Les personnels du LP Descartes (Fécamp) interpellent le rectorat

jeudi 30 novembre 2017
popularité : 7%

Nous publions le courrier que les personnels du LP Descartes ont récemment adressé au rectorat, suite à une AG. A Fécamp comme dans la plupart des LP, la précarité des postes, les fermetures de sections et les réductions de capacités d’accueil s’apparentent à un plan social qui ne dit pas son nom.

Monsieur le secrétaire général de l’académie de Rouen,

Inquiets pour notre avenir au sein du lycée Descartes, nous vous adressons ce courrier. Deux sujets nous préoccupent particulièrement : la fragilisation de certains postes et les classes surchargées.
Depuis quelques années, les personnels et les usagers du LP Descartes subissent une forte évolution de l’offre de formation pour notre établissement : fermeture d’une demi-section de bac pro gestion administration (rentrée 2016), puis transformation d’une demi-section de gestion administration en commerce à la rentrée 2017, suppression du CAP services hôteliers et transfert du CAP cuisine du collège Paul Bert vers le lycée.
Ces transformations et le manque de visibilité pour les prochaines années provoquent une forte inquiétude, en particulier pour les enseignants intervenant en Gestion Administration et en Biotechnologies, ainsi qu’une profonde incertitude sur le devenir des formations de l’établissement.
Face à la réduction des heures en Gestion Administration, la précédente direction de l’établissement s’était engagée en janvier 2016 à stabiliser les postes de nos collègues en leur assurant des heures dans la demi-section Commerce ouverte à cette rentrée. Malgré la difficulté de ce choix, des collègues étaient prêts à s’engager dans des formations pour adapter leurs enseignements à la filière commerce, à la création de laquelle ils auraient contribué. Qu’en est-il à ce jour ?
Pour travailler sereinement, les personnels et les usagers ont besoin de stabilité quant aux postes et aux sections du lycée. L’incertitude est un facteur de stress qui fragilise et décourage les équipes. Aussi, notre demande est simple, nous voulons que les collègues dont les postes sont fragilisés soient rassurés sur leur avenir au lycée Descartes.
Par ailleurs, les classes sont pleines, et nous sommes dans l’impossibilité de répondre à toutes les demandes de PARI ou de passerelles. Réduire les effectifs par classe nous permettrait de mieux répondre à l’augmentation constante d’élèves à besoins particuliers. En section GA, les divisions sont remplies : 32 élèves en seconde (dont 3 en PARI), 48 en première, 62 en terminale.
De plus, nous n’avons toujours pas obtenu les heures indispensables au fonctionnement de la division mixte CAP chaudronnerie et Bac Pro usinage, par non- application de l’annexe 4 de l’arrêté du 10 février 2009 qui prévoit un complément d’heures pour ces divisions (nombre total des élèves de ces divisions, divisé par 20 et multiplié par 5,75).
Dans ce contexte de fragilisation des postes et de classes surchargées, il nous est difficile de nous projeter, de nous engager dans des projets sur le long terme avec nos classes, bien que nous ayons tous à cœur de dynamiser nos enseignements et la vie au sein de notre établissement.
Veuillez croire, Monsieur le secrétaire général, à l’expression de notre profond attachement au service public et laïc de l’enseignement professionnel.

Les personnels du LP Descartes


Agenda

<<

2017

 

<<

Décembre

 

Aujourd'hui

LuMaMeJeVeSaDi
27282930123
45678910
11121314151617
18192021222324
25262728293031
Aucun évènement à venir les 3 prochains mois

Sites favoris


7 sites référencés dans ce secteur

Brèves

Moins de fonctionnaires et un statut attaqué :

vendredi 26 mai

120 000 fonctionnaires en moins mais un service public renforcé. Comme depuis 10 ans, le but est donc de faire mieux avec moins, ce qui impliquera, dans les faits, une baisse des services rendus aux usagers et une détérioration des conditions de travail des personnels. Pour cela, la recette managériale habituelle : autonomie des chef-fes de services, individualisation des carrières et des salaires. Bref, la concurrence entre les personnels et la division

CEPIC, AVEC LA CGT, ILS et ELLES ONT GAGNÉ !

mardi 18 avril

Au bout de 2 semaines de grève totale et de blocage du site, les salariés de CEPIC ont arraché vendredi 14 avril un très bon accord :

  • une augmentation de salaire avec un talon de 30 €
  • une prime exceptionnelle équivalent à un mois de salaire
  • une prime de chiffre d’affaires mensuelle

De fait, ces mesures salariales amènent les salariés de CEPIC au niveau des minima conventionnels, que l’employeur refuse depuis des années. La grève menée par les militants CGT de CEPIC, épaulés par la présence permanente de l’UL Sotteville St Etienne a rassemblé du premier au dernier jour 90 % des salariés.
L’UD 76 et la fédération Chimie ont organisé la solidarité sur le piquet : des dizaines de syndicats cgt sont venus régulièrement soutenir. La victoire des CEPIC, après la victoire des Legrand est une victoire pour toute la CGT. C’est la victoire de l’unité et de la solidarité.

