Tribune de 320 militant.e.s en soutien à Sud éducation 93

lundi 27 novembre 2017
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« Nous en avons assez des tergiversations et des atermoiements de tous ces “responsables’’ élus par nous qui nous déclarent “irresponsables’’ (…). Nous en avons assez du racisme d’État qu’ils autorisent. »
Pierre Bourdieu, Contre-feux, 1998

Reprenant les inepties propagées par la fachosphère, c’est un ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, qui a attaqué publiquement et devant la représentation nationale le syndicat SUD Éducation 93 pour son stage de formation syndicale « Au croisement des oppressions : où en est-on de l’antiracisme à l’école ? »

Nous sommes pour tout dire supéfait.es de cette atteinte grave aux libertés syndicales comme de la tournure que prend le débat public, virant à la stigmatisation avec beaucoup d’amalgames, d’approximations, voire de mensonges. Cette médiatisation a des conséquences pour les militant.es de ce syndicat qui subissent depuis plusieurs jours menaces, injures, calomnies émanant de l’extrême droite. Et il est inacceptable qu’un ministre légitime cette entreprise.

Avant toute chose il faut rappeler l’évidence : oui ce stage de formation syndicale est bien un stage antiraciste, visant à combattre les discriminations raciales.

Alors, on peut avoir des réserves sur la pertinence des méthodes employées par SUD Éducation 93 dans ce stage, dont celle qui fait couler beaucoup d’encre, les ateliers en non-mixité. Nous pouvons même, après tout, être en désaccord et en débattre. Mais il y a des impostures agitées par les détracteurs de SUD Éducation 93 que nous ne pouvons accepter.

Les deux ateliers non-mixtes (sur neuf) constituent une partie seulement du programme du stage, dont une grande part se déroule en plénière, mixte. Il ne s’agit donc absolument pas d’un stage « interdit aux blancs » comme plusieurs médias ont cru pouvoir l’affirmer.

Ces ateliers restent organisés dans un but : déconstruire des mécanismes d’oppressions avec pour finalité de mieux comprendre le racisme pour mieux le combattre aujourd’hui.

Comme l’a expérimenté le mouvement féministe avec intérêt, l’intention de la méthode de non-mixité est bien de chercher à faire avancer l’égalité… celle-là même qui s’inscrit aux frontons de nos mairies sans se traduire dans les faits pour des millions de nos concitoyen.nes. Et c’est cela qui devrait être la préoccupation des pouvoirs publics.

Mais, c’est à l’opposé de cette préoccupation que Jean-Michel Blanquer a annoncé vouloir attaquer en diffamation le syndicat SUD Éducation 93 pour l’usage des mots « racisme d’État ».

Nous demandons au ministre : faudra-t-il demain mettre au pilon l’abondante littérature scientifique qui utilise cette expression et en analyse les déclinaisons, malheureusement bien concrètes ? Faudra-t-il demain bannir des écrits et travaux de Michel Foucault, Pierre Bourdieu ou d’autres les pages qui l’évoquent ?

Nous ne pouvons pas non plus accepter la répression antisyndicale et sa judiciarisation croissante, impulsée par le sommet de l’État. Au moment où Jean-Michel Blanquer attaque le syndicat SUD Éducation, Muriel Pénicaud met à pied une inspectrice du travail également membre de SUD et sanctionne deux militants de la CGT.

Le cas présent nous amène bien « au croisement des répressions » : surfant sur les paniques identitaires, le ministre de l’Éducation nationale s’aligne sur le calendrier dicté par l’extrême droite pour chercher à disqualifier le mouvement social et faire diversion face aux contestations.

Nous exigeons que toutes les poursuites à l’égard de SUD Éducation 93 soient immédiatement abandonnées.

