Répartition des moyens second degré : le ministère n’envisage toujours pas de faire baisser le nombre d’élèves par classe

samedi 14 janvier 2017
par  Luc De Chivré
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Dans le second degré, les DHG vont très vite être connues et la répartition discutée. La décision a été prise par le rectorat de reculer la définition de la structure des établissements et de réduire les discussions autour des moyens, pour éviter au maximum que des grèves se développent. Pourtant, la répartition nationale des moyens académie par académie est connue depuis le 15 décembre. Pour le second degré, la répartition des 4400 créations de postes doit permettre la mise en œuvre de la nouvelle grille issue de la réforme du collège, et de couvrir les besoins liés à l’augmentation démographique et au financement de 500 nouvelles formations dans les lycées professionnels et en BTS, et de faire un effort spécifique pour les lycées les plus défavorisés.
Pour notre académie, cela se traduit par une prévision en augmentation de 348 élèves et la création de 88 équivalents temps plein. Mais sur le nombre de 88 postes, 15 sont déjà réservés aux lycées défavorisés sans que nous sachions quels seront les critères de répartition, qui en bénificiera. Dès lors de nombreuses question se posent sur ces 15 postes : vue l’opacité avec laquelle se sont faites les sorties et entrées de collèges de l’éducation prioritaire en 2015, ces moyens profiteront-ils vraiment aux élèves des quartiers les plus populaires ? Les lycées qui perdront des moyens REP pour gagner des moyens « lycées défavorisés » seront-ils vraiment gagnants ? Ces moyens seront-ils utilisés pour faire baisser le nombre d’élèves par classe ou pour des fonctions moins utiles ?...
Ce qui est certain, c’est qu’une fois ces 15 postes attribués, il n’en restera plus que 76 pour absorber l’augmentation démographique et le poids des nouvelles formations. Une chose est sûre : la situation dans le second degré ne sera pas meilleure à la rentrée 2017. D’ailleurs, il n’est jamais écrit comme objectif dans le document ministériel du 15 décembre « faire baisser le nombre d’élèves par classe ». C’est pourtant ce levier principal qui permettrait d’améliorer la réussite des jeunes et de donner un peu plus d’espoir aux jeunes de milieux populaires qui subissent d’autant plus les effets désastreux de la crise.
Dans l’académie, la hausse démographique n’est évidemment pas uniforme. Alors que les effectifs en lycée généraux et technologiques vont fortement augmenter pour 2017 (+ 420 en pré bac, + 126 en post bac), c’est une baisse qui est prévue en lycée professionnel ( - 43) et en collège (- 155). Pour les collèges, la situation va se dégrader par rapport à cette rentrée où un mini coup de pouce avait été fait dans la répartion des moyens pour limiter les conflits liés à la mise en place de la réforme du collège. Pour 2017, le rectorat va pouvoir profiter de la disparition des moyens « coup de pouce » en appliquant de manière radicale les nouvelles grilles horaires, et de la suppression des postes en raison de la baisse démographique. Et les lycées professionnels déjà peu habitués aux créations de postes quand les effectifs augmentent pourraient fortement être attaqués avec une prévision à la baisse.
Une fois de plus le constat est le même : le gouvernement se satisfait largement des conditions d’enseignement, voire se complaît à les dégrader. En 5 ans, la part du budget de l’éducation Nationale dans le PIB a baisse de 0,2% point en passant de 7 à 6,8%. Au bout du compte, la situation dans les établissements n’a pas changé avec des classes bondées et des élèves en difficultés sans solution pour s’en sortir. La CGT éduc’action de l’Académie de Rouen ne se résigne pas et ne s’habitue pas pas à cette situation inacceptable. Elle continue à revendiquer et à lutter pour des maximas par classe de 20 élèves hors REP et de 15 en REP, et un véritable plan de 80 000 recrutements à la hauteur des besoins.


