AESH : Macron veut mettre un terme aux contrats aidés, éxigeons le statut d’AESH et la titularisation pour tous

lundi 4 septembre 2017
par  François-Xavier Durand
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Pendant les vacances, le Président Macron continue les coups bas. Alors que Muriel PENICAUD, la Ministre du travail, annonçait en juillet la création de 13 000 nouveaux contrats aidés pour atteindre l’objectif du précédent gouvernement, changement de cap en août, Macron veut mettre fin aux contrats aidés sous prétexte qu’ils ne remplissent pas leur rôle d’insertion, qu’ils sont coûteux, peu efficaces et que la formation fait défaut !

Les contrats aidés sont extrêmement coûteux pour la nation, ils ne sont pas efficaces dans la lutte contre le chômage et ils ne sont pas un tremplin pour l’insertion professionnelle.
Muriel PENICAUD, Ministre du travail

Comment fait-on pour la rentrée ?
Une fois encore, cette mesure est prise dans la précipitation, sans aucune appréhension de sa faisabilité la veille de la rentrée scolaire. Sans parler des AVS et EVS, certes précaires, mais qui comptaient sur un renouvellement de leur contrat pour septembre. Beaucoup de ces contrats ne seront finalement pas renouvelés ou sans doute tardivement à compter d’octobre, ce qui veut dire un mois sans salaire !

Le handicap : une priorité nationale ?!
Des élèves en situation de handicap, qui ont une notification devront encore attendre que la direction académique recrute des personnels AESH car pour l’instant, dans les services, il n’y a aucune visibilité pour cette rentrée. Le handicap sera privilégié nous certifie-t-on ! Mais dans quelles conditions ? Quand seront faits les recrutements ? Aucune idée. Les services sont débordés, ils avaient organisé la rentrée et voilà que la veille, les cartes sont rebattues. Le manque de personnel ne va probablement pas permettre, malgré la bonne volonté des services, de traiter les situations des élèves en attente d’AVS. Par ailleurs, il est à craindre de voir disparaître les emplois d’aide à la direction. Ces emplois qui avaient été prévus dès le début de juillet seront sans doute supprimés.

Il n’y a pas que l’éducation nationale qui aurait eu besoin de temps pour prévoir la suppression des emplois aidés. Les collectivités territoriales aussi vont avoir du mal à gérer la rentrée dans les écoles. La Réunion, a dû reculer de 5 jours la rentrée scolaire car les communes ne pouvaient s’organiser à temps. Les contrats aidés sont présents pour le périscolaire, les cantines, l’entretien des locaux. Une telle décision prise au dernier moment ne peut qu’apporter de la confusion pour cette rentrée. Certaines communes en France métropolitaine voient arriver la rentrée avec une grande inquiétude. Que doivent-elles faire ? Supprimer l’accueil périscolaire ? le service de cantine ? Limiter le nettoyage des locaux ?

Il est à craindre que les semaines de cette rentrée 2017, fassent de nombreux mécontents, parmi la communauté éducative, les personnels territoriaux et les parents d’élèves.

La CGT Educ’action continue de revendiquer la création d’un véritable statut dans la fonction publique pour l’accompagnement des élèves en situation de handicap, une réelle formation débouchant sur un diplôme et une qualification de niveau IV (bac) et la titularisation de tous les salariés quel que soit leur contrat (CUI ou CDD AESH). Elle appelle l’ensemble des personnels à la grève le 12 septembre pour faire avancer ces revendications.


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Brèves

Lubrizol : 1 an après on oublie pas ! Réunion publique le 25 septembre, manifestation le 26 septembre

mardi 8 septembre

Réunion publique d’information sous chapiteau Vendredi 25 septembre 2020 de 18 à 20h A la Friche Lucien, place Carnot, ROUEN
Jeudi MANIFESTATION Samedi 26 septembre 13h30 Rendez-vous devant : LUBRIZOL (quai de France)

Télécharger et diffuser :

Ecoles Delaunay en action le 22 janvier 2020 pour revenir en REP+

jeudi 23 janvier

Lors de l’animation pédagogique du mercredi 22 janvier 2020 sur « les élèves à besoins particuliers », les enseignants ont rappelé leur exigence de classer les écoles maternelle Delaunay-Laurencin et élémentaire Sonia Delaunay de Dieppe (Val Druel) en REP+. En effet, elles sont sorties de l’Éducation Prioritaire en 2014 et ont été exclues des dispositifs REP et REP+ alors qu’elles répondent à tous les critères pour être classées en REP+. Son rang (64ème) au niveau académique la situe au même niveau que les écoles de REP+ du Havre ou de Rouen Nord.

Tous les enseignant·e·s des deux écoles sont venu·e·s avec un tee-shirt rappelant leur exigence et ont pris la parole en début d’animation. À l’issue de l’animation, l’urne était disponible pour pouvoir faire voter au référendum d’initiative populaire.

La CGT Éduc’action 76 soutient les collègues dans leurs actions.

Motion de soutien aux salariés de la Chapelle d’Arblay

mercredi 18 septembre 2019

Les camarades de la CGT Educ’action Haute-Normandie réunis en Assemblée générale de rentrée le 16 septembre 2019 à Maromme expriment leur soutien aux salariés de la Chapelle Darblay, menacés de licenciement.
Dans le secteur privé, les fermetures de site et les plans de licenciement se multiplient. Dans les services publics, ce sont les suppressions de postes massives et la dégradation des conditions de travail.
De plus, la réforme des retraites est une attaque contre l’ensemble des salariés.

  • Zéro licenciement !
  • Non à la fermeture des sites !
  • Non à la casse des services publics !
  • Non à la réforme des retraites ! Luttons tous ensemble !

Motion adoptée à l’unanimité par l’AG des syndiqué-e-s CGT éduc’action Rouen

Fusion des académies : j’habite à Evreux, pourra-t-on me nommer à Cherbourg ?

vendredi 13 septembre 2019

La lettre de cadrage pour la fusion des académies de Caen et Rouen certifiait que la gestion des personnels enseignants ne serait pas impacté jusqu’en 2022 (Mais en 2018 on nous jurait que la fusion n’était pas encore décidée). A en croire M. le Ministre, jusqu’à cette ce cas de figure n’existera pas. Mais après 2022 ça devient tout à fait possible pour les personnels du second degré. Le Rectorat a tout intérêt à ce que la souplesse et la mobilité des personnels soient maximales. Et avec l’affaiblissement du rôle des CAPA il sera encore plus compliqué d’influer sur les choix des services académiques, sans oublier que pour les contractuels ce « contrôle » est inexistant.

Une fusion des académies pour fermer des sections !

vendredi 13 septembre 2019

Le Rectorat et la Région Normandie lancent la réflexion pour une nouvelle carte de formation à la rentrée de septembre 2020. Ca ne sent pas bon du tout ! L’académie et la région de Normandie auront, si nous ne faisons pas reculer le Ministère, le même périmètre au 1° janvier. Les filières de formation, frontalières pour le moment, ou seulement identiques, seront à la prochaine rentrée dans la même académie. Ce sera une très bonne excuse pour fusionner et fermer par ci par là et pour récupérer les postes.