Concertation nationale sur l’apprentissage - communiqué de la CGT

jeudi 16 novembre 2017
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Le gouvernement déclare vouloir :
A travers les « Éléments de diagnostic » issus des travaux de la DARES, France Stratégie et le CEREQ sur l’apprentissage
o appréhender les dynamiques et les freins à son développement
o cerner les enjeux financiers, juridiques, pédagogiques

Ce qu’il faut en déduire :
Selon la ministre du travail, l’apprentissage est une voie d’excellence car elle conduit à l’emploi dans 7 cas sur 10.
Les éléments de diagnostic reposent sur des données chiffrées qu’il faut relativiser en se méfiant des effets d’annonce.

Pour la CGT : 70% d’accès à l’emploi ? Mais pas pour tous !
Le discours récurrent sur l’apprentissage consistant à le présenter comme la voie « royale » avec 70% des jeunes, ayant emprunté cette voie, qui accéderaient à l’emploi, doit être pondéré par le poids de la sélection à l’entrée et les taux de rupture qui ne sont pas pris en compte dans ces chiffres !

Taux de rupture, signe d’un malaise ?
Le taux de rupture des contrats d’apprentissage est en moyenne de 28%. Mais atteint 38% pour les contrats de 24 mois, voire 50 % dans des secteurs comme l’hôtellerie-restauration où les conditions d’emploi sont particulièrement pénibles ! Il est particulièrement élevé pour les apprentis les plus jeunes et ceux visant les diplômes de niveau V.
(Données Dares – N° 57 de septembre 2017 sur l’apprentissage en 2016)

A quels niveaux de diplômes profite l’essor de l’apprentissage ?
Depuis quelques années l’apprentissage progresse uniquement (+ 5,3 %) pour les diplômes de I à III, alors qu’il baisse pour le niveau V. Or, les jeunes visant un diplôme de niveau IV et V sont ceux qui ont le plus besoin d’une formation de qualité leur permettant de s’insérer correctement dans l’emploi. Cette tendance doit être corrigée si l’on veut réellement développer l’apprentissage.

Des conditions d’emploi parfois inacceptables :
Les jeunes et parmi eux les apprentis sont les plus exposés aux risques professionnels ! Va-t-on en parler ?
Des chiffres sans appel : Une enquête sur l’exposition aux risques professionnels initiée par la Direction Général du Travail (Dares Analyses n°54 - Septembre 2013) révèle que :
• 16% des salariés de moins de 25 ans sont exposés à au moins un produit cancérogène chimique, alors que pour les plus de 50 ans, cette proportion est deux fois moins importante (7 %)
• Ce risque monte à 24% pour les apprentis et stagiaires qui sont donc particulièrement exposés !
• Dans le secteur mécanique-travail des métaux, les apprentis ouvriers enregistrent un taux d’exposition aux produits cancérigènes de 70% !

Une telle situation totalement inacceptable, et loin de régresser, sera certainement accentuée par une évolution des textes. Ainsi, depuis le 19 avril 2015, suite à deux décrets pris par le gouvernement précédent, affecter un jeune mineur apprenti à des tâches dangereuses ne nécessite plus qu’une simple déclaration de l’employeur. Le MEDEF avait salué ces décrets dans un communiqué daté du 20 avril 2015.

Ce que souhaite la CGT
• L’ensemble des données sur la formation initiale et continue doit être publié et accessible, à travers une base de données publiques, consolidée, afin de permettre à chacun d’appréhender les chiffres réels.
• La mise en concurrence des différentes voies d’accès au diplôme doit disparaître. L’objectif d’accès au diplôme doit prendre le dessus sur la voie empruntée. Pour la CGT elles ont toutes la même dignité. La valeur du diplôme obtenu n’est pas pondérable de la voie par laquelle il a été obtenu.

Montreuil, le 14 novembre 2017


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Brèves

Moins de fonctionnaires et un statut attaqué :

vendredi 26 mai

120 000 fonctionnaires en moins mais un service public renforcé. Comme depuis 10 ans, le but est donc de faire mieux avec moins, ce qui impliquera, dans les faits, une baisse des services rendus aux usagers et une détérioration des conditions de travail des personnels. Pour cela, la recette managériale habituelle : autonomie des chef-fes de services, individualisation des carrières et des salaires. Bref, la concurrence entre les personnels et la division

CEPIC, AVEC LA CGT, ILS et ELLES ONT GAGNÉ !

mardi 18 avril

Au bout de 2 semaines de grève totale et de blocage du site, les salariés de CEPIC ont arraché vendredi 14 avril un très bon accord :

  • une augmentation de salaire avec un talon de 30 €
  • une prime exceptionnelle équivalent à un mois de salaire
  • une prime de chiffre d’affaires mensuelle

De fait, ces mesures salariales amènent les salariés de CEPIC au niveau des minima conventionnels, que l’employeur refuse depuis des années. La grève menée par les militants CGT de CEPIC, épaulés par la présence permanente de l’UL Sotteville St Etienne a rassemblé du premier au dernier jour 90 % des salariés.
L’UD 76 et la fédération Chimie ont organisé la solidarité sur le piquet : des dizaines de syndicats cgt sont venus régulièrement soutenir. La victoire des CEPIC, après la victoire des Legrand est une victoire pour toute la CGT. C’est la victoire de l’unité et de la solidarité.

