Le dialogue social version Rectorat de Rouen !

mardi 12 juin 2018
par  Luc De Chivré
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Les services académiques n’ont vraiment pas les mêmes priorités que nous. En quelques heures, les grands chefs des services académiques ont pu bousculer leur agenda pour convoquer, sans respecter aucun délai légal, les élus du CTA pour le lundi 28 mai, en envoyant les convocations le vendredi 25 dans l’après midi, afin de modifier en urgence le nombre de sièges pour les listes CPE et Psy EN pour les élections professionnelles. Quand ça les arrange, les services académiques sont prêts à tout et considèrent que nous sommes à leur disposition ! Mais quand ça les dérange, c’est une autre limonade. De nombreux personnels font des demandes d’audience pour réclamer à juste titre des créations de postes, nos élus au CHSCT demandent des visites d’établissements ou d’écoles pour essayer de résoudre des questions de souffrance au travail. Parfois, c’est une simple réponse écrite qui est réclamée. Et pourtant la réaction du rectorat est toujours la même : aux plus chanceux le Secrétariat Général répond que pour des « contraintes d’agenda » c’est impossible, ou compliqué pour le moment, qu’il faudra attendre, que ce n’est pas nécessaire … et aux autres on ne leur répond pas ! Le 28 mai, les élus CGT éduc’action au CTA ont fait le choix de ne pas siéger et de dénoncer dans un courrier les pratiques des services académiques qui ne considèrent pas comme urgentes les questions de santé au travail que lorsque les personnels les y forcent en se mobilisant.

Courrier des élus CGT éduc’action au Comité Technique Académique :
Monsieur le Recteur des Académies de Rouen et Caen, Monsieur le Secrétaire Général,
nous ne participerons pas au CTA du 28 mai. Il est inacceptable et hors texte réglementaire d’être convoqués le vendredi après midi pour un CTA ayant lieu le lundi après midi. 
L’urgence de convoquer un CTA du jour au lendemain est due à la volonté ministérielle de modifier constamment les règles et de réformer au détriment des personnels, des élèves et de leurs familles, au pas de charge, sans aucune préparation et sans respecter les organisations syndicales.
Au moment où des menaces fortes pèsent sur le paritarisme, nous tenons à rappeler qu’au contraire celui-ci devrait être renforcé afin que les organisations syndicales aient un véritable poids lors des prises de décision. Nous en sommes déjà très loin, et convoquer des élus du CTA dans un délai aussi inadmissible montre une fois de plus le peu de cas que le Ministère dont vous relayez la demande accorde aux organisations syndicales.
Nous tenions aussi à rappeler que nous sommes engagés, auprès des personnels que nous représentons, pour un travail syndical de qualité qu’un délai de prévenance d’un jour ouvré ne permet pas de tenir, mais aussi auprès de nos élèves qui pour certains préparent un examen. 
Nous espérons vivement que de telles pratiques ne vont pas devenir monnaie courante et demandons à ce que les délais réglementaires soient respectés quel que soit l’ordre du jour d’un Comité Technique Académique.
Enfin, puisqu’il est question d’urgence, nous vous demandons d’appliquer enfin la loi sur les droits d’alerte des CHSCT pour danger grave et imminent, ce qui n’a jamais été le cas jusqu’à présent, bien que relevant effectivement et réglementairement de l’urgence. 
Veuillez agréer l’expression de notre respect.
Luc de Chivré, Stéphane Legardinier,
élus CGT éduc’action au CTA de l’Académie de Rouen


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Brèves

Mac Do Neufchâtel en Bray veut licencier une militante syndicale CGT !

vendredi 6 juillet

Suite à un entretien disciplinaire une syndiquée CGT depuis un mois au McDonald’s de Neufchatel en Bray a été mise à pieds à titre conservatoire avant que ne soit décidé un licenciement. Les vrais motifs de cette mise à pied : la distribution de tracts dans les restaurants de cette franchise (Dieppe, Yvetot et Neufchâtel en bray) mentionnant les acquis obtenus au restaurant d’Elbeuf (13e mois, prime trimestrielles, congés enfants malades, arbre de Noël ...), et la crainte que les salariés reprennent eux aussi ces revendications !
Rassemblement Dimanche 8 juillet 18h45 devant le Mac Donald de Neufchâtel en Bray.

Grève à l’hôpital psychiatrique Janet au Havre !

mercredi 20 juin

A l’image des salariés de l’hôpital psychiatrique du Rouvray, les personnels grévistes de l’hôpital psychiatrique Janet du Havre ne lâchent pas le morceau. Ils exigent la venue de Mme Gardel, directrice de l’Agence régionale de santé, l’ouverture d’une nouvelle unité pour que les patients ne soient plus dans des lits supplémentaires avec la création de 50 postes pluridisciplinaires pour la faire fonctionner, la stagiarisation de tous les contractuels-les, l’arrêt de la polyvalence, l’embauche de médecins psychiatres titulaires. Rendez vous jeudi 21 à 8h45 à l’hôpital Flaubert pour une haie de déshonneur pour les administrateurs de l’hôpital, et le samedi 23 à 17h45 sur le parvis du printemps.
Soutenez les revendications en écrivant à Mme Gardel

