L’école ne fait peut être pas son travail, mais le patronat le fait bien, sur le dos des élèves, leurs futurs salariés !

samedi 23 septembre 2017
par  Luc De Chivré
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L’école telle quelle a été « réformée » n’est pas idéale vu qu’elle ne permet plus au plus grand nombre de sortir des inégalités sociales dans lesquelles les personnes sont engluées dues à leur zone géographique, leur place dans la société ou leur profession, mais au moins elle a l’avantage de former des citoyens qui pensent.

Or, le patronat ne veut que des personnes corvéables à merci et qui ne pensent pas mais font ce que l’on leur dit. Jusqu’à présent, c’était fortement sous entendu maintenant le MEDEF le dit clairement.
L’école ne fait pas son travail : c’est à dire ne rend pas ces élèves employables ( corvéables).

De plus, l’attaque contre les lycées professionnels est à peine cachée quand nous cliquons sur le lien pour arriver sur le site eduquerformer.fr. L’apologie de l’apprentissage est superbement bien faite mais le démantèlement de la voie professionnelle est clairement réalisée aussi. Les lycées professionnels n’ont que 25% de leurs élèves qui trouvent un travail à la sortie et en plus ils échouent dans leurs études supérieurs, alors que par l’alternance les chiffres s’inversent. Sauf que l’alternance choisit son public dans le supérieur et souvent se sert dans le vivier des bacheliers professionnels sortant de lycée professionnel. Le MEDEF au lieu de faire comme notre ministère l’éloge de la mixité des parcours et des publics (même si elle n’est pas bonne en soi) dit clairement que seul l’apprentissage peut former correctement pour aller sur le marché de l’emploi et réussir sa vie.

Notre ministre a demandé à ce que ce tweet soit retiré : chose faite mais le mal est fait. Ce n’est pas le mini tweet avec la consternation de notre ministre qui peut arranger les choses. Encore heureux qu’il soit consterné mais s’il avait vraiment été opposé à cette idée il aurait été plus véhément, or il soutient cette idée du tout apprentissage et a juste fait le minimum pour voir si les professeurs réagissent. Comme dit un proverbe le ver est dans le fruit, le soldat Gattaz a lancé la première grenade, le caporal Blanquer a répliqué mais petitement pour ne pas trop blesser, et le général Macron attend de voir les dégâts faits et les forces en présence avant de porter le coup fatal à la voie professionnelle.

Les réformes faites jusqu’à présent ont déstabilisé l’école et l’ont libéralisé. Maintenant, le MEDEF veut aller au bout des choses et le gouvernement aussi veut que l’école ne soit plus un bien commun, en commençant par la voie professionnelle. Ils veulent que l’éducation soit privatisée et que les entreprises entrent de plus en plus dans l’école quelque soit le niveau. Ils veulent que les apprentissages des élèves ne servent que l’intérêt des entreprises et l’intérêt des élèves et donc des salariés. Savoir lire écrire compter, oui, mais pour une entreprise pas pour la vie de tous les jours, pour vendre un objet mais pas pour lire sa fiche de paye etc...

Merci Monsieur Gattaz pour ces éclaircissements.

NON MERCI Monsieur Blanquer pour votre consternation à peine esquissée.


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Brèves

Moins de fonctionnaires et un statut attaqué :

vendredi 26 mai

120 000 fonctionnaires en moins mais un service public renforcé. Comme depuis 10 ans, le but est donc de faire mieux avec moins, ce qui impliquera, dans les faits, une baisse des services rendus aux usagers et une détérioration des conditions de travail des personnels. Pour cela, la recette managériale habituelle : autonomie des chef-fes de services, individualisation des carrières et des salaires. Bref, la concurrence entre les personnels et la division

CEPIC, AVEC LA CGT, ILS et ELLES ONT GAGNÉ !

mardi 18 avril

Au bout de 2 semaines de grève totale et de blocage du site, les salariés de CEPIC ont arraché vendredi 14 avril un très bon accord :

  • une augmentation de salaire avec un talon de 30 €
  • une prime exceptionnelle équivalent à un mois de salaire
  • une prime de chiffre d’affaires mensuelle

De fait, ces mesures salariales amènent les salariés de CEPIC au niveau des minima conventionnels, que l’employeur refuse depuis des années. La grève menée par les militants CGT de CEPIC, épaulés par la présence permanente de l’UL Sotteville St Etienne a rassemblé du premier au dernier jour 90 % des salariés.
L’UD 76 et la fédération Chimie ont organisé la solidarité sur le piquet : des dizaines de syndicats cgt sont venus régulièrement soutenir. La victoire des CEPIC, après la victoire des Legrand est une victoire pour toute la CGT. C’est la victoire de l’unité et de la solidarité.