POUR SIGNER : soutiensudeduc93@gmail.com

PREMIERS SIGNATAIRES :

Thomas Alam, politiste, Snesup-FSU ;

Elise Allard, charpentière, ex-professeure des écoles, ex-secrétaire fédérale SUD étudiant ;

Bastien Amiel, politiste, Université Paris Nanterre, enseignant d’histoire-géographie, adhérent SUD Éducation 92 ;

Raphaël Andere, enseignant, syndicaliste Snes-FSU, École Émancipée ;

Hervé Andres, ingénieur CNRS, docteur en science politique ;

Armelle Andro, professeure en démographie, universitaire ;

Verveine Angeli, secrétaire nationale de l’Union syndicale Solidaires ;

Jean-Christophe Angaut, maître de conférences de philosophie à l’Ecole normale supérieure de Lyon ;

Naïma Anka Idrissi, doctorante en sociologie, ATER ;

Jean-Pierre Anselme, journaliste ;

Nathalie Astolfi, professeur des écoles, CNT-STE 75 ;

Virginie Baby-Collin, professeure de géographie ;

Paola Bacchetta, professeur, University of California, Berkeley ;

Bally Bagayoko, maire-adjoint de Saint-Denis ;

Sébastien Banse, journaliste au Journal de Saint-Denis ;

Ludivine Bantigny, historienne, Université de Rouen ;

Emmanuel Barot, philosophe, université de Toulouse ;

Michel Barthélémy, sociologue, CNRS ;

Luis Fernando Basurto, enseignant péruvien, syndicaliste, habitant de Saint Denis ;

Christophe Baticle, Socio-anthropologue, Université de Picardie Jules Verne ;

Benjamin Bauné, syndicaliste SUD éducation Paris ;

Adda Bekkouche, juriste ;

Gregory Bekhtari, syndicaliste FSU, École Émancipée ;

Mohamed Ben Yakhlef, conseiller municipal Ensemble ! de Villeneuve-Saint-Georges ;

Maxime Benatouil, membre de l’Union juive française pour la Paix ;

Omar Benderra, militant associatif ;

Sarah Benichou, enseignante d’histoire-géographie ;

Robert Benoit, historien, Marseille ;

Fatima Benomar, militante féministe ;

Judith Bernard, enseignante, metteure en scène, journaliste ;

Alain Bertho, anthropologue, université Paris 8 ;

Olivier Besancenot, porte-parole du NPA ;

Damien Besnard, enseignant (93), syndicaliste Snes-FSU, École émancipée ;

Eric Beynel, porte-parole national de l’Union syndicale Solidaires ;

Alain Bihr, professeur honoraire de sociologie ;

Philippe Blanchet, professeur de sociolinguistique et communication interculturelle, université Rennes 2 ;

Laurence Blisson, secrétaire générale du Syndicat de la magistrature ;

Daniel Blondet, CGT Educ’action Paris ;

Benoit Bories, créateur sonore et documentariste radiophonique, Toulouse ;

Martine Boudet, professeure agrégée de Lettres modernes, membre du Conseil scientifique d’ATTAC France ;

Florence Bouillon, maîtresse de conférences en sociologie, Université Paris 8 ;

Antoine Boulangé, Formateur Espé de Paris, syndicaliste FERC Sup CGT ;

Marc Bessin, sociologue, directeur de recherche au CNRS IRIS /EHESS ;

Christophe Bonneuil, historien ;

Alima Boumediene Thiery, avocate ;

Sam Bourcier, université Lille 3 ;

Sami Bouri, enseignant de sciences économiques et sociales, co-fondateur-organisateur de “L’œuvre de Pierre Bourdieu en pratiques” ;

Jean-Jacques Bretou, traducteur ;

Marc Brunet, professeur d’histoire-géographie à Cavaillon, Attac 84 ;

Thomas Brunner, maître de conférences en histoire du Moyen Âge (Strasbourg) ;

Maguy Borrás ;

Céline Boudie, Enseignante en Histoire/Géographie, 93, Snes-FSU ;

Vincent Bruand, enseignant ;

Jérôme Buresi, enseignant-chercheur à Lens ;

Jean-Charles Buttier, enseignant et historien ;

Jean-Marc Capellero-Rabinovitz, membre de l’Union Juive Française pour la Paix

Alain Castera, ingénieur, militant syndical, SUD-Recherche EPST ;

Manuel Cervera-Marzal, sociologue ;

Brendan Chabannes, co-secrétaire fédéral de SUD Éducation ;

Olivier Chaïbi, agrégé d’histoire-géographie, docteur en histoire ;

Grégory Chambat, enseignant, syndicaliste, collectif Questions de classe(s) ;

