LYCEES PROFESSIONNELS : Lettre d’informations CGT Enseignement Professionne

mardi 31 janvier 2017
par  François-Xavier Durand
popularité : 4%

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Créations de postes dans les LP
Les moyens supplémentaires ne sont pas forcément des postes !
Conseil d’Administration
S’indigner, c’est bien ; agir, c’est mieux
LP sortant de l’éducation prioritaire
Nouvelles attaques contre le Bac pro GA (Gestion-Administration)

Créations de postes dans les LP de l’académie : on nous aurait menti ?
Lors de l’Assemblée générale de la CGT éduc’action de Haute-Normandie, le 24 janvier dernier, les PLP se sont réunis pour échanger sur les DHG. Le rectorat avait annoncé la veille +33 postes pour notre académie. Mais on se demande où ils sont créés, ces fameux postes. Rappelons que 20 postes sur les 33 correspondent au transfert des formations qualifiantes des collèges vers les LP. Mais sur les 13 restants, on n’en voit guère la couleur. Petit tour d’horizon de quelques établissements :

LYCEES PROFESSIONNELS
TRM (Tableaux de Répartition des Moyens)
ouDHG (Dotation Horaire Globale)


Aragon/Gisors
+ 4 élèves prévus par rapport à 2016 mais DHG en baisse de 10h30. Les CAP seront regroupés en enseignement général à cause d’effectifs prévisionnels artificiellement bas (17 élèves au lieu de plus de 20). La section syndicale se mobilise (heure syndicale, tract, motion au CA...).

Descartes, Fécamp
DHG en hausse (+15H) grâce à des effectifs prévisionnels recalculés de manière plus juste. Mais risques de suppressions de postes en biotechnologies, en Gestion-Administration ou en maths. La défense s’organise ( AG, heure syndicale, courriers Région, rectorat, députée...).

F.Léger, Couronne
Statu quo en termes de postes.

Décretot, Louviers
Augmentation de la DHG mais pas de créations de postes. Fort taux d’HSA à cause des sections hôtellerie, restauration.

Dumézil, Vernon
+2 élèves et +24h sur la DGH. Mais pas de création de postes, seulement des BMP, parfois conséquents.

J. Moulin, Les Andelys
DHG en légère augmentation (+ 7 H) mais pas de créations de postes, seulement des BMP.

Augustin Hébert, Evreux
+ 0,5 H dans la DHG. Mais enseignement général en classe entière de CAP ! Regroupement des classes de TCB (18 élèves) et AFB (13 élèves), soit une division mixte à 31 élèves ! Pas de créations de postes.

Emulation, Dieppe
+3,5H, diminution des HSA mais pas de création de postes.

Perret/Schumann, Le Havre
Statu quo en termes de postes. A noter : expérimentation à la rentrée d’une seconde indéterminée dans laquelle seraient regroupées plusieurs spécialités.

Coubertin, Bolbec
Stabilité en termes de postes, BMP en construction.

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Les moyens supplémentaires ne sont pas forcément des postes !
Comme on le voit dans le tableau précédent, nulle trace de créations de postes parmi ces LP. L’explication tient notamment au fait qu’il s’agit d’ETP (équivalents temps plein), pas de vrais emplois. Le rectorat préfère donc créer des BMP (blocs de moyens provisoires) ou augmenter le taux d’HSA (heures supplémentaires année). Plus facile à supprimer les années suivantes !
En attendant, c’est toujours aussi difficile de travailler avec des classes à 30 voire 32, et la période des DHG est vécue dans nos établissements comme une intense période de stress, d’opacité dans la transmission d’informations données aux collègues et de tripatouillage pour répartir la pénurie.

