Réforme du lycée et du bac : Motion de la CE de l’Union Départementale 76

mardi 13 février 2018
par  Luc De Chivré
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Avec sa « réforme du lycée » et du bac, le gouvernement entend casser la valeur nationale du bac : avec 40% du résultat final attribués par le contrôle continu, on s’oriente vers un diplôme maison qui ne sera plus reconnu sur l’ensemble du territoire et dans les différentes conventions collectives. Pour les salariés, c’est un recul majeur, qui accompagne les attaques contre toutes les formes de garanties collectives : la fin des diplômes nationaux accélèrerait la fin des conventions collectives nationales et des statuts nationaux.
Dès la rentrée 2018, le bac ne sera plus suffisant pour accéder à l’université puisque le gouvernement veut installer un tri sélectif des néo-bacheliers selon des capacités d’accueil et des pré-requis volontairement flous qui seront déclinés localement et qui instaureront une mise en concurrence des établissements. A terme, des filières vont disparaître et les frais d’inscription vont augmenter. Accéder à l’enseignement supérieur va devenir un luxe. Déjà, l’inscription à l’Institut de formation en masso-kinésithérapie de Rouen est passée de 184 à 4 700€.
A Rouen, les lycéens ont lancé la mobilisation contre la « réforme » du lycée et celle du baccalauréat et contre la sélection mise en œuvre par le gouvernement à l’entrée de l’université.
Le 31 janvier, à l’initiative de la FSU, CGT-FERC et l’UNEF, une première réunion d’une centaine d’enseignants et d’étudiants s’est tenue à la Maison de l’Université, à Mont Saint-Aignan.
Le 1er février, répondant à l’appel national (CGT-FERC, FSU, FO, SGL, Solidaires-Etudiants, SUD Education, UNEF, UNL La Voix Lycéenne, UNL Syndicale et Démocratique), à Rouen, près de 1 000 personnes ont manifesté jusqu’à la préfecture. Les lycéens étaient en force : près de 800, ils étaient rejoints par des personnels de l’Education nationale et de l’Université, et quelques étudiants. Après avoir manifesté jusqu’à la Préfecture ils se sont réunis en assemblée générale. A Neufchâtel-en-Bray aussi, ce 1er février, les lycéens ont manifesté pour l’abandon des projets ministériels.
Nous sommes tous concernés, soit en tant que parents d’élèves, soit en tant que personnels de l’Education nationale. Après la démolition du Code du Travail, les attaques continues contre les services publics, les cadeaux fiscaux aux plus riches, le Président Macron, en instaurant la sélection, veut écarter les jeunes de l’université plutôt que d’investir pour les accueillir. Sur les 11% d’enfants d’ouvriers actuellement à l’université, combien en restera-t-il ?
Et pourtant, de l’argent, il y en a : en 2017, en France, 57 milliard € ont été versés aux actionnaires.
C’est pourquoi l’Union Départementale CGT de Seine-Maritime soutient la mobilisation des lycéens, étudiants, parents d’élèves et personnels de l’Education nationale et de l’Université qui seront en grève le 6 février, et appelle ses militants à être présents dans les mobilisations, pour exiger avec eux :
- le retrait de la « réforme » du lycée et l’abandon du rapport Mathiot.
- le maintien du bac comme diplôme national reposant sur des épreuves nationales, terminales et anonymes et comme premier grade universitaire. Le bac doit garantir l’accès de tous les bacheliers, sur tout le territoire, aux filières de l’enseignement supérieur de leur choix. Son caractère national doit aussi garantir au baccalauréat sa reconnaissance dans toutes les branches professionnelles.
- le refus de toute forme de sélection à l’entrée de l’université ainsi qu’un investissement massif pour en augmenter les capacités d’accueil tout en proposant des conditions d’accueil satisfaisantes.
- l’arrêt des suppressions de postes.

Investir dans l’éducation coûte cher ? Essayez l’ignorance !


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Brèves

Lubrizol : 1 an après on oublie pas ! Réunion publique le 25 septembre, manifestation le 26 septembre

mardi 8 septembre

Réunion publique d’information sous chapiteau Vendredi 25 septembre 2020 de 18 à 20h A la Friche Lucien, place Carnot, ROUEN
Jeudi MANIFESTATION Samedi 26 septembre 13h30 Rendez-vous devant : LUBRIZOL (quai de France)

Télécharger et diffuser :

Ecoles Delaunay en action le 22 janvier 2020 pour revenir en REP+

jeudi 23 janvier

Lors de l’animation pédagogique du mercredi 22 janvier 2020 sur « les élèves à besoins particuliers », les enseignants ont rappelé leur exigence de classer les écoles maternelle Delaunay-Laurencin et élémentaire Sonia Delaunay de Dieppe (Val Druel) en REP+. En effet, elles sont sorties de l’Éducation Prioritaire en 2014 et ont été exclues des dispositifs REP et REP+ alors qu’elles répondent à tous les critères pour être classées en REP+. Son rang (64ème) au niveau académique la situe au même niveau que les écoles de REP+ du Havre ou de Rouen Nord.

Tous les enseignant·e·s des deux écoles sont venu·e·s avec un tee-shirt rappelant leur exigence et ont pris la parole en début d’animation. À l’issue de l’animation, l’urne était disponible pour pouvoir faire voter au référendum d’initiative populaire.

La CGT Éduc’action 76 soutient les collègues dans leurs actions.

Motion de soutien aux salariés de la Chapelle d’Arblay

mercredi 18 septembre 2019

Les camarades de la CGT Educ’action Haute-Normandie réunis en Assemblée générale de rentrée le 16 septembre 2019 à Maromme expriment leur soutien aux salariés de la Chapelle Darblay, menacés de licenciement.
Dans le secteur privé, les fermetures de site et les plans de licenciement se multiplient. Dans les services publics, ce sont les suppressions de postes massives et la dégradation des conditions de travail.
De plus, la réforme des retraites est une attaque contre l’ensemble des salariés.

  • Zéro licenciement !
  • Non à la fermeture des sites !
  • Non à la casse des services publics !
  • Non à la réforme des retraites ! Luttons tous ensemble !

Motion adoptée à l’unanimité par l’AG des syndiqué-e-s CGT éduc’action Rouen

Fusion des académies : j’habite à Evreux, pourra-t-on me nommer à Cherbourg ?

vendredi 13 septembre 2019

La lettre de cadrage pour la fusion des académies de Caen et Rouen certifiait que la gestion des personnels enseignants ne serait pas impacté jusqu’en 2022 (Mais en 2018 on nous jurait que la fusion n’était pas encore décidée). A en croire M. le Ministre, jusqu’à cette ce cas de figure n’existera pas. Mais après 2022 ça devient tout à fait possible pour les personnels du second degré. Le Rectorat a tout intérêt à ce que la souplesse et la mobilité des personnels soient maximales. Et avec l’affaiblissement du rôle des CAPA il sera encore plus compliqué d’influer sur les choix des services académiques, sans oublier que pour les contractuels ce « contrôle » est inexistant.

Une fusion des académies pour fermer des sections !

vendredi 13 septembre 2019

Le Rectorat et la Région Normandie lancent la réflexion pour une nouvelle carte de formation à la rentrée de septembre 2020. Ca ne sent pas bon du tout ! L’académie et la région de Normandie auront, si nous ne faisons pas reculer le Ministère, le même périmètre au 1° janvier. Les filières de formation, frontalières pour le moment, ou seulement identiques, seront à la prochaine rentrée dans la même académie. Ce sera une très bonne excuse pour fusionner et fermer par ci par là et pour récupérer les postes.