AESH : Le ministre de l’Éducation Nationale ne répond ni aux angoisses des familles et des jeunes en situation de handicap ni à la détresse des salariés en urgence sociale !

Communiqué de presse de la CGT Educ’action de Rouen du 15 septembre 2018
lundi 17 septembre 2018
par  François-Xavier Durand
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Interrogé sur cette situation sur France Bleu Normandie et interpellé par le témoignage d’une mère il ne répond pas aux questions posées, aux appels au secours des familles et aux revendications des personnels.

Le ministre cite les 3500 notifications devant se traduire par la mise à disposition de temps d’accompagnement mais ne dit rien sur le nombre d’enfants n’ayant pas d’AVS à la rentrée. Il se contente de contester les chiffres que nous avancions de 70% d’enfants sans AVS. C’était pourtant la réalité constatée par les acteurs de proximité dans certaines circonscriptions.

  • Oui il y a des enfants sans AVS et des AVS sans emploi
  • Oui la totalité des besoins ne sont pas couverts
  • Oui on ne répond pas toujours aux demandes faites par des familles
  • Oui il y a des notifications connues par les familles ou les enseignants référents qui n’étaient pas arrivées à la DAPAEC
  • Oui il y avait des incertitudes sur le renouvellement de certaines notifications

Le ministre constate une difficulté de recrutement pour 300 AESH et parle d’un salaire de 1350€ dont rêveraient de nombreux AVS !

  • Oui l’immense majorité des AVS est à temps partiel contraint et gagne moins de 800€ (avec même 100€ de moins lorsqu’ils/elles passent d’un contrat CUI à un contrat AESH pour le même nombre d’heures travaillées).
  • Oui, le nombre de contrats aidés a baissé passant de 1098 à 582 pour l’académie (une baisse de 47%).
  • Oui à cette rentrée des AESH ont vu une baisse du nombre d’heures de travail (passant de 29h ou 24h à 12h) ce qui porte à un niveau indécent leur salaire (de 70% ou 58% du SMIC à 30%) et peut les amener à refuser la mission ou se tour­ner vers d’autres opportunités. Ce sont des compétences et des énergies gâchées.

Si le système dysfonctionne ce n’est pas parce les services sont incompétents ou seule­ment parce que la MDPH est en retard mais parce que ce système est assis sur la précari­té à tous les niveaux.

Pour la CGT Educ Action de Rouen

  • Le nombre des emplois doit garantir le droit des jeunes dans l’esprit de la loi de 2005 qui ouvrait les voies d’une inclusion scolaire réussie et une éducation de qualité pour Tous.
  • La gestion doit s’appuyer sur l’expertise de proximité ouverte à tous les partenaires et nous contestons les projets de transfert de la gestion de ce système à l’ARS
  • Il faut un statut solide dans la fonction publique pour tous les AVS et une rémunération prenant en compte la réalité de leurs missions, il faut en finir avec le temps partiel contraint comme règle.

La CGT Education continuera de dénoncer les dysfonctionnements, de défendre le droit pour tous à une scolarisation de qualité et des conditions d’emploi dignes pour les salariés. Elle est porteuse de nombreuses propositions.


Rouen, le 15 septembre 2018


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Brèves

La pédagogie Nutella ou le collège 2016... vu à la TV !

lundi 20 avril 2015

La réforme du collège 2016 agite le Landerneau enseignant depuis quelques semaines. Elle inquiète aussi à juste titre les parents qui se demandent bien ce que ledit collège réformé fera avec leur progéniture.

Pour rassurer tout le monde, la télévision publique nous montre à quoi ressemblera le collège 2016, dans deux reportages successifs. En effet, le collège réformé s’inspire de dispositifs innovants qui existent déjà dans quelques établissements expérimentaux.

Alors savourons cet avant-goût du collège nouveau...

Lire la suite sur le site La Vie Moderne

Chatel : « Certaines mesures vont dans le bon sens »

lundi 20 avril 2015

C’est le spécialiste des réformes destructrices Chatel qui ont mis à mal le lycée général et liquidé la voie STI qui nous le dit.
On constate facilement où Vallaud-Belkacem trouve son inspiration !

