Grève des agents techniques des lycées normands contre le « travailler plus pour gagner moins »

mercredi 29 novembre 2017
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La CGT des agents techniques des lycées appelle à la grève jeudi 30 novembre. Nous publions le texte de la pétition CGT exposant les raisons de la mobilisation.

Le projet Politique du Président Hervé Morin, en une phrase :
Travailler plus pour gagner moins avec des conditions de travail dégradées.

Dans les groupes de travail, pour endormir et occuper les organisations syndicales l’administration nous entraine sur le terrain des modalités d’organisation des conditions de travail de la nouvelle collectivité. Pour éviter la grogne et le mécontentement elle ne répond pas à nos questions et interrogations ! Mais la CGT peut aujourd’hui résumer ce qui se profile, ce serait :

TRAVAILLER PLUS

Entre 14, 40, 48 ou 88 heures de travail en plus selon que l’on travaille dans les lycées ou sur les sites de Rouen ou Caen, c’est ce que veut Hervé Morin ! La fin de l’annualisation du temps de travail et donc la fin des RTT générées en cas d’absence (39 h semaine travaillées / 35 h comptabilisées en cas d’absence pour maladie) Une diminution des droits d’autorisation d’absence.

POUR GAGNER MOINS

Pas d’alignement du Régime indemnitaire (RI) vers le haut, une simple règle de trois pour répartir l’existant, c’est ce que veut Hervé Morin !

Une réfaction sur la totalité du Régime indemnitaire dès le 1er jour d’absence maladie. Tous les nouveaux arrivants dans la collectivité gagneront moins de RI. Les non-titulaires, s’ils sont recrutés, le seront-ils avec un régime indemnitaire ? Si oui lequel ? La collectivité veut mettre en place le Complément Individuel Annuel(CIA), prime au mérite, d’ailleurs avec le consentement des autres syndicats, la CGT est la seule organisation à s’être prononcer catégoriquement contre et le dénoncer !

Si la loi « Notre » nous garantit le maintien de notre revenu, la collectivité prévoit d’instaurer une indemnité compensatrice à titre individuelle pour les agents. Dans quelles conditions ? Sera-t-elle, comme cela a été évoqué, synonyme d’un blocage d’évolution salariale pendant des années ? Nous pouvons rappeler aussi le blocage du point d’indice par les gouvernements qui se succèdent et la volonté de ce dernier de rétablir un jour de carence en cas de maladie…

AVEC DES CONDITIONS DE TRAVAIL DEGRADEES

Polyvalence, déqualification, dévalorisation, c’est ce que veut Hervé Morin ! La CGT a voté contre les fiches emplois repères des lycées présentées par l’administration, elle s’est abstenue sur celles des sites !

INACEPTABLE POUR LA CGT ! LA MOBILISATION S’IMPOSE !


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Brèves

Moins de fonctionnaires et un statut attaqué :

vendredi 26 mai

120 000 fonctionnaires en moins mais un service public renforcé. Comme depuis 10 ans, le but est donc de faire mieux avec moins, ce qui impliquera, dans les faits, une baisse des services rendus aux usagers et une détérioration des conditions de travail des personnels. Pour cela, la recette managériale habituelle : autonomie des chef-fes de services, individualisation des carrières et des salaires. Bref, la concurrence entre les personnels et la division

CEPIC, AVEC LA CGT, ILS et ELLES ONT GAGNÉ !

mardi 18 avril

Au bout de 2 semaines de grève totale et de blocage du site, les salariés de CEPIC ont arraché vendredi 14 avril un très bon accord :

  • une augmentation de salaire avec un talon de 30 €
  • une prime exceptionnelle équivalent à un mois de salaire
  • une prime de chiffre d’affaires mensuelle

De fait, ces mesures salariales amènent les salariés de CEPIC au niveau des minima conventionnels, que l’employeur refuse depuis des années. La grève menée par les militants CGT de CEPIC, épaulés par la présence permanente de l’UL Sotteville St Etienne a rassemblé du premier au dernier jour 90 % des salariés.
L’UD 76 et la fédération Chimie ont organisé la solidarité sur le piquet : des dizaines de syndicats cgt sont venus régulièrement soutenir. La victoire des CEPIC, après la victoire des Legrand est une victoire pour toute la CGT. C’est la victoire de l’unité et de la solidarité.

