AESH/APSH en CDD/CDI ou en CUI : pour la titularisation de toutes et de tous !

jeudi 18 mai 2017
par  François-Xavier Durand
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En 2013, le gouvernement annonçait un plan de sortie de la précarité pour les personnels qui accompagnent les élèves en situation de handicap, les Auxilliaires de Vie Scolaire (AVS). Il faut dire que depuis la loi de 2005 sur le handicap, on n’avait pas vu grand-chose pour mettre en place concrètement auprès des élèves cette loi. Les personnels étant particulièrement précaires : soit en contrats aidées (CUI, contrat unique d’insertion) soit sous contrat d’AED (Assistant d’Education). Mais plutôt que de titulariser les personnels, le gouvernement a créé un métier dans la Fonction publique sans créer un corps de fonctionnaires. Le décret 2014-724 du 27 juin 2014 relatif aux conditions de recrutement et d’emploi de ces personnels et la circulaire 2014-083 du 8 juillet 2014 permettent une relative stabilité par la propositions de CDD et CDI mais ne sont en aucun cas une titularisation. Cela n’ouvre aucune perspective de carrière, aucun droit des fonctionnaires (mutation, sécurité de l’emploi...).Et pire : le niveau de rémunération est particulièrement faible ! Du côté de l’accompagnement des personnels en situation de handicap : le gouvernement utilise des AESH, qui deviennent des APSH (Accompagnants des Personnels en Situation de Handicap) sans formation...

Un plan de « déprécarisation » qui renforce la précarité !
Lors de la Conférence nationale sur le Handicap, le 19 mai 2016, l’ancien Président de la République annonçait un grand plan de déprécarisation des personnels AESH (contrats de droit public) sous contrat CUI (contrats de droit privé). Dans les cinq prochaines années, 56 000 contrats aidés (CUI) devraient ainsi être progressivement transformés en 32 000 emplois CDD d’AESH au rythme de 11 200 CUI par an, soit 6400 ETP (équivalents temps plein) d’AESH. Mais en réalité, ce plan risque fort de renforcer la précarité des personnels, ce qui est un comble. D’ailleurs, les services académiques ont beaucoup demal à trouver des candidat-es à cette précarité renforcée !

Ainsi, si la mesure du gouvernement était respectée, les salariées sous contrat CUI devraient bénéficier d’un contrat de droit public AESH à 57,14 % avec maintien du salaire. Or, dans de nombreuses académies, les salariés-es risquent de voir leur contrat baissé à 50 %. Par conséquent, ils-elles pourraient se voir proposer un contrat d’AESH, mais avec une baisse de salaire !

Travailler plus pour gagner moins !

Pour la CGT Educaction 76, il est inacceptable que cette mesure renforce encore plus la précarité en baissant la rémunération-déjà très faible des salarié-es et, à tout le moins, les emplois de CDD AESH devraient être à 60 % pour correspondre à vingt quatre heures de travail hebdomadaire.

Cette revendication a d’ailleurs été portée par la CGT Éduc’action de l’Allier et dans toute l’académie de Clermont Ferrand. L’administration, n’essuyant que des refus et sous la pression des personnels, a pris la décision de porter toutes les propositions de CDD à 60 %, ce qui est un minimum...

De plus, pour accéder à un CDI, les personnels doivent effectuer six années consécutives en CDD AESH. Les années effectuées en CUI ne sont pas prises en compte alors qu’ils-elles ont effectué le même travail durant deux années scolaires voire cinq années pour les personnes de plus de cinquante ans ou reconnues travailleurs handicapé-es ! Soit huit à onze ans de précarité avant d’espérer un CDI à temps partiel –précaire donc !

Affectations
Les affectations et les temps de travail restent opaques etfluctuent d’écoles en établissements. Ainsi, de nombreuxses AESH en CDD se voient contraint-es d’aller faire le tour des collèges et lycées pour savoir s’il y a des élèves en situation de handicap et espérer être employé-es. Les AESH sont « balladé-es » de postes en postes pour s’ajuster aux demandes. Cela est d’autant plus compliqué quand cela se déroule en milieu rural où le-la même AESH peut être affecté-e sur trois écoles différentes avec, bien sûr, trois problématiques d’accompagnement différentes !

Une grille indiciaire toujours en attente !
Le décret n°2014-724 du 27 juin 2014 et l’arrêté conjoint relatif à la rémunération des AESH prévoient des grilles indiciaires et d’avancement des AESH en CDI. Elles peuvent être différentes d’une académie à l’autre. Seules règles fixées par le ministère : l’indice de départ (IM 317), l’indice terminal (IM 363), une évolution de l’indice de 6 points maximum tous les 3 ans. La grille reste à l’appréciation des Recteurs, ce qui peut créer des disparités salariales entre les académies. Or, à ce jour dans certaines académies, aucune grille n’a été présentée alors que les premiers salariés AESH passés en CDI auront trois ans d’ancienneté le 1er septembre 2017 ! De même, les modalités d’évaluation n’ont toujours pas été définies !

La CGT Educaction 76 revendique la création, dans la Fonction publique, d’un corps de fonctionnaires pour l’accompagnement des élèves et des personnels en situation de handicap et la titularisation de toutes et de tous.