Grégoire Charlot, universitaire ;

Alain Chevarin, enseignant retraité, syndicaliste ;

Nara Cladera, Solidaires Comminges ;

Matthias Claeys, auteur/metteur en scène ;

Michèle Claveau, enseignante de biologie au CNED de Lyon ;

Anne Clerval, géographe, universitaire ;

Agnès Cluzel, militante du MRAP de Saint Denis ;

Jean-Claude Cluzel, PCF ;

Déborah Cohen, historienne, Université de Rouen ;

James Cohen, politiste ;

Matthieu Colloghan, dessinateur ;

Maxime Combes, économiste ;

Dominique Constantini, SUD Éducation 84 ;

Patrice Coulon, militant de la Ligue des droits de l’Homme ;

Annick Coupé, membre du Bureau d’Attac ;

Philippe Corcuff, maître de conférences en science politique ;

Renaud Cornand, sociologue ;

Jérôme Coutelle, CGT Ford-Blanquefort ;

Pierre Cours-Salies, sociologue ;

Léon Crémieux, technicien retraité syndicaliste SUD Aérien ;

Monique Crinon, philosophe militante féministe ;

Alexis Cukier, directeur de programme au Collège international de philosophie ;

Georges Da Costa, FERC Sup CGT Université de Caen ;

Amel Dahmani, secrétaire de SUD CT 93 ;

Cybèle David, co-secrétaire fédérale de SUD Éducation ;

Hendrik Davi ;

Marielle Debos, maîtresse de conférences en science politique, Université Paris Nanterre ;

Laurence De Cock, historienne, syndicaliste Snes, École Émancipée ;

Valérie de Saint-Do, journaliste et auteure ;

Stéphane Degl’Innocenti, SUD Santé Sociaux 93 ;

Pauline Delage, sociologue ;

Gwenaël Delaval, universitaire, FERC Sup CGT ;

Christine Delphy, sociologue ;

Alain Dervin, professeur des écoles, CNT-STE 93 ;

Claire Desmitt, doctorante en Sciences de l’éducation ;

Adèle Dorada, Alternative libertaire ;

Marnix Dressen, professeur des universités ;

Nicolas Dreyer, Confédération Paysanne du Var ;

Christian Drouet, militant SUD Rail retraité et militant du Front social 93 ;

Véronique Dubarry, conseillère municipale de l’Île-Saint-Denis ;

Frank Duport, syndicaliste, Union locale CGT Bordeaux-Nord ;

Simon Duteil, secrétaire national de l’Union syndicale Solidaires ;

Sylvia Duverger, déléguée syndicale SNJ, créatrice et rédactrice de « Féministes en tous genres » ;

David Emain, enseignant agrégé ;

Didier Epsztajn, animateur du blog « Entre les lignes, entre les mots » ;

Karine Espineira, sociologue, Université Paris 8 ;

Hervé Falcetta, syndicaliste CGT construction, Toulouse ;

Colin Falconer, militant d’Ensemble ! à Saint-Denis ;

Jules Falquet, sociologue, Université Paris Diderot ;

Mireille Fanon-Mendès-France, pour la Fondation Frantz-Fanon ;

Ahmed Faouzi, militant syndical, CGT action sociale (67) ;

Thomas Faure, CGT Getrag Ford Transmission ;

Irène Favier, historienne, Université de Grenoble :

Olivier Favier, auteur ;

Sonia Fayman, sociologue, membre de l’Union juive française pour la Paix ;

Sophie Fesdjian, enseignante, chercheuse, anthropologue ;

Yann Fiévet, socio-économiste ;

Thierry Flammant, professeur d’histoire ;

Fabrice Flipo, maître de conférences en philosophie politique et sociale ;

Sébastien Fontenelle, journaliste ;

Camille Foubert, doctorante à l’EHESS et syndiquée SUD Éducation Paris ;

Bernard Friot, économiste, Snesup FSU ;

Leïla Frouillou, maître de conférences en sociologie ;

Fanny Gallot, historienne ;

Jean-Jacques Gandini, avocat honoraire ;

Jean Gardin, maître de conférences en géographie, Université Paris I Panthéon Sorbonne ;

