Éducation nationale, formation professionnelle, qualification : DÉCLARATION FERC-CGT ET FTM-CGT

jeudi 21 septembre 2017
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"La Nation garantit l’égal accès de l’enfant et de l’adulte à l’instruction, à la formation professionnelle et à la culture. L’organisation de l’enseignement public gratuit et laïc à tous les degrés est un devoir de l’État » rappelle le préambule de la Constitution. Ces grands principes ont été inscrits grâce au combat permanent pour la défense et la démocratisation de l’école, non sans heurts et contradictions. Ainsi l’éducation et la formation sont un droit. Ce droit doit permettre de construire un continuum de formation (initiale et continue) en s’appuyant sur une formation solide pour tous et permettant une élévation du niveau des qualifications. Au-delà de cet objectif l’éducation et la formation doivent permettre l’émancipation du salarié pour que ce dernier devienne acteur de sa vie sociale, professionnelle et participe à leurs évolutions, à leurs transformations et à leurs socialisations.

La formation professionnelle initiale doit être qualifiante et mener à un diplôme, elle doit permettre l’intégration à un secteur d’activité spécifique. Elle est la première étape, fondamentale, d’une formation professionnelle tout au long de la vie. L’enjeu de la qualification est essentiel. Les diplômes et les certifications constituent une reconnaissance juridique et ont une valeur normative des savoirs et des savoir-faire acquis. C’est précisément dans les conventions collectives de branches que l’on retrouve leur reconnaissance en donnant lieu à une grille de classifications et une rémunération correspondante.

Aujourd’hui nous sommes au cœur d’une remise en cause de ses fondements. Les services publics sont sommés d’obéir au libéralisme économique prôné notamment dans la stratégie de Lisbonne, qui vise à bâtir « l’économie de la connaissance la plus compétitive du monde ». Il s’agit de « promouvoir une main d’œuvre qualifi ée, formée et susceptible de s’adapter ». Pour le patronat, les formations doivent principalement viser à « l’employabilité » du jeune salarié et à son intégration dans et par la culture entrepreneuriale. Le patronat de la métallurgie, au sein de l’UIMM, en véritable fer de lance du MEDEF et avec la perspective de devenir l’unique organisation patronale de l’industrie a ouvert la renégociation de tout le champ conventionnel de la branche. Il entend être promoteur d’un nouveau dispositif et s’appuie sur les lois successives portant sur la refondation du Code du travail et des relations sociales pour déconstruire les garanties et les droits collectifs existants dans la branche. Afin de casser le cadre national, d’aller toujours plus loin dans l’individualisation et la dérégulation, il critique en permanence avec force, l’Éducation nationale, l’Enseignement supérieur et la Formation professionnelle pour reprendre la main et former des hommes et des femmes asservis à ses propres intérêts immédiats. Dans cet objectif, il promeut les certificats de qualification professionnelle (CQP) et les blocs de compétences en substitution des diplômes et titres d’État délivrés par les ministères. Dans cette même logique d’asservissement, dans un déni total de la personne, il va encore plus loin en basant son système de classifications essentiellement selon le poste ou la fonction occupé.

La CGT soutient au contraire toute la valeur de la reconnaissance du triptyque revendicatif : formation qualification salaires. Les salariés doivent avoir une formation initiale et continue de qualité, cette formation doit aboutir à un diplôme/certifi cation reconnu partout et par tous avec une grille salariale correspondante et des salaires revalorisés.

L’enjeu est de taille. Il concerne le type de société dans laquelle nous comptons vivre et voulons trans-mettre à nos enfants. C’est tout le sens du contenu de la Convention Collective Nationale proposé et défendu par la FTM-CGT dans les négociations en cours. Elle contient les repères revendicatifs de toute la CGT pour une société de progrès social digne du xxie siècle. La journée de grève et de manifestions à Paris le 13 octobre portera ces exigences. Par son contenu revendicatif, elle s’inscrit dans le prolongement de la mobilisation du 12 septembre. Elle vise à peser autant sur les négociations actuelles dans la branche de la métallurgie que sur les lois et ordonnances qui constituent un véritable recul de société.

Montreuil, le 5 septembre 2017


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Brèves

La pédagogie Nutella ou le collège 2016... vu à la TV !

lundi 20 avril 2015

La réforme du collège 2016 agite le Landerneau enseignant depuis quelques semaines. Elle inquiète aussi à juste titre les parents qui se demandent bien ce que ledit collège réformé fera avec leur progéniture.

Pour rassurer tout le monde, la télévision publique nous montre à quoi ressemblera le collège 2016, dans deux reportages successifs. En effet, le collège réformé s’inspire de dispositifs innovants qui existent déjà dans quelques établissements expérimentaux.

Alors savourons cet avant-goût du collège nouveau...

