Prime REP+ : la carotte… et le bâton ?

vendredi 6 juillet 2018
par  Luc De Chivré
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Pour favoriser le maintien des équipes et la continuité pédagogique dans les REP+, le candidat Macron avait promis une prime supplémentaire de 3000 € pour les personnels exerçant dans ces établissements et écoles.

Le ministre Blanquer a confirmé ce lundi 2 juillet qu’une partie de cette prime (1000 €) serait versée dès la rentrée de septembre 2018, avant une augmentation successive en 2019 et 2020. La promesse électorale n’est donc pas, dans l’immédiat, complétement respectée. Surtout, le ministre a indiqué qu’il y aurait discussion sur les modalités d’octroi des éventuels 2000 € supplémentaires. Ainsi, le ministre veut instaurer une rémunération liée aux résultats individuels et collectifs des personnels dans ces zones prioritaires, à partir d’objectifs et de projets qui resteraient à définir. Pour la CGT Éduc’action, cette annonce est inacceptable.

Cette rémunération au mérite s’inscrit dans la droite ligne du PPCR et du RIFSEEP. Elle traduit, la volonté gouvernementale de développer l’individualisation de la rémunération des agent.es publics. On est donc très loin de la volonté de valoriser le travail des équipes et de les stabiliser dans les lieux d’enseignement. Surtout, cette prime va accentuer la concurrence entre établissements et personnels, mais aussi individualiser les parcours et les rémunérations en soumettant les personnels à l’arbitraire de leur hiérarchie.

La CGT Éduc’action s’inquiète des modalités d’attribution qui pourraient être arrêtées nationalement et localement, et difficilement quantifiables par l’institution. Le travail des personnels, dans ces établissements et écoles, n’a pas à être évalué au regard des résultats aux examens et tests des élèves. La réussite des élèves n’est pas quantifiable car la formation et l’éducation ne s’arrêtent pas à un moment T. Si le principe de cette part modulable était arrêté, il oublierait obligatoirement les personnels administratifs, sociaux et techniques (éligibles également à la prime REP+) dont le travail n’entrerait pas dans l’évaluation de la performance des élèves. Nous exigeons que cette prime soit versée à tous les personnels travaillant dans ces établissements et écoles.

La CGT Éduc’action considère qu’il faut un plan d’urgence pour toute l’Éducation prioritaire, qui ne doit pas se faire dans la logique comptable du gouvernement visant, avant tout, à réaliser de grosses économies dans Éduc’action.

Pour la CGT Éduc’action, il faut instaurer une autre politique pour valoriser les équipes travaillant en REP et REP+ :

  • redéfinir la carte de l’Éduc’action prioritaire (avec des éléments objectifs).
  • réintégrer les lycées à cette carte.
  • mettre fin à l’autonomie des établissements.
  • rétablir une carte scolaire pour retrouver de la mixité sociale.
  • diminuer les effectifs élèves par classe.
  • renforcer les équipes de personnels.
  • favoriser les temps de concertation et de décharge de service.
  • augmenter significativement la rémunération des personnels (sans prime au mérite).

Montreuil, le 03 juillet 2018


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Motion de soutien aux salariés de la Chapelle d’Arblay

mercredi 18 septembre

Les camarades de la CGT Educ’action Haute-Normandie réunis en Assemblée générale de rentrée le 16 septembre 2019 à Maromme expriment leur soutien aux salariés de la Chapelle Darblay, menacés de licenciement.
Dans le secteur privé, les fermetures de site et les plans de licenciement se multiplient. Dans les services publics, ce sont les suppressions de postes massives et la dégradation des conditions de travail.
De plus, la réforme des retraites est une attaque contre l’ensemble des salariés.

  • Zéro licenciement !
  • Non à la fermeture des sites !
  • Non à la casse des services publics !
  • Non à la réforme des retraites ! Luttons tous ensemble !

Motion adoptée à l’unanimité par l’AG des syndiqué-e-s CGT éduc’action Rouen

Fusion des académies : j’habite à Evreux, pourra-t-on me nommer à Cherbourg ?

vendredi 13 septembre

La lettre de cadrage pour la fusion des académies de Caen et Rouen certifiait que la gestion des personnels enseignants ne serait pas impacté jusqu’en 2022 (Mais en 2018 on nous jurait que la fusion n’était pas encore décidée). A en croire M. le Ministre, jusqu’à cette ce cas de figure n’existera pas. Mais après 2022 ça devient tout à fait possible pour les personnels du second degré. Le Rectorat a tout intérêt à ce que la souplesse et la mobilité des personnels soient maximales. Et avec l’affaiblissement du rôle des CAPA il sera encore plus compliqué d’influer sur les choix des services académiques, sans oublier que pour les contractuels ce « contrôle » est inexistant.

Une fusion des académies pour fermer des sections !

vendredi 13 septembre

Le Rectorat et la Région Normandie lancent la réflexion pour une nouvelle carte de formation à la rentrée de septembre 2020. Ca ne sent pas bon du tout ! L’académie et la région de Normandie auront, si nous ne faisons pas reculer le Ministère, le même périmètre au 1° janvier. Les filières de formation, frontalières pour le moment, ou seulement identiques, seront à la prochaine rentrée dans la même académie. Ce sera une très bonne excuse pour fusionner et fermer par ci par là et pour récupérer les postes.

Mac Do Neufchâtel en Bray veut licencier une militante syndicale CGT !

vendredi 6 juillet 2018

Suite à un entretien disciplinaire une syndiquée CGT depuis un mois au McDonald’s de Neufchatel en Bray a été mise à pieds à titre conservatoire avant que ne soit décidé un licenciement. Les vrais motifs de cette mise à pied : la distribution de tracts dans les restaurants de cette franchise (Dieppe, Yvetot et Neufchâtel en bray) mentionnant les acquis obtenus au restaurant d’Elbeuf (13e mois, prime trimestrielles, congés enfants malades, arbre de Noël ...), et la crainte que les salariés reprennent eux aussi ces revendications !
Rassemblement Dimanche 8 juillet 18h45 devant le Mac Donald de Neufchâtel en Bray.

Grève à l’hôpital psychiatrique Janet au Havre !

mercredi 20 juin 2018

A l’image des salariés de l’hôpital psychiatrique du Rouvray, les personnels grévistes de l’hôpital psychiatrique Janet du Havre ne lâchent pas le morceau. Ils exigent la venue de Mme Gardel, directrice de l’Agence régionale de santé, l’ouverture d’une nouvelle unité pour que les patients ne soient plus dans des lits supplémentaires avec la création de 50 postes pluridisciplinaires pour la faire fonctionner, la stagiarisation de tous les contractuels-les, l’arrêt de la polyvalence, l’embauche de médecins psychiatres titulaires. Rendez vous jeudi 21 à 8h45 à l’hôpital Flaubert pour une haie de déshonneur pour les administrateurs de l’hôpital, et le samedi 23 à 17h45 sur le parvis du printemps.
Soutenez les revendications en écrivant à Mme Gardel