Isabelle Garo, philosophe ;

Franck Gaudichaud, politiste ;

Arlette Gautier, professeure de sociologie, Université de Brest ;

Clément Gautier, secrétaire fédéral Solidaires étudiant.es ;

Amandine Gay, réalisatrice et universitaire ;

Vincent Gay, Snesup-FSU ;

Valérie Gérard, professeure de philosophie 92, directrice de programme au Collège international de philosophie ;

Cécile Gintrac, enseignante, géographe ;

Violaine Girard, sociologue ;

Raphael Giromini, enseignant à Aubervilliers, syndicaliste Snes-FSU 93 ;

Sybille Gollac, sociologue, chercheuse au CNRS ;

Liliana Gonzalez, psychanalyste ;

Camille Gourdeau, socio-anthropologue, Université Paris-Diderot ;

Jean-Guy Greilsamer, retraité, Union Juive Française pour la Paix ;

Luca Greco, maitre de conférences, Sorbonne Nouvelle ;

Lena Grigoriadou, enseignante ;

Nacira Guenif, professeure en Sciences de l’éducation, Université Paris 8 ;

Michelle Guerci, journaliste ;

Fabrice Guilbaud, maître de Conférences en sociologie, UPJV Amiens, secrétaire de section Snesup-FSU ;

Paul Guillibert, Cercle des enseignant.es laïques ;

Hélène Guillaume, Assistante d’Education, 93 ;

Georges Gumpel, membre de l’Union juive française pour la paix ;

Fabienne Haloui, Lutte contre le racisme et pour l’égalité au PCF ;

Boualem Hamadache, secrétaire général SUD Conseil départemental de Seine-Saint-Denis ;

Bérénice Hamidi Kim, enseignante-chercheuse en études théâtrales, Université Lyon 2 ;

Nahema Hanafi, maîtresse de conférences en histoire moderne, université d’Angers ;

Claire Hancock, professeure de géographie, Université Paris-Est Créteil ;

Samuel Hayat, historien, chercheur au CNRS ;

Gaétan Helon, secrétaire du Syndicat étudiant et lycéen CGT du Nord ;

AnouchK Ibacka Valiente, thesard.e, Berlin ;

Rada Ivekovic, philosophe ;

Caroline Izambert, Cercle des enseignant.es laïques ;

Sylvain Jay, Ligue des droits humains ;

Pierre Jeanneteau-Goalec, enseignant, syndicaliste

Fanny Jedlicki, maîtresse de conférences en sociologie à l’université du Havre ;

Anne Jollet, Historienne, Coordonnatrice de la rédaction des Cahiers d’histoire, Revue d’histoire critique ;

Florence Johsua, sociologue ;

Samy Johsua, professeur émérite Université Aix Marseille ;

Cécile Jouhanneau, Maîtresse de conférences en science politique, Université Paul Valéry Montpellier 3 ;

Nicolas Jounin, sociologue ;

Claire Karpman, enseignante, militante SUD Éducation ;

Razmig Keucheyan, sociologue ;

Pierre Khalfa, économiste, militant altermondialiste ;

Isee Kheroufi-Gautherat, étudiante Master 1 genre, université paris 7 ;

Stathis Kouvélakis, philosophe ;

Isabelle Krzywkowski, Professeur de Littérature comparée, Université Grenoble Alpes, Snesup-FSU ;

Juliette Lancel, doctorante en histoire (EHESS), enseignante, photographe ;

Patrice Lardeux, militant CGT et anti-impérialiste ;

Mathilde Larrère, historienne ;

Nathalie Lautrec, SUD Éducation Manche ;

Léa Laval, doctorante en sciences de l’éducation – Paris 8 ;

Stéphane Lavignotte, pasteur de la Mission populaire ;

Brenda Le Bigot, université Cergy-Pontoise, syndicaliste SUD Éducation 95 ;

Francis Lebon, maître de conférences en sciences de l’éducation ;

Olivier Le Cour Grandmaison, universitaire ;

Rose-Marie Lagrave, sociologue, directrice d’études EHESS ;

Christian Leblanc, membre du Bureau national du SYNPTAC-CGT ;

Sébastien Ledoux, historien, Université Paris-I ;

