PPCR, la CGT Éduc’action portera son opposition auprès des personnels

Communiqué de l’Union nationale CGT éduc’action
jeudi 8 décembre 2016
par  Luc De Chivré
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Les textes soumis au Comité Technique Ministériel (CTM) du 7 décembre 2016 sont la traduction statutaire des discussions menées sur les Parcours Professionnels, Carrières et Rémunérations (PPCR) des agents de la fonction publique.
Les organisations de la CGT fonction publique ont refusé de signer le protocole d’accord issu de ces négociations qui a été rejeté par des syndicats représentant une majorité des personnels de la fonction publique.
Manuel Valls, alors Premier ministre, a décidé de passer en force, en imposant un accord minoritaire dans toute la fonction publique, un 49-3 du dialogue social.
Les dispositions qui ont été présentées au CTM continuent à lier l’avancement d’échelon à l’évaluation professionnelle de l’agent, lors des trois premiers rendez-vous carrière.
Ces textes ne garantissent pas le passage à la hors classe pour toutes et tous les agent-es avant leur départ en retraite. Cette prétendue volonté de la Ministre reste un vœu pieux qui n’a pas été traduit en dispositions statutaires.
La seule garantie apportée par le ministère pour assurer le passage de toutes et tous les collègues à la hors classe est un ajustement des ratios promus/promouvables qui, pour l’instant, sont en cours de calcul par les services du ministère. Ils ne nous seront communiqués qu’au printemps…
Le caractère subjectif de l’appréciation professionnelle de nos collègues par la hiérarchie sera renforcé.
Ces nouvelles modalités d’avancement de carrière sont contraires aux revendications de la CGT Éduc’action, qui demande une déconnexion totale de la rémunération avec l’évaluation, comme c’est le cas pour certains corps de ce ministère, en particulier celui des personnels de direction.
La création de la classe exceptionnelle est un grade à accès fonctionnel à 80 %. La CGT s’était prononcée contre ce type de grade dans la fonction publique de l’État, lors de son introduction en 2010 par le gouvernement Sarkozy-Fillon. Nous nous opposons toujours à un dispositif discriminant qui ne peut qu’exacerber la concurrence entre collègues.
Ce grade ne sera accessible qu’à 10 % de l’effectif d’un corps. C’est donc 90 % de l’effectif des collègues qui en sera irrémédiablement exclu.
De plus, les 10 % du corps ne seront atteints qu’en 2023 !
Rien ne dit que les dispositions prévues ne seront pas plus orientées vers des promotions uniquement au mérite !
Les modalités de gestion et le contrôle que les commissions administratives paritaires devraient avoir sur l’ensemble du processus ne sont toujours pas connus précisément.
Le calendrier d’application de l’ensemble du dispositif se fait dans un contexte politique où il n’y a aucune visibilité ni aucune assurance sur le respect des engagements qui seraient pris par l’actuelle ministre de l’Éducation, au-delà de l’année 2017.
Pour l’immense majorité des agent-es, le gain financier est pour l’instant très faible, quelques dizaines d’euros tout au plus en 2017.
Ce protocole n’améliore pas les déroulements de carrières des agents, ne corrigera pas le déclassement salarial de nos collègues et ne rendra pas plus attractifs les métiers enseignants.
Les enseignant-es français-es qui ont déjà perdu 14 % de leur pouvoir d’achat depuis 2000 seront toujours parmi les plus mal payé-es d’Europe.
La CGT Éduc’action a voté contre ces projets de décrets au comité technique ministériel du 7 décembre. Elle s’engage à poursuivre le travail unitaire avec toutes les organisations syndicales qui partagent son analyse pour alerter et mobiliser nos collègues contre les dangers de ces dispositifs.

