adoptée à l’unanimité par l’AG des syndiqué-e-s CGT éduc’action Rouen

Fusion des académies : j’habite à Evreux, pourra-t-on me nommer à Cherbourg ?

vendredi 13 septembre

La lettre de cadrage pour la fusion des académies de Caen et Rouen certifiait que la gestion des personnels enseignants ne serait pas impacté jusqu’en 2022 (Mais en 2018 on nous jurait que la fusion n’était pas encore décidée). A en croire M. le Ministre, jusqu’à cette ce cas de figure n’existera pas. Mais après 2022 ça devient tout à fait possible pour les personnels du second degré. Le Rectorat a tout intérêt à ce que la souplesse et la mobilité des personnels soient maximales. Et avec l’affaiblissement du rôle des CAPA il sera encore plus compliqué d’influer sur les choix des services académiques, sans oublier que pour les contractuels ce « contrôle » est inexistant.

Une fusion des académies pour fermer des sections !

vendredi 13 septembre

Le Rectorat et la Région Normandie lancent la réflexion pour une nouvelle carte de formation à la rentrée de septembre 2020. Ca ne sent pas bon du tout ! L’académie et la région de Normandie auront, si nous ne faisons pas reculer le Ministère, le même périmètre au 1° janvier. Les filières de formation, frontalières pour le moment, ou seulement identiques, seront à la prochaine rentrée dans la même académie. Ce sera une très bonne excuse pour fusionner et fermer par ci par là et pour récupérer les postes.

Mac Do Neufchâtel en Bray veut licencier une militante syndicale CGT !

vendredi 6 juillet 2018

Suite à un entretien disciplinaire une syndiquée CGT depuis un mois au McDonald’s de Neufchatel en Bray a été mise à pieds à titre conservatoire avant que ne soit décidé un licenciement. Les vrais motifs de cette mise à pied : la distribution de tracts dans les restaurants de cette franchise (Dieppe, Yvetot et Neufchâtel en bray) mentionnant les acquis obtenus au restaurant d’Elbeuf (13e mois, prime trimestrielles, congés enfants malades, arbre de Noël ...), et la crainte que les salariés reprennent eux aussi ces revendications !
Rassemblement Dimanche 8 juillet 18h45 devant le Mac Donald de Neufchâtel en Bray.

Grève à l’hôpital psychiatrique Janet au Havre !

mercredi 20 juin 2018

A l’image des salariés de l’hôpital psychiatrique du Rouvray, les personnels grévistes de l’hôpital psychiatrique Janet du Havre ne lâchent pas le morceau. Ils exigent la venue de Mme Gardel, directrice de l’Agence régionale de santé, l’ouverture d’une nouvelle unité pour que les patients ne soient plus dans des lits supplémentaires avec la création de 50 postes pluridisciplinaires pour la faire fonctionner, la stagiarisation de tous les contractuels-les, l’arrêt de la polyvalence, l’embauche de médecins psychiatres titulaires. Rendez vous jeudi 21 à 8h45 à l’hôpital Flaubert pour une haie de déshonneur pour les administrateurs de l’hôpital, et le samedi 23 à 17h45 sur le parvis du printemps.
Soutenez les revendications en écrivant à Mme Gardel

RESF : une bonne nouvelle qui se concrétise enfin !

mardi 12 juin 2018

Mme Erdene, dont les enfants sont scolarisés au lycée de Déville-lès-Rouen et dans des écoles de Maromme, a reçu enfin son titre de séjour ; celui de son mari attend à la Préfecture, sauf imprévu.
Les bonnes nouvelles sur ce front sont si rares qu’il fallait en parler d’autant plus que pour d’autres familles, l’étau se resserre.
Mme Balogun - originaire du Nigéria et qui a une enfant scolarisée au collège de Maromme - s’est vu confirmer son OQTF par le Tribunal Administratif et France Terre d’Asile cherche à récupérer leur logement CADA en essayant de les en expulser.
La CGT Educ’action revendique la régularisation des lycéens majeurs et des parents d’élèves sans papiers.