Margaux Leduc-Leroy, secrétaire fédérale SUD Santé-Sociaux ;

Vincent Legeay, doctorant, agrégé de philosophie ;

Jean-Philippe Legois, archiviste et historien ;

Fabienne Le Jeannic, militante NPA ;

Joël Le Jeannic, technicien avion et membre du Bureau National SUD Aérien ;

Stéphane Lavillaureix, réalisateur ;

Jean-Yves Lesage, militant du Livre CGT ;

Nathalie Levallois, syndiquée SUD santé, membre de la France Insoumise ;

Michel Lopes, retraité du Livre CGT ;

Michael Löwy, sociologue ;

Liêm-Khê Luguern, historienne ;

Seloua Luste Boulbina, universitaire ;

Joëlle Magar-Braeuner, sociologue et formatrice ;

Christian Mahieux, membre du comité éditorial des Cahiers Les Utopiques, syndicaliste Solidaires ;

Pascal Maillard, universitaire, Snesup-FSU ;

Jean-Claude Mamet, co-animateur du blog « Syndicollectif » ;

Gilles Manceron, historien ;

Anne Marchand, sociologue ;

Fabien Marcot, graphiste ;

Audrey Mariette, enseignante-chercheuse à l’université Paris 8 ;

Philippe Marlière, politiste ;

Adrien Martinez, syndicaliste SNUIpp, membre de l’École Émancipée ;

Servane Marzin, enseignante en Seine-Saint-Denis ;

Gustave Massiah, économiste ;

Émeline Maul, Ufict-CGT Métropole de Lyon ;

Guillaume Mazeau, historien ;

Sarah Mazouz, sociologue, chargée de recherche au CNRS ;

Madjid Messaoudene, élue de Saint-Denis en charge de la lutte contre les discriminations et pour l’égalité des droits ;

Thibaut Michoux, enseignant, Snes-FSU et École Émancipée ;

Pierre Millet, enseignant en collège, syndiqué Snes-FSU 93 ;

Raphaël Millon, membre du ReAct – Réseaux pour l’action collective transnationale ;

Julian Mischi, sociologue ;

Sylvie Monchatre, sociologue, Université de Strasbourg ;

Sophie Montant, professeure de français ;

Christian de Montlibert, sociologue ;

René Monzat, membre de Espaces Marx ;

John Mullen, historien ;

Dominique Natanson, militant pédagogique, membre de l’Union juive française pour la paix ;

Jean-Michel Nathanson, syndicaliste Solidaires Finances publiques ;

Nolwenn Neveu, enseignante, syndiquée Snes-FSU 95 ;

Olivier Neveux, universitaire ;

Olivier Noël, sociologue, Université Paul Valéry-Montpellier ;

Sylvie Nony, chercheuse, militante FSU ;

Annaig Oiry, ESPE de Créteil ;

Perrine Olff-Rastegar, membre de l’Union juive française pour la paix ;

Jean-Louis Olive, anthropologue, sociologue, Université de Perpignan ;

Julien O’Miel, maître de conférence en science politique ;

Anissa Ouamrane, doctorante en géographie ;

Ugo Palheta, sociologue ;

Luca Paltrinieri, maître de conférences (philosophie), Université de Rennes 1

Gaël Pasquier, maître de conférences en sociologie ;

Jean-François Pélissier, porte-parole national d’Ensemble ! ;

Willy Pelletier, sociologue ;

Etienne Penissat, chercheur au CNRS ;

Irène Pereira, sociologue ;

Thierry Perennes, UL CGT Guingamp ;

Evelyne Perrin, auteur et économiste ;

Roland Pfefferkorn, professeur de sociologie, Université de Strasbourg ;

Valérie Phelippeau, enseignante et syndiquée CGT, Cergy ;

Patrick Pierre, militant syndical et politique, Rennes ;

Laurent Pinatel, porte-parole de la Confédération Paysanne ;

Marie Plassart, maîtresse de conférences, Université Lumière Lyon 2 ;

Bruno Poncet, secrétaire fédéral SUD Rail ;

Véronique Ponvert, syndicaliste FSU, Ecole Emancipée ;

