RYTHMES SCOLAIRES : Sortir de la situation actuelle par une réforme correspondant aux besoins des élèves, des familles et des personnels.

mardi 6 juin 2017
par  François-Xavier Durand
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Le projet de décret ministériel, qui sera soumis au Conseil Supérieur de l’Éducation (CSE) le 8 juin concernant la possibilité de modifier les horaires scolaires en sortant du cadre imposé par la réforme Peillon, suscite interrogations et, pour certains parents ou enseignants, des attentes devant la perspective ouverte d’un retour à un mercredi libéré.

Rappelons que cette ré­forme fait suite à celle de Darcos qui a imposé l’école de 4 jours, réduisant le temps hebdomadaire de scolarité des élèves de 27h à 24h soit l’équivalent d’une année de scola­rité en moins pour un élève, tout en alourdissant les programmes.
La CGT Éduc’action avait d’ailleurs condamné cette réforme. La réforme Peillon/Hamon n’a en rien réglé cette réduction du temps d’enseignement. Elle l’a conforté tout en l’étalant sous prétexte du bien de l’enfant. De plus, elle a maintenu des Activités Pédagogiques Complémentaires (APC), un succédané d’une « Aide Personnalisée » qui n’a pas fait ses preuves mais, finalement, a continué d’alourdir la journée scolaire.
Les conditions de travail des enseignants ne se sont pas améliorées. L’absence de cadre national concernant les horaires a multiplié les difficultés pour les collègues en poste fractionné ou remplaçant. Cela a également accentué la flexibilité du temps de service hors temps de présence devant élèves avec la multiplication de réunions le mercredi après-midi ou le soir.
La réforme des rythmes scolaires a également désorganisé les territoires. Au sein d’une même communauté de communes ou d’une circonscription des écoles ont des rythmes différents, ce qui entraîne une complexité d’organisation pour tous. Cela rend également l’exercice du métier non équitable selon le lieu de travail des personnels.

La CGT Éduc’action continue comme elle le fait depuis le début de demander l’abrogation de ces textes, le retour au mercredi libéré avec la volonté d’engager enfin une réflexion sérieuse sur la question des rythmes de vie et d’apprentissage des enfants, mais aussi des conditions de vie et de travail des personnels.
La CGT Éduc’action demande un retour à un cadrage national et au pilotage par le ministère et les autorités académiques en s’appuyant sur une démarche démocratique construite à partir des positions prises par les conseils d’école.

L’urgence est de remettre en cohérence l’ensemble des problèmes que soulèvent les difficultés rencontrées par les jeunes dans leur scolarité. L’instauration des PEdT (Projets Éducatifs de Territoire) tend à transférer des domaines du champ éducatif vers le péri-scolaire. Il est aussi indispensable de mettre en cohérence les programmes avec l’évolution des horaires scolaires, de moderniser les pratiques par un renforcement de la formation des enseignants.
C’est pourquoi la question des effectifs, celle des moyens humains et matériels mis à dispositions sont des éléments majeurs à prendre en compte. Celle du temps de travail des enseignants est aussi à prendre en compte par une diminution du temps de présence devant élèves à 18h par semaine.
La CGT est tout autant soucieuse des conditions de travail des personnels animateurs sur le temps péri-scolaire. En effet, elles se sont dégradées depuis l’instauration de la réforme Peillon par l’augmentation du taux d’encadrement par animateurs et par le développement de la précarité. Le temps péri-scolaire a toute son utilité le midi, le soir après l’école ou le mercredi, mais la mission doit être bien distincte de celle de l’école même si elle peut être complémentaire.
La CGT demande des moyens pour une véritable politique d’éducation populaire permettant des activités peri- scolaires de qualité. Le retour à la réglementation (1 pour 12) concernant les taux d’encadrement et la fin de la précarité pour les salariés de ce secteur.

Pour toutes ces raisons, la CGT Educ’action revendique :

  • l’abrogation de la réforme des rythmes scolaires, l’exigence d’une autre réforme au service de la réussite de tous les élèves.
  • Une réglementation nationale avec le retour au mercredi libéré. Une déconnexion du temps de travail des enseignants du temps scolaire avec une réduction du nombre d’heures de service d’enseignement tendant à 18h semaine.
  • La création de postes supplémentaires permettant de créer des groupes de besoins à petit effectif se substituant à l’actuel dispositif de l’aide personnalisée. Cette solution permet aussi de découpler le temps élèves du temps enseignant.
  • La suppression des APC.
  • La diminution des effectifs par classe.
  • Le développement de réseaux d’aide complets prenant en charge, avec les enseignants, les difficultés scolaires importantes.
  • Un plan national de modernisation des locaux et des équipements.
  • Un vaste plan de formation continue des enseignants et une véritable formation initiale permettant la mise en place de pratiques pédagogiques actives.. La transformation des heures d’animations pédagogiques dans le temps de formation continue augmentée.
  • Un meilleur équilibre des périodes scolaires et des semaines de congés sans diminution des zones de vacances.
  • Des programmes mieux répartis avec une réflexion ouverte sur la durée de scolarité obligatoire portée de 3 à 18 ans.
  • La garantie d’un service public d’éducation nationale démocratique sans tutelle des collectivités locales.

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Brèves

La pédagogie Nutella ou le collège 2016... vu à la TV !

lundi 20 avril 2015

La réforme du collège 2016 agite le Landerneau enseignant depuis quelques semaines. Elle inquiète aussi à juste titre les parents qui se demandent bien ce que ledit collège réformé fera avec leur progéniture.