« Que les conservateurs tombent les masques ! »

lundi 20 avril 2015

Voici le titre de l’interview de Vallaud-Belkacem au très réactionnaire journal Le Point.
Notre seule réponse à NVB : « Que les néo-libéraux tombent également le masque ! »

4 pages spécial Retraités de la FERC

samedi 31 août 2013

Au sommaire : Conférence de l’UFR... les retraités à l’offensive ! - Quelle UFR, quelle structure ? - Place des retraités dans la CGT - Continuité syndicale et renforcement - Impressions croisées
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Au sujet des dépenses scolaires…

jeudi 22 août 2013

Chaque année, à l’approche de la rentrée, on retrouve dans les médias des articles plus ou moins bien renseignés sur les « dépenses de la rentrée des classes ». Je les parcours toujours avec un peu d’agacement quand ils mettent en avant les nouveaux cartables, les vêtements, les classeurs, les crayons et les compas, les garderies et les cantines.
Parler de ces frais là, c’est évoquer l’arbre pour cacher la forêt. Les cartables et les compas durent facilement plusieurs années et les vêtements ne me semblent pas être une dépense scolaire : mes filles iraient-elles nues si l’école n’existait pas ? Idem pour la cantine : il faut manger même en dehors de l’obligation scolaire. Admettons pour la garderie des petits. Ce qui m’interpelle, ce sont les frais dont on parle moins et qui pourtant jalonnent bien le parcours scolaire des jeunes.
Lire la suite sur le site de l’Ecole démocratique

Ecole élémentaire : en France, le nombre d’élèves par enseignant supérieur à la moyenne OCDE (Depp)

vendredi 16 août 2013

Selon la revue « L’Éducation natio­nale en chiffres » de la Depp, le taux d’encadrement dans les écoles élémen­taires fran­çaises se situe en des­sous de la moyenne des pays de l’OCDE.
Le taux d’encadrement dans les écoles élémen­taires fran­çaises est en des­sous de la moyenne des pays de l’OCDE, selon la revue « L’Éducation natio­nale en chiffres » éditée par la Depp et parue en juillet 2013.
Dans les pays de l’OCDE, le nombre moyen d’élèves par ensei­gnant était à ce niveau de 15,4, en 2011 contre 18,4 en moyenne en France.

Loire-Atlantique / Rythmes : lettre ouverte des UD CGT, FO, FSU et Solidaires au DASEN et aux 26 maires de Loire-Atlantique appliquant la réforme en 2013

samedi 29 juin 2013

Depuis plusieurs mois, nos organisations syndicales ne cessent de dénoncer la précipitation et les dangers contenus dans la réforme des rythmes scolaires. Si les appréciations de nos syndicats respectifs peuvent diverger sur l’analyse de la loi Peillon et de son volet sur les rythmes scolaires, cela ne nous empêche en rien de partager nombre de points de vue sur les effets néfastes de cette réforme. Les propos volontaristes des municipalités ayant décidé de s’engager dès septembre 2013 dans la mise en œuvre du pan de réforme sur les rythmes ne résistent pas à un l’examen pragmatique. Pour notre part cette réforme relève plus d’un projet politique portant sur la territorialisation de l’École que sur les effets bénéfiques pour les enfants et les familles.
L’intention gouvernementale affiche une volonté de servir la réussite scolaire des élèves. Nous pensons qu’il y a loin du discours à une réalité qui malmène aussi les personnels concourant aux rythmes éducatifs des enfants. Les campagnes de communication politiciennes ne peuvent dissimuler les malaises grandissant autour de la rentrée 2013 précipitée.
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Coaching patronal au collège, sous l’œil attendri de France 2

mercredi 26 juin 2013

Mardi 18 juin, dans le 20h de France 2, après les 9 min inaugurales sur les inondations en France, et parmi les quelques miettes distribuées aux autres sujets (3 min sur le mouvement social au Brésil, 2 sur l’accueil des touristes à Paris), on retiendra un reportage d’anthologie, intitulé (sur le site de France 2) « Éducation : du coaching en ZEP » : 4 min 20 consacrées à l’intervention d’une cadre dirigeante dans un collège de « ZEP », pour appliquer, selon ses propres dires, les « méthodes d’entreprise » à l’école. 4 min 20 pour un « gros plan » qui « traite » un sujet sans (se) poser la moindre question, sans rien en dire sinon célébrer les vertus d’une initiative qui, avec d’autres, relève d’un entrisme entrepreneurial dans l’institution scolaire, du reste fort à la mode. Une initiative présentée sans contrepoint ni distance : un tel éloge relève-t-il encore de l’information ?
Lire la suite sur le site d’ACRIMED