Emmanuelle Posse, professeur de philosophie dans le 93, syndiquée SUD ;

Nicolas Poulin, ingénieur de recherche, co-secrétaire de SUD Éducation Alsace ;

Christine Poupin, porte-parole du NPA ;

Philippe Poutou, ancien candidat du NPA à l’élection présidentielle ;

Raphaël Pradeau, porte-parole d’Attac France ;

Jean-Luc Primon, sociologue, maître de conférences ;

Aude Rabaud, sociologue ;

Jean-Pierre Rafier, militant CGT Haute-Savoie, membre de la Ligue des droits de l’homme ;

Sandra Regol, porte-parole d’Europe Ecologie-Les Verts ;

Matthieu Renault, Université Paris 8 ;

Juliette Rennes, sociologue, EHESS ;

François Reyssat, chercheur associé en sociologie ;

Fabrice Riceputi, enseignant ;

Jean Rivière, enseignant chercheur en géographie ;

Julien Rivoire, enseignant, Snesup-FSU Paris 13 ;

Jacqueline Roche ;

Cécile Ropiteaux, syndicaliste FSU, École Émancipée ;

Jean-Louis Rotter, Fédération SUD Santé Sociaux ;

Théo Roumier, membre du comité éditorial des Cahiers Les Utopiques, syndicaliste Solidaires ;

Nordine Saidi, militant décolonial et délégué syndical Setca/FGTB ;

Julien Salingue, docteur en science politique ;

Catherine Samary, économiste ;

Maximilien Sanchez, conseiller municipal délégué à la Jeunesse de Gentilly, militant altermondialiste ;

Eric Santinelli, secrétaire fédéral SUD Rail ;

Odile Schneider-Mizony, linguiste, Université de Strasbourg

Arnault Skornicki, maître de conférences en science politique ;

Linda Sehili, syndicaliste Solidaires Finances publiques ;

Véronique Servat, enseignante histoire-géographie, Snes-FSU ;

Yasmine Siblot, sociologue ;

Michèle Sibony, membre de l’Union juive française pour la Paix ;

Patrick Silberstein, éditions Syllepse ;

Patrick Simon, démographe, INED ;

Marie Sonnette, sociologue ;

Valérie Soumaille, syndicaliste FSU, École Émancipée ;

François Spinner, revue N’autre école, collectif Questions de classe(s) ;

Pierre Stambul, membre de l’Union juive française pour la paix ;


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Brèves

Moins de fonctionnaires et un statut attaqué :

vendredi 26 mai

120 000 fonctionnaires en moins mais un service public renforcé. Comme depuis 10 ans, le but est donc de faire mieux avec moins, ce qui impliquera, dans les faits, une baisse des services rendus aux usagers et une détérioration des conditions de travail des personnels. Pour cela, la recette managériale habituelle : autonomie des chef-fes de services, individualisation des carrières et des salaires. Bref, la concurrence entre les personnels et la division

CEPIC, AVEC LA CGT, ILS et ELLES ONT GAGNÉ !

mardi 18 avril

Au bout de 2 semaines de grève totale et de blocage du site, les salariés de CEPIC ont arraché vendredi 14 avril un très bon accord :

  • une augmentation de salaire avec un talon de 30 €
  • une prime exceptionnelle équivalent à un mois de salaire
  • une prime de chiffre d’affaires mensuelle

De fait, ces mesures salariales amènent les salariés de CEPIC au niveau des minima conventionnels, que l’employeur refuse depuis des années. La grève menée par les militants CGT de CEPIC, épaulés par la présence permanente de l’UL Sotteville St Etienne a rassemblé du premier au dernier jour 90 % des salariés.
L’UD 76 et la fédération Chimie ont organisé la solidarité sur le piquet : des dizaines de syndicats cgt sont venus régulièrement soutenir. La victoire des CEPIC, après la victoire des Legrand est une victoire pour toute la CGT. C’est la victoire de l’unité et de la solidarité.