Pour rassurer tout le monde, la télévision publique nous montre à quoi ressemblera le collège 2016, dans deux reportages successifs. En effet, le collège réformé s’inspire de dispositifs innovants qui existent déjà dans quelques établissements expérimentaux.

Alors savourons cet avant-goût du collège nouveau...

Lire la suite sur le site La Vie Moderne

Chatel : « Certaines mesures vont dans le bon sens »

lundi 20 avril 2015

C’est le spécialiste des réformes destructrices Chatel qui ont mis à mal le lycée général et liquidé la voie STI qui nous le dit.
On constate facilement où Vallaud-Belkacem trouve son inspiration !

« Que les conservateurs tombent les masques ! »

lundi 20 avril 2015

Voici le titre de l’interview de Vallaud-Belkacem au très réactionnaire journal Le Point.
Notre seule réponse à NVB : « Que les néo-libéraux tombent également le masque ! »

4 pages spécial Retraités de la FERC

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Au sommaire : Conférence de l’UFR... les retraités à l’offensive ! - Quelle UFR, quelle structure ? - Place des retraités dans la CGT - Continuité syndicale et renforcement - Impressions croisées
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Au sujet des dépenses scolaires…

jeudi 22 août 2013

Chaque année, à l’approche de la rentrée, on retrouve dans les médias des articles plus ou moins bien renseignés sur les « dépenses de la rentrée des classes ». Je les parcours toujours avec un peu d’agacement quand ils mettent en avant les nouveaux cartables, les vêtements, les classeurs, les crayons et les compas, les garderies et les cantines.
Parler de ces frais là, c’est évoquer l’arbre pour cacher la forêt. Les cartables et les compas durent facilement plusieurs années et les vêtements ne me semblent pas être une dépense scolaire : mes filles iraient-elles nues si l’école n’existait pas ? Idem pour la cantine : il faut manger même en dehors de l’obligation scolaire. Admettons pour la garderie des petits. Ce qui m’interpelle, ce sont les frais dont on parle moins et qui pourtant jalonnent bien le parcours scolaire des jeunes.
Lire la suite sur le site de l’Ecole démocratique

Ecole élémentaire : en France, le nombre d’élèves par enseignant supérieur à la moyenne OCDE (Depp)

vendredi 16 août 2013

Selon la revue « L’Éducation natio­nale en chiffres » de la Depp, le taux d’encadrement dans les écoles élémen­taires fran­çaises se situe en des­sous de la moyenne des pays de l’OCDE.
Le taux d’encadrement dans les écoles élémen­taires fran­çaises est en des­sous de la moyenne des pays de l’OCDE, selon la revue « L’Éducation natio­nale en chiffres » éditée par la Depp et parue en juillet 2013.
Dans les pays de l’OCDE, le nombre moyen d’élèves par ensei­gnant était à ce niveau de 15,4, en 2011 contre 18,4 en moyenne en France.

Loire-Atlantique / Rythmes : lettre ouverte des UD CGT, FO, FSU et Solidaires au DASEN et aux 26 maires de Loire-Atlantique appliquant la réforme en 2013

samedi 29 juin 2013

Depuis plusieurs mois, nos organisations syndicales ne cessent de dénoncer la précipitation et les dangers contenus dans la réforme des rythmes scolaires. Si les appréciations de nos syndicats respectifs peuvent diverger sur l’analyse de la loi Peillon et de son volet sur les rythmes scolaires, cela ne nous empêche en rien de partager nombre de points de vue sur les effets néfastes de cette réforme. Les propos volontaristes des municipalités ayant décidé de s’engager dès septembre 2013 dans la mise en œuvre du pan de réforme sur les rythmes ne résistent pas à un l’examen pragmatique. Pour notre part cette réforme relève plus d’un projet politique portant sur la territorialisation de l’École que sur les effets bénéfiques pour les enfants et les familles.
L’intention gouvernementale affiche une volonté de servir la réussite scolaire des élèves. Nous pensons qu’il y a loin du discours à une réalité qui malmène aussi les personnels concourant aux rythmes éducatifs des enfants. Les campagnes de communication politiciennes ne peuvent dissimuler les malaises grandissant autour de la rentrée 2013 précipitée.
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Coaching patronal au collège, sous l’œil attendri de France 2

mercredi 26 juin 2013

Mardi 18 juin, dans le 20h de France 2, après les 9 min inaugurales sur les inondations en France, et parmi les quelques miettes distribuées aux autres sujets (3 min sur le mouvement social au Brésil, 2 sur l’accueil des touristes à Paris), on retiendra un reportage d’anthologie, intitulé (sur le site de France 2) « Éducation : du coaching en ZEP » : 4 min 20 consacrées à l’intervention d’une cadre dirigeante dans un collège de « ZEP », pour appliquer, selon ses propres dires, les « méthodes d’entreprise » à l’école. 4 min 20 pour un « gros plan » qui « traite » un sujet sans (se) poser la moindre question, sans rien en dire sinon célébrer les vertus d’une initiative qui, avec d’autres, relève d’un entrisme entrepreneurial dans l’institution scolaire, du reste fort à la mode. Une initiative présentée sans contrepoint ni distance : un tel éloge relève-t-il encore de l’information ?
Lire la suite sur le site d’ACRIMED