Livret Scolaire Unique, stop aux pressions hiérarchiques !

Communiqué de l’Union nationale CGT éduc’action
jeudi 8 décembre 2016
par  Luc De Chivré
popularité : 1%

Depuis la rentrée, et plus particulièrement en cette fin de trimestre, de très nombreux-ses collègues s’inquiètent de l’obligation qui leur est faite par leurs chef-es d’établissement ou Inspecteur-trice-s de remplir le Livret Scolaire Unique (Numérique).

La CGT Éduc’action tient à rappeler que les textes réglementaires devant instaurer ce livret ont été retirés de l’ordre du jour du Conseil Supérieur de l’Éducation de septembre 2016 et qu’ils devront être représentés d’ici juin 2017. Dans ces conditions, cette année scolaire est une année de test et l’utilisation du livret scolaire numérique n’est pas obligatoire ni généralisée. Le ministère avait d’ailleurs indiqué que "la version numérique du LSUN n’était pas immédiatement obligatoire, seul le bilan de fin de cycle est incontournable".

Cependant, dans de très nombreux départements, la hiérarchie a tenté de passer en force auprès des collègues pour les obliger à utiliser cet outil qui s’est rapidement révélé incomplet et peu utilisable en l’état. Après de très nombreuses interpellations syndicales, la DGESCO et les DASEN ont été obligés de répondre aux personnels. Dans un courrier daté du 1er décembre, Florence Robine, Directrice Générale de l’Enseignement Scolaire, précise que les anciennes modalités sont toujours applicables en l’absence de LSU opérationnel et que la communication des résultats scolaires aux parents peut encore se faire en version papier.

Pour la CGT Éduc’action, ces annonces sont une première victoire pour les personnels qui étaient soumis à de nouvelles charges de travail. Elle reste cependant perplexe face au maintien temporaire du Livret de Compétences et à l’instauration prochaine du LSU. En effet, si nous craignons un outil numérique sans garde-fous, nous rappelons surtout que la priorité de l’Éducation nationale n’est pas d’"assurer la maîtrise" du socle commun de compétences et de connaissances via ses livrets, mais qu’il faut en finir avec ce socle commun lui-même. Nous continuons donc à revendiquer un service public d’éducation progressiste, non réduit aux seuls apprentissages d’un socle commun de savoirs formatés pour satisfaire le patronat, qui permette à tou-tes l’accès à une culture commune émancipatrice.
Dans cette optique, la CGT Éduc’action revendique la liberté laissée aux équipes pédagogiques de définir les modalités de communication vers les familles.

Montreuil, le 8 décembre 2016


Agenda

<<

2020

 

<<

Octobre

 

Aujourd'hui

LuMaMeJeVeSaDi
2829301234
567891011
12131415161718
19202122232425
2627282930311
Aucun évènement à venir les 3 prochains mois

Sites favoris


7 sites référencés dans ce secteur

Brèves

Lubrizol : 1 an après on oublie pas ! Réunion publique le 25 septembre, manifestation le 26 septembre

mardi 8 septembre

Réunion publique d’information sous chapiteau Vendredi 25 septembre 2020 de 18 à 20h A la Friche Lucien, place Carnot, ROUEN
Jeudi MANIFESTATION Samedi 26 septembre 13h30 Rendez-vous devant : LUBRIZOL (quai de France)

Télécharger et diffuser :

Ecoles Delaunay en action le 22 janvier 2020 pour revenir en REP+

jeudi 23 janvier

Lors de l’animation pédagogique du mercredi 22 janvier 2020 sur « les élèves à besoins particuliers », les enseignants ont rappelé leur exigence de classer les écoles maternelle Delaunay-Laurencin et élémentaire Sonia Delaunay de Dieppe (Val Druel) en REP+. En effet, elles sont sorties de l’Éducation Prioritaire en 2014 et ont été exclues des dispositifs REP et REP+ alors qu’elles répondent à tous les critères pour être classées en REP+. Son rang (64ème) au niveau académique la situe au même niveau que les écoles de REP+ du Havre ou de Rouen Nord.

Tous les enseignant·e·s des deux écoles sont venu·e·s avec un tee-shirt rappelant leur exigence et ont pris la parole en début d’animation. À l’issue de l’animation, l’urne était disponible pour pouvoir faire voter au référendum d’initiative populaire.

La CGT Éduc’action 76 soutient les collègues dans leurs actions.

Motion de soutien aux salariés de la Chapelle d’Arblay

mercredi 18 septembre 2019

Les camarades de la CGT Educ’action Haute-Normandie réunis en Assemblée générale de rentrée le 16 septembre 2019 à Maromme expriment leur soutien aux salariés de la Chapelle Darblay, menacés de licenciement.
Dans le secteur privé, les fermetures de site et les plans de licenciement se multiplient. Dans les services publics, ce sont les suppressions de postes massives et la dégradation des conditions de travail.
De plus, la réforme des retraites est une attaque contre l’ensemble des salariés.

  • Zéro licenciement !
  • Non à la fermeture des sites !
  • Non à la casse des services publics !
  • Non à la réforme des retraites ! Luttons tous ensemble !

Motion adoptée à l’unanimité par l’AG des syndiqué-e-s CGT éduc’action Rouen

Fusion des académies : j’habite à Evreux, pourra-t-on me nommer à Cherbourg ?

vendredi 13 septembre 2019

La lettre de cadrage pour la fusion des académies de Caen et Rouen certifiait que la gestion des personnels enseignants ne serait pas impacté jusqu’en 2022 (Mais en 2018 on nous jurait que la fusion n’était pas encore décidée). A en croire M. le Ministre, jusqu’à cette ce cas de figure n’existera pas. Mais après 2022 ça devient tout à fait possible pour les personnels du second degré. Le Rectorat a tout intérêt à ce que la souplesse et la mobilité des personnels soient maximales. Et avec l’affaiblissement du rôle des CAPA il sera encore plus compliqué d’influer sur les choix des services académiques, sans oublier que pour les contractuels ce « contrôle » est inexistant.

Une fusion des académies pour fermer des sections !

vendredi 13 septembre 2019

Le Rectorat et la Région Normandie lancent la réflexion pour une nouvelle carte de formation à la rentrée de septembre 2020. Ca ne sent pas bon du tout ! L’académie et la région de Normandie auront, si nous ne faisons pas reculer le Ministère, le même périmètre au 1° janvier. Les filières de formation, frontalières pour le moment, ou seulement identiques, seront à la prochaine rentrée dans la même académie. Ce sera une très bonne excuse pour fusionner et fermer par ci par là et pour récupérer les postes.