Lutte gagnante : victoire pour les travailleurs sans papiers du Marché de Rungis

mercredi 12 avril

Après trois semaines de grève et d’occupation de la Tour Semmaris, les pressions sur les entreprises pour l’établissement des CERFA, les parties (Préfecture, Min de Rungis, CGT) se sont mis d’accord sur les points suivants :

  • établissement par les services préfectoraux de récépissés avec autorisation de travail pour l’ensemble des grévistes ;
  • dépôt des dossiers des 128 travailleurs sans papiers en préfecture du Val-de-Marne.

En conséquence, l’occupation de la Tour Semmaris a pris fin dimanche 9 avril 2017.

Cette victoire est incontestablement à mettre au crédit de la lutte, de la détermination des travailleurs sans papiers, des militants de la CGT et des nombreux et divers soutiens qui auront pu s’exprimer.

On bosse ici, on vit ici, on reste ici !

Montreuil, le 10 avril 2017

Les salariés de l’usine Legrand ont gagné !

mardi 28 mars

Cet après-midi, après 9 jours de grève et de blocage , la direction de l’usine Legrand de Malaunay a cédé devant la délégation CGT et FO, et face à la détermination des salariés qui ont gagné 41,61 euros d’augmentation par mois.
La solidarité a joué un rôle déterminant. Le patron, énervé par la détermination des grévistes qui tenaient bon a lâché : « oui je le sais, vous avez une cagnotte », en faisant référence au soutien financier des autres syndicats CGT et d’autres salariés présents le jeudi 23 Mars devant l’usine. La CGT éduc’action de l’académie de Rouen était porteuse ce jour là d’un message de soutien. BRAVO aux LEGRAND !

Déclarations CGT éduc’action de mars 2017

samedi 25 mars

Lutte gagnante chez SIDEL, près du Havre :

mardi 21 mars

Après des propositions au rabais suite aux négociations salariales annuelles, les salariés de Sidel (métallurgie) ont décidé de se mobiliser pour les salaires alors que les résultats de l’entreprise sont au beau fixe. Après 2 jours de débrayages, la direction a été obligée de revoir sa copie à la hausse. Ainsi, l’augmentation générale pour les non cadres est passée de 0,4% à 1%, Pour les cadres, c’est 1,6% d’augmentation individuelle. La prime de transport est améliorée de 3%, et la prime de vacances de 1000 euros est reconduite. 5000 euros de primes vont être versés aux salariés ainsi qu’un bonus. Le mercredi 8 mars l’assemblée générale a accepté le contenu des négociations et a repris le travail .

Mutations 2° degré : le rectorat ne veut pas communiquer les postes vacants !

samedi 18 mars

Les collègues qui participent au mouvement intra du second degré l’ont déjà remarqué : le rectorat ne communiquera pas les postes vacants, hors postes spécifiques. La raison invoquée d’un problème de calendrier ne tient pas la route. En effet, le CTA qui entérine les suppressions de postes a lieu le 24 Mars, et à la demande légitime des organisations syndicales, il est important que la période de saisie des voeux ne se fasse pas pendant les vacances. Mais cette excuse soulève pas mal de questions : pourquoi refuser de diffuser les postes vacants au moins pour quelques jours, après le 24 Mars ? Pourquoi ne pas avoir fixé les CTA et les groupes de travail préparatoires plus tôt ? Pourquoi ne pas laisser le serveur SIAM ouvert jusqu’au 7 avril ? Cette décision ressemble plus à un refus de communiquer les postes vacants, qu’à un simple problème de calendrier !

Non, tout ne va pas bien dans l’éducation !

jeudi 9 mars

Contrairement à ce que le gouvernement déclare la rentrée 2016 n’est pas bonne, et celle qui se prépare va être encore pire. Les effectifs de classe vont encore augmenter. En Seine-Maritime, en collège, 40 classes vont fermer pour 31 ouvertures. Et les ouvertures ne se font que quand les classes sont déjà pleines à craquer ! Les collèges sortant de l’éducation prioritaire figurent dans le top 5. La fermeture du collège Guy Môquet au Havre est en cours. Dans les lycées les effectifs de classe dépassent de plus en plus fréquemment la barrière déjà inadmissible de 35 élèves par classe. Dans le 1° degré, en Seine-Maritime, 97 classes vont fermer pour seulement 37 ouvertures. Et dans l’Eure, avec des fermetures plus nombreuses que les ouvertures il y aura 6 classes de moins.