Lutte gagnante : victoire pour les travailleurs sans papiers du Marché de Rungis

mercredi 12 avril

Après trois semaines de grève et d’occupation de la Tour Semmaris, les pressions sur les entreprises pour l’établissement des CERFA, les parties (Préfecture, Min de Rungis, CGT) se sont mis d’accord sur les points suivants :

  • établissement par les services préfectoraux de récépissés avec autorisation de travail pour l’ensemble des grévistes ;
  • dépôt des dossiers des 128 travailleurs sans papiers en préfecture du Val-de-Marne.

En conséquence, l’occupation de la Tour Semmaris a pris fin dimanche 9 avril 2017.

Cette victoire est incontestablement à mettre au crédit de la lutte, de la détermination des travailleurs sans papiers, des militants de la CGT et des nombreux et divers soutiens qui auront pu s’exprimer.

On bosse ici, on vit ici, on reste ici !

Montreuil, le 10 avril 2017

Les salariés de l’usine Legrand ont gagné !

mardi 28 mars

Cet après-midi, après 9 jours de grève et de blocage , la direction de l’usine Legrand de Malaunay a cédé devant la délégation CGT et FO, et face à la détermination des salariés qui ont gagné 41,61 euros d’augmentation par mois.
La solidarité a joué un rôle déterminant. Le patron, énervé par la détermination des grévistes qui tenaient bon a lâché : « oui je le sais, vous avez une cagnotte », en faisant référence au soutien financier des autres syndicats CGT et d’autres salariés présents le jeudi 23 Mars devant l’usine. La CGT éduc’action de l’académie de Rouen était porteuse ce jour là d’un message de soutien. BRAVO aux LEGRAND !

Déclarations CGT éduc’action de mars 2017

samedi 25 mars

Lutte gagnante chez SIDEL, près du Havre :

mardi 21 mars

Après des propositions au rabais suite aux négociations salariales annuelles, les salariés de Sidel (métallurgie) ont décidé de se mobiliser pour les salaires alors que les résultats de l’entreprise sont au beau fixe. Après 2 jours de débrayages, la direction a été obligée de revoir sa copie à la hausse. Ainsi, l’augmentation générale pour les non cadres est passée de 0,4% à 1%, Pour les cadres, c’est 1,6% d’augmentation individuelle. La prime de transport est améliorée de 3%, et la prime de vacances de 1000 euros est reconduite. 5000 euros de primes vont être versés aux salariés ainsi qu’un bonus. Le mercredi 8 mars l’assemblée générale a accepté le contenu des négociations et a repris le travail .

Mutations 2° degré : le rectorat ne veut pas communiquer les postes vacants !

samedi 18 mars

Les collègues qui participent au mouvement intra du second degré l’ont déjà remarqué : le rectorat ne communiquera pas les postes vacants, hors postes spécifiques. La raison invoquée d’un problème de calendrier ne tient pas la route. En effet, le CTA qui entérine les suppressions de postes a lieu le 24 Mars, et à la demande légitime des organisations syndicales, il est important que la période de saisie des voeux ne se fasse pas pendant les vacances. Mais cette excuse soulève pas mal de questions : pourquoi refuser de diffuser les postes vacants au moins pour quelques jours, après le 24 Mars ? Pourquoi ne pas avoir fixé les CTA et les groupes de travail préparatoires plus tôt ? Pourquoi ne pas laisser le serveur SIAM ouvert jusqu’au 7 avril ? Cette décision ressemble plus à un refus de communiquer les postes vacants, qu’à un simple problème de calendrier !

Non, tout ne va pas bien dans l’éducation !

jeudi 9 mars

Contrairement à ce que le gouvernement déclare la rentrée 2016 n’est pas bonne, et celle qui se prépare va être encore pire. Les effectifs de classe vont encore augmenter. En Seine-Maritime, en collège, 40 classes vont fermer pour 31 ouvertures. Et les ouvertures ne se font que quand les classes sont déjà pleines à craquer ! Les collèges sortant de l’éducation prioritaire figurent dans le top 5. La fermeture du collège Guy Môquet au Havre est en cours. Dans les lycées les effectifs de classe dépassent de plus en plus fréquemment la barrière déjà inadmissible de 35 élèves par classe. Dans le 1° degré, en Seine-Maritime, 97 classes vont fermer pour seulement 37 ouvertures. Et dans l’Eure, avec des fermetures plus nombreuses que les ouvertures il y aura 6 classes de moins.