Grève au lycée Les Bruyères contre une rentrée chaotique

samedi 15 septembre 2018
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Pour la deuxième journée consécutive, les personnels du lycée Les Bruyères (Sotteville-lès-Rouen) sont en grève à cause d’une profonde désorganisation de la rentrée et de leurs conditions de travail. Ci-dessous, le courrier collectif adressé au Recteur. Soutien aux collègues des Bruyères !

Monsieur le Recteur,

À la demande de MM. Ghommid (inspecteur référent de l’établissement) et Le Magoarou (inspecteur Vie Scolaire), venus dans notre établissement pour apporter leur aide, nous dressons une liste des nombreux dysfonctionnements empêchant un fonctionnement « normal » du Lycée. Ce travail avait déjà été mené l’année dernière au moment des évènements de novembre 2017 qui avaient conduit les enseignants à exercer leur droit de retrait. Mme Cantrelle, proviseure Vie Scolaire, était alors venue au lycée pour rencontrer les personnels et écouter leurs revendications. Nous ne pensions pas que la situation pouvait encore s’aggraver, mais c’est malheureusement le cas en cette rentrée 2018. Le constat simple des effectifs de seconde (2 classes en moins cette année) en dit long sur la fuite des élèves qui ne souhaitent plus étudier dans notre Lycée.

Rentrée non préparée :

  • Absence d’emploi du temps viable pour les classes et les enseignants due à des constitutions de classes réalisées sans regroupement d’option. Aucun élève n’a eu les heures réglementaires en LV3 et en Arts Plastiques pendant 15 jours.
  • Aucune réunion direction-vie scolaire pour préparer la rentrée depuis le 27 août jusqu’à ce jour.
  • Répartition de service envoyée le 24 août et non pas mi-juillet qui ne tient pas compte des souhaits formulés par les enseignants (heures d’Aide Personnalisée imposées, demande ou non d’être professeur principal, équipes pédagogiques réalisées sans prise en compte des souhaits et projets des enseignants).
  • Aucun conseil d’enseignement organisé fin juin ou en juillet.
  • Absence d’accueil spécifique des nouveaux collègues (en juin et même en début d’année).
  • Journée de pré-rentrée sans contenu :
  • Aucun calendrier organisationnel de l’année scolaire 2018-2019 (baccalauréat blanc, début et fin des trimestres, réunions parents-professeurs, début des TPE, début de la MPS, organisation des épreuves de positionnement en seconde, portes ouvertes, etc.).
  • Aucun projet de revalorisation de l’établissement proposé par la Direction.
  • Aucune statistique comparative académique et nationale des résultats du baccalauréat de nos élèves, aucune statistique sur les résultats des classes supérieures (BTS, prépa), aucune statistique sur la provenance des élèves de seconde (collège de secteur)
  • Pas de communication des listes des classes, des équipes de celles-ci, ni de consignes (dossier) à destination des professeurs principaux.

Pendant les années scolaires précédentes, c’est également :

  • Un seul conseil TICE en trois ans.
  • Une seule réunion CESC avec des projets élèves sans suite.
  • Aucun vote en Conseil d’Administration de la répartition des heures à indemnités particulières.
  • Non présidence de la proviseure à certains conseils de classe et parfois sans prévenir de son absence.
  • Refus du bal de fin d’année des élèves et des photos originales proposées par la Maison des lycéens.
  • Aucune sortie après 17H00 autorisée pour les internes (fin du partenariat avec le Trianon). Une élève de 1ère L interne, scolarisée au Lycée Blaise Pascal, s’est même vue interdite de sortie au théâtre avec sa classe ainsi qu’à son repas de fin d’année au mois de Juin, malgré l’accompagnement prévu par la vie scolaire.
  • Refus catégorique de la cérémonie des lauréats au BAC malgré les demandes répétées des élèves et des enseignants.
  • En octobre 2017, des élèves étaient présents au CVL sans pourtant avoir été candidats.
  • Un Chef de travaux, qui démissionne en 2017, suite aux nombres d’heures non réglementaires attribués aux sections STMG, chef qui n’était même plus invité aux réunions de direction.
  • Absence de préparation des deux semaines de l’orientation dans le cadre de Parcours Sup. Réunion d’information avec des parents pour leur annoncer "je n’ai rien à vous dire, vous aurez les informations par vos enfants". Refus catégorique que les élèves assistent à cette réunion.
  • Aucun forum des métiers organisé. Lors du forum des grandes écoles qui s’est tenu au lycée, Mme la Proviseure n’était pas présente pour l’accueil des autres chefs d’établissement et ne s’est pas présentée aux étudiants.
  • Une proposition de Forum technologique pour les 2de en partenariat avec des professionnels qui a été validée, organisée puis repoussée à une date ultérieure puis qui ne s’est finalement pas tenue malgré l’investissement des Psy-EN. A ce jour, une seule Psy-EN reste disponible pour nos élèves dans l’établissement.
  • Portes ouvertes très mal organisées : mail envoyé par la direction le 15 février aux enseignants 2018 pour connaître l’organisation prévue par les professeurs le samedi 17 février.
  • Suppression de l’accueil des étudiants passant le concours ECRICOME dans notre établissement. Le lycée des Bruyères devient ainsi le seul Lycée du secteur ayant des prépas mais n’accueillant aucun concours.
  • L’indisponibilité récurrente de la proviseure, qui ne répond pas toujours à nos mails, dont la porte est quasiment toujours fermée. Aucune réponse aux deux méls envoyés le 29/05 et le 05/07sur le projet « Accueil des secondes » relative aux compétences psychosociales.
  • Aucun retour suite à la réunion "Echelle de punitions/sanctions-procédures en cas d’incident" du 16/02/2018, alors que la synthèse avait été promise par la direction pour une application dès le troisième trimestre 2017-2018.
  • Refus systématique ou blocage des multiples projets porteurs pour l’établissement, des conventions parfois non signées ou signées avec du retard (projet avec le théâtre Le Trianon, convention théâtre avec le lycée Marcel Sembat, …), annulation de voyages au dernier moment (perte d’attrait et de crédibilité de l’établissement aux yeux des familles et des prestataires).
  • Aucune réunion de travail sur le projet d’établissement.
  • Problèmes de communication récurrents (manque d’informations en direction des familles, élèves, enseignants et équipes éducatives, mais aussi en direction des agents qui, par exemple, ne sont pas conviés aux différents « pots », même lorsque l’un deux part en retraite !)
  • Aucune présence de la Direction le matin à 8h alors que celle-ci a été réclamée à de nombreuses reprises et permettrait de consolider le sentiment d’encadrement dont le lycée à besoin.

