HALTE A LA RÉPRESSION ANTISYNDICALE !

le Havre : ils voudraient faire taire les salariés
samedi 8 juillet 2017
par  Luc De Chivré
popularité : 2%

Relaxe pour Mickaël (et pour Laurent, David et Eric)
Assez d’intimidation, assez d’arbitraire !
RASSEMBLEMENT LE 18 JUILLET A 12 H 30 DEVANT LE TGI DU HAVRE

En Seine-Maritime, comme dans toute la France, les salariés ont montré leur grande détermination à défendre leurs droits : 4 mois de grèves et des manifestants par dizaines de milliers pour dire en 2016 : Nous ne laisserons pas casser le Code du travail et tous nos droits collectifs !
Des grèves menées avec la CGT avec souvent des résultats salariaux comme chez CEPIC et chez Legrand. Des mobilisations importantes chez les agents
territoriaux : à Rouen, à Quevilly, pour les postes, les salaires, contre l’arbitraire…
Aujourd’hui le gouvernement MACRON – PHILIPPE - PENICAUD, sous les encouragements de Gattaz, patron des patrons, repart à l’attaque pour casser le
Code du travail, les Conventions collectives, et les fonctionnaires.
Au même moment se multiplient les plaintes et les procédures juridiques pour trainer des syndicalistes CGT devant les Tribunaux : Laurent Pontieux, syndicaliste CGT sur Harfleur a été condamné en première instance, mais sans prison ferme, pour des incidents sans dégâts lors de l’interpellation de la députée par les salariés de l’agglo du Havre, afin qu’elle ne vote pas la fin du Code du travail. Mais le Procureur a décidé de faire appel et laurent est menacé en appel, d’une peine de plusieurs mois de prison ferme, la décision sera rendue le 10 juillet 2017.
David Rollet et Eric Depoilly, syndicalistes CGT sur Dieppe sont convoqués au tribunal correctionnel de Dieppe le 1er septembre à 8h30 pour avoir distribué des tracts aux automobilistes sur un rond point, en défense du Code du travail.
Mickaël Lindivat, CGT des territoriaux du Havre, trainé au tribunal le 18 juillet, après avoir passé 24h en garde à vue, pour avoir manifesté le 13 juin devant
la Mairie, avec 300 territoriaux, à l’appel des syndicats CGT et FO.
Il y a eu tension le 13 juin pour une seule raison : La Mairie, depuis des mois méprise les personnels, et refuse de discuter la revendication commune à tous les territoriaux : une augmentation de 270€ pour compenser les pertes salariales des dernières années.
Notre camarade Mickael risque plusieurs années de prison pour destruction de bien public (il s’agit d’un feu de palettes allumé sur la place).
Pendant ce temps :
Les patrons qui ont exposé mortellement leurs salariés à l’amiante… Sont toujours impunis et quand ils sont condamnés y compris pour un accident du travail
mortel, les juges ne les envoient pas en prison. Les Ministres qui dépensent 350 000 € d’argent public dans des conditions opaques à Las Vegas pour réunir Gattaz et 500 patrons… courent toujours.
Avec la multiplication de procédure contre les syndicalistes, n’est-ce pas la volonté de faire taire les salariés, pour laisser les mains libres à ceux qui cassent les droits collectifs, à ceux qui veulent tirer les salaires au plus bas.
Les combats des salariés pour se défendre, avec la CGT et souvent d’autres syndicats, sont légitimes. La solution pour sortir par le haut de ces conflits, c’est la
négociation sur les revendications formulées par les salariés et leurs syndicats.
Nous devons répondre par la solidarité : Nous sommes tous concernés !
Relaxe pour Mickaël (et pour Laurent, David et Eric)



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Brèves

Moins de fonctionnaires et un statut attaqué :

vendredi 26 mai

120 000 fonctionnaires en moins mais un service public renforcé. Comme depuis 10 ans, le but est donc de faire mieux avec moins, ce qui impliquera, dans les faits, une baisse des services rendus aux usagers et une détérioration des conditions de travail des personnels. Pour cela, la recette managériale habituelle : autonomie des chef-fes de services, individualisation des carrières et des salaires. Bref, la concurrence entre les personnels et la division

CEPIC, AVEC LA CGT, ILS et ELLES ONT GAGNÉ !

mardi 18 avril

Au bout de 2 semaines de grève totale et de blocage du site, les salariés de CEPIC ont arraché vendredi 14 avril un très bon accord :

  • une augmentation de salaire avec un talon de 30 €
  • une prime exceptionnelle équivalent à un mois de salaire
  • une prime de chiffre d’affaires mensuelle

De fait, ces mesures salariales amènent les salariés de CEPIC au niveau des minima conventionnels, que l’employeur refuse depuis des années. La grève menée par les militants CGT de CEPIC, épaulés par la présence permanente de l’UL Sotteville St Etienne a rassemblé du premier au dernier jour 90 % des salariés.
L’UD 76 et la fédération Chimie ont organisé la solidarité sur le piquet : des dizaines de syndicats cgt sont venus régulièrement soutenir. La victoire des CEPIC, après la victoire des Legrand est une victoire pour toute la CGT. C’est la victoire de l’unité et de la solidarité.

