L’enseignement privé se porte bien

Communiqué de presse de la CGT Educ’action et de la CGT enseignement privé
samedi 7 janvier 2017
par  Luc De Chivré
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La Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance [DEPP] vient de publier plusieurs études qui montrent que les effectifs de l’enseignement privé se portent bien.
Une première étude (voir en ligne)montre une hausse sensible du nombre d’élèves dans le primaire pour l’enseignement privé sous contrat : + 1,5 % en un an alors que les flux d’élèves sont globalement stables.
Une deuxième étude (voir en ligne) montre que les effectifs dans les collèges publics baissent de 10 000 élèves tandis que ceux des collèges privés montaient de 6 000 élèves.
Ces deux études ne sont que l’illustration des conséquences des "réformes" des gouvernements successifs. Ces réformes bénéficient à l’enseignement privé car elles renforcent l’autonomie des chefs d’établissement et renforcent la concurrence entre les établissements. Comment ? Rappelons que l’enseignement privé sous contrat n’est pas dans l’obligation d’appliquer la réforme des rythmes scolaires dans le premier degré, qu’au collège l’enseignement privé sous contrat utilise à fond la réforme pour concurrencer l’enseignement public, qu’une forte part des enseignant-e-s du Privé sont des précaires corvéables à merci....
De plus, alors que le mouvement pour défendre l’Éducation prioritaire s’étend, nous constatons ici les effets d’une carte scolaire ouverte puisque l’inscription dans le privé permet à une part croissante de parents de contourner la mixité sociale.
L’Enseignement catholique scolarise 17 % des élèves, une concurrence non négligeable pour l’enseignement public… bien intéressante pour l’État qui sait parfaitement jouer les uns contre les autres. Alors que l’enseignement public se dégrade, c’est aussi une façon de laisser aux classes moyennes un accès à des établissements prétendus "meilleurs", une façon d’éviter qu’elles expriment des exigences sur l’Éducation nationale.
La question de la scolarisation dès le plus jeune âge est intéressante : le privé en tirera bénéfice. En effet, ce n’est pas par progressisme que le candidat officiel de la droite veulent baisser l’âge de l’obligation scolaire à 5 ans, mais bien parce que cela permettra de financer le privé, ce qui n’est pas obligatoire actuellement pour les enfants de moins de 6 ans.
Si la CGT Éduc’action et le SNEIP-CGT-Enseignement privé revendiquent une scolarisation dès 2 ans et obligatoire de 3 à 18 ans c’est seulement dans le cadre émancipateur d’un grand service public d’Éducation. L’enseignement privé sous contrat doit disparaitre car l’État doit cesser de subventionner un système qui concurrence l’Enseignement public au détriment des droits des personnels et des élèves.
Montreuil, le 10 janvier 2017


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Brèves

Ecoles Delaunay en action le 22 janvier 2020 pour revenir en REP+

jeudi 23 janvier

Lors de l’animation pédagogique du mercredi 22 janvier 2020 sur « les élèves à besoins particuliers », les enseignants ont rappelé leur exigence de classer les écoles maternelle Delaunay-Laurencin et élémentaire Sonia Delaunay de Dieppe (Val Druel) en REP+. En effet, elles sont sorties de l’Éducation Prioritaire en 2014 et ont été exclues des dispositifs REP et REP+ alors qu’elles répondent à tous les critères pour être classées en REP+. Son rang (64ème) au niveau académique la situe au même niveau que les écoles de REP+ du Havre ou de Rouen Nord.

Tous les enseignant·e·s des deux écoles sont venu·e·s avec un tee-shirt rappelant leur exigence et ont pris la parole en début d’animation. À l’issue de l’animation, l’urne était disponible pour pouvoir faire voter au référendum d’initiative populaire.

La CGT Éduc’action 76 soutient les collègues dans leurs actions.

Motion de soutien aux salariés de la Chapelle d’Arblay

mercredi 18 septembre 2019

Les camarades de la CGT Educ’action Haute-Normandie réunis en Assemblée générale de rentrée le 16 septembre 2019 à Maromme expriment leur soutien aux salariés de la Chapelle Darblay, menacés de licenciement.
Dans le secteur privé, les fermetures de site et les plans de licenciement se multiplient. Dans les services publics, ce sont les suppressions de postes massives et la dégradation des conditions de travail.
De plus, la réforme des retraites est une attaque contre l’ensemble des salariés.

  • Zéro licenciement !
  • Non à la fermeture des sites !
  • Non à la casse des services publics !
  • Non à la réforme des retraites ! Luttons tous ensemble !

Motion adoptée à l’unanimité par l’AG des syndiqué-e-s CGT éduc’action Rouen

Fusion des académies : j’habite à Evreux, pourra-t-on me nommer à Cherbourg ?

vendredi 13 septembre 2019

La lettre de cadrage pour la fusion des académies de Caen et Rouen certifiait que la gestion des personnels enseignants ne serait pas impacté jusqu’en 2022 (Mais en 2018 on nous jurait que la fusion n’était pas encore décidée). A en croire M. le Ministre, jusqu’à cette ce cas de figure n’existera pas. Mais après 2022 ça devient tout à fait possible pour les personnels du second degré. Le Rectorat a tout intérêt à ce que la souplesse et la mobilité des personnels soient maximales. Et avec l’affaiblissement du rôle des CAPA il sera encore plus compliqué d’influer sur les choix des services académiques, sans oublier que pour les contractuels ce « contrôle » est inexistant.

Une fusion des académies pour fermer des sections !

vendredi 13 septembre 2019

Le Rectorat et la Région Normandie lancent la réflexion pour une nouvelle carte de formation à la rentrée de septembre 2020. Ca ne sent pas bon du tout ! L’académie et la région de Normandie auront, si nous ne faisons pas reculer le Ministère, le même périmètre au 1° janvier. Les filières de formation, frontalières pour le moment, ou seulement identiques, seront à la prochaine rentrée dans la même académie. Ce sera une très bonne excuse pour fusionner et fermer par ci par là et pour récupérer les postes.

Mac Do Neufchâtel en Bray veut licencier une militante syndicale CGT !

vendredi 6 juillet 2018

Suite à un entretien disciplinaire une syndiquée CGT depuis un mois au McDonald’s de Neufchatel en Bray a été mise à pieds à titre conservatoire avant que ne soit décidé un licenciement. Les vrais motifs de cette mise à pied : la distribution de tracts dans les restaurants de cette franchise (Dieppe, Yvetot et Neufchâtel en bray) mentionnant les acquis obtenus au restaurant d’Elbeuf (13e mois, prime trimestrielles, congés enfants malades, arbre de Noël ...), et la crainte que les salariés reprennent eux aussi ces revendications !
Rassemblement Dimanche 8 juillet 18h45 devant le Mac Donald de Neufchâtel en Bray.