Un peu d’humanité pour Esther et ses 7 enfants !

samedi 3 février 2018
par  Luc De Chivré
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Esther est originaire de l’Angola, elle est arrivée en France en février 2014 dans l’espoir de trouver de la sérénité et de la sécurité pour sa famille.
Mère isolée avec ses six enfants, elle a un logement mais fait partie de tous ces sans-papiers que le gouvernement veut renvoyer dans leurs pays d’origine car déboutés du droit d’asile. Elle a reçu une OQTF (Obligation de Quitter le Territoire Français) confirmée par le Tribunal Administratif le 17/12/2017 et se trouve dans l’attente de l’appel à la Cour Administrative d’Appel de Douai qu’elle a fait avec son avocate.
Avec la circulaire Collomb du 20/11/2017, le ministre de l’intérieur Gérard Collomb fixe « les objectifs et les priorités en matière de lutte contre l’immigration irrégulière ». Cette circulaire « vient renforcer l’arsenal des mesures qui pèsent sur les personnes migrantes en France. Elle rétablit de fait la politique du chiffre en matière d’expulsions (en enjoignant aux préfets d’augmenter le nombre d’expulsions) et organise la surveillance et le contrôle des migrants dès le début de leur parcours en France. » (gisti.org).
Cette circulaire permet également à la PAF (Police aux Frontières) de demander directement aux associations et organisations d’accueil le nom et l’adresse des personnes logées.
C’est ce qui s’est passé hier pour Esther qui a appris que la PAF cherchait à savoir où elle logeait avec ses enfants. Affolée, elle s’est adressée au RESF (Réseau Education Sans Frontières) Rouen et au DAL (Droit au Logement) qui suit son dossier depuis son arrivée en France. Un Comité de Soutien se met en place dans le Lycée de La Vallée du Cailly et au Collège Alain de Maromme où sont scolarisées Marinella (17 ans), Graciette (15 ans) et Déborah (14 ans) et dans les écoles élémentaires Flaubert et l’école maternelle Delarue-Mardrus de Maromme où sont les plus petits, Estrella (10 ans), Joziane (6 ans) et José (3 ans).
Pas question de permettre au gouvernement d’expulser cette mère et ses enfants, qui depuis leur arrivée en France, sont scolarisés, ont fait leur vie ici, ont créé leurs cercles d’amis et leurs habitudes. Leur vie est en France où ils méritent d’être accueillis avec toute l’humanité et le respect qu’ils méritent sans craindre l’expulsion à tout moment et trembler parce que quelqu’un frappe à leur porte.
La CGT Educ’action, là où elle est présente, est prête à participer aux Comités de Soutien qui se forment. Elle est prête à leur apporter son aide et ses conseils avec le RESF et le DAL de l’agglomération de Rouen. La CGT Educ’action milite pour la régularisation des parents d’élèves et des lycéens majeurs sans papiers.

Avec les comités de soutien, la CGT Educ’action revendique :

  • Un titre de séjour vie privée et familiale pour les parents d’élèves en situation irrégulière.
  • Un logement stable pour toutes les familles.

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Brèves

Moins de fonctionnaires et un statut attaqué :

vendredi 26 mai 2017

120 000 fonctionnaires en moins mais un service public renforcé. Comme depuis 10 ans, le but est donc de faire mieux avec moins, ce qui impliquera, dans les faits, une baisse des services rendus aux usagers et une détérioration des conditions de travail des personnels. Pour cela, la recette managériale habituelle : autonomie des chef-fes de services, individualisation des carrières et des salaires. Bref, la concurrence entre les personnels et la division

CEPIC, AVEC LA CGT, ILS et ELLES ONT GAGNÉ !

mardi 18 avril 2017

Au bout de 2 semaines de grève totale et de blocage du site, les salariés de CEPIC ont arraché vendredi 14 avril un très bon accord :

  • une augmentation de salaire avec un talon de 30 €
  • une prime exceptionnelle équivalent à un mois de salaire
  • une prime de chiffre d’affaires mensuelle

De fait, ces mesures salariales amènent les salariés de CEPIC au niveau des minima conventionnels, que l’employeur refuse depuis des années. La grève menée par les militants CGT de CEPIC, épaulés par la présence permanente de l’UL Sotteville St Etienne a rassemblé du premier au dernier jour 90 % des salariés.
L’UD 76 et la fédération Chimie ont organisé la solidarité sur le piquet : des dizaines de syndicats cgt sont venus régulièrement soutenir. La victoire des CEPIC, après la victoire des Legrand est une victoire pour toute la CGT. C’est la victoire de l’unité et de la solidarité.

