Non à l’instrumentalisation des violences faites aux femmes !

communiqué de la FERC CGT
mercredi 20 décembre 2017
par  Luc De Chivré
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Lors de son allocution du 25 novembre dernier sur la question des violences sexistes et sexuelles à l’encontre des femmes, Emmanuel Macron l’a déclarée grande cause nationale pour son quinquennat et a développé plusieurs pistes pour éradiquer le phénomène de la société française et du monde du travail. Si la CGT a reconnu quelques avancées, elle a surtout dénoncé le manque de moyens humains et financiers pour rendre efficiente la lutte contre les violences faites aux femmes puisque qu’aucune enveloppe financière supplémentaire n’est prévue pour protéger les millions de femmes victimes de tels agissements.

Dans le champ de l’Éducation, le président a insisté sur la nécessité de développer « l’éducation et le combat culturel en faveur de l’égalité » avec la mise en place d’un « module d’enseignement » dans les écoles pour lutter contre les représentations sexistes. Pour autant, là encore ce ne sont que des paroles de communication et la FERC CGT attend de voir concrètement les moyens qui seront mis en œuvre dans l’ensemble des établissements publics et sous contrat pour appliquer un tel programme. D’autant que, lors du précédent quinquennat, la pression de groupuscules réactionnaires, a poussé le ministère à supprimer les « ABCD de l’égalité ».

Pour en faire une réelle cause nationale, Emmanuel Macron et son gouvernement doivent s’ériger contre toutes formes de banalisation et d’instrumentalisation de la violence faite aux femmes dans la sphère publique et politique. Ainsi, ils auraient dû être les premiers à porter le fer contre la nouvelle campagne de communication de Robert Ménard, maire de Béziers. En effet, après avoir illustré la baisse des dotations de l’État aux collectivités territoriales avec une affiche représentant un homme étranglant une femme, il réitère en dénonçant la non construction d’une ligne TGV par le biais d’un affiche sur laquelle une femme ligotée sur des rails va se faire écraser par une vieille locomotive et avec le sous-titre « Avec le TGV, elle aurait moins souffert », sachant qu’un tel assassinat s’était produit quelques mois auparavant. Une telle utilisation de la souffrance des femmes, comme celle des migrant·es il y a un an, est intolérable et condamnable. Si Robert Ménard a retiré ses affiches, c’est sous la pression de son électorat et non par peur de « représailles ». Il s’est d’ailleurs vanté d’avoir réussi son coup puisque les affiches ont fait réagir !

Pour la FERC CGT, l’éducation et la culture de l’exemplarité sur la lutte contre l’ensemble des discriminations (sexisme, racisme, LGBTphobies, etc.) passe aussi par les femmes et hommes politiques. Plutôt que d’avoir à les retirer, de telles affiches doivent tout simplement ne pas voir le jour. Il est de la responsabilité du gouvernement d’y veiller en faisant respecter la loi de non incitation à la haine !

Montreuil, le 18 décembre 2017


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Brèves

Ecoles Delaunay en action le 22 janvier 2020 pour revenir en REP+

jeudi 23 janvier

Lors de l’animation pédagogique du mercredi 22 janvier 2020 sur « les élèves à besoins particuliers », les enseignants ont rappelé leur exigence de classer les écoles maternelle Delaunay-Laurencin et élémentaire Sonia Delaunay de Dieppe (Val Druel) en REP+. En effet, elles sont sorties de l’Éducation Prioritaire en 2014 et ont été exclues des dispositifs REP et REP+ alors qu’elles répondent à tous les critères pour être classées en REP+. Son rang (64ème) au niveau académique la situe au même niveau que les écoles de REP+ du Havre ou de Rouen Nord.

Tous les enseignant·e·s des deux écoles sont venu·e·s avec un tee-shirt rappelant leur exigence et ont pris la parole en début d’animation. À l’issue de l’animation, l’urne était disponible pour pouvoir faire voter au référendum d’initiative populaire.

La CGT Éduc’action 76 soutient les collègues dans leurs actions.

Motion de soutien aux salariés de la Chapelle d’Arblay

mercredi 18 septembre 2019

Les camarades de la CGT Educ’action Haute-Normandie réunis en Assemblée générale de rentrée le 16 septembre 2019 à Maromme expriment leur soutien aux salariés de la Chapelle Darblay, menacés de licenciement.
Dans le secteur privé, les fermetures de site et les plans de licenciement se multiplient. Dans les services publics, ce sont les suppressions de postes massives et la dégradation des conditions de travail.
De plus, la réforme des retraites est une attaque contre l’ensemble des salariés.

  • Zéro licenciement !
  • Non à la fermeture des sites !
  • Non à la casse des services publics !
  • Non à la réforme des retraites ! Luttons tous ensemble !

Motion adoptée à l’unanimité par l’AG des syndiqué-e-s CGT éduc’action Rouen

Fusion des académies : j’habite à Evreux, pourra-t-on me nommer à Cherbourg ?

vendredi 13 septembre 2019

La lettre de cadrage pour la fusion des académies de Caen et Rouen certifiait que la gestion des personnels enseignants ne serait pas impacté jusqu’en 2022 (Mais en 2018 on nous jurait que la fusion n’était pas encore décidée). A en croire M. le Ministre, jusqu’à cette ce cas de figure n’existera pas. Mais après 2022 ça devient tout à fait possible pour les personnels du second degré. Le Rectorat a tout intérêt à ce que la souplesse et la mobilité des personnels soient maximales. Et avec l’affaiblissement du rôle des CAPA il sera encore plus compliqué d’influer sur les choix des services académiques, sans oublier que pour les contractuels ce « contrôle » est inexistant.

Une fusion des académies pour fermer des sections !

vendredi 13 septembre 2019

Le Rectorat et la Région Normandie lancent la réflexion pour une nouvelle carte de formation à la rentrée de septembre 2020. Ca ne sent pas bon du tout ! L’académie et la région de Normandie auront, si nous ne faisons pas reculer le Ministère, le même périmètre au 1° janvier. Les filières de formation, frontalières pour le moment, ou seulement identiques, seront à la prochaine rentrée dans la même académie. Ce sera une très bonne excuse pour fusionner et fermer par ci par là et pour récupérer les postes.

Mac Do Neufchâtel en Bray veut licencier une militante syndicale CGT !

vendredi 6 juillet 2018

Suite à un entretien disciplinaire une syndiquée CGT depuis un mois au McDonald’s de Neufchatel en Bray a été mise à pieds à titre conservatoire avant que ne soit décidé un licenciement. Les vrais motifs de cette mise à pied : la distribution de tracts dans les restaurants de cette franchise (Dieppe, Yvetot et Neufchâtel en bray) mentionnant les acquis obtenus au restaurant d’Elbeuf (13e mois, prime trimestrielles, congés enfants malades, arbre de Noël ...), et la crainte que les salariés reprennent eux aussi ces revendications !
Rassemblement Dimanche 8 juillet 18h45 devant le Mac Donald de Neufchâtel en Bray.