L’équipe enseignante a pris une fois de plus ses responsabilités
professionnelles en accueillant les élèves dès le lundi malgré une désorganisation
totale et sans consigne, quitte à être peu crédible devant les élèves. L’équipe
enseignante n’a plus aucune confiance dans la Proviseure. Pire cette équipe
enseignante se fait dénigrer, voire est rendue responsable de la fuite des élèves
dans d’autres établissements voisins (la situation se poursuit, car depuis la rentrée
nous enregistrons de nombreux départs vers des établissements privés voisins).
Dans un contexte de réforme prochaine, de revalorisation de l’établissement,
de recherche d’identité de notre établissement, nous sommes plus que jamais sans
pilote pour impulser ces mutations et les rendre opérationnelles dès le mois de juin.
Les enseignants, et surtout les élèves, n’ont pas à subir davantage les défaillances
de la direction.
Il s’agit non seulement de remplacer le plus rapidement possible Mme la
Proviseure, mais également de placer une personne impliquée qui restera sur du
long terme pour reconstruire ce qui a été détruit si rapidement, qui saura impulser et
soutenir des projets, et finalement créer des conditions favorables au travail de tous :
élèves, agents, personnels enseignants et d’éducation.

Copie :

  • M. Foselle, Secrétaire Général Adjoint
  • Mme Cantrelle, Proviseure Vie Scolaire
  • M. Ghommid, IA-IPR de mathématiques, référent de l’établissement
  • M. Le Magoarou, IA-IPR Vie Scolaire
  • Les syndicats CGT, SUD, FO et SNES

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Brèves

Mac Do Neufchâtel en Bray veut licencier une militante syndicale CGT !

vendredi 6 juillet

Suite à un entretien disciplinaire une syndiquée CGT depuis un mois au McDonald’s de Neufchatel en Bray a été mise à pieds à titre conservatoire avant que ne soit décidé un licenciement. Les vrais motifs de cette mise à pied : la distribution de tracts dans les restaurants de cette franchise (Dieppe, Yvetot et Neufchâtel en bray) mentionnant les acquis obtenus au restaurant d’Elbeuf (13e mois, prime trimestrielles, congés enfants malades, arbre de Noël ...), et la crainte que les salariés reprennent eux aussi ces revendications !
Rassemblement Dimanche 8 juillet 18h45 devant le Mac Donald de Neufchâtel en Bray.