Lutte gagnante : victoire pour les travailleurs sans papiers du Marché de Rungis

mercredi 12 avril

Après trois semaines de grève et d’occupation de la Tour Semmaris, les pressions sur les entreprises pour l’établissement des CERFA, les parties (Préfecture, Min de Rungis, CGT) se sont mis d’accord sur les points suivants :

  • établissement par les services préfectoraux de récépissés avec autorisation de travail pour l’ensemble des grévistes ;
  • dépôt des dossiers des 128 travailleurs sans papiers en préfecture du Val-de-Marne.

En conséquence, l’occupation de la Tour Semmaris a pris fin dimanche 9 avril 2017.

Cette victoire est incontestablement à mettre au crédit de la lutte, de la détermination des travailleurs sans papiers, des militants de la CGT et des nombreux et divers soutiens qui auront pu s’exprimer.

On bosse ici, on vit ici, on reste ici !

Montreuil, le 10 avril 2017

Les salariés de l’usine Legrand ont gagné !

mardi 28 mars

Cet après-midi, après 9 jours de grève et de blocage , la direction de l’usine Legrand de Malaunay a cédé devant la délégation CGT et FO, et face à la détermination des salariés qui ont gagné 41,61 euros d’augmentation par mois.
La solidarité a joué un rôle déterminant. Le patron, énervé par la détermination des grévistes qui tenaient bon a lâché : « oui je le sais, vous avez une cagnotte », en faisant référence au soutien financier des autres syndicats CGT et d’autres salariés présents le jeudi 23 Mars devant l’usine. La CGT éduc’action de l’académie de Rouen était porteuse ce jour là d’un message de soutien. BRAVO aux LEGRAND !

Déclarations CGT éduc’action de mars 2017

samedi 25 mars

Lutte gagnante chez SIDEL, près du Havre :

mardi 21 mars

Après des propositions au rabais suite aux négociations salariales annuelles, les salariés de Sidel (métallurgie) ont décidé de se mobiliser pour les salaires alors que les résultats de l’entreprise sont au beau fixe. Après 2 jours de débrayages, la direction a été obligée de revoir sa copie à la hausse. Ainsi, l’augmentation générale pour les non cadres est passée de 0,4% à 1%, Pour les cadres, c’est 1,6% d’augmentation individuelle. La prime de transport est améliorée de 3%, et la prime de vacances de 1000 euros est reconduite. 5000 euros de primes vont être versés aux salariés ainsi qu’un bonus. Le mercredi 8 mars l’assemblée générale a accepté le contenu des négociations et a repris le travail .

Mutations 2° degré : le rectorat ne veut pas communiquer les postes vacants !

samedi 18 mars

Les collègues qui participent au mouvement intra du second degré l’ont déjà remarqué : le rectorat ne communiquera pas les postes vacants, hors postes spécifiques. La raison invoquée d’un problème de calendrier ne tient pas la route. En effet, le CTA qui entérine les suppressions de postes a lieu le 24 Mars, et à la demande légitime des organisations syndicales, il est important que la période de saisie des voeux ne se fasse pas pendant les vacances. Mais cette excuse soulève pas mal de questions : pourquoi refuser de diffuser les postes vacants au moins pour quelques jours, après le 24 Mars ? Pourquoi ne pas avoir fixé les CTA et les groupes de travail préparatoires plus tôt ? Pourquoi ne pas laisser le serveur SIAM ouvert jusqu’au 7 avril ? Cette décision ressemble plus à un refus de communiquer les postes vacants, qu’à un simple problème de calendrier !

Non, tout ne va pas bien dans l’éducation !

jeudi 9 mars

Contrairement à ce que le gouvernement déclare la rentrée 2016 n’est pas bonne, et celle qui se prépare va être encore pire. Les effectifs de classe vont encore augmenter. En Seine-Maritime, en collège, 40 classes vont fermer pour 31 ouvertures. Et les ouvertures ne se font que quand les classes sont déjà pleines à craquer ! Les collèges sortant de l’éducation prioritaire figurent dans le top 5. La fermeture du collège Guy Môquet au Havre est en cours. Dans les lycées les effectifs de classe dépassent de plus en plus fréquemment la barrière déjà inadmissible de 35 élèves par classe. Dans le 1° degré, en Seine-Maritime, 97 classes vont fermer pour seulement 37 ouvertures. Et dans l’Eure, avec des fermetures plus nombreuses que les ouvertures il y aura 6 classes de moins.