Lutte gagnante : victoire pour les travailleurs sans papiers du Marché de Rungis

mercredi 12 avril

Après trois semaines de grève et d’occupation de la Tour Semmaris, les pressions sur les entreprises pour l’établissement des CERFA, les parties (Préfecture, Min de Rungis, CGT) se sont mis d’accord sur les points suivants :

  • établissement par les services préfectoraux de récépissés avec autorisation de travail pour l’ensemble des grévistes ;
  • dépôt des dossiers des 128 travailleurs sans papiers en préfecture du Val-de-Marne.

En conséquence, l’occupation de la Tour Semmaris a pris fin dimanche 9 avril 2017.

Cette victoire est incontestablement à mettre au crédit de la lutte, de la détermination des travailleurs sans papiers, des militants de la CGT et des nombreux et divers soutiens qui auront pu s’exprimer.

On bosse ici, on vit ici, on reste ici !

Montreuil, le 10 avril 2017

Les salariés de l’usine Legrand ont gagné !

mardi 28 mars

Cet après-midi, après 9 jours de grève et de blocage , la direction de l’usine Legrand de Malaunay a cédé devant la délégation CGT et FO, et face à la détermination des salariés qui ont gagné 41,61 euros d’augmentation par mois.
La solidarité a joué un rôle déterminant. Le patron, énervé par la détermination des grévistes qui tenaient bon a lâché : « oui je le sais, vous avez une cagnotte », en faisant référence au soutien financier des autres syndicats CGT et d’autres salariés présents le jeudi 23 Mars devant l’usine. La CGT éduc’action de l’académie de Rouen était porteuse ce jour là d’un message de soutien. BRAVO aux LEGRAND !

Déclarations CGT éduc’action de mars 2017

samedi 25 mars

Lutte gagnante chez SIDEL, près du Havre :

mardi 21 mars

Après des propositions au rabais suite aux négociations salariales annuelles, les salariés de Sidel (métallurgie) ont décidé de se mobiliser pour les salaires alors que les résultats de l’entreprise sont au beau fixe. Après 2 jours de débrayages, la direction a été obligée de revoir sa copie à la hausse. Ainsi, l’augmentation générale pour les non cadres est passée de 0,4% à 1%, Pour les cadres, c’est 1,6% d’augmentation individuelle. La prime de transport est améliorée de 3%, et la prime de vacances de 1000 euros est reconduite. 5000 euros de primes vont être versés aux salariés ainsi qu’un bonus. Le mercredi 8 mars l’assemblée générale a accepté le contenu des négociations et a repris le travail .

Mutations 2° degré : le rectorat ne veut pas communiquer les postes vacants !

samedi 18 mars

Les collègues qui participent au mouvement intra du second degré l’ont déjà remarqué : le rectorat ne communiquera pas les postes vacants, hors postes spécifiques. La raison invoquée d’un problème de calendrier ne tient pas la route. En effet, le CTA qui entérine les suppressions de postes a lieu le 24 Mars, et à la demande légitime des organisations syndicales, il est important que la période de saisie des voeux ne se fasse pas pendant les vacances. Mais cette excuse soulève pas mal de questions : pourquoi refuser de diffuser les postes vacants au moins pour quelques jours, après le 24 Mars ? Pourquoi ne pas avoir fixé les CTA et les groupes de travail préparatoires plus tôt ? Pourquoi ne pas laisser le serveur SIAM ouvert jusqu’au 7 avril ? Cette décision ressemble plus à un refus de communiquer les postes vacants, qu’à un simple problème de calendrier !

Non, tout ne va pas bien dans l’éducation !

jeudi 9 mars

Contrairement à ce que le gouvernement déclare la rentrée 2016 n’est pas bonne, et celle qui se prépare va être encore pire. Les effectifs de classe vont encore augmenter. En Seine-Maritime, en collège, 40 classes vont fermer pour 31 ouvertures. Et les ouvertures ne se font que quand les classes sont déjà pleines à craquer ! Les collèges sortant de l’éducation prioritaire figurent dans le top 5. La fermeture du collège Guy Môquet au Havre est en cours. Dans les lycées les effectifs de classe dépassent de plus en plus fréquemment la barrière déjà inadmissible de 35 élèves par classe. Dans le 1° degré, en Seine-Maritime, 97 classes vont fermer pour seulement 37 ouvertures. Et dans l’Eure, avec des fermetures plus nombreuses que les ouvertures il y aura 6 classes de moins.