Rentrée au Lycée des Bruyères : les droits des élèves bafoués.

Communiqué de presse intersyndical CGT – FO – SNES-FSU –SUD EDUCATION
mardi 18 septembre 2018
par  Luc De Chivré
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Lundi 17 et Mardi 18 septembre, une majorité d’enseignants du lycée Les Bruyères se sont mis en grève pour défendre les droits de leurs élèves à une éducation de qualité. La direction du lycée a été incapable d’organiser une rentrée conforme au droit, les élèves se retrouvant sans emploi du temps , sans enseignements optionnels. (Arts plastiques, arabe, italien).
La direction, assistée par des équipes du rectorat suite à la mobilisation des enseignants dès la pré-rentrée, avait pris l’engagement de résoudre rapidement ces problèmes. En ce dix-huit septembre, les dysfonctionnements persistent : les emplois du temps des élèves comportent des aberrations pédagogiques (journées gruyères), les privent pour certains d’une pause déjeuner décente (une demie-heure !), tous les horaires légaux ne sont pas respectés. Des élèves ont vu leur inscription dans certaines options refusée arbitrairement. Le cadre de travail proposé dégrade fortement les conditions de travail des élèves et des enseignant-e-s.
Par ailleurs en cette rentrée, les enseignant-e-s et les élèves ont eu la désagréable surprise d’apprendre la suppression du poste d’assistante sociale du lycée !
Lors d’une audience au rectorat le Lundi 17 septembre, ils ont reçu une fin de non recevoir à leurs revendications, notamment la prise en compte des droits des élèves à leurs options et le départ de la chef d’établissement, avec qui la confiance est rompue.
En effet, début décembre 2017, les enseignants avaient déjà dû exercer leur droit de retrait pendant cinq jours face à l’absence de réaction de la direction au climat de violence qui se développait alors dans l’établissement.
Une délégation des enseignants mobilisés du Lycée les Bruyères sera reçue demain, Mercredi 19 septembre par M. Wulfranc, député de la circonscription.

Face à cette crise la CGT Educ’action, FO, le SNES-FSU et Sud Education ont demandé d’urgence une audience intersyndicale au rectorat, pour porter et appuyer les revendications légitimes des enseignants, qui ont adressé ce jour un nouveau courrier au recteur.
Rouen, le 18 septembre 2018



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La lettre de cadrage pour la fusion des académies de Caen et Rouen certifiait que la gestion des personnels enseignants ne serait pas impacté jusqu’en 2022 (Mais en 2018 on nous jurait que la fusion n’était pas encore décidée). A en croire M. le Ministre, jusqu’à cette ce cas de figure n’existera pas. Mais après 2022 ça devient tout à fait possible pour les personnels du second degré. Le Rectorat a tout intérêt à ce que la souplesse et la mobilité des personnels soient maximales. Et avec l’affaiblissement du rôle des CAPA il sera encore plus compliqué d’influer sur les choix des services académiques, sans oublier que pour les contractuels ce « contrôle » est inexistant.

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