Grève à l’hôpital psychiatrique Janet au Havre !

mercredi 20 juin

A l’image des salariés de l’hôpital psychiatrique du Rouvray, les personnels grévistes de l’hôpital psychiatrique Janet du Havre ne lâchent pas le morceau. Ils exigent la venue de Mme Gardel, directrice de l’Agence régionale de santé, l’ouverture d’une nouvelle unité pour que les patients ne soient plus dans des lits supplémentaires avec la création de 50 postes pluridisciplinaires pour la faire fonctionner, la stagiarisation de tous les contractuels-les, l’arrêt de la polyvalence, l’embauche de médecins psychiatres titulaires. Rendez vous jeudi 21 à 8h45 à l’hôpital Flaubert pour une haie de déshonneur pour les administrateurs de l’hôpital, et le samedi 23 à 17h45 sur le parvis du printemps.
Soutenez les revendications en écrivant à Mme Gardel

RESF : une bonne nouvelle qui se concrétise enfin !

mardi 12 juin

Mme Erdene, dont les enfants sont scolarisés au lycée de Déville-lès-Rouen et dans des écoles de Maromme, a reçu enfin son titre de séjour ; celui de son mari attend à la Préfecture, sauf imprévu.
Les bonnes nouvelles sur ce front sont si rares qu’il fallait en parler d’autant plus que pour d’autres familles, l’étau se resserre.
Mme Balogun - originaire du Nigéria et qui a une enfant scolarisée au collège de Maromme - s’est vu confirmer son OQTF par le Tribunal Administratif et France Terre d’Asile cherche à récupérer leur logement CADA en essayant de les en expulser.
La CGT Educ’action revendique la régularisation des lycéens majeurs et des parents d’élèves sans papiers.

Fusion des académies : où en est on ?

mardi 12 juin

En janvier, Mr le Recteur des académies de Rouen et de Caen nous assurait que la fusion des deux académies n’était pas décidée et qu’elle dépendrait de l’évaluation qui serait rendue fin mars, début avril. Il était malgré tout resté bien silencieux lorsque nous lui avions dit qu’il était impossible d’évaluer un processus de fusion en 5 mois (l’expérimentation a officiellement début en novembre), et notamment les conséquences sur les conditions de travail des personnels et les conditions d’enseignement, et que nous étions convaincus que cette évaluation serait bidon et que la fusion était déjà actée officieusement. Depuis, aucune nouvelle de cette évaluation, ni de la décision du Ministère qui devait tomber à la suite de l’évaluation. Mais cela n’est pas vraiment plus rassurant. Les organisations syndicales et les personnels avaient déjà été mis devant le fait accompli en septembre en apprenant seulement à la rentrée qu’une expérimentation était menée sur les académies de Rouen et de Caen. Et le Ministère ne compte pas lâcher de sitôt son projet de fusionner des académies qui sera une véritable manne pour supprimer des postes d’administratifs en fusionnant des services et des formations.

Université : Blanquer manipule les chiffres !

mardi 12 juin

Pour justifier la sélection à l’entrée de l’université, Jean-Michel Blanquer affirme que seuls 40% des étudiants en L1 sont en L2 l’année suivante, sous entendant bien sûr que tous les jeunes ne peuvent pas réussir et qu’il faut en tenir compte. Si ce chiffre est exact, c’est oublier que beaucoup réussissent en redoublant, en se réorientant ou en obtenant un concours et qu’au final 80% des étudiants sortent de l’enseignement supérieur avec un diplôme, malgré des conditions d’étude déplorables dans de nombreuses filières.

Grève de la faim au centre hospitalier du Rouvray !

mardi 22 mai

Communiqué de presse des Grévistes de la faim
Résumé de la journée du jeudi 31mai. J10
Cette journée a été ouverte par de nouveaux témoignages culturels de soutien important ! Ensuite, s’est déroulée une Assemblée Générale où plus de 300 personnes sont venues soutenir le mouvement. A 15h, une centaine de salariés du Centre Hospitalier du Rouvray (Hôpital Psychiatrique Rouen, Normandie 76) ont investi les locaux de l’administration abandonnés et délaissés sur instruction de la direction.
Pendant que le personnel soignant assure la continuité des soins ! Toujours les mêmes qui bossent !
Cette action s’est déroulée de façon organisée et pacifique pour réclamer notamment 52 postes paramédicaux supplémentaires. Nous ne voulons que prendre en charge correctement la souffrance psychique de nos concitoyens ! Cette nuit, nos 7 collègues grévistes de la faim sont accompagnés par 52 professionnels du CHR. Il faut au moins ça, puisqu’après 10 jours de grève de la faim l’indifférence continue ! Pour seule réponse, toujours du mépris !
Et maintenant ? Action !

  • Aujourd’hui, Vendredi 01 juin à 14h15 : Assemblée Générale.
  • Samedi 02 juin à 14h00, Rassemblement de soutien sur le parvis de l’administration. NOUS VOUS ATTENDONS EN NOMBRE !
  • Samedi 02 juin à 17h30 une Tribune offerte par le maire de SER, à l’occasion de la journée festive nommée « AIRE DE FÊTE ». L’administration a été prise, maintenant à nous de l’occuper, vous êtes les bienvenus ! Apportez votre soutien financier Signez la pétition
Sur le Web : Télécharger le tract

VIDEO : CE QUE LES MEDIAS NE DISENT PAS SUR LA SNCF !

lundi 16 avril

A voir absolument l’excellente vidéo du Fil d’actu CE QUE LES MEDIAS NE DISENT PAS SUR LA SNCF !