Lettre RESF du 17 septembre 2018

Maison des Associations 22 bis rue Dumont d’Urville 76000 Rouen
jeudi 27 septembre 2018
par  Luc De Chivré
popularité : 6%

Joindre le réseau : CGT Education : 02 35 58 88 36 / FSU : - SNUipp 02 35 63 85 08

  • SNES 02 35 98 26 03 / SGEN-CFDT : 02 32 08 33 40 / SUD-Education : 02 35 89 89 83 /06 68 63 20 05 Numéro d’urgence : 06 68 63 20 05 Permanences (accueil des familles) de 16 à 17h, les mercredis 12 et 26 septembre, 10 et 17 octobre, 7 et 21 novembre, 5 et 19 décembre, 9 janvier 2019. Réunions du RESF 17 à 19h les mercredis 19 septembre, 3 octobre, 14 et 28 novembre, 12 décembre.

Pour la régularisation de Kévin Ipoma, jeune majeur dieppois signez la pétition
Kevin Ipoma est né le 13 avril 1999 au Congo Kinshasa. Orphelin de mère et son père emprisonné pour raisons politiques, il est arrivé en France le 1er novembre 2015. Pris en charge par l’ASE tant qu’il était mineur, il a réussi à se faire une place dans la ville de Dieppe à sa majorité. En effet, il a suivi des cours au lycée du Golf dans un premier temps puis après avoir effectué quelques stages, s’est inscrit en contrat d’apprentissage mécanique auto à l’UFA André-Voisin de Dieppe avec un employeur qui s’est montré très satisfait de son comportement et de ses capacités.
Malheureusement, il a reçu une OQTF (Obligation de quitter le territoire français) datée du 24 novembre 2017 car son contrat d’apprentissage n’avait pas été enregistré par la Chambre de commerce alors qu’il avait été transmis dans les temps. Cette OQTF lui a fait perdre une année de cours et son patron n’a pu le garder dans son entreprise.
Malgré cela, Kevin s’est particulièrement bien intégré à la vie dieppoise en participant en tant que danseur au spectacle de l’été 2017 des festivités liées à la commémoration du 19-Août-42.
Durant cette année 2018, il a donné des cours de danse bénévolement et il a de nouveau fait partie intégrante du spectacle de rue du chorégraphe canadien Simon Ampleman.
Signer la pétition

L’accueil en préfecture
est très inégal : parfois très compréhensif, d’autres fois pouvant être désagréable, aller jusqu’au refus de répondre, de consulter simplement un dossier, faire des réflexions déplacées…

La Garenne : le tribunal d’instance a décidé de l’évacuation
Le 8 août, le tribunal d’instance de Rouen a décidé de l’expulsion des occupants du squat de La Garenne rue du Hameau des Brouettes à Rouen (environ 160 sans abri, principalement des migrants dont des jeunes et des enfants) dans un délai de 2 mois.
L’immeuble appartient à la ville de Rouen qui l’a vendu.
Le maire a proposé de mettre à la disposition de l’état le centre Colette Yver dont elle est propriétaire. La préfecture n’a toujours pas réagi à cette proposition mais a menacé de recourir à la « force publique » en cas d’opposition à l’expulsion.
Si l’expulsion sans relogement était mise en œuvre, ces personnes dont des enfants et des mineurs isolés se retrouveraient à nouveau à la rue abondant le nombre de sans-abri qui continue à augmenter. C’est inadmissible.
Des enfants sont scolarisés dans des écoles de Rouen et de Sotteville. Nous appelons les enseignants à les soutenir.
Des papiers pour tous et toutes ! Un toit pour tous et toutes !
Rassemblement devant la préfecture MERCREDI 26 SEPTEMBRE 17H

Diane Moleka expulsée
Diane Moleka est née le 8 mars 2003 à Kinshasa.
Elle a fui le Congo Kinshasa après l’assassinat de ses parents et la disparition de sa petite sœur lors d’une répression de la secte Bundu Dia Kongo le 7 août 2017 sous la bienveillance ambigüe du président Kabila. Son oncle l’a confiée à un passeur qui l’a conduite en Angola pour lui obtenir une fausse identité la rendant majeure pour pouvoir quitter ce pays. Arrivée en France, elle a été « mise à l’abri » par l’ASE du Havre. Le passeur lui ayant gardé tous ses documents authentiques, la PAF (Police aux frontières) du Havre a considéré la fausse identité de Diane et notamment sa majorité comme vraie.