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Brèves

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lundi 20 avril 2015

La réforme du collège 2016 agite le Landerneau enseignant depuis quelques semaines. Elle inquiète aussi à juste titre les parents qui se demandent bien ce que ledit collège réformé fera avec leur progéniture.

Pour rassurer tout le monde, la télévision publique nous montre à quoi ressemblera le collège 2016, dans deux reportages successifs. En effet, le collège réformé s’inspire de dispositifs innovants qui existent déjà dans quelques établissements expérimentaux.

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Lire la suite sur le site La Vie Moderne

Chatel : « Certaines mesures vont dans le bon sens »

lundi 20 avril 2015

C’est le spécialiste des réformes destructrices Chatel qui ont mis à mal le lycée général et liquidé la voie STI qui nous le dit.
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Voici le titre de l’interview de Vallaud-Belkacem au très réactionnaire journal Le Point.
Notre seule réponse à NVB : « Que les néo-libéraux tombent également le masque ! »

4 pages spécial Retraités de la FERC

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Au sommaire : Conférence de l’UFR... les retraités à l’offensive ! - Quelle UFR, quelle structure ? - Place des retraités dans la CGT - Continuité syndicale et renforcement - Impressions croisées
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Au sujet des dépenses scolaires…

jeudi 22 août 2013

Chaque année, à l’approche de la rentrée, on retrouve dans les médias des articles plus ou moins bien renseignés sur les « dépenses de la rentrée des classes ». Je les parcours toujours avec un peu d’agacement quand ils mettent en avant les nouveaux cartables, les vêtements, les classeurs, les crayons et les compas, les garderies et les cantines.
Parler de ces frais là, c’est évoquer l’arbre pour cacher la forêt. Les cartables et les compas durent facilement plusieurs années et les vêtements ne me semblent pas être une dépense scolaire : mes filles iraient-elles nues si l’école n’existait pas ? Idem pour la cantine : il faut manger même en dehors de l’obligation scolaire. Admettons pour la garderie des petits. Ce qui m’interpelle, ce sont les frais dont on parle moins et qui pourtant jalonnent bien le parcours scolaire des jeunes.
Lire la suite sur le site de l’Ecole démocratique

Ecole élémentaire : en France, le nombre d’élèves par enseignant supérieur à la moyenne OCDE (Depp)

vendredi 16 août 2013

Selon la revue « L’Éducation natio­nale en chiffres » de la Depp, le taux d’encadrement dans les écoles élémen­taires fran­çaises se situe en des­sous de la moyenne des pays de l’OCDE.
Le taux d’encadrement dans les écoles élémen­taires fran­çaises est en des­sous de la moyenne des pays de l’OCDE, selon la revue « L’Éducation natio­nale en chiffres » éditée par la Depp et parue en juillet 2013.
Dans les pays de l’OCDE, le nombre moyen d’élèves par ensei­gnant était à ce niveau de 15,4, en 2011 contre 18,4 en moyenne en France.

Loire-Atlantique / Rythmes : lettre ouverte des UD CGT, FO, FSU et Solidaires au DASEN et aux 26 maires de Loire-Atlantique appliquant la réforme en 2013

samedi 29 juin 2013

Depuis plusieurs mois, nos organisations syndicales ne cessent de dénoncer la précipitation et les dangers contenus dans la réforme des rythmes scolaires. Si les appréciations de nos syndicats respectifs peuvent diverger sur l’analyse de la loi Peillon et de son volet sur les rythmes scolaires, cela ne nous empêche en rien de partager nombre de points de vue sur les effets néfastes de cette réforme. Les propos volontaristes des municipalités ayant décidé de s’engager dès septembre 2013 dans la mise en œuvre du pan de réforme sur les rythmes ne résistent pas à un l’examen pragmatique. Pour notre part cette réforme relève plus d’un projet politique portant sur la territorialisation de l’École que sur les effets bénéfiques pour les enfants et les familles.
L’intention gouvernementale affiche une volonté de servir la réussite scolaire des élèves. Nous pensons qu’il y a loin du discours à une réalité qui malmène aussi les personnels concourant aux rythmes éducatifs des enfants. Les campagnes de communication politiciennes ne peuvent dissimuler les malaises grandissant autour de la rentrée 2013 précipitée.
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Coaching patronal au collège, sous l’œil attendri de France 2

mercredi 26 juin 2013

Mardi 18 juin, dans le 20h de France 2, après les 9 min inaugurales sur les inondations en France, et parmi les quelques miettes distribuées aux autres sujets (3 min sur le mouvement social au Brésil, 2 sur l’accueil des touristes à Paris), on retiendra un reportage d’anthologie, intitulé (sur le site de France 2) « Éducation : du coaching en ZEP » : 4 min 20 consacrées à l’intervention d’une cadre dirigeante dans un collège de « ZEP », pour appliquer, selon ses propres dires, les « méthodes d’entreprise » à l’école. 4 min 20 pour un « gros plan » qui « traite » un sujet sans (se) poser la moindre question, sans rien en dire sinon célébrer les vertus d’une initiative qui, avec d’autres, relève d’un entrisme entrepreneurial dans l’institution scolaire, du reste fort à la mode. Une initiative présentée sans contrepoint ni distance : un tel éloge relève-t-il encore de l’information ?
Lire la suite sur le site d’ACRIMED