Tract bac/lycée : quand un édito du quotidien « Les échos » dit crûment ce que prépare le gouvernement

lundi 19 février 2018
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’’Réforme’’ Blanquer du lycée et du baccalauréat
Quelles conséquences pour les enseignants ?

« Les effets de cette réforme seront nécessairement plus profonds, pour les enseignants et les établissements, comme pour les élèves. Puisque ceux-ci vont désormais pouvoir construire leur parcours de première et de terminale, c’est la demande d’enseignement qui va déterminer l’offre des enseignants, donc leur volume horaire. Un renversement complet du modèle actuel, dont on n’a pas fini de mesurer les conséquences. Temps de travail des professeurs, pluridisciplinarité, nombre d’élèves par classe, organisation des établissements : c’est un vaste maelström qui se prépare dans l’Education nationale.
Car, même si Jean-Michel Blanquer semble avoir renoncé à organiser l’année du second degré en semestres, il est hautement probable que le découpage en semaines ne permette pas de constituer des emplois du temps combinant matières de tronc commun et spécialités. Alors, c’est l’annualisation du temps de travail des enseignants, sujet tabou depuis 1950, qui a enfin une chance d’être inscrite au tableau. Faute d’enseignants suffisants pour répondre à la demande, notamment dans les nouvelles disciplines voulues par le ministre de l’Education nationale, c’est la question de la bivalence des professeurs qui va devoir être posée, autrement dit leur capacité à enseigner deux matières. 
 »

Cette citation n’est pas extraite d’une publication syndicale mais de l’éditorial du 15 février du quotidien patronal Les Echos qui salue la « réforme » Blanquer. Cet éditorial dit franchement ce que pensent et expriment – de façon plus ou moins franche – le ministre et le gouvernement.

L’actuel ministre a déjà annoncé très explicitement ses projets contre les enseignants du secondaire dans son livre L’École de demain (p.117-118) :

  • le renforcement du management local, c’est-à-dire la soumission à l’autorité du chef d’établissement. La hiérarchie locale pourrait à terme recruter les enseignants, imposer tous types d’obligations pédagogiques ou administratives ;
  • la mise en place d’un système hiérarchique entre enseignants : certains professeurs auraient un rôle d’encadrement des autres ;
  • l’annualisation du temps de travail, c’est-à-dire une très forte flexibilité avec une augmentation de la charge de travail (avec le “rattrapage” des heures de cours non effectuées les jours de sortie, pendant les périodes d’examens, de stage...) et une baisse des salaires (les ’’rattrapages’’ feraient disparaître les heures supplémentaires) ;
  • un alourdissement de la charge de travail : au travail d’enseignant s’ajouterait un travail de conseiller d’orientation pour préparer les lycéens en vue de leur sélection par l’université. Ces tâches pourraient se traduire par un temps de présence obligatoire dans les établissements.

FACE À CES MENACES, UNE MOBILISATION DE GRANDE AMPLEUR EST NÉCESSAIRE !

La CGT Éduc’action refuse ce projet de ’’réforme’’ du lycée et du baccalauréat. Elle le combattra, comme elle combat l’introduction de la sélection à l’université qui n’est que l’autre face d’une même pièce.
Elle appelle dès maintenant les personnels à construire la mobilisation avec les personnels de l’enseignement supérieur, les étudiant·es et les lycéen·nes.


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Brèves

La pédagogie Nutella ou le collège 2016... vu à la TV !

lundi 20 avril 2015

La réforme du collège 2016 agite le Landerneau enseignant depuis quelques semaines. Elle inquiète aussi à juste titre les parents qui se demandent bien ce que ledit collège réformé fera avec leur progéniture.

Pour rassurer tout le monde, la télévision publique nous montre à quoi ressemblera le collège 2016, dans deux reportages successifs. En effet, le collège réformé s’inspire de dispositifs innovants qui existent déjà dans quelques établissements expérimentaux.

Alors savourons cet avant-goût du collège nouveau...

Lire la suite sur le site La Vie Moderne

Chatel : « Certaines mesures vont dans le bon sens »

lundi 20 avril 2015

C’est le spécialiste des réformes destructrices Chatel qui ont mis à mal le lycée général et liquidé la voie STI qui nous le dit.
On constate facilement où Vallaud-Belkacem trouve son inspiration !