RESF : une bonne nouvelle qui se concrétise enfin !

mardi 12 juin

Mme Erdene, dont les enfants sont scolarisés au lycée de Déville-lès-Rouen et dans des écoles de Maromme, a reçu enfin son titre de séjour ; celui de son mari attend à la Préfecture, sauf imprévu.
Les bonnes nouvelles sur ce front sont si rares qu’il fallait en parler d’autant plus que pour d’autres familles, l’étau se resserre.
Mme Balogun - originaire du Nigéria et qui a une enfant scolarisée au collège de Maromme - s’est vu confirmer son OQTF par le Tribunal Administratif et France Terre d’Asile cherche à récupérer leur logement CADA en essayant de les en expulser.
La CGT Educ’action revendique la régularisation des lycéens majeurs et des parents d’élèves sans papiers.

Fusion des académies : où en est on ?

mardi 12 juin

En janvier, Mr le Recteur des académies de Rouen et de Caen nous assurait que la fusion des deux académies n’était pas décidée et qu’elle dépendrait de l’évaluation qui serait rendue fin mars, début avril. Il était malgré tout resté bien silencieux lorsque nous lui avions dit qu’il était impossible d’évaluer un processus de fusion en 5 mois (l’expérimentation a officiellement début en novembre), et notamment les conséquences sur les conditions de travail des personnels et les conditions d’enseignement, et que nous étions convaincus que cette évaluation serait bidon et que la fusion était déjà actée officieusement. Depuis, aucune nouvelle de cette évaluation, ni de la décision du Ministère qui devait tomber à la suite de l’évaluation. Mais cela n’est pas vraiment plus rassurant. Les organisations syndicales et les personnels avaient déjà été mis devant le fait accompli en septembre en apprenant seulement à la rentrée qu’une expérimentation était menée sur les académies de Rouen et de Caen. Et le Ministère ne compte pas lâcher de sitôt son projet de fusionner des académies qui sera une véritable manne pour supprimer des postes d’administratifs en fusionnant des services et des formations.

Université : Blanquer manipule les chiffres !

mardi 12 juin

Pour justifier la sélection à l’entrée de l’université, Jean-Michel Blanquer affirme que seuls 40% des étudiants en L1 sont en L2 l’année suivante, sous entendant bien sûr que tous les jeunes ne peuvent pas réussir et qu’il faut en tenir compte. Si ce chiffre est exact, c’est oublier que beaucoup réussissent en redoublant, en se réorientant ou en obtenant un concours et qu’au final 80% des étudiants sortent de l’enseignement supérieur avec un diplôme, malgré des conditions d’étude déplorables dans de nombreuses filières.

Grève de la faim au centre hospitalier du Rouvray !

mardi 22 mai

Communiqué de presse des Grévistes de la faim
Résumé de la journée du jeudi 31mai. J10
Cette journée a été ouverte par de nouveaux témoignages culturels de soutien important ! Ensuite, s’est déroulée une Assemblée Générale où plus de 300 personnes sont venues soutenir le mouvement. A 15h, une centaine de salariés du Centre Hospitalier du Rouvray (Hôpital Psychiatrique Rouen, Normandie 76) ont investi les locaux de l’administration abandonnés et délaissés sur instruction de la direction.
Pendant que le personnel soignant assure la continuité des soins ! Toujours les mêmes qui bossent !
Cette action s’est déroulée de façon organisée et pacifique pour réclamer notamment 52 postes paramédicaux supplémentaires. Nous ne voulons que prendre en charge correctement la souffrance psychique de nos concitoyens ! Cette nuit, nos 7 collègues grévistes de la faim sont accompagnés par 52 professionnels du CHR. Il faut au moins ça, puisqu’après 10 jours de grève de la faim l’indifférence continue ! Pour seule réponse, toujours du mépris !
Et maintenant ? Action !

  • Aujourd’hui, Vendredi 01 juin à 14h15 : Assemblée Générale.
  • Samedi 02 juin à 14h00, Rassemblement de soutien sur le parvis de l’administration. NOUS VOUS ATTENDONS EN NOMBRE !
  • Samedi 02 juin à 17h30 une Tribune offerte par le maire de SER, à l’occasion de la journée festive nommée « AIRE DE FÊTE ». L’administration a été prise, maintenant à nous de l’occuper, vous êtes les bienvenus ! Apportez votre soutien financier Signez la pétition
Sur le Web : Télécharger le tract

VIDEO : CE QUE LES MEDIAS NE DISENT PAS SUR LA SNCF !

lundi 16 avril

A voir absolument l’excellente vidéo du Fil d’actu CE QUE LES MEDIAS NE DISENT PAS SUR LA SNCF !

Moins de fonctionnaires et un statut attaqué :

vendredi 26 mai 2017

120 000 fonctionnaires en moins mais un service public renforcé. Comme depuis 10 ans, le but est donc de faire mieux avec moins, ce qui impliquera, dans les faits, une baisse des services rendus aux usagers et une détérioration des conditions de travail des personnels. Pour cela, la recette managériale habituelle : autonomie des chef-fes de services, individualisation des carrières et des salaires. Bref, la concurrence entre les personnels et la division