Lutte gagnante : victoire pour les travailleurs sans papiers du Marché de Rungis

mercredi 12 avril

Après trois semaines de grève et d’occupation de la Tour Semmaris, les pressions sur les entreprises pour l’établissement des CERFA, les parties (Préfecture, Min de Rungis, CGT) se sont mis d’accord sur les points suivants :

  • établissement par les services préfectoraux de récépissés avec autorisation de travail pour l’ensemble des grévistes ;
  • dépôt des dossiers des 128 travailleurs sans papiers en préfecture du Val-de-Marne.

En conséquence, l’occupation de la Tour Semmaris a pris fin dimanche 9 avril 2017.

Cette victoire est incontestablement à mettre au crédit de la lutte, de la détermination des travailleurs sans papiers, des militants de la CGT et des nombreux et divers soutiens qui auront pu s’exprimer.

On bosse ici, on vit ici, on reste ici !

Montreuil, le 10 avril 2017

Les salariés de l’usine Legrand ont gagné !

mardi 28 mars

Cet après-midi, après 9 jours de grève et de blocage , la direction de l’usine Legrand de Malaunay a cédé devant la délégation CGT et FO, et face à la détermination des salariés qui ont gagné 41,61 euros d’augmentation par mois.
La solidarité a joué un rôle déterminant. Le patron, énervé par la détermination des grévistes qui tenaient bon a lâché : « oui je le sais, vous avez une cagnotte », en faisant référence au soutien financier des autres syndicats CGT et d’autres salariés présents le jeudi 23 Mars devant l’usine. La CGT éduc’action de l’académie de Rouen était porteuse ce jour là d’un message de soutien. BRAVO aux LEGRAND !

Déclarations CGT éduc’action de mars 2017

samedi 25 mars

Lutte gagnante chez SIDEL, près du Havre :

mardi 21 mars

Après des propositions au rabais suite aux négociations salariales annuelles, les salariés de Sidel (métallurgie) ont décidé de se mobiliser pour les salaires alors que les résultats de l’entreprise sont au beau fixe. Après 2 jours de débrayages, la direction a été obligée de revoir sa copie à la hausse. Ainsi, l’augmentation générale pour les non cadres est passée de 0,4% à 1%, Pour les cadres, c’est 1,6% d’augmentation individuelle. La prime de transport est améliorée de 3%, et la prime de vacances de 1000 euros est reconduite. 5000 euros de primes vont être versés aux salariés ainsi qu’un bonus. Le mercredi 8 mars l’assemblée générale a accepté le contenu des négociations et a repris le travail .

Mutations 2° degré : le rectorat ne veut pas communiquer les postes vacants !

samedi 18 mars

Les collègues qui participent au mouvement intra du second degré l’ont déjà remarqué : le rectorat ne communiquera pas les postes vacants, hors postes spécifiques. La raison invoquée d’un problème de calendrier ne tient pas la route. En effet, le CTA qui entérine les suppressions de postes a lieu le 24 Mars, et à la demande légitime des organisations syndicales, il est important que la période de saisie des voeux ne se fasse pas pendant les vacances. Mais cette excuse soulève pas mal de questions : pourquoi refuser de diffuser les postes vacants au moins pour quelques jours, après le 24 Mars ? Pourquoi ne pas avoir fixé les CTA et les groupes de travail préparatoires plus tôt ? Pourquoi ne pas laisser le serveur SIAM ouvert jusqu’au 7 avril ? Cette décision ressemble plus à un refus de communiquer les postes vacants, qu’à un simple problème de calendrier !

Non, tout ne va pas bien dans l’éducation !

jeudi 9 mars

Contrairement à ce que le gouvernement déclare la rentrée 2016 n’est pas bonne, et celle qui se prépare va être encore pire. Les effectifs de classe vont encore augmenter. En Seine-Maritime, en collège, 40 classes vont fermer pour 31 ouvertures. Et les ouvertures ne se font que quand les classes sont déjà pleines à craquer ! Les collèges sortant de l’éducation prioritaire figurent dans le top 5. La fermeture du collège Guy Môquet au Havre est en cours. Dans les lycées les effectifs de classe dépassent de plus en plus fréquemment la barrière déjà inadmissible de 35 élèves par classe. Dans le 1° degré, en Seine-Maritime, 97 classes vont fermer pour seulement 37 ouvertures. Et dans l’Eure, avec des fermetures plus nombreuses que les ouvertures il y aura 6 classes de moins.