Lutte gagnante : victoire pour les travailleurs sans papiers du Marché de Rungis

mercredi 12 avril

Après trois semaines de grève et d’occupation de la Tour Semmaris, les pressions sur les entreprises pour l’établissement des CERFA, les parties (Préfecture, Min de Rungis, CGT) se sont mis d’accord sur les points suivants :

  • établissement par les services préfectoraux de récépissés avec autorisation de travail pour l’ensemble des grévistes ;
  • dépôt des dossiers des 128 travailleurs sans papiers en préfecture du Val-de-Marne.

En conséquence, l’occupation de la Tour Semmaris a pris fin dimanche 9 avril 2017.

Cette victoire est incontestablement à mettre au crédit de la lutte, de la détermination des travailleurs sans papiers, des militants de la CGT et des nombreux et divers soutiens qui auront pu s’exprimer.

On bosse ici, on vit ici, on reste ici !

Montreuil, le 10 avril 2017

Les salariés de l’usine Legrand ont gagné !

mardi 28 mars

Cet après-midi, après 9 jours de grève et de blocage , la direction de l’usine Legrand de Malaunay a cédé devant la délégation CGT et FO, et face à la détermination des salariés qui ont gagné 41,61 euros d’augmentation par mois.
La solidarité a joué un rôle déterminant. Le patron, énervé par la détermination des grévistes qui tenaient bon a lâché : « oui je le sais, vous avez une cagnotte », en faisant référence au soutien financier des autres syndicats CGT et d’autres salariés présents le jeudi 23 Mars devant l’usine. La CGT éduc’action de l’académie de Rouen était porteuse ce jour là d’un message de soutien. BRAVO aux LEGRAND !

Déclarations CGT éduc’action de mars 2017

samedi 25 mars

Lutte gagnante chez SIDEL, près du Havre :

mardi 21 mars

Après des propositions au rabais suite aux négociations salariales annuelles, les salariés de Sidel (métallurgie) ont décidé de se mobiliser pour les salaires alors que les résultats de l’entreprise sont au beau fixe. Après 2 jours de débrayages, la direction a été obligée de revoir sa copie à la hausse. Ainsi, l’augmentation générale pour les non cadres est passée de 0,4% à 1%, Pour les cadres, c’est 1,6% d’augmentation individuelle. La prime de transport est améliorée de 3%, et la prime de vacances de 1000 euros est reconduite. 5000 euros de primes vont être versés aux salariés ainsi qu’un bonus. Le mercredi 8 mars l’assemblée générale a accepté le contenu des négociations et a repris le travail .

Mutations 2° degré : le rectorat ne veut pas communiquer les postes vacants !

samedi 18 mars

Les collègues qui participent au mouvement intra du second degré l’ont déjà remarqué : le rectorat ne communiquera pas les postes vacants, hors postes spécifiques. La raison invoquée d’un problème de calendrier ne tient pas la route. En effet, le CTA qui entérine les suppressions de postes a lieu le 24 Mars, et à la demande légitime des organisations syndicales, il est important que la période de saisie des voeux ne se fasse pas pendant les vacances. Mais cette excuse soulève pas mal de questions : pourquoi refuser de diffuser les postes vacants au moins pour quelques jours, après le 24 Mars ? Pourquoi ne pas avoir fixé les CTA et les groupes de travail préparatoires plus tôt ? Pourquoi ne pas laisser le serveur SIAM ouvert jusqu’au 7 avril ? Cette décision ressemble plus à un refus de communiquer les postes vacants, qu’à un simple problème de calendrier !

Non, tout ne va pas bien dans l’éducation !

jeudi 9 mars

Contrairement à ce que le gouvernement déclare la rentrée 2016 n’est pas bonne, et celle qui se prépare va être encore pire. Les effectifs de classe vont encore augmenter. En Seine-Maritime, en collège, 40 classes vont fermer pour 31 ouvertures. Et les ouvertures ne se font que quand les classes sont déjà pleines à craquer ! Les collèges sortant de l’éducation prioritaire figurent dans le top 5. La fermeture du collège Guy Môquet au Havre est en cours. Dans les lycées les effectifs de classe dépassent de plus en plus fréquemment la barrière déjà inadmissible de 35 élèves par classe. Dans le 1° degré, en Seine-Maritime, 97 classes vont fermer pour seulement 37 ouvertures. Et dans l’Eure, avec des fermetures plus nombreuses que les ouvertures il y aura 6 classes de moins.