Vive la rentrée ? Pas pour tout le monde !

Communiqué de la CGT Ferc
mercredi 6 septembre 2017
par  Luc De Chivré
popularité : 4%

Au moment où des millions de jeunes font leur rentrée scolaire, où le ministre de
l’Education nationale va être filmé au milieu d’écolier.ière.s qui vont ainsi se retrouver
sous les feux des médias, un certain nombre de jeunes vont être exclu.e.s de toute
forme de scolarisation ou de formation. Parmi eux/elles, des jeunes isolé.e.s (sans
famille) qui se voient ainsi refuser l’accès à ce droit fondamental qu’est le droit à
l’éducation.
Pour ceux/celles qui ont moins de 16 ans, la situation devrait pourtant être simple :
comme tous les jeunes présent.e.s sur le territoire, quelle que soit leur situation ou
celle de leurs parents, les mineur.e.s non accompagné.e.s doivent être scolarisé.e.s
et avoir accès à des cursus de formation de droit commun.
Pour ceux/celles qui ont plus de 16 ans, de nombreux textes ou jurisprudences
imposent à l’administration de les faire bénéficier d’une formation et de motiver le refus
de scolariser un jeune non soumis à l’obligation scolaire.
Tous ces textes devraient assurer à ces jeunes, présent.e.s aujourd’hui dans de
nombreux départements, l’accès au droit à l’éducation. Sur le terrain, les choses se
passent pourtant autrement et de nombreux.ses jeunes isolé.e.s se voient
quotidiennement refuser l’accès à la scolarisation ou à la formation.
Interdit.e.s d’école, ces jeunes se retrouveront dans quelques mois interdit.e.s de
papiers. Dans de très nombreuses villes, à Nantes, Orléans, Bergerac, Paris (où 50%
des jeunes isolé.e.s étranger.e.s ne sont pas accueilli.e.s), à Annecy, Rouen, Amiens,
et dans bien d’autres villes, des associations refusent de laisser faire, et mènent avec
les jeunes concerné-e-s les recours et les démarches d’inscription. Elles font appel à
la solidarité pour trouver un hébergement, collecter les fournitures scolaires
nécessaires, beaucoup de ces jeunes étant laissé.e.s dans une grande précarité, voire
à la rue.
La campagne « Justice pour les jeunes isolé.e.s étranger.e.s » (JU-JIE), qui vient
d’être lancée à l’initiative de différentes structures (associations de défense des droits
de l’Homme, des droits des étranger.e.s, des droits des enfants, organisations
syndicales…), vise à dénoncer avec force le sort de ces jeunes envers lesquels la
France ne respecte pas ses obligations, notamment internationales, la Convention
internationale des droits de l’enfant étant sur ce plan très claire. Parce que c’est l’avenir
même de ces jeunes qui est en jeu, des initiatives locales et nationales seront prises
pour faire cesser ces manquements et mettre fin à des situations d’exclusion qui n’ont
que trop duré.


Agenda

<<

2020

 

<<

Septembre

 

Aujourd'hui

LuMaMeJeVeSaDi
31123456
78910111213
14151617181920
21222324252627
2829301234
Aucun évènement à venir les 3 prochains mois

Sites favoris


7 sites référencés dans ce secteur

Brèves

Lubrizol : 1 an après on oublie pas ! Réunion publique le 25 septembre, manifestation le 26 septembre

mardi 8 septembre

Réunion publique d’information sous chapiteau Vendredi 25 septembre 2020 de 18 à 20h A la Friche Lucien, place Carnot, ROUEN
Jeudi MANIFESTATION Samedi 26 septembre 13h30 Rendez-vous devant : LUBRIZOL (quai de France)

Télécharger et diffuser :

Ecoles Delaunay en action le 22 janvier 2020 pour revenir en REP+

jeudi 23 janvier

Lors de l’animation pédagogique du mercredi 22 janvier 2020 sur « les élèves à besoins particuliers », les enseignants ont rappelé leur exigence de classer les écoles maternelle Delaunay-Laurencin et élémentaire Sonia Delaunay de Dieppe (Val Druel) en REP+. En effet, elles sont sorties de l’Éducation Prioritaire en 2014 et ont été exclues des dispositifs REP et REP+ alors qu’elles répondent à tous les critères pour être classées en REP+. Son rang (64ème) au niveau académique la situe au même niveau que les écoles de REP+ du Havre ou de Rouen Nord.

Tous les enseignant·e·s des deux écoles sont venu·e·s avec un tee-shirt rappelant leur exigence et ont pris la parole en début d’animation. À l’issue de l’animation, l’urne était disponible pour pouvoir faire voter au référendum d’initiative populaire.

La CGT Éduc’action 76 soutient les collègues dans leurs actions.

Motion de soutien aux salariés de la Chapelle d’Arblay

mercredi 18 septembre 2019

Les camarades de la CGT Educ’action Haute-Normandie réunis en Assemblée générale de rentrée le 16 septembre 2019 à Maromme expriment leur soutien aux salariés de la Chapelle Darblay, menacés de licenciement.
Dans le secteur privé, les fermetures de site et les plans de licenciement se multiplient. Dans les services publics, ce sont les suppressions de postes massives et la dégradation des conditions de travail.
De plus, la réforme des retraites est une attaque contre l’ensemble des salariés.

  • Zéro licenciement !
  • Non à la fermeture des sites !
  • Non à la casse des services publics !
  • Non à la réforme des retraites ! Luttons tous ensemble !

Motion adoptée à l’unanimité par l’AG des syndiqué-e-s CGT éduc’action Rouen

Fusion des académies : j’habite à Evreux, pourra-t-on me nommer à Cherbourg ?

vendredi 13 septembre 2019

La lettre de cadrage pour la fusion des académies de Caen et Rouen certifiait que la gestion des personnels enseignants ne serait pas impacté jusqu’en 2022 (Mais en 2018 on nous jurait que la fusion n’était pas encore décidée). A en croire M. le Ministre, jusqu’à cette ce cas de figure n’existera pas. Mais après 2022 ça devient tout à fait possible pour les personnels du second degré. Le Rectorat a tout intérêt à ce que la souplesse et la mobilité des personnels soient maximales. Et avec l’affaiblissement du rôle des CAPA il sera encore plus compliqué d’influer sur les choix des services académiques, sans oublier que pour les contractuels ce « contrôle » est inexistant.

Une fusion des académies pour fermer des sections !

vendredi 13 septembre 2019

Le Rectorat et la Région Normandie lancent la réflexion pour une nouvelle carte de formation à la rentrée de septembre 2020. Ca ne sent pas bon du tout ! L’académie et la région de Normandie auront, si nous ne faisons pas reculer le Ministère, le même périmètre au 1° janvier. Les filières de formation, frontalières pour le moment, ou seulement identiques, seront à la prochaine rentrée dans la même académie. Ce sera une très bonne excuse pour fusionner et fermer par ci par là et pour récupérer les postes.