Lutte gagnante : victoire pour les travailleurs sans papiers du Marché de Rungis

mercredi 12 avril 2017

Après trois semaines de grève et d’occupation de la Tour Semmaris, les pressions sur les entreprises pour l’établissement des CERFA, les parties (Préfecture, Min de Rungis, CGT) se sont mis d’accord sur les points suivants :

  • établissement par les services préfectoraux de récépissés avec autorisation de travail pour l’ensemble des grévistes ;
  • dépôt des dossiers des 128 travailleurs sans papiers en préfecture du Val-de-Marne.

En conséquence, l’occupation de la Tour Semmaris a pris fin dimanche 9 avril 2017.

Cette victoire est incontestablement à mettre au crédit de la lutte, de la détermination des travailleurs sans papiers, des militants de la CGT et des nombreux et divers soutiens qui auront pu s’exprimer.

On bosse ici, on vit ici, on reste ici !

Montreuil, le 10 avril 2017

Les salariés de l’usine Legrand ont gagné !

mardi 28 mars 2017

Cet après-midi, après 9 jours de grève et de blocage , la direction de l’usine Legrand de Malaunay a cédé devant la délégation CGT et FO, et face à la détermination des salariés qui ont gagné 41,61 euros d’augmentation par mois.
La solidarité a joué un rôle déterminant. Le patron, énervé par la détermination des grévistes qui tenaient bon a lâché : « oui je le sais, vous avez une cagnotte », en faisant référence au soutien financier des autres syndicats CGT et d’autres salariés présents le jeudi 23 Mars devant l’usine. La CGT éduc’action de l’académie de Rouen était porteuse ce jour là d’un message de soutien. BRAVO aux LEGRAND !

Déclarations CGT éduc’action de mars 2017

samedi 25 mars 2017

Lutte gagnante chez SIDEL, près du Havre :

mardi 21 mars 2017

Après des propositions au rabais suite aux négociations salariales annuelles, les salariés de Sidel (métallurgie) ont décidé de se mobiliser pour les salaires alors que les résultats de l’entreprise sont au beau fixe. Après 2 jours de débrayages, la direction a été obligée de revoir sa copie à la hausse. Ainsi, l’augmentation générale pour les non cadres est passée de 0,4% à 1%, Pour les cadres, c’est 1,6% d’augmentation individuelle. La prime de transport est améliorée de 3%, et la prime de vacances de 1000 euros est reconduite. 5000 euros de primes vont être versés aux salariés ainsi qu’un bonus. Le mercredi 8 mars l’assemblée générale a accepté le contenu des négociations et a repris le travail .

Mutations 2° degré : le rectorat ne veut pas communiquer les postes vacants !

samedi 18 mars 2017

Les collègues qui participent au mouvement intra du second degré l’ont déjà remarqué : le rectorat ne communiquera pas les postes vacants, hors postes spécifiques. La raison invoquée d’un problème de calendrier ne tient pas la route. En effet, le CTA qui entérine les suppressions de postes a lieu le 24 Mars, et à la demande légitime des organisations syndicales, il est important que la période de saisie des voeux ne se fasse pas pendant les vacances. Mais cette excuse soulève pas mal de questions : pourquoi refuser de diffuser les postes vacants au moins pour quelques jours, après le 24 Mars ? Pourquoi ne pas avoir fixé les CTA et les groupes de travail préparatoires plus tôt ? Pourquoi ne pas laisser le serveur SIAM ouvert jusqu’au 7 avril ? Cette décision ressemble plus à un refus de communiquer les postes vacants, qu’à un simple problème de calendrier !

Non, tout ne va pas bien dans l’éducation !

jeudi 9 mars 2017

Contrairement à ce que le gouvernement déclare la rentrée 2016 n’est pas bonne, et celle qui se prépare va être encore pire. Les effectifs de classe vont encore augmenter. En Seine-Maritime, en collège, 40 classes vont fermer pour 31 ouvertures. Et les ouvertures ne se font que quand les classes sont déjà pleines à craquer ! Les collèges sortant de l’éducation prioritaire figurent dans le top 5. La fermeture du collège Guy Môquet au Havre est en cours. Dans les lycées les effectifs de classe dépassent de plus en plus fréquemment la barrière déjà inadmissible de 35 élèves par classe. Dans le 1° degré, en Seine-Maritime, 97 classes vont fermer pour seulement 37 ouvertures. Et dans l’Eure, avec des fermetures plus nombreuses que les ouvertures il y aura 6 classes de moins.