450 postes pour les lycées défavorisés : nous voulons des créations, pas un redéploiement !

mercredi 7 décembre 2016
par  Luc De Chivré
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50 postes pour les lycées défavorisés : on aimerait croire au miracle, mais la Ministre nous a habitué aux effets d’annonce stratégique. Alors, qu’en est-il vraiment ?
La réponse est donnée par le Conseiller ministériel qui a rencontré le 29 octobre les personnels grévistes de l’académie d’Aix-Marseille. Les 450 postes seront pris sur les 54 000 qui étaient prévus à la création. Enfin, les choses sont claires. On n’a pas un effet « coup de pouce » de fin d’année sur les créations de postes, mais on va réserver 450 des postes déjà prévus aux lycées défavorisés. La CGT éduc’action approuve évidemment la prise en compte des difficultés des lycées qui subissent de plein fouet les difficultés sociales, tout en estimant que le nombre de postes qui leur est réservé est insuffisant, mais elle juge inacceptable que ces créations se fassent au détriment des autres établissements et écoles.
Déshabiller l’un, pour rhabiller l’autre, on connaît dans l’Education Nationale. Redéploiement signifie que tout se fait à moyens constants, et pas qu’on tienne compte des besoins qui sont plus importants. L’an dernier, le coup de pouce avait profité aux collèges, pour éviter l’explosion avec la mise en place de la réforme du collège, et ce au détriment des lycées. L’an prochain, si l’annonce est confirmée, ce sera le tour des lycées défavorisés dont on ne sait pas encore s’ils correspondent au lycée REP. Et après ?
Le choix du Ministère ne se fait pas pour des raisons sociales, mais pour des raisons stratégiques. Le gouvernement n’a jamais montré le moindre intérêt pour les quartiers populaires, comme a pu le montrer la réformes de l’éducation prioritaire de 2015 qui s’est soldée par la sortie de l’éducation prioritaire de centaines d’écoles et collèges, et de tous les lycées. Ces 450 postes, ce sont les personnels de la région parisienne et d’Aix Marseille qui les ont arrachés après 3 ou 4 jours de grève. C’est la preuve de l’éfficacité de la lutte, mais cette annonce a un goût amer pour les grévistes eux mêmes qui voient le lable éducation prioritaire disparaître, et qui ont compris que ces heures seraient prises à d’autres.
Ce n’est pas un redéploiement de postes qu’il faut, mais un plan de recrutement d’au moins 80 000 titulaires. La CGT éduc’action estime que la lutte ne doit pas se faire secteur par secteur, mais qu’il est important de construire un vaste mouvement de grève de tous les personnels de l’Education Nationale, en lien avec les autres salariés, pour gagner sur nos revendications et obtenir enfin des moyens à la hauteur des besoins.


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Brèves

Ecoles Delaunay en action le 22 janvier 2020 pour revenir en REP+

jeudi 23 janvier

Lors de l’animation pédagogique du mercredi 22 janvier 2020 sur « les élèves à besoins particuliers », les enseignants ont rappelé leur exigence de classer les écoles maternelle Delaunay-Laurencin et élémentaire Sonia Delaunay de Dieppe (Val Druel) en REP+. En effet, elles sont sorties de l’Éducation Prioritaire en 2014 et ont été exclues des dispositifs REP et REP+ alors qu’elles répondent à tous les critères pour être classées en REP+. Son rang (64ème) au niveau académique la situe au même niveau que les écoles de REP+ du Havre ou de Rouen Nord.

Tous les enseignant·e·s des deux écoles sont venu·e·s avec un tee-shirt rappelant leur exigence et ont pris la parole en début d’animation. À l’issue de l’animation, l’urne était disponible pour pouvoir faire voter au référendum d’initiative populaire.

La CGT Éduc’action 76 soutient les collègues dans leurs actions.

Motion de soutien aux salariés de la Chapelle d’Arblay

mercredi 18 septembre 2019

Les camarades de la CGT Educ’action Haute-Normandie réunis en Assemblée générale de rentrée le 16 septembre 2019 à Maromme expriment leur soutien aux salariés de la Chapelle Darblay, menacés de licenciement.
Dans le secteur privé, les fermetures de site et les plans de licenciement se multiplient. Dans les services publics, ce sont les suppressions de postes massives et la dégradation des conditions de travail.
De plus, la réforme des retraites est une attaque contre l’ensemble des salariés.

  • Zéro licenciement !
  • Non à la fermeture des sites !
  • Non à la casse des services publics !
  • Non à la réforme des retraites ! Luttons tous ensemble !

Motion adoptée à l’unanimité par l’AG des syndiqué-e-s CGT éduc’action Rouen

Fusion des académies : j’habite à Evreux, pourra-t-on me nommer à Cherbourg ?

vendredi 13 septembre 2019

La lettre de cadrage pour la fusion des académies de Caen et Rouen certifiait que la gestion des personnels enseignants ne serait pas impacté jusqu’en 2022 (Mais en 2018 on nous jurait que la fusion n’était pas encore décidée). A en croire M. le Ministre, jusqu’à cette ce cas de figure n’existera pas. Mais après 2022 ça devient tout à fait possible pour les personnels du second degré. Le Rectorat a tout intérêt à ce que la souplesse et la mobilité des personnels soient maximales. Et avec l’affaiblissement du rôle des CAPA il sera encore plus compliqué d’influer sur les choix des services académiques, sans oublier que pour les contractuels ce « contrôle » est inexistant.

Une fusion des académies pour fermer des sections !

vendredi 13 septembre 2019

Le Rectorat et la Région Normandie lancent la réflexion pour une nouvelle carte de formation à la rentrée de septembre 2020. Ca ne sent pas bon du tout ! L’académie et la région de Normandie auront, si nous ne faisons pas reculer le Ministère, le même périmètre au 1° janvier. Les filières de formation, frontalières pour le moment, ou seulement identiques, seront à la prochaine rentrée dans la même académie. Ce sera une très bonne excuse pour fusionner et fermer par ci par là et pour récupérer les postes.

Mac Do Neufchâtel en Bray veut licencier une militante syndicale CGT !

vendredi 6 juillet 2018

Suite à un entretien disciplinaire une syndiquée CGT depuis un mois au McDonald’s de Neufchatel en Bray a été mise à pieds à titre conservatoire avant que ne soit décidé un licenciement. Les vrais motifs de cette mise à pied : la distribution de tracts dans les restaurants de cette franchise (Dieppe, Yvetot et Neufchâtel en bray) mentionnant les acquis obtenus au restaurant d’Elbeuf (13e mois, prime trimestrielles, congés enfants malades, arbre de Noël ...), et la crainte que les salariés reprennent eux aussi ces revendications !
Rassemblement Dimanche 8 juillet 18h45 devant le Mac Donald de Neufchâtel en Bray.