Amnistie pour tous les syndicalistes ! Reprenons la parole.

Déclaration de l’Union départementale CGT 76
samedi 28 janvier 2017
par  Luc De Chivré
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Deux dockers CGT du Havre, accusés par les forces de police de violence, ont été condamnés par la TGI de Paris en décembre à de la prison avec sursis et plusieurs années de mise à l’épreuve. La réalité est que, après la manifestation d’un million à Paris contre la loi travail appelée par CGT, FO, Solidaires, FSU, UNEF, le 14 juin, lorsque les dockers rejoignaient tranquillement leur car, l’agression est venue des « forces de l’ordre » comme les vidéos en témoignent.
Le 11 janvier à Amiens, la justice de classe a frappé les Goodyear : un salarié a été condamné à 2 mois de prison avec sursis, deux salariés ont été condamnés à 3 mois de prison avec sursis, et quatre salariés condamnés à 12 mois de prison avec sursis. Les condamnations sont assorties de 5 ans de mise à l’épreuve. Les militants de Goodyear ont défendu leurs emplois, massacrés par les patrons et les Ministres de l’époque. Les 2 directeurs, qui se plaignaient d’avoir été retenus lors d’un conflit, avaient retiré leurs plaintes et c’est le Ministère public qui avait décidé de maintenir la plainte contre les 8 CGT Goodyear. La responsabilité de la condamnation revient donc totalement au gouvernement.
Le 17 janvier, Franck Mérouze était convoqué au tribunal de Caen. Franck Mérouze est « coupable » d’être secrétaire de l’Union locale CGT de Caen. Laquelle UL a écrit pendant le combat contre la loi travail des tracts qui n’ont pas plu à la Préfecture.
Cette utilisation de la Justice qui traite les syndicalistes comme des « voyous » (mot employé par le 1 er Ministre) vise à faire peur. C’est un encouragement à la remise en cause des libertés syndicales dans tout le pays et les employeurs sont ainsi encouragés à combattre l’implantation syndicale, par la discrimination voire le licenciement.
Les hauts responsables se trompent s’ils croient pouvoir ainsi dicter à la CGT sa manière d’agir, ils se mettent le doigt dans l’œil s’ils pensent que demain les Préfets de Caen ou d’ailleurs écriront les tracts de la CGT ! Ces procédures et condamnations nourrissent la colère des salariés et des syndicalistes qui en ont assez de l’injustice de classe. Assez de cette destruction des emplois, cette destruction des services publics et des conquêtes collectives.
L’Union départementale 76 salue les 400 salariés de l’Energie rassemblés à Rouen le 17 janvier à l’appel de la CGT, contre le démantèlement et la dérèglementation dans ce secteur.
L’Union départementale 76 salue la préparation par l’intersyndicale Ile de France d’un meeting le 30 janvier à Japy sur le mot d’ordre : « Abrogation de la loi Travail. Reprenons la parole ! »
L’Union départementale apporte son appui aux salariés de la Chimie qui préparent un
rassemblement avec la FNIC CGT sur le parvis de la Défense le 23 janvier, face au groupe Total qui refuse de reconnaître sa responsabilité dans la catastrophe mortelle AZF.
L’UD 76 invite à soutenir les hospitaliers (appelés par les fédérations CGT, FO, SUD) rejoints par les territoriaux (CGT et FO) qui seront en grève le 7 mars avec comme point fort une manifestation à Paris, pour la défense de l’hôpital public, des collectivités, des emplois et du statut de fonctionnaire.
Ils ne nous ferons pas taire : L’UD réaffirme son soutien inconditionnel aux dockers, aux Goodyear et à tous les syndicalistes poursuivis par la justice.
Annulation de toutes les condamnations. Amnistie !


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Brèves

Motion de soutien aux salariés de la Chapelle d’Arblay

mercredi 18 septembre

Les camarades de la CGT Educ’action Haute-Normandie réunis en Assemblée générale de rentrée le 16 septembre 2019 à Maromme expriment leur soutien aux salariés de la Chapelle Darblay, menacés de licenciement.
Dans le secteur privé, les fermetures de site et les plans de licenciement se multiplient. Dans les services publics, ce sont les suppressions de postes massives et la dégradation des conditions de travail.
De plus, la réforme des retraites est une attaque contre l’ensemble des salariés.

