Maromme : non à l’expulsion de la famille ERDENE !

Le 30 Mars, 3 adultes dont une femme enceinte, et 4 enfants ont été expulsés de leur logement !
vendredi 7 avril 2017
par  Luc De Chivré
popularité : 4%

Le 30 Mars, 3 adultes, dont une femme enceinte, et 4 enfants ont été expulsés de leur logement !
Soyons nombreux à les soutenir :
le mercredi 5 Avril à 16h, devant la mairie de Maromme,
le vendredi 7 à 16h30, devant France Terre d’Asile, rue de Fontenelle à Rouen

Le 30 Mars, la famille ERDENE a été expulsée de son logement géré par l’association France Terre d’Asile à Maromme. Cette famille est arrivée de Mongolie en 2010 et depuis lors elle occupait cet appartement à Maromme.
En faisant procéder par huissier à l’expulsion de cette famille, France Terre d’Asile a décidé de laisser sans solution de logement à partir du lundi 3 Avril matin (4 nuits d’hôtel ont été attribuées à la famille) 7 puis 8 personnes à terme. La famille ERDENE est composée de deux parents avec leurs 4 enfants , âgés de 4 à 15 ans, mais aussi de la tante des enfants qui est enceinte et doit accoucher dans les prochains jours.
Le comité de soutien de la famille ERDENE considère que l’association France Terre d’Asile a pris là une décision inhumaine, qu’un système de subvention d’état encore plus inhumain, au nombre de personnes aidées par l’association, et par conséquent au rendement, favorise.
Le comité de soutien estime qu’il est inadmissible d’aider une famille pour ensuite la laisser tomber en les mettant à la rue.
Le comité de soutien rappelle également que cette expulsion est d’autant plus injustifiée que les recours juridiques pour l’obtention de titre de séjour ne sont pas terminés. France Terre d’Asile a donc expulsé de leur logement cette famille alors même que l’examen de leur situation n’est pas achevé. De plus, le jugement de la demande légitime faite auprès de la justice de suspendre l’avis d’expulsion jusqu’aux vacances d’été, afin que les quatre enfants scolarisés sur Maromme puissent finir l’année scolaire, n’a pas été rendu puisque la décision ne sera donnée donnée que le 4 Mai. L’association France Terre d’Asile n’a donc pas souhaité attendre la réponse définitive du Tribunal de Grande Instance.
Enfin, la manière dont l’expulsion a été effectuée est insupportable. L’huissier est venu lorsque les enfants étaient à l’école, et les parents à leur cours de français, la tante étant en ce moment à l’hôpital. Les huissiers sont malgré tout entrés dans l’appartement vide, on changé les serrures et placardé l’avis d’expulsion sur la porte. Les affaires (vêtements, nourriture, affaires scolaires et même les meubles...) ont été déposées dans un box à Dieppedalle. Lorsque l’huissier a été contacté par le comité le jour même pour que la famille puisse au moins reprendre leurs affaires, celui-ci leur a répondu que ce ne serait possible qu’en présence des parents qui ne parlant pas bien le français auraient eu du mal à communiquer avec lui, ce qui retardera inévitablement le jour où ce sera possible.. Le comité de soutien constate amèrement qu’il est beaucoup plus facile de priver une famille des quelques biens qu’ils ont, que de les leur redonner.
Le comité de soutien, avec le soutien du DAL et de RESF, dénonce l’expulsion de la famille ERDENE qui n’est pas un cas isolé.
Le comité de soutien demande le relogement au plus vite de la famille à son complet dans un appartement à Maromme afin que les 4 enfants scolarisés puissent poursuivre leur scolarité sereinement, auprès des enseignants et des camarades qu’ils connaissent.
Soyons nombreux à soutenir la famille ERDENE :
le mercredi 5 Avril à 16h, devant la mairie de Maromme,
le vendredi 7 à 16h30, devant France Terre d’Asile, rue de Fontenelle à Rouen


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Brèves

Moins de fonctionnaires et un statut attaqué :

vendredi 26 mai

120 000 fonctionnaires en moins mais un service public renforcé. Comme depuis 10 ans, le but est donc de faire mieux avec moins, ce qui impliquera, dans les faits, une baisse des services rendus aux usagers et une détérioration des conditions de travail des personnels. Pour cela, la recette managériale habituelle : autonomie des chef-fes de services, individualisation des carrières et des salaires. Bref, la concurrence entre les personnels et la division

CEPIC, AVEC LA CGT, ILS et ELLES ONT GAGNÉ !

mardi 18 avril

Au bout de 2 semaines de grève totale et de blocage du site, les salariés de CEPIC ont arraché vendredi 14 avril un très bon accord :

  • une augmentation de salaire avec un talon de 30 €
  • une prime exceptionnelle équivalent à un mois de salaire
  • une prime de chiffre d’affaires mensuelle

De fait, ces mesures salariales amènent les salariés de CEPIC au niveau des minima conventionnels, que l’employeur refuse depuis des années. La grève menée par les militants CGT de CEPIC, épaulés par la présence permanente de l’UL Sotteville St Etienne a rassemblé du premier au dernier jour 90 % des salariés.
L’UD 76 et la fédération Chimie ont organisé la solidarité sur le piquet : des dizaines de syndicats cgt sont venus régulièrement soutenir. La victoire des CEPIC, après la victoire des Legrand est une victoire pour toute la CGT. C’est la victoire de l’unité et de la solidarité.

