SENEGAL - Augmentation des salaires dans la fonction publique : les volontaires et vacataires de l’Education réclament leur part

Wal Fadjri (Dakar) - 25 Octobre 2004
mercredi 24 novembre 2004
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L’augmentation des salaires des agents de la Fonction publique touche les professeurs et maîtres contractuels. Mais, le Sels exige qu’elle soit élargie aux volontaires et vacataires de l’éducation parce qu’ils sont de futurs agents de la Fonction publique.

Laissés pour compte par l’augmentation des salaires dans la Fonction publique, les volontaires et vacataires de l’éducation qui n’ont pas été pris en compte par cette mesure réclament leur part. Et c’est le Syndicat des enseignants libres du Sénégal (Sels) qui s’est fait hier leur porte-voix. Les camarades de Souleymane Diallo qui donnaient un point de presse en présence du secrétaire général de l’Union des enseignants du Sénégal (Ues) Gougna Niang, jugent cette décision discriminatoire. Car, indique le secrétaire général du Sels, « même si l’Etat juge que les volontaires et vacataires de l’éducation ne sont pas des agents de la Fonction publique, ils sont de futurs agents de cette Fonction publique. Mieux, poursuit-il, ce sont des agents qui servent directement la Fonction publique ». C’est pourquoi le Sels dénonce cette « injustice » et exige un élargissement de cette mesure aux « corps émergeants » de l’Education que sont les vacataires et les volontaires. Les professeurs et maîtres contractuels, malgré leur appartenance à un même syndicat, sont, eux, concernés par cette décision d’augmentation des salaires.

Concernant les retards dans le payement des salaires, les camarades de Souleymane Diallo se félicitent des dispositions prises pour un payement à temps. Aujourd’hui, déplore le secrétaire général du Sels, c’est seulement au niveau du département de Gossas que « ces retards sont constatés, mais nous travaillons à éradiquer ce mal ». Pour l’heure, la priorité du Sels reste l’application effective des deux protocoles d’accord signés entre le gouvernement, le Sels et l’Ues, respectivement le 8 mai 2003 et le 24 avril 2004. Dans le cadre de leur suivi, le Sels pourrait demander de rencontrer, si nécessaire, les plus hautes autorités de l’Etat. Toutefois, il entend combattre toute mesure allant dans le sens d’une remise en cause des acquis du mouvement syndical enseignant, en particulier l’indemnité d’enseignement qui ne saurait être « une somme forfaitaire », encore moins pour une catégorie d’enseignants.

Concernant la déclaration de politique générale du Premier ministre Macky Sall, le Sels, tout en se félicitant des mesures annoncées dans le secteur de l’Education, reste sur sa faim par rapport à la condition de travail des enseignants, la motivation du corps enseignant, en particulier les corps émergeants que sont les volontaires, vacataires, professeurs et maîtres contractuels. Sur cette rubrique, remarque Souleymane Diallo, le Premier ministre est resté muette. Pourtant, pour réussir la seconde phase de mise en oeuvre du Pdef dont l’accent est mis sur la qualité, il faut, selon M. Diallo, une amélioration des conditions de l’enseignant. Car, estime-t-il, « l’enseignant est un intrant pédagogique et s’il est démotivé ou frustré, cela aura des répercussions sur le résultat final et sur le niveau même des élèves. Et 40 % du budget qui est consacré à l’Education risque de ce fait d’être vain ».

En outre, le Sels se félicite de la décision du gouvernement de satisfaire une vieille revendication sur l’autorité parentale, en l’occurrence la possibilité offerte à la femme salariée de prendre en charge son époux et ses enfants sur le plan médical.

Par ailleurs, concernant les élections de représentativité des centrales syndicales prévues pour le 25 novembre 2004, le Sels, n’étant membre d’aucune centrale, a décidé de rester neutre et équidistant. En revanche, il a décidé de créer avec l’Ues une centrale syndicale dénommée l’Union générale des travailleurs libres du Sénégal (Ugtls) dans un proche avenir.

Issa Niang


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Québec - La question épineuse du redoublement

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La Presse, www.cyberpresse.ca, 22 juin 2009

J’ai 17 ans et je suis exclu car j’ai fait blocage contre Darcos

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Rue89 a proposé à ce jeune élu représentant au conseil de la vie lycéenne de raconter son histoire, alors que la mobilisation autour de son cas commence à prendre.

Royaume-Uni : parents et élèves au rapport

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