Appel de l’Union nationale de la CGT éduc’action

Appel adopté par le Conseil National des 11 au 13 octobre
mardi 17 octobre 2017
par  Luc De Chivré
popularité : 2%

Les rendez vous du 19 octobre :
le Havre : rassemblement à 10h30 à la Chambre de Commerce et d’Industrie
Rouen : rassemblement à 12h00 devant l’usine CINVEST, située à côté de la SOGEMA
(zone portuaire à Grand-Couronne)
Fécamp : rassemblement à 14h30 à l’ancien hôpital

La CGT Éduc’action se félicite de la réussite des journées de grève depuis la rentrée et plus particulièrement celle de la grève fonction publique du 10 octobre. Cette journée s’inscrit dans la construction des mobilisations contre la politique du gouvernement Macron et a permis de porter les revendications spécifiques des services publics, ouvrant ainsi des perspectives de convergence des luttes avec la mobilisation contre la loi travail XXL et les futures attaques contre la sécurité sociale, les retraites. Depuis son arrivée, ce gouvernement a annoncé la suppression de 120 000 postes de fonctionnaires sur le quinquennat, la restauration du jour de carence, le gel du point d’indice et de probables remises en cause des revalorisations pourtant maigres accompagnant le PPCR. L’Éducation nationale ne sera pas épargnée...

L’annonce de la réduction drastique des contrats aidés est un véritable plan social XXL. Dans l’Education nationale, le gouvernement annonce la sacralisation des CUI-AVS accompagnant les élèves en situation de handicap, mais confirme la suppression de tous les CUI assurant d’autres missions de service public (aide à la direction des écoles, vie scolaire…). D’ores-et-déjà ce sont 11 500 collègues dans l’Education nationale qui voient leurs contrats supprimés, et même l’accompagnement des élèves en situation de handicap est impacté. Dans la fonction publique territoriale, cette même politique remet en cause le service public d’éducation (entretien, restauration…). La CGT Éduc’action revendique le réemploi sans conditions de tou.tes ces salarié.es sur des emplois statutaires, et la titularisation de tou.tes les précaires et la création des postes nécessaires. Les objectifs de réduction de la masse salariale dans la fonction publique dégradent la qualité et la continuité du service public.

Cette même logique se retrouve dans la mise en œuvre des classes à 12 élèves en CP dans les écoles REP+ qui se fait à moyens constants, en détricotant le dispositif « Plus de Maître Que De Classe » et en ponctionnant les moyens de remplacement. En plus d’être une mesure d’artifice budgétaire, la limitation de ce dispositif aux seules classes de CP et CE1 sous-tend l’idée que la difficulté scolaire s’arrêterait à la fin du CE1. Pour la CGT Éduc’action, la mission de l’école ne se réduit pas pour les classes populaires au triptyque lire-écrire-compter. Cette vision réactionnaire de l’école se retrouve dans le projet du Ministère du Supérieur et de la Recherche de restaurer une sélection à l’entrée de l’université qui accentuera de tri social des jeunes. Cette sélection fermerait très largement les possibilités de poursuites d’étude pour les lycén.nes des voies professionnelle et technologique.

Jamais la voie professionnelle n’a été autant menacée. Les discussions engagées par le Ministère du Travail sur la formation professionnelle vont aboutir au printemps à des mesures qui attaqueront considérablement la formation professionnelle sous statut scolaire. Le développement de l’apprentissage est le mot d’ordre du gouvernement. Dans la voie professionnelle du lycée, cela passera par la mixité des publics et des parcours, la main mise absolue des Régions et du patronat sur les cartes de formation professionnelles et cela entraînera une remise en cause du statut des PLP. Ce sera l’acte II de la loi travail XXL.

Les mesures de casse du code du travail mises en œuvre par les ordonnances du gouvernement constituent la plus grave attaque contre les salarié.es depuis des décennies. L’inversion de la hiérarchie des normes, la facilitation des licenciements, le plafonnement des indemnités prudhommales, la casse du CDI, la suppression des CHSCT, sont autant de mesures prévues par ces ordonnances. Cette casse du code du travail tire l’ensemble des droits des salariés vers le bas et pèse inévitablement sur la fonction publique aussi.

Elle procède d’une volonté politique et idéologique qui vise à construire une société encore plus inégalitaire et injuste.

La CGT Éduc’action s’inscrit dans l’appel à la grève interprofessionnelle du 19 octobre. Au-delà de cette journée il faut continuer à amplifier la mobilisation, à articuler la défense des revendications des personnels de l’Education nationale avec l’opposition déterminée à faire reculer le gouvernement sur la loi travail XXL et l’ensemble de la politique Macron. Pour gagner sur nos revendications, il faut développer les mobilisations dans l’Éducation nationale pour se donner les moyens au niveau interprofessionnel de construire un mouvement prolongé pour mettre en échec la politique du gouvernement. C’est tous ensemble public-privé que nous pouvons gagner !



