La CGT Éduc’action reçue par Jean-Michel Blanquer sur la rénovation de la voie professionnelle du lycée

jeudi 15 mars 2018
par  Luc De Chivré
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La CGT Éduc’action a été reçue le 13 Mars par le Ministre de l’Education nationale, Céline Calvez (députée LREM) et Régis Marcon (chef d’entreprise) auteur·es du rapport sur la voie professionnelle du lycée qui scolarise un·e lycéen.ne sur trois.

Lors de cet entretien, la CGT Éduc’action a exprimé les lignes rouges à ne pas franchir dans l’intérêt de la formation initiale professionnelle : le développement de l’apprentissage contre le statut scolaire, et la casse des diplômes nationaux par le découpage en blocs de compétences. Ces lignes rouges sont franchies.

Si les deux modes de formation, apprentissage et scolaire, coexistent depuis longtemps, les propositions faites dans le rapport visent à disqualifier la voie professionnelle scolaire pour mieux servir les intérêts du MEDEF dans sa volonté de faire main basse sur la formation professionnelle. Dans son projet, le gouvernement utilise l’apprentissage pour casser les acquis de l’enseignement professionnel scolaire. La voie professionnelle du lycée devrait servir à sélectionner les élèves : les meilleurs profils pour les employeurs en apprentissage, et la concentration des élèves en difficulté sociale et scolaire dans les classes des lycées. Rappelons que l’apprentissage est discriminant : seulement 30% des apprenti·es sont des filles, les jeunes des milieux défavorisés y sont sous-représenté·es…

Les attaques récurrentes contre la formation professionnelle passent aussi par la casse des diplômes. La reconnaissance de la qualification dans les entreprises est un élément essentiel pour garantir des droits collectifs (rémunération, conditions de travail…). Cette qualification repose sur des diplômes nationaux que les rapporteurs préconisent de remplacer par des blocs de compétences. Cette évolution est dangereuse car elle remet en cause une qualification solide au profit d’une employabilité immédiate.

Les rapporteurs affichent vouloir « viser l’excellence pour la voie professionnelle », la CGT Éduc’action a fait des propositions concrètes pour y parvenir :

  • Le renforcement des moyens pour des poursuites d’études réussies dans la voie professionnelle. Cela passe notamment par la création de classes passerelles du bac pro vers le BTS. La sécurisation des parcours du bac pro au BTS est une des clés majeures de la redynamisation des sections tertiaire « service aux entreprises » afin de permettre une meilleure insertion professionnelle des élèves ;
  • Le classement des lycées professionnels qui concentrent les difficultés sociales et scolaires dans les dispositifs d’éducation prioritaire ;
  • La mise en œuvre d’effectifs réduits dans les classes de la voie professionnelle pour tenir compte des besoins spécifiques des élèves.
  • Les contenus et la validation des diplômes doit rester du ressort de l’Éducation nationale.

Montreuil, le 13 mars 2018


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Brèves

La pédagogie Nutella ou le collège 2016... vu à la TV !

lundi 20 avril 2015

La réforme du collège 2016 agite le Landerneau enseignant depuis quelques semaines. Elle inquiète aussi à juste titre les parents qui se demandent bien ce que ledit collège réformé fera avec leur progéniture.

Pour rassurer tout le monde, la télévision publique nous montre à quoi ressemblera le collège 2016, dans deux reportages successifs. En effet, le collège réformé s’inspire de dispositifs innovants qui existent déjà dans quelques établissements expérimentaux.

Alors savourons cet avant-goût du collège nouveau...

Lire la suite sur le site La Vie Moderne

Chatel : « Certaines mesures vont dans le bon sens »

lundi 20 avril 2015

C’est le spécialiste des réformes destructrices Chatel qui ont mis à mal le lycée général et liquidé la voie STI qui nous le dit.
On constate facilement où Vallaud-Belkacem trouve son inspiration !