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Conseils d’Administration : quand le rectorat et certaines directions d’établissements s’assoient sur la réglementation
Dans les établissements, le calendrier des instances représentatives et les modalités de la consultation entre enseignants et directions sont fréquemment source de tensions. Il n’est pas inutile de rappeler la réglementation : pour plus d’informations, reportez-vous au guide des EPLE réalisé par notre union nationale sur le site : http://www.cgteduc.fr/Rubrique « le système éducatif », puis « les établissements/second degré »
► Le conseil pédagogique est souvent réuni avant communication du TRM et de la DHG. Nous ne sommes pas favorables à cette instance consultative qui peut être utilisée par les directions d’établissements pour coopter des collègues plus dociles et court-circuiter le conseil d’administration en entérinant des choix qu’il sera difficile de contester ensuite lors du CA, instance plus légitime car composée d’élus. Pour autant, nous pensons que dans certains cas, il vaut mieux y assister, si c’est possible, par exemple en imposant que chacun ait le droit d’y participer, pour faire entendre une autre voix et défendre nos conditions de travail.
► La commission permanente doit être réunie en amont du CA . Les convocations et les documents doivent parvenir 10 jours à l’avance. Le délai peut certes être ramené à un jour en cas d’urgence mais généralement, l’urgence n’est pas fondée. Et la réglementation stipule que la CP « veille à ce qu’il soit procédé à toutes consultations utiles, et notamment à celles des équipes pédagogiques intéressées ainsi que du conseil pédagogique. »
► Le conseil d’administration est l’instance qui procède au vote. Nous ne sommes pas dupes du caractère « chambre d’enregistrement » du CA mais il peut être utile pour exprimer l’opposition aux décisions prises et constituer un point d’appui en cas de rapport de forces favorable. De plus, la plupart de proviseurs n’aiment pas que les dysfonctionnements remontent au rectorat par le biais des CA. En séance, n’hésitez pas à rédiger une motion et à la soumettre au vote. En cas de DHG insuffisante, il faut voter contre la répartition proposée, une deuxième fois si nécessaire en cas de reconvocation du CA. Cela se produit régulièrement, et ça ne change rien, le rectorat faisant comme s’il n’y avait pas eu de vote majoritaire de rejet. Les proviseurs font souvent pression pour obtenir un vote favorable, en imposant le vote à bulletins secrets et en indiquant que les représentants ne votent que sur la répartition de la DHG, pas sur la taille de l’enveloppe. Il ne faut pas se laisser embobiner : s’il n’y pas assez d’heures postes, il ne peut y avoir de ventilation satisfaisante.

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S’indigner, c’est bien ; agir, c’est mieux
Construire le rapport de forces en cas de DHG défavorable nécessite de l’énergie, du temps et de la détermination. Voici quelques pistes :

  • Réunir les collègues en heure d’information syndicale mensuelle et en AG si cela ne suffit pas, sur le temps du midi ou après les cours.
  • Mobiliser parents et élèves autour de nos revendications
  • Faire du bruit : rendre publics les chiffres, par voie de presse, sur les réseaux sociaux, par le biais de notre site internet, par exemple
  • Diffuser tracts et pétitions
  • Déposer un préavis de grève
  • Faire une opération du type « lycée mort »
  • Interpeller les élus politiques (Région, député, maire...), même si la plus grande prudence est de mise et si les collègues doivent surtout compter sur eux-mêmes
  • Demander une audience au rectorat dans les plus brefs délais, mais là encore sans trop d’illusions
  • Menacer la bonne tenue des surveillances d’examens. C’est ce qu’avaient fait nos collègues du LP Siegfried, au Havre, en juin 2015, et cela avait permis de faire plier le rectorat pour récupérer des heures disciplinaires au détriment de l’AP.
  • Utiliser les instances où la CGT siège pour relayer les mobilisations (CTA, CAPA, CHSCT...).
  • Être inventif pour populariser les luttes : boycott, flash mob, actions satiriques...

