FIN DES FORMATIONS QUALIFIANTES FIN DE L’ENSEIGNEMENT PROFESSIONNEL ADAPTE RURAL

jeudi 12 janvier 2017
par  Luc De Chivré
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Le rectorat a programmé la fin des formations qualifiantes reconnues par un diplôme niveau V (CAP) dans les collèges de l’académie de Rouen pour la rentrée 2017 voire 2018 dans le meilleur des cas.

Le rectorat argumente par le fait que l’académie de Rouen est la seule de France où il y a encore ces formations en collège et que des élèves de pratiquement 20 ans en collège cela ne va pas.
Nous pouvons entendre ces arguments même si le premier est très discutable ; ce n’est pas parce que nous sommes les seuls à le faire que c’est mal de le faire.
Pour le deuxième argument, le ministère a résolu le problème vu qu’il n’y a plus de redoublement donc plus de retard scolaire donc plus d’élèves de 20 ans en fin de cursus, ils auront maximum 17 ans.

Les formations qualifiantes permettaient à des élèves de poursuivre un cursus diplômant adapté à leur difficulté scolaire ou sociale. Leur suppression est un signal fort envoyé à ces familles mais la plupart d’entre elles ne le comprennent pas. Il est vrai que si chaque formation qualifiante était transférée dans une SEP ou un LP le plus proche possible du collège dont elle dépendait, cela permettrait à ces élèves de poursuivre leur formation dans un environnement de lycéens (élèves du même age qu’eux) mais hélas ce n’est que très rarement le cas. Dans le meilleur des cas ces formations sont transférées dans un lycée à un trentaine de kilomètres (si le collège n’est pas trop rural), sinon elles sont purement et simplement supprimées.
C’est la fin de l’enseignement professionnel adapté rural.

De plus, dans l’Eure, il n’y a pas d’EREA ( Établissements régionaux d’Enseignement Adapté) donc pour ce département c’est carrément la fin de l’enseignement professionnel adapté.

Sous prétexte de traiter les élèves en difficulté que ce soit pour un handicap ou une difficulté scolaire ou sociale comme les autres, l’éducation nationale met tous les élèves en difficulté car ils sont tous dans les mêmes structures avec des personnels pas assez formés et informés et des structures inadaptées aux besoins de chacun. Par exemple, un élève autiste dans une structure adaptée avec huit autres élèves avec des difficultés et un personnel formé, c’est gérable ; le même élève dans une classe à 30 avec des élèves sans handicap lourd mais quelques difficultés cela dévient infernal et une perte de temps et d’énergie pour tout le monde. Conclusion, l’éducation nationale préfère l’échec du plus grand nombre plutôt que la réussite de tous. Cela est vrai dans les sections professionnelles mais cela peut être vrai ainsi au collège, lycée général mais aussi dans les écoles.

Ces transferts sont discutés dans les instances, au CAEN du 17 janvier.


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Brèves

Moins de fonctionnaires et un statut attaqué :

vendredi 26 mai

120 000 fonctionnaires en moins mais un service public renforcé. Comme depuis 10 ans, le but est donc de faire mieux avec moins, ce qui impliquera, dans les faits, une baisse des services rendus aux usagers et une détérioration des conditions de travail des personnels. Pour cela, la recette managériale habituelle : autonomie des chef-fes de services, individualisation des carrières et des salaires. Bref, la concurrence entre les personnels et la division

CEPIC, AVEC LA CGT, ILS et ELLES ONT GAGNÉ !

mardi 18 avril

Au bout de 2 semaines de grève totale et de blocage du site, les salariés de CEPIC ont arraché vendredi 14 avril un très bon accord :

  • une augmentation de salaire avec un talon de 30 €
  • une prime exceptionnelle équivalent à un mois de salaire
  • une prime de chiffre d’affaires mensuelle

De fait, ces mesures salariales amènent les salariés de CEPIC au niveau des minima conventionnels, que l’employeur refuse depuis des années. La grève menée par les militants CGT de CEPIC, épaulés par la présence permanente de l’UL Sotteville St Etienne a rassemblé du premier au dernier jour 90 % des salariés.
L’UD 76 et la fédération Chimie ont organisé la solidarité sur le piquet : des dizaines de syndicats cgt sont venus régulièrement soutenir. La victoire des CEPIC, après la victoire des Legrand est une victoire pour toute la CGT. C’est la victoire de l’unité et de la solidarité.

