LP Palissy de Maromme : une première victoire !

samedi 11 février 2017
par  Luc De Chivré
popularité : 4%

Le 30 janvier, après un premier CA où la DHG avait été refusée, et qui actait la fin des dédoublements dans le lycée, les lycéens du LP Palissy avaient bloqué massivement le le lycée. Ils refusent de travailler et de s’entasser dans des classes de 30, au lieu d’être par groupe de 15. La CGT éduc’action de l’académie de Rouen a soutenu dès le début leur revendication et leur lutte, estimant également qu’on ne peut avoir un enseignement de qualité dans des classes au delà de 15. Et au delà de ça, la CGT éduc’action constate que dans de nombreux Lycée Professionnels, les classes ont été dédoublées mais au détriment de l’horaire légal des jeunes, parce que le rectorat ne donne pas suffisamment de moyens. Les lycéens ont pourtant droit à toutes leurs heures, et à de bonnes conditions d’enseignement. La lutte des lycéens de Palissy pose donc clairement la question des moyens, et pas seulement celle de la répartition. A cette revendication vient s’ajouter la demande normale de pouvoir rattraper des stages pour éviter l’échec programmé, ce qui était refusé par la Proviseure.
La première réponse aux demandes légitimes des lycéens a été celle de la police qui a mis une forte pression dès les premières heures, le 3 février, malgré la présence d’enseignants devant l’établissement. La deuxième réponse fut une porte fermée, celle du rectorat.
Après 3 jours de blocage très suivi, la situation avait déjà changé. D’abord, les discussions avec les professeurs soutenant le mouvement lycéen, ont permis d’affiner les revendications et de constater qu’avec l’extension du CAP Serrurier-métallier, 14h00 avaient été « oubliées » par le rectorat. Le mercredi 8 février, des enseignants étaient en grève, conscients que cette lutte concernait aussi leurs conditions de travail et de l’importance de lutter avec les élèves. Sous la pression, le rectorat a reçu une délégation d’élèves, de professeurs et de parents le mercredi 8 février. Le Rectorat a alors décidé d’octroyer les 14h00 « oubliées » pour le fonctionnement du CAP, et la Proviseure a annoncé qu’elle serait secondée par l’inspectrice de Vie Scolaire à partir du jeudi 2 Mars.
Ces annonces n’ont entamé en rien la détermination des collègues et des jeunes. Les professeurs ont le même jour voté la grève majoritairement, dans un lycée déserté, malgré un barrage devenu filtrant. Enseignants et lycéens estiment que la question des dédoublements n’est pas réglée, et que celle du rattrapage des stages demeure.
Cette journée a permis de réfléchir à une contre-proposition de répartition de la DHG permettant des dédoublements, et d’affirmer que personne ne tombera dans le piège d’une « médiation » à rallonge qui ne déboucherait sur aucun changement rapide et concret.

Lire la motion de soutien aux luttes adoptée par la CGT éduc’action 76
Faire le point sur les luttes
Lire l’appel de la CGT éduc’action de Rouen


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Brèves

Motion de soutien aux salariés de la Chapelle d’Arblay

mercredi 18 septembre 2019

Les camarades de la CGT Educ’action Haute-Normandie réunis en Assemblée générale de rentrée le 16 septembre 2019 à Maromme expriment leur soutien aux salariés de la Chapelle Darblay, menacés de licenciement.
Dans le secteur privé, les fermetures de site et les plans de licenciement se multiplient. Dans les services publics, ce sont les suppressions de postes massives et la dégradation des conditions de travail.
De plus, la réforme des retraites est une attaque contre l’ensemble des salariés.

  • Zéro licenciement !
  • Non à la fermeture des sites !
  • Non à la casse des services publics !
  • Non à la réforme des retraites ! Luttons tous ensemble !

Motion adoptée à l’unanimité par l’AG des syndiqué-e-s CGT éduc’action Rouen

Fusion des académies : j’habite à Evreux, pourra-t-on me nommer à Cherbourg ?

vendredi 13 septembre 2019

La lettre de cadrage pour la fusion des académies de Caen et Rouen certifiait que la gestion des personnels enseignants ne serait pas impacté jusqu’en 2022 (Mais en 2018 on nous jurait que la fusion n’était pas encore décidée). A en croire M. le Ministre, jusqu’à cette ce cas de figure n’existera pas. Mais après 2022 ça devient tout à fait possible pour les personnels du second degré. Le Rectorat a tout intérêt à ce que la souplesse et la mobilité des personnels soient maximales. Et avec l’affaiblissement du rôle des CAPA il sera encore plus compliqué d’influer sur les choix des services académiques, sans oublier que pour les contractuels ce « contrôle » est inexistant.

Une fusion des académies pour fermer des sections !

vendredi 13 septembre 2019

Le Rectorat et la Région Normandie lancent la réflexion pour une nouvelle carte de formation à la rentrée de septembre 2020. Ca ne sent pas bon du tout ! L’académie et la région de Normandie auront, si nous ne faisons pas reculer le Ministère, le même périmètre au 1° janvier. Les filières de formation, frontalières pour le moment, ou seulement identiques, seront à la prochaine rentrée dans la même académie. Ce sera une très bonne excuse pour fusionner et fermer par ci par là et pour récupérer les postes.

Mac Do Neufchâtel en Bray veut licencier une militante syndicale CGT !

vendredi 6 juillet 2018

Suite à un entretien disciplinaire une syndiquée CGT depuis un mois au McDonald’s de Neufchatel en Bray a été mise à pieds à titre conservatoire avant que ne soit décidé un licenciement. Les vrais motifs de cette mise à pied : la distribution de tracts dans les restaurants de cette franchise (Dieppe, Yvetot et Neufchâtel en bray) mentionnant les acquis obtenus au restaurant d’Elbeuf (13e mois, prime trimestrielles, congés enfants malades, arbre de Noël ...), et la crainte que les salariés reprennent eux aussi ces revendications !
Rassemblement Dimanche 8 juillet 18h45 devant le Mac Donald de Neufchâtel en Bray.

Grève à l’hôpital psychiatrique Janet au Havre !

mercredi 20 juin 2018

A l’image des salariés de l’hôpital psychiatrique du Rouvray, les personnels grévistes de l’hôpital psychiatrique Janet du Havre ne lâchent pas le morceau. Ils exigent la venue de Mme Gardel, directrice de l’Agence régionale de santé, l’ouverture d’une nouvelle unité pour que les patients ne soient plus dans des lits supplémentaires avec la création de 50 postes pluridisciplinaires pour la faire fonctionner, la stagiarisation de tous les contractuels-les, l’arrêt de la polyvalence, l’embauche de médecins psychiatres titulaires. Rendez vous jeudi 21 à 8h45 à l’hôpital Flaubert pour une haie de déshonneur pour les administrateurs de l’hôpital, et le samedi 23 à 17h45 sur le parvis du printemps.
Soutenez les revendications en écrivant à Mme Gardel