Courrier des personnels du LP Dumézil/Vernon contre l’autoritarisme d’une inspectrice

dimanche 8 juillet 2018
popularité : 3%

Monsieur le Recteur,

Représentants du personnel enseignant du Lycée Professionnel Dumézil de Vernon, nous tenons par ce courrier à porter à votre attention une situation anormale et préoccupante lors de la remontée des notes des CCF (épreuves E31-E32-E33) des Terminales Gestion Administration (TGA).

Le 17 mai 2018, le cahier des charges concernant les TGA fut transmis par M. le proviseur adjoint, à l’équipe intervenant sur les TGA, Mmes .................................... et membres de la commission d’harmonisation.
Les 22 et 23 mai 2018, cette commission se réunit conformément au cahier des charges qui prévoit 30 minutes par élèves. Selon la procédure, cette commission devait être mise en place par le chef d’établissement. Mais c’est Mme ................. qui en prit l’initiative compte tenu de ses prochaines convocations et de son arrêt maladie à partir du 30 mai 2018. À cette date, c’est donc le Directeur Délégué aux Formations Professionnelles et Technologique (DDFPT) qui s’occupa de la remontée les notes via Lotanet.

Le 4 juin 2018, eut lieu la commission d’harmonisation réunissant l’ensemble des collègues de TGA du département. Mme ................ convoquée à cette commission mais n’ayant pas pu s’y rendre, c’est Mme ...................., autre collègue de GA, qui s’y rendit à sa place. Lorsque Mme l’IA-IPR de la matière, demanda des explications sur le faible niveau des élèves, Mme ................ ne put répondre de manières circonstanciées dans la mesure où elle n’avait jamais eu ces élèves en
cours. Mme l’IA-IPR annonça alors sa venue dans notre établissement afin de consulter les dossiers de ces élèves.

Le 11 juin 2018, madame l’inspectrice vint en effet au Lycée Professionnel Dumézil. Seule, celle-ci prit connaissance de l’ensemble des dossiers, sans souhaiter la présence des membres de la commission, malgré la présence de Mme .............. dans l’établissement, ni même celle de messieurs le proviseur-adjoint et du DDFPT. À l’issue de cette consultation, et toujours dans un manque de transparence évident, Mme l’inspectrice décida unilatéralement de remonter une majorité de notes (seuls six élèves avaient alors la moyenne), qu’elle saisit ensuite sur Lotanet. Le bordereau de notes fut alors signé par M. le proviseur-adjoint.
Finalement, l’inspectrice demanda à rencontrer Mme ................., présente au lycée ce jour-là, pour lui faire part de ses remarques. Dans un souci d’échange constructif, notre collègue lui proposa de regarder les dossiers, mais Mme l’inspectrice s’y refusa. Dans le même esprit, l’enseignante souligna les difficultés rencontrées avec cette classe, peu investie dans son projet scolaire et professionnel. Face à ces éléments, Madame l’inspectrice en tira la conclusion que l’équipe pédagogique n’avait pas su intéresser et motiver ses élèves. Au terme de cet échange, notre collègue n’eut malheureusement pas connaissance des modifications apportées au nouveau relevé de notes.
Mme ..........................., malgré son arrêt de travail, ne fut à aucun moment contactée aussi bien par son inspectrice que par le personnel de direction présent à cet entretien. Dans ces conditions, et en sa qualité de professeur principal et de membre de la commission d’harmonisation, Mme ........................... demanda légitimement à avoir accès à ces nouvelles notes. Mais elle reçut une fin de non recevoir de la part de Messieurs le proviseur-adjoint et du DDFPT, la justifiant au prétexte que Mme l’inspectrice ne souhaitait pas que Mme ....................... connaisse les notes avant les résultats définitifs du bac.

Dans le même temps, Mme l’inspectrice étudia les dossiers évalués par Mme ..................... sur la formation Gestion Administration dispensée au GRETA, s’interrogeant sur la différence de niveau entre les élèves du lycée professionnel et ceux du GRETA. Ces dossiers furent validés par Mme l’inspectrice sans modification. Toutefois, sans l’avertir personnellement, la direction du Lycée Professionnel Dumézil décida de ne plus positionner Mme ............................ sur cette formation continue.

Nous nous interrogeons sur la légalité de tels agissements, qui sont à la fois une profonde remise en cause de l’investissement quotidien de nos collègues, des valeurs d’équité et de justice dans l’évaluation de nos élèves et qui apparaissent à nos yeux comme un grave dévoiement des principes fondateurs de l’Education Nationale.
Par conséquent, nous nous réservons le droit d’informer les familles des candidats n’ayant pas eu la « chance » de voir leurs notes « revalorisées » et nous nous réservons ainsi le droit d’en contester juridiquement les modalités.

Soyez assuré, Monsieur Le Recteur de l’Académie de Rouen, de notre profond attachement au service de l’Education Nationale.

Les représentants du personnel Enseignant du Lycée Professionnel Dumézil de Vernon.


Agenda

<<

2018

 

<<

Septembre

 

Aujourd'hui

LuMaMeJeVeSaDi
272829303112
3456789
10111213141516
17181920212223
24252627282930
Aucun évènement à venir les 3 prochains mois

Sites favoris


1 site référencé dans ce secteur

Brèves

La pédagogie Nutella ou le collège 2016... vu à la TV !

lundi 20 avril 2015

La réforme du collège 2016 agite le Landerneau enseignant depuis quelques semaines. Elle inquiète aussi à juste titre les parents qui se demandent bien ce que ledit collège réformé fera avec leur progéniture.