Lutte gagnante : victoire pour les travailleurs sans papiers du Marché de Rungis

mercredi 12 avril

Après trois semaines de grève et d’occupation de la Tour Semmaris, les pressions sur les entreprises pour l’établissement des CERFA, les parties (Préfecture, Min de Rungis, CGT) se sont mis d’accord sur les points suivants :

  • établissement par les services préfectoraux de récépissés avec autorisation de travail pour l’ensemble des grévistes ;
  • dépôt des dossiers des 128 travailleurs sans papiers en préfecture du Val-de-Marne.

En conséquence, l’occupation de la Tour Semmaris a pris fin dimanche 9 avril 2017.

Cette victoire est incontestablement à mettre au crédit de la lutte, de la détermination des travailleurs sans papiers, des militants de la CGT et des nombreux et divers soutiens qui auront pu s’exprimer.

On bosse ici, on vit ici, on reste ici !

Montreuil, le 10 avril 2017

Les salariés de l’usine Legrand ont gagné !

mardi 28 mars

Cet après-midi, après 9 jours de grève et de blocage , la direction de l’usine Legrand de Malaunay a cédé devant la délégation CGT et FO, et face à la détermination des salariés qui ont gagné 41,61 euros d’augmentation par mois.
La solidarité a joué un rôle déterminant. Le patron, énervé par la détermination des grévistes qui tenaient bon a lâché : « oui je le sais, vous avez une cagnotte », en faisant référence au soutien financier des autres syndicats CGT et d’autres salariés présents le jeudi 23 Mars devant l’usine. La CGT éduc’action de l’académie de Rouen était porteuse ce jour là d’un message de soutien. BRAVO aux LEGRAND !

Déclarations CGT éduc’action de mars 2017

samedi 25 mars

Lutte gagnante chez SIDEL, près du Havre :

mardi 21 mars

Après des propositions au rabais suite aux négociations salariales annuelles, les salariés de Sidel (métallurgie) ont décidé de se mobiliser pour les salaires alors que les résultats de l’entreprise sont au beau fixe. Après 2 jours de débrayages, la direction a été obligée de revoir sa copie à la hausse. Ainsi, l’augmentation générale pour les non cadres est passée de 0,4% à 1%, Pour les cadres, c’est 1,6% d’augmentation individuelle. La prime de transport est améliorée de 3%, et la prime de vacances de 1000 euros est reconduite. 5000 euros de primes vont être versés aux salariés ainsi qu’un bonus. Le mercredi 8 mars l’assemblée générale a accepté le contenu des négociations et a repris le travail .

Mutations 2° degré : le rectorat ne veut pas communiquer les postes vacants !

samedi 18 mars

Les collègues qui participent au mouvement intra du second degré l’ont déjà remarqué : le rectorat ne communiquera pas les postes vacants, hors postes spécifiques. La raison invoquée d’un problème de calendrier ne tient pas la route. En effet, le CTA qui entérine les suppressions de postes a lieu le 24 Mars, et à la demande légitime des organisations syndicales, il est important que la période de saisie des voeux ne se fasse pas pendant les vacances. Mais cette excuse soulève pas mal de questions : pourquoi refuser de diffuser les postes vacants au moins pour quelques jours, après le 24 Mars ? Pourquoi ne pas avoir fixé les CTA et les groupes de travail préparatoires plus tôt ? Pourquoi ne pas laisser le serveur SIAM ouvert jusqu’au 7 avril ? Cette décision ressemble plus à un refus de communiquer les postes vacants, qu’à un simple problème de calendrier !

Non, tout ne va pas bien dans l’éducation !

jeudi 9 mars

Contrairement à ce que le gouvernement déclare la rentrée 2016 n’est pas bonne, et celle qui se prépare va être encore pire. Les effectifs de classe vont encore augmenter. En Seine-Maritime, en collège, 40 classes vont fermer pour 31 ouvertures. Et les ouvertures ne se font que quand les classes sont déjà pleines à craquer ! Les collèges sortant de l’éducation prioritaire figurent dans le top 5. La fermeture du collège Guy Môquet au Havre est en cours. Dans les lycées les effectifs de classe dépassent de plus en plus fréquemment la barrière déjà inadmissible de 35 élèves par classe. Dans le 1° degré, en Seine-Maritime, 97 classes vont fermer pour seulement 37 ouvertures. Et dans l’Eure, avec des fermetures plus nombreuses que les ouvertures il y aura 6 classes de moins.