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LP sortant de l’éducation prioritaire
Conséquence de la lutte des personnels des lycées sortant de l’éducation prioritaire, la ministre a lâché 450 postes pour les lycées fragiles. En réalité, ces 450 postes ne sont pas créés mais seulement redéployés. Dans l’académie de Rouen, les syndicats siégeant au comité technique académique ont eu beau réclamé que le rectorat communique la liste des LP fragiles, ils se sont heurtés à un refus. Le rectorat a seulement daigné fournir les critères d’attribution de dotations en faveur des lycées défavorisés. Il s’agit de LP dont le taux de PCS défavorisées (professions et catégories socioprofessionnelles) est supérieur à 60% et dont le nombre d’élèves venant de l’éducation prioritaire est supérieur à 40%, le taux de boursiers pouvantaussi être pris en compte. Cela donne droit à 3 heures par classe de 2nde de section industrielle supérieure à 28 élèves et à 3 heures par classe de 2nde de section tertiaire supérieure à 30 élèves. Sur 45 établissements, 22 LP de l’académie seraient concernés.
Toutes les études le montrent (entre autres le rapport Piketty de 2006), il existe une corrélation entre le nombre d’élèves par classe et l’efficacité de nos enseignements. Avec la CGT, battons-nous pour des classes à taille humaine et qui permettent à tous de mieux travailler.

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Nouvelles attaques contre le Bac pro GA (Gestion-Administration)
Issu de la fusion des bacs pro secrétariat et comptabilité, le bac pro GA est particulièrement malmené. Les capacités d’accueil avaient déjà été réduites l’an dernier dans plusieurs LP de l’académie (lycée du Golf/Dieppe, Claude Monet/Le Havre, etc.) mais aussi sur l’ensemble du territoire national. Et ça continue cette année comme au LP Descartes (Fécamp) où il n’y aura plus que 32 places par niveau au lieu de 64 jusqu’en juin 2016. Pourtant, cette réforme est de création très récente et, avant même de réaliser un bilan de cette filière, les Régions et les rectorats opèrent des coupes sombres.
Les collègues ont déjà dû se former en peu de temps et avaler les couleuvres de pédagogies discutables (les fameuses fiches Cerise). Mais comme si ça ne suffisait pas, il est question d’une nouvelle réforme pour 2018...
Et si on écoutait enfin les personnels plutôt que d’imposer, une fois de plus, des « rénovations » à marche forcée ?

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Brèves

La pédagogie Nutella ou le collège 2016... vu à la TV !

lundi 20 avril 2015

La réforme du collège 2016 agite le Landerneau enseignant depuis quelques semaines. Elle inquiète aussi à juste titre les parents qui se demandent bien ce que ledit collège réformé fera avec leur progéniture.

Pour rassurer tout le monde, la télévision publique nous montre à quoi ressemblera le collège 2016, dans deux reportages successifs. En effet, le collège réformé s’inspire de dispositifs innovants qui existent déjà dans quelques établissements expérimentaux.

Alors savourons cet avant-goût du collège nouveau...

Lire la suite sur le site La Vie Moderne

Chatel : « Certaines mesures vont dans le bon sens »

lundi 20 avril 2015

C’est le spécialiste des réformes destructrices Chatel qui ont mis à mal le lycée général et liquidé la voie STI qui nous le dit.
On constate facilement où Vallaud-Belkacem trouve son inspiration !

« Que les conservateurs tombent les masques ! »

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Voici le titre de l’interview de Vallaud-Belkacem au très réactionnaire journal Le Point.
Notre seule réponse à NVB : « Que les néo-libéraux tombent également le masque ! »

4 pages spécial Retraités de la FERC

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Au sommaire : Conférence de l’UFR... les retraités à l’offensive ! - Quelle UFR, quelle structure ? - Place des retraités dans la CGT - Continuité syndicale et renforcement - Impressions croisées
Télécharger le 4 pages

