Toutes et tous en grève le 12 septembre !

Non à la casse sociale du gouvernement Macron-Philippe !
samedi 2 septembre 2017
par  Luc De Chivré
popularité : 3%

ROUEN 10h30 Cours Clémenceau
LE HAVRE 10h30 aux arches containers
EVREUX 14h30 Bel Ebat
DIEPPE 10h30 Gare
FECAMP 14h30 Espace Henri Dunant

Déjà à l’offensive contre les acquis des salariés en tant que ministre de l’économie sous Hollande, Macron compte poursuivre et considérablement accélérer cette politique. Sa cote de popularité a chuté de 24% en deux mois. Et pour cause : le gouvernement Macron-Philippe mène, sans surprise et sans tarder, une politique violente contre les salariés, les plus précaires, les privés d’emplois et les jeunes : loi travail II, « réforme » de l’assurance chômage, disparition des CHSCT (comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail), réduction des APL pour les étudiants, et pour la fonction publique réintroduction de la journée de carence et suppression annoncée de 120 000 postes.
Dernière attaque en règle : la suppression massive des contrats aidés (293.000 en 2017 contre 459.000 en 2016) avec des conséquences dramatiques pour ces personnels et pour les secteurs de la Fonction publique dont l’Éducation nationale : écoles incapables de fonctionner (périscolaire), manque encore plus flagrant d’AESH pour les élèves handicapés, manque de personnel technique et encadrant,…
Parmi toutes ces lois et mesures, la nouvelle loi travail représente la plus grande régression pour le monde du travail : licenciements encore plus facilités, recours quasi-systématique au CDD, disparition à terme du CDI classique, « accords » entreprise par entreprise pour déroger au code du travail, restriction importante des droits syndicaux,… Une fois appliqué dans le secteur privé, tout cela sera mis en place dans la Fonction publique pour, entre autres, casser nos statuts.

Pour autant, de l’argent, il y en a……
D’un autre côté, les super-riches vont devenir encore plus riches avec la diminution de l’ISF (impôt sur la fortune). Déjà en 2016, les dividendes des gros actionnaires en France ont atteint des sommes records (avec 54,3 milliards d’euros, 1ère place en Europe). Et le gouvernement ne va pas chercher les 20 milliards d’économies prévus pour le budget 2018 dans les poches de ces actionnaires et du patronat ! Au contraire, l’allègement des cotisations sociales patronales va se faire « naturellement ». Ou par ordonnance ?

Et dans l’Éducation nationale ?
Malgré les annonces démagogiques de Blanquer à 3 jours de la rentrée, notre secteur n’échappe pas à cette politique : à nouveau gel des salaires pour toute la fonction publique et régression des retraites, gel des créations de postes dans l’ensemble de l’Éducation nationale, autonomie rimant avec plus de pouvoir pour les chefs d’établissement, le tout apprentissage pour répondre aux besoins du patronat au détriment des lycées professionnels, maintien des classes surchargées,… Sans parler des « réformes » prévues : réforme du bac, recrutement des enseignants par les chefs d’établissement,…
Les mesures comme les CP à 12 dans les REP+ et la possibilité d’ouvrir à nouveau les classes bilangues et de latin dans les collèges peuvent se faire mais sans le moindre moyen supplémentaire.

La CGT Educ’action se bat pour la titularisation de tous les précaires. Mais nous dénonçons évidemment la suppression massive des contrats aidés. Le mépris est lamentable pour les dizaines de milliers de personnels licenciés et plongés davantage dans la précarité et l’insécurité. Sans parler du peu d’égard pour les services publics qui ne peuvent plus fonctionner en cette rentrée.

Pour une grève massive le 12 septembre – tous ensemble !
Salariés du privé, du public, de l’Éducation, précaires, privés d’emplois, jeunes et retraités – nous sommes tous concernés et nous avons tous intérêt à lutter collectivement et main dans la main contre ces régressions sociales. Soyons massivement en grève le 12 septembre pour montrer notre rejet de cette politique dévastatrice. Discutons dès maintenant des suites à donner à cette journée de grève interprofessionnelle autour d’un plan d’actions et de grèves. Plusieurs dates d’actions et d’initiatives susceptibles de renforcer la mobilisation ont été posées en septembre . N’attendons pas ! Construisons tous ensemble une lutte contre la politique de Macron et pour la satisfaction de nos revendications !


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Brèves

Moins de fonctionnaires et un statut attaqué :

vendredi 26 mai

120 000 fonctionnaires en moins mais un service public renforcé. Comme depuis 10 ans, le but est donc de faire mieux avec moins, ce qui impliquera, dans les faits, une baisse des services rendus aux usagers et une détérioration des conditions de travail des personnels. Pour cela, la recette managériale habituelle : autonomie des chef-fes de services, individualisation des carrières et des salaires. Bref, la concurrence entre les personnels et la division

CEPIC, AVEC LA CGT, ILS et ELLES ONT GAGNÉ !

mardi 18 avril

Au bout de 2 semaines de grève totale et de blocage du site, les salariés de CEPIC ont arraché vendredi 14 avril un très bon accord :

  • une augmentation de salaire avec un talon de 30 €
  • une prime exceptionnelle équivalent à un mois de salaire
  • une prime de chiffre d’affaires mensuelle

De fait, ces mesures salariales amènent les salariés de CEPIC au niveau des minima conventionnels, que l’employeur refuse depuis des années. La grève menée par les militants CGT de CEPIC, épaulés par la présence permanente de l’UL Sotteville St Etienne a rassemblé du premier au dernier jour 90 % des salariés.
L’UD 76 et la fédération Chimie ont organisé la solidarité sur le piquet : des dizaines de syndicats cgt sont venus régulièrement soutenir. La victoire des CEPIC, après la victoire des Legrand est une victoire pour toute la CGT. C’est la victoire de l’unité et de la solidarité.

