1er degré : RENTRÉE 2017 : PRIORITÉ AU PRIMAIRE ?!

vendredi 3 février 2017
par  François-Xavier Durand
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Cette priorité, inscrite dans la loi de refondation de l’école ( 2013 ), est loin d’être visible sur le terrain, dans les écoles situées hors REP et même dans celles situées en REP et en REP+. Les collègues de ces écoles ont plutôt vu se multiplier les classes à 28-30 élèves, hors REP et 25-28 élèves en REP et en REP+, qui sont désormais des effectifs courants et banalisés.

La rentrée 2017 va-t-elle prendre un virage prioritaire dans notre département ?
Rappelons d’abord qu’à la Direction Générale de l’Enseignement Scolaire (DGESCO), on assure que la présence d’un maître surnuméraire sera étendue à toutes les écoles de l’Éducation Prioritaire.
Pour satisfaire cet objectif dans les 88 écoles élémentaires et primaires REP ou REP + de la Seine Maritime, il faudrait 45 créations de dispositif « Plus de Maîtres que de Classes ».
Pour satisfaire l’objectif de scolarisation des enfants des moins de 3 ans dans les 89 écoles maternelles de REP ou REP+, il faudrait 70 créations de postes.
Ce qui veut dire que 105 postes sont nécessaires pour honorer les engagements, alors que la DASEN a annoncé +36 postes à la rentrée 2017 dont 8 ont été gagés pour faire la rentrée 2016. Il ne reste en définitive que 28 postes !

Où peut-elle aller chercher les postes manquants ?
En s’appuyant sur la baisse du nombre d’élèves. En appliquant l’allocation progressive des moyens qui risque d’augmenter les effectifs des classes surtout hors Éducation prioritaire, en cherchant à fermer, regrouper, fusionner les petites écoles...
Dans ce cas, le « bol d’air » annoncé n’est qu’illusion et la situation des écoles va continuer de se dégrader à la rentrée 2017.
Il faut réagir et arrêter de courber le dos. On ne peut laisser les effectifs des classes gonfler et les RASED s’amoindrir sans rien dire ! On ne peut laisser le ministère reporter sur les épaules des enseignants les raisons de l’échec de la politique de l’Éducation Nationale.

Ayons un seul mot d’ordre : faisons baisser les effectifs des classes, faisons baisser les effectifs des écoles !

Exemple d’une situation préoccupante en Seine Maritime qui montre combien à l’école primaire, depuis plusieurs années, la priorité affichée des politiques pour l’école n’est qu’une façade :

Le Havre : des fusions d’écoles qui se multiplient :

  • 2014, création de l’école Molière en REP+, fusion de la maternelle Gravelotte et l’élémentaire Courbet. Aujourd’hui, c’est une école de 18 classes et près de 440 élèves ;
  • 2016, fusion de Valmy I Valmy II en REP+ qui est aujourd’hui une école de 17 classes ;
  • 2016, fusion des maternelles Wallon I et II en REP+, les deux écoles sont dans deux bâtiments distincts... ;
  • et 2017 ? maternelles Kergomard et Carco ? Maternelle Jules Massenet et élémentaire Jean Maridor ?

2012 2016 Diff
Nombre d’écoles 1118 1082 - 36
Nombre d’écoles maternelles 405 388 - 17
dont Éducation prioritaire 93 89 - 4
Nombre de dispositifs « Scolarisation moins de 3 ans » 14 + 14
Nombre d’écoles élémentaires 522 498 - 24
dont Éducation prioritaire 81 80 - 1
Nombre d’écoles primaires 191 196 + 5
dont Éducation prioritaire 5 8 + 3
Nombre de dispositifs « Plus de Maitres que de Classes » 41 + 41

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Brèves

La pédagogie Nutella ou le collège 2016... vu à la TV !

lundi 20 avril 2015

La réforme du collège 2016 agite le Landerneau enseignant depuis quelques semaines. Elle inquiète aussi à juste titre les parents qui se demandent bien ce que ledit collège réformé fera avec leur progéniture.

Pour rassurer tout le monde, la télévision publique nous montre à quoi ressemblera le collège 2016, dans deux reportages successifs. En effet, le collège réformé s’inspire de dispositifs innovants qui existent déjà dans quelques établissements expérimentaux.

Alors savourons cet avant-goût du collège nouveau...

Lire la suite sur le site La Vie Moderne

Chatel : « Certaines mesures vont dans le bon sens »

lundi 20 avril 2015

C’est le spécialiste des réformes destructrices Chatel qui ont mis à mal le lycée général et liquidé la voie STI qui nous le dit.
On constate facilement où Vallaud-Belkacem trouve son inspiration !

