Un lycée pro du futur

samedi 25 novembre 2017
par  Luc De Chivré
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Il était une fois un lycée professionnel de province dans une ville moyenne classé en éducation prioritaire dite ZEP. Ce lycée préparait ces élèves aux métiers du bâtiment avec un bon taux de réussite pour tous les diplômes.

Puis est venu le temps des réformes toutes aussi efficaces les unes que les autres.

Les ZEP sont supprimées donc artificielles le rectorat monte les effectifs de classe de 12 à 15 et de 24 à 30. Mais les difficultés des élèves (en tout genre) et les conditions de travail (locaux et moyens) restent les mêmes. Par conséquent, le taux de réussite chute et les élèves ne veulent plus rester dans ce lycée.

Puis pour revaloriser la voie professionnelle, l’Etat supprime arbitrairement une année d’étude pour avoir un examen mais crée le Contrôle en Cours de Formation avec de l’Accompagnement Personnalisé. Le taux de réussite remonte. Mais le nombre d’élèves dans la section est trop bas 24 élèves au lieu de 30 possibles donc le pourcentage d’élèves ayant eu l’examen dans le lycée reste trop bas. Pourtant les professeurs, grâce aux moyens que leur alloue l’Etat, font en sorte que les élèves présents obtiennent l’examen (but caché du CCF) mais cela ne suffit pas. Il y a toujours un déficit d’effectifs dans les sections, le taux de réussite ne suffit plus pour attirer des éélèves.

Mais le déficit d’effectifs n’est pas une baisse d’effectif du lycée car le nombre de classes est constant et le nombre d’élèves par classe en moyenne est constant. Le rectorat a arbitrairement augmenté le nombre d’élèves par section de 24 à 30 donc en gardant le même nombre d’élèves dans la section, le rectorat dit qu’il y a un déficit de 6 élèves. Or, dans le même temps, il n’y a eu aucun travaux pour faire que les conditions d’étude des élèves et les conditions de travail des personnels soient optimisés pour ces effectifs d’élèves, même dans certaines salles de cours il manque des chaises. Mais le rectorat envoie toujours les répartitions avec les capacités d’accueil à 30 élèves donc avec un déficit de -6 par section alors que les effectifs réels du lycée n’ont que très peu baissé.

Maintenant, pour avoir toujours plus, le rectorat et la région proposent que le lycée, devenu entre temps lycée des métiers donc a accueilli dans ces locaux (toujours sans autres moyens) des formations pour adultes GRETA dispense des formations par apprentissage dans les sections qui ne remplissent pas les capacités d’accueil maximales, le tout avec toujours les mêmes moyens.

Merci aux gouvernements successifs d’avoir autant pris soin de la voie professionnelle en la réformant.

Juste une précision. Il y a quinze ans, nous ne demandions rien, la voie professionnelle vivait bien et formait bien avec des diplômes nationaux, ce n’est pas être rétrograde de demander à revenir à ce que nous n’aurions jamais dû changer, un lycée avec des capacités d’accueil de 24 ou 12 élèves et avec des examens nationaux.

Faire du tout-apprentissage (c’est ce qui nous attend) avec 35 ou 40 élèves par section, ça c’est rétrograde, car cela revient à revenir aux années 70 où il y avait ceux qui apprenaient leur métier sur le tas, avec un peu de formation en institut, et ceux qui étaient en lycée (il n’y en avait qu’une sorte) pour poursuivre de longues études.
Eric PENENT


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Brèves

La pédagogie Nutella ou le collège 2016... vu à la TV !

lundi 20 avril 2015

La réforme du collège 2016 agite le Landerneau enseignant depuis quelques semaines. Elle inquiète aussi à juste titre les parents qui se demandent bien ce que ledit collège réformé fera avec leur progéniture.

Pour rassurer tout le monde, la télévision publique nous montre à quoi ressemblera le collège 2016, dans deux reportages successifs. En effet, le collège réformé s’inspire de dispositifs innovants qui existent déjà dans quelques établissements expérimentaux.

Alors savourons cet avant-goût du collège nouveau...

Lire la suite sur le site La Vie Moderne

Chatel : « Certaines mesures vont dans le bon sens »

lundi 20 avril 2015

C’est le spécialiste des réformes destructrices Chatel qui ont mis à mal le lycée général et liquidé la voie STI qui nous le dit.
On constate facilement où Vallaud-Belkacem trouve son inspiration !