  • Zéro licenciement !
  • Non à la fermeture des sites !
  • Non à la casse des services publics !
  • Non à la réforme des retraites ! Luttons tous ensemble !

Motion adoptée à l’unanimité par l’AG des syndiqué-e-s CGT éduc’action Rouen

Fusion des académies : j’habite à Evreux, pourra-t-on me nommer à Cherbourg ?

vendredi 13 septembre

La lettre de cadrage pour la fusion des académies de Caen et Rouen certifiait que la gestion des personnels enseignants ne serait pas impacté jusqu’en 2022 (Mais en 2018 on nous jurait que la fusion n’était pas encore décidée). A en croire M. le Ministre, jusqu’à cette ce cas de figure n’existera pas. Mais après 2022 ça devient tout à fait possible pour les personnels du second degré. Le Rectorat a tout intérêt à ce que la souplesse et la mobilité des personnels soient maximales. Et avec l’affaiblissement du rôle des CAPA il sera encore plus compliqué d’influer sur les choix des services académiques, sans oublier que pour les contractuels ce « contrôle » est inexistant.

Une fusion des académies pour fermer des sections !

vendredi 13 septembre

Le Rectorat et la Région Normandie lancent la réflexion pour une nouvelle carte de formation à la rentrée de septembre 2020. Ca ne sent pas bon du tout ! L’académie et la région de Normandie auront, si nous ne faisons pas reculer le Ministère, le même périmètre au 1° janvier. Les filières de formation, frontalières pour le moment, ou seulement identiques, seront à la prochaine rentrée dans la même académie. Ce sera une très bonne excuse pour fusionner et fermer par ci par là et pour récupérer les postes.

Mac Do Neufchâtel en Bray veut licencier une militante syndicale CGT !

vendredi 6 juillet 2018

Suite à un entretien disciplinaire une syndiquée CGT depuis un mois au McDonald’s de Neufchatel en Bray a été mise à pieds à titre conservatoire avant que ne soit décidé un licenciement. Les vrais motifs de cette mise à pied : la distribution de tracts dans les restaurants de cette franchise (Dieppe, Yvetot et Neufchâtel en bray) mentionnant les acquis obtenus au restaurant d’Elbeuf (13e mois, prime trimestrielles, congés enfants malades, arbre de Noël ...), et la crainte que les salariés reprennent eux aussi ces revendications !
Rassemblement Dimanche 8 juillet 18h45 devant le Mac Donald de Neufchâtel en Bray.

Grève à l’hôpital psychiatrique Janet au Havre !

mercredi 20 juin 2018

A l’image des salariés de l’hôpital psychiatrique du Rouvray, les personnels grévistes de l’hôpital psychiatrique Janet du Havre ne lâchent pas le morceau. Ils exigent la venue de Mme Gardel, directrice de l’Agence régionale de santé, l’ouverture d’une nouvelle unité pour que les patients ne soient plus dans des lits supplémentaires avec la création de 50 postes pluridisciplinaires pour la faire fonctionner, la stagiarisation de tous les contractuels-les, l’arrêt de la polyvalence, l’embauche de médecins psychiatres titulaires. Rendez vous jeudi 21 à 8h45 à l’hôpital Flaubert pour une haie de déshonneur pour les administrateurs de l’hôpital, et le samedi 23 à 17h45 sur le parvis du printemps.
Soutenez les revendications en écrivant à Mme Gardel

RESF : une bonne nouvelle qui se concrétise enfin !

mardi 12 juin 2018

Mme Erdene, dont les enfants sont scolarisés au lycée de Déville-lès-Rouen et dans des écoles de Maromme, a reçu enfin son titre de séjour ; celui de son mari attend à la Préfecture, sauf imprévu.
Les bonnes nouvelles sur ce front sont si rares qu’il fallait en parler d’autant plus que pour d’autres familles, l’étau se resserre.
Mme Balogun - originaire du Nigéria et qui a une enfant scolarisée au collège de Maromme - s’est vu confirmer son OQTF par le Tribunal Administratif et France Terre d’Asile cherche à récupérer leur logement CADA en essayant de les en expulser.
La CGT Educ’action revendique la régularisation des lycéens majeurs et des parents d’élèves sans papiers.