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Motion de soutien aux salariés de la Chapelle d’Arblay

mercredi 18 septembre

Les camarades de la CGT Educ’action Haute-Normandie réunis en Assemblée générale de rentrée le 16 septembre 2019 à Maromme expriment leur soutien aux salariés de la Chapelle Darblay, menacés de licenciement.
Dans le secteur privé, les fermetures de site et les plans de licenciement se multiplient. Dans les services publics, ce sont les suppressions de postes massives et la dégradation des conditions de travail.
De plus, la réforme des retraites est une attaque contre l’ensemble des salariés.

  • Zéro licenciement !
  • Non à la fermeture des sites !
  • Non à la casse des services publics !
  • Non à la réforme des retraites ! Luttons tous ensemble !

Motion adoptée à l’unanimité par l’AG des syndiqué-e-s CGT éduc’action Rouen

Fusion des académies : j’habite à Evreux, pourra-t-on me nommer à Cherbourg ?

vendredi 13 septembre

La lettre de cadrage pour la fusion des académies de Caen et Rouen certifiait que la gestion des personnels enseignants ne serait pas impacté jusqu’en 2022 (Mais en 2018 on nous jurait que la fusion n’était pas encore décidée). A en croire M. le Ministre, jusqu’à cette ce cas de figure n’existera pas. Mais après 2022 ça devient tout à fait possible pour les personnels du second degré. Le Rectorat a tout intérêt à ce que la souplesse et la mobilité des personnels soient maximales. Et avec l’affaiblissement du rôle des CAPA il sera encore plus compliqué d’influer sur les choix des services académiques, sans oublier que pour les contractuels ce « contrôle » est inexistant.

Une fusion des académies pour fermer des sections !

vendredi 13 septembre

Le Rectorat et la Région Normandie lancent la réflexion pour une nouvelle carte de formation à la rentrée de septembre 2020. Ca ne sent pas bon du tout ! L’académie et la région de Normandie auront, si nous ne faisons pas reculer le Ministère, le même périmètre au 1° janvier. Les filières de formation, frontalières pour le moment, ou seulement identiques, seront à la prochaine rentrée dans la même académie. Ce sera une très bonne excuse pour fusionner et fermer par ci par là et pour récupérer les postes.

Mac Do Neufchâtel en Bray veut licencier une militante syndicale CGT !

vendredi 6 juillet 2018

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Rassemblement Dimanche 8 juillet 18h45 devant le Mac Donald de Neufchâtel en Bray.

Grève à l’hôpital psychiatrique Janet au Havre !

mercredi 20 juin 2018

A l’image des salariés de l’hôpital psychiatrique du Rouvray, les personnels grévistes de l’hôpital psychiatrique Janet du Havre ne lâchent pas le morceau. Ils exigent la venue de Mme Gardel, directrice de l’Agence régionale de santé, l’ouverture d’une nouvelle unité pour que les patients ne soient plus dans des lits supplémentaires avec la création de 50 postes pluridisciplinaires pour la faire fonctionner, la stagiarisation de tous les contractuels-les, l’arrêt de la polyvalence, l’embauche de médecins psychiatres titulaires. Rendez vous jeudi 21 à 8h45 à l’hôpital Flaubert pour une haie de déshonneur pour les administrateurs de l’hôpital, et le samedi 23 à 17h45 sur le parvis du printemps.
Soutenez les revendications en écrivant à Mme Gardel

RESF : une bonne nouvelle qui se concrétise enfin !

mardi 12 juin 2018

Mme Erdene, dont les enfants sont scolarisés au lycée de Déville-lès-Rouen et dans des écoles de Maromme, a reçu enfin son titre de séjour ; celui de son mari attend à la Préfecture, sauf imprévu.
Les bonnes nouvelles sur ce front sont si rares qu’il fallait en parler d’autant plus que pour d’autres familles, l’étau se resserre.
Mme Balogun - originaire du Nigéria et qui a une enfant scolarisée au collège de Maromme - s’est vu confirmer son OQTF par le Tribunal Administratif et France Terre d’Asile cherche à récupérer leur logement CADA en essayant de les en expulser.
La CGT Educ’action revendique la régularisation des lycéens majeurs et des parents d’élèves sans papiers.