« Que les conservateurs tombent les masques ! »

lundi 20 avril 2015

Voici le titre de l’interview de Vallaud-Belkacem au très réactionnaire journal Le Point.
Notre seule réponse à NVB : « Que les néo-libéraux tombent également le masque ! »

4 pages spécial Retraités de la FERC

samedi 31 août 2013

Au sommaire : Conférence de l’UFR... les retraités à l’offensive ! - Quelle UFR, quelle structure ? - Place des retraités dans la CGT - Continuité syndicale et renforcement - Impressions croisées
Télécharger le 4 pages

Au sujet des dépenses scolaires…

jeudi 22 août 2013

Chaque année, à l’approche de la rentrée, on retrouve dans les médias des articles plus ou moins bien renseignés sur les « dépenses de la rentrée des classes ». Je les parcours toujours avec un peu d’agacement quand ils mettent en avant les nouveaux cartables, les vêtements, les classeurs, les crayons et les compas, les garderies et les cantines.
Parler de ces frais là, c’est évoquer l’arbre pour cacher la forêt. Les cartables et les compas durent facilement plusieurs années et les vêtements ne me semblent pas être une dépense scolaire : mes filles iraient-elles nues si l’école n’existait pas ? Idem pour la cantine : il faut manger même en dehors de l’obligation scolaire. Admettons pour la garderie des petits. Ce qui m’interpelle, ce sont les frais dont on parle moins et qui pourtant jalonnent bien le parcours scolaire des jeunes.
Lire la suite sur le site de l’Ecole démocratique

Ecole élémentaire : en France, le nombre d’élèves par enseignant supérieur à la moyenne OCDE (Depp)

vendredi 16 août 2013

Selon la revue « L’Éducation natio­nale en chiffres » de la Depp, le taux d’encadrement dans les écoles élémen­taires fran­çaises se situe en des­sous de la moyenne des pays de l’OCDE.
Le taux d’encadrement dans les écoles élémen­taires fran­çaises est en des­sous de la moyenne des pays de l’OCDE, selon la revue « L’Éducation natio­nale en chiffres » éditée par la Depp et parue en juillet 2013.
Dans les pays de l’OCDE, le nombre moyen d’élèves par ensei­gnant était à ce niveau de 15,4, en 2011 contre 18,4 en moyenne en France.

Loire-Atlantique / Rythmes : lettre ouverte des UD CGT, FO, FSU et Solidaires au DASEN et aux 26 maires de Loire-Atlantique appliquant la réforme en 2013

samedi 29 juin 2013

Depuis plusieurs mois, nos organisations syndicales ne cessent de dénoncer la précipitation et les dangers contenus dans la réforme des rythmes scolaires. Si les appréciations de nos syndicats respectifs peuvent diverger sur l’analyse de la loi Peillon et de son volet sur les rythmes scolaires, cela ne nous empêche en rien de partager nombre de points de vue sur les effets néfastes de cette réforme. Les propos volontaristes des municipalités ayant décidé de s’engager dès septembre 2013 dans la mise en œuvre du pan de réforme sur les rythmes ne résistent pas à un l’examen pragmatique. Pour notre part cette réforme relève plus d’un projet politique portant sur la territorialisation de l’École que sur les effets bénéfiques pour les enfants et les familles.
L’intention gouvernementale affiche une volonté de servir la réussite scolaire des élèves. Nous pensons qu’il y a loin du discours à une réalité qui malmène aussi les personnels concourant aux rythmes éducatifs des enfants. Les campagnes de communication politiciennes ne peuvent dissimuler les malaises grandissant autour de la rentrée 2013 précipitée.
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Coaching patronal au collège, sous l’œil attendri de France 2

mercredi 26 juin 2013

Mardi 18 juin, dans le 20h de France 2, après les 9 min inaugurales sur les inondations en France, et parmi les quelques miettes distribuées aux autres sujets (3 min sur le mouvement social au Brésil, 2 sur l’accueil des touristes à Paris), on retiendra un reportage d’anthologie, intitulé (sur le site de France 2) « Éducation : du coaching en ZEP » : 4 min 20 consacrées à l’intervention d’une cadre dirigeante dans un collège de « ZEP », pour appliquer, selon ses propres dires, les « méthodes d’entreprise » à l’école. 4 min 20 pour un « gros plan » qui « traite » un sujet sans (se) poser la moindre question, sans rien en dire sinon célébrer les vertus d’une initiative qui, avec d’autres, relève d’un entrisme entrepreneurial dans l’institution scolaire, du reste fort à la mode. Une initiative présentée sans contrepoint ni distance : un tel éloge relève-t-il encore de l’information ?
Lire la suite sur le site d’ACRIMED