Suppressions de postes second degré : le Rectorat nous balade !

samedi 31 mars 2018
par  Luc De Chivré
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Lors du CTA de janvier, le Rectorat nous annonçait déjà le nombre inadmissible de 77 suppressions d’équivalent temps plein pour le second degré. Les lycées généraux et technologiques devaient payer le prix fort avec 62 suppressions, suivi des collèges de l’Eure qui allaient devoir faire face à 28 équivalent temps plein en moins. Les collèges de Seine-Maritime devaient s’en tirer à peu près puisque 8 postes devaient être supprimés, mais 11 étaient transférés vers les LP pour les formations qualifiantes. Après cette opération, le solde devait être positif pour les collèges du 76 avec 3 ETP en plus. Et bien sûr, les lycées professionnels devaient cette année récupérer 21 postes en plus (17 au titre des formations qualifiantes et 4 supplémentaires).
Mais en mars, l’addition est beaucoup plus salée ! Pour les lycées professionnels, le rectorat estime qu’il y avait déjà la ressource nécessaire dans les établissements pour accueillir les formations qualifiantes, donc au lieu de 21 créations en LP, ce sera 2 suppressions. Dans les seuls collèges de la Seine-Maritime, nous serons bien plus proches d’une trentaine de suppressions que des 3 déjà trop maigres créations prévues pour accueillir 199 élèves supplémentaires. Et dans les lycées généraux et technologiques, après des calculs que le rectorat n’a pas remis en cause dans le groupe de travail lycée, de n’est pas 62 mais au moins 78 équivalent temps plein en moins pour la prochaine rentrée.
Lors du Comité technique académique, la CGT éduc’action a clairement demandé (et dénoncé) si le rectorat ne cherchait pas à rendre au ministère plus d’ETP que prévu. Mr le Recteur, et Mr le Secrétaire général ont clairement juré leurs grands Dieux que « non, bien sûr que non, vous pouvez être assurés que non ! », mais aucune réponse n’a été convaincante. Au contraire, plus les services académiques ont cherché à embrouiller les choses en mélangeant équivalent temps plein et postes, prévisions et constat, plus les explications ont sonné faux ! Les chiffres, eux, sont bien réels : pour une baisse annoncée de 389 élèves dans le second degré au moins 105 équivalent temps plein seront supprimés, au lieu des 77 programmés par le Ministère !



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Brèves

VIDEO : CE QUE LES MEDIAS NE DISENT PAS SUR LA SNCF !

lundi 16 avril

A voir absolument l’excellente vidéo du Fil d’actu CE QUE LES MEDIAS NE DISENT PAS SUR LA SNCF !

Moins de fonctionnaires et un statut attaqué :

vendredi 26 mai 2017

120 000 fonctionnaires en moins mais un service public renforcé. Comme depuis 10 ans, le but est donc de faire mieux avec moins, ce qui impliquera, dans les faits, une baisse des services rendus aux usagers et une détérioration des conditions de travail des personnels. Pour cela, la recette managériale habituelle : autonomie des chef-fes de services, individualisation des carrières et des salaires. Bref, la concurrence entre les personnels et la division

CEPIC, AVEC LA CGT, ILS et ELLES ONT GAGNÉ !

mardi 18 avril 2017

Au bout de 2 semaines de grève totale et de blocage du site, les salariés de CEPIC ont arraché vendredi 14 avril un très bon accord :

  • une augmentation de salaire avec un talon de 30 €
  • une prime exceptionnelle équivalent à un mois de salaire
  • une prime de chiffre d’affaires mensuelle

De fait, ces mesures salariales amènent les salariés de CEPIC au niveau des minima conventionnels, que l’employeur refuse depuis des années. La grève menée par les militants CGT de CEPIC, épaulés par la présence permanente de l’UL Sotteville St Etienne a rassemblé du premier au dernier jour 90 % des salariés.
L’UD 76 et la fédération Chimie ont organisé la solidarité sur le piquet : des dizaines de syndicats cgt sont venus régulièrement soutenir. La victoire des CEPIC, après la victoire des Legrand est une victoire pour toute la CGT. C’est la victoire de l’unité et de la solidarité.

Lutte gagnante : victoire pour les travailleurs sans papiers du Marché de Rungis

mercredi 12 avril 2017

Après trois semaines de grève et d’occupation de la Tour Semmaris, les pressions sur les entreprises pour l’établissement des CERFA, les parties (Préfecture, Min de Rungis, CGT) se sont mis d’accord sur les points suivants :

  • établissement par les services préfectoraux de récépissés avec autorisation de travail pour l’ensemble des grévistes ;
  • dépôt des dossiers des 128 travailleurs sans papiers en préfecture du Val-de-Marne.

En conséquence, l’occupation de la Tour Semmaris a pris fin dimanche 9 avril 2017.

Cette victoire est incontestablement à mettre au crédit de la lutte, de la détermination des travailleurs sans papiers, des militants de la CGT et des nombreux et divers soutiens qui auront pu s’exprimer.

On bosse ici, on vit ici, on reste ici !

Montreuil, le 10 avril 2017

Les salariés de l’usine Legrand ont gagné !

mardi 28 mars 2017

Cet après-midi, après 9 jours de grève et de blocage , la direction de l’usine Legrand de Malaunay a cédé devant la délégation CGT et FO, et face à la détermination des salariés qui ont gagné 41,61 euros d’augmentation par mois.
La solidarité a joué un rôle déterminant. Le patron, énervé par la détermination des grévistes qui tenaient bon a lâché : « oui je le sais, vous avez une cagnotte », en faisant référence au soutien financier des autres syndicats CGT et d’autres salariés présents le jeudi 23 Mars devant l’usine. La CGT éduc’action de l’académie de Rouen était porteuse ce jour là d’un message de soutien. BRAVO aux LEGRAND !

Déclarations CGT éduc’action de mars 2017

samedi 25 mars 2017

Lutte gagnante chez SIDEL, près du Havre :

mardi 21 mars 2017

Après des propositions au rabais suite aux négociations salariales annuelles, les salariés de Sidel (métallurgie) ont décidé de se mobiliser pour les salaires alors que les résultats de l’entreprise sont au beau fixe. Après 2 jours de débrayages, la direction a été obligée de revoir sa copie à la hausse. Ainsi, l’augmentation générale pour les non cadres est passée de 0,4% à 1%, Pour les cadres, c’est 1,6% d’augmentation individuelle. La prime de transport est améliorée de 3%, et la prime de vacances de 1000 euros est reconduite. 5000 euros de primes vont être versés aux salariés ainsi qu’un bonus. Le mercredi 8 mars l’assemblée générale a accepté le contenu des négociations et a repris le travail .

Mutations 2° degré : le rectorat ne veut pas communiquer les postes vacants !

samedi 18 mars 2017

Les collègues qui participent au mouvement intra du second degré l’ont déjà remarqué : le rectorat ne communiquera pas les postes vacants, hors postes spécifiques. La raison invoquée d’un problème de calendrier ne tient pas la route. En effet, le CTA qui entérine les suppressions de postes a lieu le 24 Mars, et à la demande légitime des organisations syndicales, il est important que la période de saisie des voeux ne se fasse pas pendant les vacances. Mais cette excuse soulève pas mal de questions : pourquoi refuser de diffuser les postes vacants au moins pour quelques jours, après le 24 Mars ? Pourquoi ne pas avoir fixé les CTA et les groupes de travail préparatoires plus tôt ? Pourquoi ne pas laisser le serveur SIAM ouvert jusqu’au 7 avril ? Cette décision ressemble plus à un refus de communiquer les postes vacants, qu’à un simple problème de calendrier !