Lire la suite sur le site La Vie Moderne

Chatel : « Certaines mesures vont dans le bon sens »

lundi 20 avril 2015

C’est le spécialiste des réformes destructrices Chatel qui ont mis à mal le lycée général et liquidé la voie STI qui nous le dit.
On constate facilement où Vallaud-Belkacem trouve son inspiration !

« Que les conservateurs tombent les masques ! »

lundi 20 avril 2015

Voici le titre de l’interview de Vallaud-Belkacem au très réactionnaire journal Le Point.
Notre seule réponse à NVB : « Que les néo-libéraux tombent également le masque ! »

4 pages spécial Retraités de la FERC

samedi 31 août 2013

Au sommaire : Conférence de l’UFR... les retraités à l’offensive ! - Quelle UFR, quelle structure ? - Place des retraités dans la CGT - Continuité syndicale et renforcement - Impressions croisées
Télécharger le 4 pages

Au sujet des dépenses scolaires…

jeudi 22 août 2013

Chaque année, à l’approche de la rentrée, on retrouve dans les médias des articles plus ou moins bien renseignés sur les « dépenses de la rentrée des classes ». Je les parcours toujours avec un peu d’agacement quand ils mettent en avant les nouveaux cartables, les vêtements, les classeurs, les crayons et les compas, les garderies et les cantines.
Parler de ces frais là, c’est évoquer l’arbre pour cacher la forêt. Les cartables et les compas durent facilement plusieurs années et les vêtements ne me semblent pas être une dépense scolaire : mes filles iraient-elles nues si l’école n’existait pas ? Idem pour la cantine : il faut manger même en dehors de l’obligation scolaire. Admettons pour la garderie des petits. Ce qui m’interpelle, ce sont les frais dont on parle moins et qui pourtant jalonnent bien le parcours scolaire des jeunes.
Lire la suite sur le site de l’Ecole démocratique

Ecole élémentaire : en France, le nombre d’élèves par enseignant supérieur à la moyenne OCDE (Depp)

vendredi 16 août 2013

Selon la revue « L’Éducation natio­nale en chiffres » de la Depp, le taux d’encadrement dans les écoles élémen­taires fran­çaises se situe en des­sous de la moyenne des pays de l’OCDE.
Le taux d’encadrement dans les écoles élémen­taires fran­çaises est en des­sous de la moyenne des pays de l’OCDE, selon la revue « L’Éducation natio­nale en chiffres » éditée par la Depp et parue en juillet 2013.
Dans les pays de l’OCDE, le nombre moyen d’élèves par ensei­gnant était à ce niveau de 15,4, en 2011 contre 18,4 en moyenne en France.

Loire-Atlantique / Rythmes : lettre ouverte des UD CGT, FO, FSU et Solidaires au DASEN et aux 26 maires de Loire-Atlantique appliquant la réforme en 2013

samedi 29 juin 2013

Depuis plusieurs mois, nos organisations syndicales ne cessent de dénoncer la précipitation et les dangers contenus dans la réforme des rythmes scolaires. Si les appréciations de nos syndicats respectifs peuvent diverger sur l’analyse de la loi Peillon et de son volet sur les rythmes scolaires, cela ne nous empêche en rien de partager nombre de points de vue sur les effets néfastes de cette réforme. Les propos volontaristes des municipalités ayant décidé de s’engager dès septembre 2013 dans la mise en œuvre du pan de réforme sur les rythmes ne résistent pas à un l’examen pragmatique. Pour notre part cette réforme relève plus d’un projet politique portant sur la territorialisation de l’École que sur les effets bénéfiques pour les enfants et les familles.
L’intention gouvernementale affiche une volonté de servir la réussite scolaire des élèves. Nous pensons qu’il y a loin du discours à une réalité qui malmène aussi les personnels concourant aux rythmes éducatifs des enfants. Les campagnes de communication politiciennes ne peuvent dissimuler les malaises grandissant autour de la rentrée 2013 précipitée.
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Coaching patronal au collège, sous l’œil attendri de France 2

mercredi 26 juin 2013

Mardi 18 juin, dans le 20h de France 2, après les 9 min inaugurales sur les inondations en France, et parmi les quelques miettes distribuées aux autres sujets (3 min sur le mouvement social au Brésil, 2 sur l’accueil des touristes à Paris), on retiendra un reportage d’anthologie, intitulé (sur le site de France 2) « Éducation : du coaching en ZEP » : 4 min 20 consacrées à l’intervention d’une cadre dirigeante dans un collège de « ZEP », pour appliquer, selon ses propres dires, les « méthodes d’entreprise » à l’école. 4 min 20 pour un « gros plan » qui « traite » un sujet sans (se) poser la moindre question, sans rien en dire sinon célébrer les vertus d’une initiative qui, avec d’autres, relève d’un entrisme entrepreneurial dans l’institution scolaire, du reste fort à la mode. Une initiative présentée sans contrepoint ni distance : un tel éloge relève-t-il encore de l’information ?
Lire la suite sur le site d’ACRIMED