« Que les conservateurs tombent les masques ! »

lundi 20 avril 2015

Voici le titre de l’interview de Vallaud-Belkacem au très réactionnaire journal Le Point.
Notre seule réponse à NVB : « Que les néo-libéraux tombent également le masque ! »

4 pages spécial Retraités de la FERC

samedi 31 août 2013

Au sommaire : Conférence de l’UFR... les retraités à l’offensive ! - Quelle UFR, quelle structure ? - Place des retraités dans la CGT - Continuité syndicale et renforcement - Impressions croisées
Télécharger le 4 pages

Au sujet des dépenses scolaires…

jeudi 22 août 2013

Chaque année, à l’approche de la rentrée, on retrouve dans les médias des articles plus ou moins bien renseignés sur les « dépenses de la rentrée des classes ». Je les parcours toujours avec un peu d’agacement quand ils mettent en avant les nouveaux cartables, les vêtements, les classeurs, les crayons et les compas, les garderies et les cantines.
Parler de ces frais là, c’est évoquer l’arbre pour cacher la forêt. Les cartables et les compas durent facilement plusieurs années et les vêtements ne me semblent pas être une dépense scolaire : mes filles iraient-elles nues si l’école n’existait pas ? Idem pour la cantine : il faut manger même en dehors de l’obligation scolaire. Admettons pour la garderie des petits. Ce qui m’interpelle, ce sont les frais dont on parle moins et qui pourtant jalonnent bien le parcours scolaire des jeunes.
Lire la suite sur le site de l’Ecole démocratique

Ecole élémentaire : en France, le nombre d’élèves par enseignant supérieur à la moyenne OCDE (Depp)

vendredi 16 août 2013

Selon la revue « L’Éducation natio­nale en chiffres » de la Depp, le taux d’encadrement dans les écoles élémen­taires fran­çaises se situe en des­sous de la moyenne des pays de l’OCDE.
Le taux d’encadrement dans les écoles élémen­taires fran­çaises est en des­sous de la moyenne des pays de l’OCDE, selon la revue « L’Éducation natio­nale en chiffres » éditée par la Depp et parue en juillet 2013.
Dans les pays de l’OCDE, le nombre moyen d’élèves par ensei­gnant était à ce niveau de 15,4, en 2011 contre 18,4 en moyenne en France.

Loire-Atlantique / Rythmes : lettre ouverte des UD CGT, FO, FSU et Solidaires au DASEN et aux 26 maires de Loire-Atlantique appliquant la réforme en 2013

samedi 29 juin 2013

Depuis plusieurs mois, nos organisations syndicales ne cessent de dénoncer la précipitation et les dangers contenus dans la réforme des rythmes scolaires. Si les appréciations de nos syndicats respectifs peuvent diverger sur l’analyse de la loi Peillon et de son volet sur les rythmes scolaires, cela ne nous empêche en rien de partager nombre de points de vue sur les effets néfastes de cette réforme. Les propos volontaristes des municipalités ayant décidé de s’engager dès septembre 2013 dans la mise en œuvre du pan de réforme sur les rythmes ne résistent pas à un l’examen pragmatique. Pour notre part cette réforme relève plus d’un projet politique portant sur la territorialisation de l’École que sur les effets bénéfiques pour les enfants et les familles.
L’intention gouvernementale affiche une volonté de servir la réussite scolaire des élèves. Nous pensons qu’il y a loin du discours à une réalité qui malmène aussi les personnels concourant aux rythmes éducatifs des enfants. Les campagnes de communication politiciennes ne peuvent dissimuler les malaises grandissant autour de la rentrée 2013 précipitée.
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Coaching patronal au collège, sous l’œil attendri de France 2

mercredi 26 juin 2013

Mardi 18 juin, dans le 20h de France 2, après les 9 min inaugurales sur les inondations en France, et parmi les quelques miettes distribuées aux autres sujets (3 min sur le mouvement social au Brésil, 2 sur l’accueil des touristes à Paris), on retiendra un reportage d’anthologie, intitulé (sur le site de France 2) « Éducation : du coaching en ZEP » : 4 min 20 consacrées à l’intervention d’une cadre dirigeante dans un collège de « ZEP », pour appliquer, selon ses propres dires, les « méthodes d’entreprise » à l’école. 4 min 20 pour un « gros plan » qui « traite » un sujet sans (se) poser la moindre question, sans rien en dire sinon célébrer les vertus d’une initiative qui, avec d’autres, relève d’un entrisme entrepreneurial dans l’institution scolaire, du reste fort à la mode. Une initiative présentée sans contrepoint ni distance : un tel éloge relève-t-il encore de l’information ?
Lire la suite sur le site d’ACRIMED