Lutte gagnante : victoire pour les travailleurs sans papiers du Marché de Rungis

mercredi 12 avril

Après trois semaines de grève et d’occupation de la Tour Semmaris, les pressions sur les entreprises pour l’établissement des CERFA, les parties (Préfecture, Min de Rungis, CGT) se sont mis d’accord sur les points suivants :

  • établissement par les services préfectoraux de récépissés avec autorisation de travail pour l’ensemble des grévistes ;
  • dépôt des dossiers des 128 travailleurs sans papiers en préfecture du Val-de-Marne.

En conséquence, l’occupation de la Tour Semmaris a pris fin dimanche 9 avril 2017.

Cette victoire est incontestablement à mettre au crédit de la lutte, de la détermination des travailleurs sans papiers, des militants de la CGT et des nombreux et divers soutiens qui auront pu s’exprimer.

On bosse ici, on vit ici, on reste ici !

Montreuil, le 10 avril 2017

Les salariés de l’usine Legrand ont gagné !

mardi 28 mars

Cet après-midi, après 9 jours de grève et de blocage , la direction de l’usine Legrand de Malaunay a cédé devant la délégation CGT et FO, et face à la détermination des salariés qui ont gagné 41,61 euros d’augmentation par mois.
La solidarité a joué un rôle déterminant. Le patron, énervé par la détermination des grévistes qui tenaient bon a lâché : « oui je le sais, vous avez une cagnotte », en faisant référence au soutien financier des autres syndicats CGT et d’autres salariés présents le jeudi 23 Mars devant l’usine. La CGT éduc’action de l’académie de Rouen était porteuse ce jour là d’un message de soutien. BRAVO aux LEGRAND !

Déclarations CGT éduc’action de mars 2017

samedi 25 mars

Lutte gagnante chez SIDEL, près du Havre :

mardi 21 mars

Après des propositions au rabais suite aux négociations salariales annuelles, les salariés de Sidel (métallurgie) ont décidé de se mobiliser pour les salaires alors que les résultats de l’entreprise sont au beau fixe. Après 2 jours de débrayages, la direction a été obligée de revoir sa copie à la hausse. Ainsi, l’augmentation générale pour les non cadres est passée de 0,4% à 1%, Pour les cadres, c’est 1,6% d’augmentation individuelle. La prime de transport est améliorée de 3%, et la prime de vacances de 1000 euros est reconduite. 5000 euros de primes vont être versés aux salariés ainsi qu’un bonus. Le mercredi 8 mars l’assemblée générale a accepté le contenu des négociations et a repris le travail .

Mutations 2° degré : le rectorat ne veut pas communiquer les postes vacants !

samedi 18 mars

Les collègues qui participent au mouvement intra du second degré l’ont déjà remarqué : le rectorat ne communiquera pas les postes vacants, hors postes spécifiques. La raison invoquée d’un problème de calendrier ne tient pas la route. En effet, le CTA qui entérine les suppressions de postes a lieu le 24 Mars, et à la demande légitime des organisations syndicales, il est important que la période de saisie des voeux ne se fasse pas pendant les vacances. Mais cette excuse soulève pas mal de questions : pourquoi refuser de diffuser les postes vacants au moins pour quelques jours, après le 24 Mars ? Pourquoi ne pas avoir fixé les CTA et les groupes de travail préparatoires plus tôt ? Pourquoi ne pas laisser le serveur SIAM ouvert jusqu’au 7 avril ? Cette décision ressemble plus à un refus de communiquer les postes vacants, qu’à un simple problème de calendrier !

Non, tout ne va pas bien dans l’éducation !

jeudi 9 mars

Contrairement à ce que le gouvernement déclare la rentrée 2016 n’est pas bonne, et celle qui se prépare va être encore pire. Les effectifs de classe vont encore augmenter. En Seine-Maritime, en collège, 40 classes vont fermer pour 31 ouvertures. Et les ouvertures ne se font que quand les classes sont déjà pleines à craquer ! Les collèges sortant de l’éducation prioritaire figurent dans le top 5. La fermeture du collège Guy Môquet au Havre est en cours. Dans les lycées les effectifs de classe dépassent de plus en plus fréquemment la barrière déjà inadmissible de 35 élèves par classe. Dans le 1° degré, en Seine-Maritime, 97 classes vont fermer pour seulement 37 ouvertures. Et dans l’Eure, avec des fermetures plus nombreuses que les ouvertures il y aura 6 classes de moins.