Au sujet des dépenses scolaires…

jeudi 22 août 2013

Chaque année, à l’approche de la rentrée, on retrouve dans les médias des articles plus ou moins bien renseignés sur les « dépenses de la rentrée des classes ». Je les parcours toujours avec un peu d’agacement quand ils mettent en avant les nouveaux cartables, les vêtements, les classeurs, les crayons et les compas, les garderies et les cantines.
Parler de ces frais là, c’est évoquer l’arbre pour cacher la forêt. Les cartables et les compas durent facilement plusieurs années et les vêtements ne me semblent pas être une dépense scolaire : mes filles iraient-elles nues si l’école n’existait pas ? Idem pour la cantine : il faut manger même en dehors de l’obligation scolaire. Admettons pour la garderie des petits. Ce qui m’interpelle, ce sont les frais dont on parle moins et qui pourtant jalonnent bien le parcours scolaire des jeunes.
Lire la suite sur le site de l’Ecole démocratique

Ecole élémentaire : en France, le nombre d’élèves par enseignant supérieur à la moyenne OCDE (Depp)

vendredi 16 août 2013

Selon la revue « L’Éducation natio­nale en chiffres » de la Depp, le taux d’encadrement dans les écoles élémen­taires fran­çaises se situe en des­sous de la moyenne des pays de l’OCDE.
Le taux d’encadrement dans les écoles élémen­taires fran­çaises est en des­sous de la moyenne des pays de l’OCDE, selon la revue « L’Éducation natio­nale en chiffres » éditée par la Depp et parue en juillet 2013.
Dans les pays de l’OCDE, le nombre moyen d’élèves par ensei­gnant était à ce niveau de 15,4, en 2011 contre 18,4 en moyenne en France.

Loire-Atlantique / Rythmes : lettre ouverte des UD CGT, FO, FSU et Solidaires au DASEN et aux 26 maires de Loire-Atlantique appliquant la réforme en 2013

samedi 29 juin 2013

Depuis plusieurs mois, nos organisations syndicales ne cessent de dénoncer la précipitation et les dangers contenus dans la réforme des rythmes scolaires. Si les appréciations de nos syndicats respectifs peuvent diverger sur l’analyse de la loi Peillon et de son volet sur les rythmes scolaires, cela ne nous empêche en rien de partager nombre de points de vue sur les effets néfastes de cette réforme. Les propos volontaristes des municipalités ayant décidé de s’engager dès septembre 2013 dans la mise en œuvre du pan de réforme sur les rythmes ne résistent pas à un l’examen pragmatique. Pour notre part cette réforme relève plus d’un projet politique portant sur la territorialisation de l’École que sur les effets bénéfiques pour les enfants et les familles.
L’intention gouvernementale affiche une volonté de servir la réussite scolaire des élèves. Nous pensons qu’il y a loin du discours à une réalité qui malmène aussi les personnels concourant aux rythmes éducatifs des enfants. Les campagnes de communication politiciennes ne peuvent dissimuler les malaises grandissant autour de la rentrée 2013 précipitée.
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Coaching patronal au collège, sous l’œil attendri de France 2

mercredi 26 juin 2013

Mardi 18 juin, dans le 20h de France 2, après les 9 min inaugurales sur les inondations en France, et parmi les quelques miettes distribuées aux autres sujets (3 min sur le mouvement social au Brésil, 2 sur l’accueil des touristes à Paris), on retiendra un reportage d’anthologie, intitulé (sur le site de France 2) « Éducation : du coaching en ZEP » : 4 min 20 consacrées à l’intervention d’une cadre dirigeante dans un collège de « ZEP », pour appliquer, selon ses propres dires, les « méthodes d’entreprise » à l’école. 4 min 20 pour un « gros plan » qui « traite » un sujet sans (se) poser la moindre question, sans rien en dire sinon célébrer les vertus d’une initiative qui, avec d’autres, relève d’un entrisme entrepreneurial dans l’institution scolaire, du reste fort à la mode. Une initiative présentée sans contrepoint ni distance : un tel éloge relève-t-il encore de l’information ?
Lire la suite sur le site d’ACRIMED