Montreuil, le 8 décembre 2016


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Brèves

Motion de soutien aux salariés de la Chapelle d’Arblay

mercredi 18 septembre 2019

Les camarades de la CGT Educ’action Haute-Normandie réunis en Assemblée générale de rentrée le 16 septembre 2019 à Maromme expriment leur soutien aux salariés de la Chapelle Darblay, menacés de licenciement.
Dans le secteur privé, les fermetures de site et les plans de licenciement se multiplient. Dans les services publics, ce sont les suppressions de postes massives et la dégradation des conditions de travail.
De plus, la réforme des retraites est une attaque contre l’ensemble des salariés.

  • Zéro licenciement !
  • Non à la fermeture des sites !
  • Non à la casse des services publics !
  • Non à la réforme des retraites ! Luttons tous ensemble !

Motion adoptée à l’unanimité par l’AG des syndiqué-e-s CGT éduc’action Rouen

Fusion des académies : j’habite à Evreux, pourra-t-on me nommer à Cherbourg ?

vendredi 13 septembre 2019

La lettre de cadrage pour la fusion des académies de Caen et Rouen certifiait que la gestion des personnels enseignants ne serait pas impacté jusqu’en 2022 (Mais en 2018 on nous jurait que la fusion n’était pas encore décidée). A en croire M. le Ministre, jusqu’à cette ce cas de figure n’existera pas. Mais après 2022 ça devient tout à fait possible pour les personnels du second degré. Le Rectorat a tout intérêt à ce que la souplesse et la mobilité des personnels soient maximales. Et avec l’affaiblissement du rôle des CAPA il sera encore plus compliqué d’influer sur les choix des services académiques, sans oublier que pour les contractuels ce « contrôle » est inexistant.

Une fusion des académies pour fermer des sections !

vendredi 13 septembre 2019

Le Rectorat et la Région Normandie lancent la réflexion pour une nouvelle carte de formation à la rentrée de septembre 2020. Ca ne sent pas bon du tout ! L’académie et la région de Normandie auront, si nous ne faisons pas reculer le Ministère, le même périmètre au 1° janvier. Les filières de formation, frontalières pour le moment, ou seulement identiques, seront à la prochaine rentrée dans la même académie. Ce sera une très bonne excuse pour fusionner et fermer par ci par là et pour récupérer les postes.

Mac Do Neufchâtel en Bray veut licencier une militante syndicale CGT !

vendredi 6 juillet 2018

Suite à un entretien disciplinaire une syndiquée CGT depuis un mois au McDonald’s de Neufchatel en Bray a été mise à pieds à titre conservatoire avant que ne soit décidé un licenciement. Les vrais motifs de cette mise à pied : la distribution de tracts dans les restaurants de cette franchise (Dieppe, Yvetot et Neufchâtel en bray) mentionnant les acquis obtenus au restaurant d’Elbeuf (13e mois, prime trimestrielles, congés enfants malades, arbre de Noël ...), et la crainte que les salariés reprennent eux aussi ces revendications !
Rassemblement Dimanche 8 juillet 18h45 devant le Mac Donald de Neufchâtel en Bray.

Grève à l’hôpital psychiatrique Janet au Havre !

mercredi 20 juin 2018

A l’image des salariés de l’hôpital psychiatrique du Rouvray, les personnels grévistes de l’hôpital psychiatrique Janet du Havre ne lâchent pas le morceau. Ils exigent la venue de Mme Gardel, directrice de l’Agence régionale de santé, l’ouverture d’une nouvelle unité pour que les patients ne soient plus dans des lits supplémentaires avec la création de 50 postes pluridisciplinaires pour la faire fonctionner, la stagiarisation de tous les contractuels-les, l’arrêt de la polyvalence, l’embauche de médecins psychiatres titulaires. Rendez vous jeudi 21 à 8h45 à l’hôpital Flaubert pour une haie de déshonneur pour les administrateurs de l’hôpital, et le samedi 23 à 17h45 sur le parvis du printemps.
Soutenez les revendications en écrivant à Mme Gardel