« Que les conservateurs tombent les masques ! »

lundi 20 avril 2015

Voici le titre de l’interview de Vallaud-Belkacem au très réactionnaire journal Le Point.
Notre seule réponse à NVB : « Que les néo-libéraux tombent également le masque ! »

4 pages spécial Retraités de la FERC

samedi 31 août 2013

Au sommaire : Conférence de l’UFR... les retraités à l’offensive ! - Quelle UFR, quelle structure ? - Place des retraités dans la CGT - Continuité syndicale et renforcement - Impressions croisées
Télécharger le 4 pages

Au sujet des dépenses scolaires…

jeudi 22 août 2013

Chaque année, à l’approche de la rentrée, on retrouve dans les médias des articles plus ou moins bien renseignés sur les « dépenses de la rentrée des classes ». Je les parcours toujours avec un peu d’agacement quand ils mettent en avant les nouveaux cartables, les vêtements, les classeurs, les crayons et les compas, les garderies et les cantines.
Parler de ces frais là, c’est évoquer l’arbre pour cacher la forêt. Les cartables et les compas durent facilement plusieurs années et les vêtements ne me semblent pas être une dépense scolaire : mes filles iraient-elles nues si l’école n’existait pas ? Idem pour la cantine : il faut manger même en dehors de l’obligation scolaire. Admettons pour la garderie des petits. Ce qui m’interpelle, ce sont les frais dont on parle moins et qui pourtant jalonnent bien le parcours scolaire des jeunes.
Lire la suite sur le site de l’Ecole démocratique

Ecole élémentaire : en France, le nombre d’élèves par enseignant supérieur à la moyenne OCDE (Depp)

vendredi 16 août 2013

Selon la revue « L’Éducation natio­nale en chiffres » de la Depp, le taux d’encadrement dans les écoles élémen­taires fran­çaises se situe en des­sous de la moyenne des pays de l’OCDE.
Le taux d’encadrement dans les écoles élémen­taires fran­çaises est en des­sous de la moyenne des pays de l’OCDE, selon la revue « L’Éducation natio­nale en chiffres » éditée par la Depp et parue en juillet 2013.
Dans les pays de l’OCDE, le nombre moyen d’élèves par ensei­gnant était à ce niveau de 15,4, en 2011 contre 18,4 en moyenne en France.

Loire-Atlantique / Rythmes : lettre ouverte des UD CGT, FO, FSU et Solidaires au DASEN et aux 26 maires de Loire-Atlantique appliquant la réforme en 2013

samedi 29 juin 2013

Depuis plusieurs mois, nos organisations syndicales ne cessent de dénoncer la précipitation et les dangers contenus dans la réforme des rythmes scolaires. Si les appréciations de nos syndicats respectifs peuvent diverger sur l’analyse de la loi Peillon et de son volet sur les rythmes scolaires, cela ne nous empêche en rien de partager nombre de points de vue sur les effets néfastes de cette réforme. Les propos volontaristes des municipalités ayant décidé de s’engager dès septembre 2013 dans la mise en œuvre du pan de réforme sur les rythmes ne résistent pas à un l’examen pragmatique. Pour notre part cette réforme relève plus d’un projet politique portant sur la territorialisation de l’École que sur les effets bénéfiques pour les enfants et les familles.
L’intention gouvernementale affiche une volonté de servir la réussite scolaire des élèves. Nous pensons qu’il y a loin du discours à une réalité qui malmène aussi les personnels concourant aux rythmes éducatifs des enfants. Les campagnes de communication politiciennes ne peuvent dissimuler les malaises grandissant autour de la rentrée 2013 précipitée.
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Coaching patronal au collège, sous l’œil attendri de France 2

mercredi 26 juin 2013

Mardi 18 juin, dans le 20h de France 2, après les 9 min inaugurales sur les inondations en France, et parmi les quelques miettes distribuées aux autres sujets (3 min sur le mouvement social au Brésil, 2 sur l’accueil des touristes à Paris), on retiendra un reportage d’anthologie, intitulé (sur le site de France 2) « Éducation : du coaching en ZEP » : 4 min 20 consacrées à l’intervention d’une cadre dirigeante dans un collège de « ZEP », pour appliquer, selon ses propres dires, les « méthodes d’entreprise » à l’école. 4 min 20 pour un « gros plan » qui « traite » un sujet sans (se) poser la moindre question, sans rien en dire sinon célébrer les vertus d’une initiative qui, avec d’autres, relève d’un entrisme entrepreneurial dans l’institution scolaire, du reste fort à la mode. Une initiative présentée sans contrepoint ni distance : un tel éloge relève-t-il encore de l’information ?
Lire la suite sur le site d’ACRIMED