Pour rassurer tout le monde, la télévision publique nous montre à quoi ressemblera le collège 2016, dans deux reportages successifs. En effet, le collège réformé s’inspire de dispositifs innovants qui existent déjà dans quelques établissements expérimentaux.

Alors savourons cet avant-goût du collège nouveau...

Lire la suite sur le site La Vie Moderne

Chatel : « Certaines mesures vont dans le bon sens »

lundi 20 avril 2015

C’est le spécialiste des réformes destructrices Chatel qui ont mis à mal le lycée général et liquidé la voie STI qui nous le dit.
On constate facilement où Vallaud-Belkacem trouve son inspiration !

« Que les conservateurs tombent les masques ! »

lundi 20 avril 2015

Voici le titre de l’interview de Vallaud-Belkacem au très réactionnaire journal Le Point.
Notre seule réponse à NVB : « Que les néo-libéraux tombent également le masque ! »

4 pages spécial Retraités de la FERC

samedi 31 août 2013

Au sommaire : Conférence de l’UFR... les retraités à l’offensive ! - Quelle UFR, quelle structure ? - Place des retraités dans la CGT - Continuité syndicale et renforcement - Impressions croisées
Télécharger le 4 pages

Au sujet des dépenses scolaires…

jeudi 22 août 2013

Chaque année, à l’approche de la rentrée, on retrouve dans les médias des articles plus ou moins bien renseignés sur les « dépenses de la rentrée des classes ». Je les parcours toujours avec un peu d’agacement quand ils mettent en avant les nouveaux cartables, les vêtements, les classeurs, les crayons et les compas, les garderies et les cantines.
Parler de ces frais là, c’est évoquer l’arbre pour cacher la forêt. Les cartables et les compas durent facilement plusieurs années et les vêtements ne me semblent pas être une dépense scolaire : mes filles iraient-elles nues si l’école n’existait pas ? Idem pour la cantine : il faut manger même en dehors de l’obligation scolaire. Admettons pour la garderie des petits. Ce qui m’interpelle, ce sont les frais dont on parle moins et qui pourtant jalonnent bien le parcours scolaire des jeunes.
Lire la suite sur le site de l’Ecole démocratique

Ecole élémentaire : en France, le nombre d’élèves par enseignant supérieur à la moyenne OCDE (Depp)

vendredi 16 août 2013

Selon la revue « L’Éducation natio­nale en chiffres » de la Depp, le taux d’encadrement dans les écoles élémen­taires fran­çaises se situe en des­sous de la moyenne des pays de l’OCDE.
Le taux d’encadrement dans les écoles élémen­taires fran­çaises est en des­sous de la moyenne des pays de l’OCDE, selon la revue « L’Éducation natio­nale en chiffres » éditée par la Depp et parue en juillet 2013.
Dans les pays de l’OCDE, le nombre moyen d’élèves par ensei­gnant était à ce niveau de 15,4, en 2011 contre 18,4 en moyenne en France.

Loire-Atlantique / Rythmes : lettre ouverte des UD CGT, FO, FSU et Solidaires au DASEN et aux 26 maires de Loire-Atlantique appliquant la réforme en 2013

samedi 29 juin 2013

Depuis plusieurs mois, nos organisations syndicales ne cessent de dénoncer la précipitation et les dangers contenus dans la réforme des rythmes scolaires. Si les appréciations de nos syndicats respectifs peuvent diverger sur l’analyse de la loi Peillon et de son volet sur les rythmes scolaires, cela ne nous empêche en rien de partager nombre de points de vue sur les effets néfastes de cette réforme. Les propos volontaristes des municipalités ayant décidé de s’engager dès septembre 2013 dans la mise en œuvre du pan de réforme sur les rythmes ne résistent pas à un l’examen pragmatique. Pour notre part cette réforme relève plus d’un projet politique portant sur la territorialisation de l’École que sur les effets bénéfiques pour les enfants et les familles.
L’intention gouvernementale affiche une volonté de servir la réussite scolaire des élèves. Nous pensons qu’il y a loin du discours à une réalité qui malmène aussi les personnels concourant aux rythmes éducatifs des enfants. Les campagnes de communication politiciennes ne peuvent dissimuler les malaises grandissant autour de la rentrée 2013 précipitée.
Lire la suite

Coaching patronal au collège, sous l’œil attendri de France 2

mercredi 26 juin 2013

Mardi 18 juin, dans le 20h de France 2, après les 9 min inaugurales sur les inondations en France, et parmi les quelques miettes distribuées aux autres sujets (3 min sur le mouvement social au Brésil, 2 sur l’accueil des touristes à Paris), on retiendra un reportage d’anthologie, intitulé (sur le site de France 2) « Éducation : du coaching en ZEP » : 4 min 20 consacrées à l’intervention d’une cadre dirigeante dans un collège de « ZEP », pour appliquer, selon ses propres dires, les « méthodes d’entreprise » à l’école. 4 min 20 pour un « gros plan » qui « traite » un sujet sans (se) poser la moindre question, sans rien en dire sinon célébrer les vertus d’une initiative qui, avec d’autres, relève d’un entrisme entrepreneurial dans l’institution scolaire, du reste fort à la mode. Une initiative présentée sans contrepoint ni distance : un tel éloge relève-t-il encore de l’information ?
Lire la suite sur le site d’ACRIMED