« Que les conservateurs tombent les masques ! »

lundi 20 avril 2015

Voici le titre de l’interview de Vallaud-Belkacem au très réactionnaire journal Le Point.
Notre seule réponse à NVB : « Que les néo-libéraux tombent également le masque ! »

4 pages spécial Retraités de la FERC

samedi 31 août 2013

Au sommaire : Conférence de l’UFR... les retraités à l’offensive ! - Quelle UFR, quelle structure ? - Place des retraités dans la CGT - Continuité syndicale et renforcement - Impressions croisées
Télécharger le 4 pages

Au sujet des dépenses scolaires…

jeudi 22 août 2013

Chaque année, à l’approche de la rentrée, on retrouve dans les médias des articles plus ou moins bien renseignés sur les « dépenses de la rentrée des classes ». Je les parcours toujours avec un peu d’agacement quand ils mettent en avant les nouveaux cartables, les vêtements, les classeurs, les crayons et les compas, les garderies et les cantines.
Parler de ces frais là, c’est évoquer l’arbre pour cacher la forêt. Les cartables et les compas durent facilement plusieurs années et les vêtements ne me semblent pas être une dépense scolaire : mes filles iraient-elles nues si l’école n’existait pas ? Idem pour la cantine : il faut manger même en dehors de l’obligation scolaire. Admettons pour la garderie des petits. Ce qui m’interpelle, ce sont les frais dont on parle moins et qui pourtant jalonnent bien le parcours scolaire des jeunes.
Lire la suite sur le site de l’Ecole démocratique

Ecole élémentaire : en France, le nombre d’élèves par enseignant supérieur à la moyenne OCDE (Depp)

vendredi 16 août 2013

Selon la revue « L’Éducation natio­nale en chiffres » de la Depp, le taux d’encadrement dans les écoles élémen­taires fran­çaises se situe en des­sous de la moyenne des pays de l’OCDE.
Le taux d’encadrement dans les écoles élémen­taires fran­çaises est en des­sous de la moyenne des pays de l’OCDE, selon la revue « L’Éducation natio­nale en chiffres » éditée par la Depp et parue en juillet 2013.
Dans les pays de l’OCDE, le nombre moyen d’élèves par ensei­gnant était à ce niveau de 15,4, en 2011 contre 18,4 en moyenne en France.

Loire-Atlantique / Rythmes : lettre ouverte des UD CGT, FO, FSU et Solidaires au DASEN et aux 26 maires de Loire-Atlantique appliquant la réforme en 2013

samedi 29 juin 2013

Depuis plusieurs mois, nos organisations syndicales ne cessent de dénoncer la précipitation et les dangers contenus dans la réforme des rythmes scolaires. Si les appréciations de nos syndicats respectifs peuvent diverger sur l’analyse de la loi Peillon et de son volet sur les rythmes scolaires, cela ne nous empêche en rien de partager nombre de points de vue sur les effets néfastes de cette réforme. Les propos volontaristes des municipalités ayant décidé de s’engager dès septembre 2013 dans la mise en œuvre du pan de réforme sur les rythmes ne résistent pas à un l’examen pragmatique. Pour notre part cette réforme relève plus d’un projet politique portant sur la territorialisation de l’École que sur les effets bénéfiques pour les enfants et les familles.
L’intention gouvernementale affiche une volonté de servir la réussite scolaire des élèves. Nous pensons qu’il y a loin du discours à une réalité qui malmène aussi les personnels concourant aux rythmes éducatifs des enfants. Les campagnes de communication politiciennes ne peuvent dissimuler les malaises grandissant autour de la rentrée 2013 précipitée.
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Coaching patronal au collège, sous l’œil attendri de France 2

mercredi 26 juin 2013

Mardi 18 juin, dans le 20h de France 2, après les 9 min inaugurales sur les inondations en France, et parmi les quelques miettes distribuées aux autres sujets (3 min sur le mouvement social au Brésil, 2 sur l’accueil des touristes à Paris), on retiendra un reportage d’anthologie, intitulé (sur le site de France 2) « Éducation : du coaching en ZEP » : 4 min 20 consacrées à l’intervention d’une cadre dirigeante dans un collège de « ZEP », pour appliquer, selon ses propres dires, les « méthodes d’entreprise » à l’école. 4 min 20 pour un « gros plan » qui « traite » un sujet sans (se) poser la moindre question, sans rien en dire sinon célébrer les vertus d’une initiative qui, avec d’autres, relève d’un entrisme entrepreneurial dans l’institution scolaire, du reste fort à la mode. Une initiative présentée sans contrepoint ni distance : un tel éloge relève-t-il encore de l’information ?
Lire la suite sur le site d’ACRIMED