Lutte gagnante : victoire pour les travailleurs sans papiers du Marché de Rungis

mercredi 12 avril

Après trois semaines de grève et d’occupation de la Tour Semmaris, les pressions sur les entreprises pour l’établissement des CERFA, les parties (Préfecture, Min de Rungis, CGT) se sont mis d’accord sur les points suivants :

  • établissement par les services préfectoraux de récépissés avec autorisation de travail pour l’ensemble des grévistes ;
  • dépôt des dossiers des 128 travailleurs sans papiers en préfecture du Val-de-Marne.

En conséquence, l’occupation de la Tour Semmaris a pris fin dimanche 9 avril 2017.

Cette victoire est incontestablement à mettre au crédit de la lutte, de la détermination des travailleurs sans papiers, des militants de la CGT et des nombreux et divers soutiens qui auront pu s’exprimer.

On bosse ici, on vit ici, on reste ici !

Montreuil, le 10 avril 2017

Les salariés de l’usine Legrand ont gagné !

mardi 28 mars

Cet après-midi, après 9 jours de grève et de blocage , la direction de l’usine Legrand de Malaunay a cédé devant la délégation CGT et FO, et face à la détermination des salariés qui ont gagné 41,61 euros d’augmentation par mois.
La solidarité a joué un rôle déterminant. Le patron, énervé par la détermination des grévistes qui tenaient bon a lâché : « oui je le sais, vous avez une cagnotte », en faisant référence au soutien financier des autres syndicats CGT et d’autres salariés présents le jeudi 23 Mars devant l’usine. La CGT éduc’action de l’académie de Rouen était porteuse ce jour là d’un message de soutien. BRAVO aux LEGRAND !

Déclarations CGT éduc’action de mars 2017

samedi 25 mars

Lutte gagnante chez SIDEL, près du Havre :

mardi 21 mars

Après des propositions au rabais suite aux négociations salariales annuelles, les salariés de Sidel (métallurgie) ont décidé de se mobiliser pour les salaires alors que les résultats de l’entreprise sont au beau fixe. Après 2 jours de débrayages, la direction a été obligée de revoir sa copie à la hausse. Ainsi, l’augmentation générale pour les non cadres est passée de 0,4% à 1%, Pour les cadres, c’est 1,6% d’augmentation individuelle. La prime de transport est améliorée de 3%, et la prime de vacances de 1000 euros est reconduite. 5000 euros de primes vont être versés aux salariés ainsi qu’un bonus. Le mercredi 8 mars l’assemblée générale a accepté le contenu des négociations et a repris le travail .

Mutations 2° degré : le rectorat ne veut pas communiquer les postes vacants !

samedi 18 mars

Les collègues qui participent au mouvement intra du second degré l’ont déjà remarqué : le rectorat ne communiquera pas les postes vacants, hors postes spécifiques. La raison invoquée d’un problème de calendrier ne tient pas la route. En effet, le CTA qui entérine les suppressions de postes a lieu le 24 Mars, et à la demande légitime des organisations syndicales, il est important que la période de saisie des voeux ne se fasse pas pendant les vacances. Mais cette excuse soulève pas mal de questions : pourquoi refuser de diffuser les postes vacants au moins pour quelques jours, après le 24 Mars ? Pourquoi ne pas avoir fixé les CTA et les groupes de travail préparatoires plus tôt ? Pourquoi ne pas laisser le serveur SIAM ouvert jusqu’au 7 avril ? Cette décision ressemble plus à un refus de communiquer les postes vacants, qu’à un simple problème de calendrier !

Non, tout ne va pas bien dans l’éducation !

jeudi 9 mars

Contrairement à ce que le gouvernement déclare la rentrée 2016 n’est pas bonne, et celle qui se prépare va être encore pire. Les effectifs de classe vont encore augmenter. En Seine-Maritime, en collège, 40 classes vont fermer pour 31 ouvertures. Et les ouvertures ne se font que quand les classes sont déjà pleines à craquer ! Les collèges sortant de l’éducation prioritaire figurent dans le top 5. La fermeture du collège Guy Môquet au Havre est en cours. Dans les lycées les effectifs de classe dépassent de plus en plus fréquemment la barrière déjà inadmissible de 35 élèves par classe. Dans le 1° degré, en Seine-Maritime, 97 classes vont fermer pour seulement 37 ouvertures. Et dans l’Eure, avec des fermetures plus nombreuses que les ouvertures il y aura 6 classes de moins.