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Brèves

Moins de fonctionnaires et un statut attaqué :

vendredi 26 mai

120 000 fonctionnaires en moins mais un service public renforcé. Comme depuis 10 ans, le but est donc de faire mieux avec moins, ce qui impliquera, dans les faits, une baisse des services rendus aux usagers et une détérioration des conditions de travail des personnels. Pour cela, la recette managériale habituelle : autonomie des chef-fes de services, individualisation des carrières et des salaires. Bref, la concurrence entre les personnels et la division

CEPIC, AVEC LA CGT, ILS et ELLES ONT GAGNÉ !

mardi 18 avril

Au bout de 2 semaines de grève totale et de blocage du site, les salariés de CEPIC ont arraché vendredi 14 avril un très bon accord :

  • une augmentation de salaire avec un talon de 30 €
  • une prime exceptionnelle équivalent à un mois de salaire
  • une prime de chiffre d’affaires mensuelle

De fait, ces mesures salariales amènent les salariés de CEPIC au niveau des minima conventionnels, que l’employeur refuse depuis des années. La grève menée par les militants CGT de CEPIC, épaulés par la présence permanente de l’UL Sotteville St Etienne a rassemblé du premier au dernier jour 90 % des salariés.
L’UD 76 et la fédération Chimie ont organisé la solidarité sur le piquet : des dizaines de syndicats cgt sont venus régulièrement soutenir. La victoire des CEPIC, après la victoire des Legrand est une victoire pour toute la CGT. C’est la victoire de l’unité et de la solidarité.

Lutte gagnante : victoire pour les travailleurs sans papiers du Marché de Rungis

mercredi 12 avril

Après trois semaines de grève et d’occupation de la Tour Semmaris, les pressions sur les entreprises pour l’établissement des CERFA, les parties (Préfecture, Min de Rungis, CGT) se sont mis d’accord sur les points suivants :

  • établissement par les services préfectoraux de récépissés avec autorisation de travail pour l’ensemble des grévistes ;
  • dépôt des dossiers des 128 travailleurs sans papiers en préfecture du Val-de-Marne.

En conséquence, l’occupation de la Tour Semmaris a pris fin dimanche 9 avril 2017.

Cette victoire est incontestablement à mettre au crédit de la lutte, de la détermination des travailleurs sans papiers, des militants de la CGT et des nombreux et divers soutiens qui auront pu s’exprimer.

On bosse ici, on vit ici, on reste ici !

Montreuil, le 10 avril 2017

Les salariés de l’usine Legrand ont gagné !

mardi 28 mars

Cet après-midi, après 9 jours de grève et de blocage , la direction de l’usine Legrand de Malaunay a cédé devant la délégation CGT et FO, et face à la détermination des salariés qui ont gagné 41,61 euros d’augmentation par mois.
La solidarité a joué un rôle déterminant. Le patron, énervé par la détermination des grévistes qui tenaient bon a lâché : « oui je le sais, vous avez une cagnotte », en faisant référence au soutien financier des autres syndicats CGT et d’autres salariés présents le jeudi 23 Mars devant l’usine. La CGT éduc’action de l’académie de Rouen était porteuse ce jour là d’un message de soutien. BRAVO aux LEGRAND !

Déclarations CGT éduc’action de mars 2017

samedi 25 mars

Lutte gagnante chez SIDEL, près du Havre :

mardi 21 mars

Après des propositions au rabais suite aux négociations salariales annuelles, les salariés de Sidel (métallurgie) ont décidé de se mobiliser pour les salaires alors que les résultats de l’entreprise sont au beau fixe. Après 2 jours de débrayages, la direction a été obligée de revoir sa copie à la hausse. Ainsi, l’augmentation générale pour les non cadres est passée de 0,4% à 1%, Pour les cadres, c’est 1,6% d’augmentation individuelle. La prime de transport est améliorée de 3%, et la prime de vacances de 1000 euros est reconduite. 5000 euros de primes vont être versés aux salariés ainsi qu’un bonus. Le mercredi 8 mars l’assemblée générale a accepté le contenu des négociations et a repris le travail .

Mutations 2° degré : le rectorat ne veut pas communiquer les postes vacants !

samedi 18 mars

Les collègues qui participent au mouvement intra du second degré l’ont déjà remarqué : le rectorat ne communiquera pas les postes vacants, hors postes spécifiques. La raison invoquée d’un problème de calendrier ne tient pas la route. En effet, le CTA qui entérine les suppressions de postes a lieu le 24 Mars, et à la demande légitime des organisations syndicales, il est important que la période de saisie des voeux ne se fasse pas pendant les vacances. Mais cette excuse soulève pas mal de questions : pourquoi refuser de diffuser les postes vacants au moins pour quelques jours, après le 24 Mars ? Pourquoi ne pas avoir fixé les CTA et les groupes de travail préparatoires plus tôt ? Pourquoi ne pas laisser le serveur SIAM ouvert jusqu’au 7 avril ? Cette décision ressemble plus à un refus de communiquer les postes vacants, qu’à un simple problème de calendrier !

Non, tout ne va pas bien dans l’éducation !

jeudi 9 mars

Contrairement à ce que le gouvernement déclare la rentrée 2016 n’est pas bonne, et celle qui se prépare va être encore pire. Les effectifs de classe vont encore augmenter. En Seine-Maritime, en collège, 40 classes vont fermer pour 31 ouvertures. Et les ouvertures ne se font que quand les classes sont déjà pleines à craquer ! Les collèges sortant de l’éducation prioritaire figurent dans le top 5. La fermeture du collège Guy Môquet au Havre est en cours. Dans les lycées les effectifs de classe dépassent de plus en plus fréquemment la barrière déjà inadmissible de 35 élèves par classe. Dans le 1° degré, en Seine-Maritime, 97 classes vont fermer pour seulement 37 ouvertures. Et dans l’Eure, avec des fermetures plus nombreuses que les ouvertures il y aura 6 classes de moins.