Mise à l’abri dans un premier temps par l’ASE à l’hôtel au Havre, elle a été conduite à la PAF qui a pris le relais. Elle a été placée au CRA le 21 juin par la préfecture au motif qu’elle mentirait sur sa nationalité et son âge. Une procédure de retour au pays, en l’occurrence, l’Angola et non le Congo Kinshasa, a été engagée.
Malgré le soutien de l’association AHSETI Le Havre et les recours engagés par le cabinet Eden, (passage devant le juge des libertés et de la détention (JLD) qui n’a pas prononcé de libération, puis devant la Cour d’Appel, puis au tribunal administratif (TA), la jeune Diane Moleka, 15ans, a été expulsée le 23 juillet 2018 après un mois de rétention au centre de rétention d’ Oissel (CRA), destination l’Angola où elle n’a pas de famille et ne connait pas la langue.
Cette décision préfectorale inhumaine en période estivale s’ajoute à celles commises en mai dernier à l’encontre de la famille algérienne Ladj présente à Dieppe depuis 5 ans avec leurs enfants nés en France, et au drame de la famille kosovare Shala arrivée récemment à Rouen et qui a décidé de repartir au Kosovo, ne pouvant plus supporter les conditions horribles d’accueil.
Ces échecs ne doivent pas remettre en cause le rôle de nos associations mais au contraire nous encourager à le poursuivre avec détermination.

La scolarisation des mineurs non accompagnés
La scolarisation des mineurs isolés étrangers rebaptisés mineurs non accompagnés pose différents problèmes dont tous les personnels de l’Education nationale doivent être informés.

1) La scolarisation des nouveaux arrivants mineurs est obligatoire pour les moins de 16 ans. Au-delà la poursuite des études doit être possible et à notre point de vue encouragée par tous les moyens. Or plusieurs problèmes se posent :

  • Le service du rectorat (le CASNAV) qui s’occupe de l’évaluation et de la scolarisation des nouveaux arrivants est engorgé, dispose de très peu de moyens et les délais d’attente sont très longs. Les jeunes perdent un temps précieux et cela les empêche parfois d’être scolarisés quand ils se retrouvent trop âgés pour intégrer le système.
  • Les mineurs qui ne sont pas pris en charge par l’ASE (l’aide sociale à l’enfance, service qui dépend du Conseil départemental), contrairement à ce que la loi préconise, se retrouvent seuls et démunis face aux démarches à faire pour être scolarisés.
  • Quand ils sont pris en charge par l’ASE, les jeunes mineurs étrangers sont placés le plus souvent dans des hôtels et l’accompagnement est peu ou mal ou pas assuré par l’ASE, notamment les démarches à faire pour la scolarisation : rendez-vous d’abord au CIO, puis rendez-vous au CASNAV pour les tests d’évaluation du niveau de langue et du niveau scolaire qui conseille une affectation ou non dans un établissement scolaire qui est ensuite soumise au rectorat qui décide en dernier ressort. Là encore un temps précieux est perdu, durant lequel les jeunes sont livrés à eux-mêmes, se désespèrent et parfois ratent la chance de leur vie d’intégrer le système scolaire.
  • Ainsi de nombreux jeunes confiés à l’ASE rencontrent des problèmes de poursuite d’études et d’entrave à leur projet d’orientation quand ils ont réussi à être scolarisés après de longues démarches et une grande perte de temps. Même quand ces jeunes ont les moyens scolaires et intellectuels d’envisager des études longues, la voie professionnelle et l’apprentissage leur sont systématiquement imposés par l’ASE, s’opposant alors aux projets d’orientation proposés par l’équipe éducative et travaillés avec le ou la jeune. Pour exemple cette jeune fille, Mineure Non Accompagnée confiée à l’ASE, bonne élève de 2nde dans un lycée rouennais, admise en classe de 1ère,soutenue par ses enseignants et le chef d’établissement, qui s’est vue interdire par l’ASE de se présenter au lycée le jour de la rentrée,une voie professionnelle lui étant imposée......Grâce à l’intervention rapide de l’A.S. du lycée qui a fait un signalement appuyé par les attestations du chef d’établissement, du RESF qui a alerté un avocat et le juge des enfants, l’ASE s’est vue contrainte d’accepter l’admission en classe de 1ère de cette jeune qui a pu faire sa rentrée au lycée. Nous pourrions citer un certain nombre d ‘autres situations… Nous rencontrons trop de jeunes MNA qui en fin de 3ème se voient refuser l’accès au lycée et sont ainsi contraints d’accepter une orientation qui ne correspond ni à leurs désirs ni à leurs qualités…

2) Que faire quand on est confronté à un tel cas ?
Les enseignants, les assistants sociaux , les responsables des établissements scolaires peuvent jouer un rôle important.

  • De soutien et d’accompagnement des jeunes pour les aider à être scolarisés et faciliter leur intégration.
  • Lorsque le jeune n’est pas prise en charge par l’ASE, ses conditions de scolarisation sont extrêmement difficiles sans logement, sans revenu. L’établissement scolaire peut aider en offrant une place à l’internat et la cantine gratuites, fournir des aides. Il reste à trouver une famille d’accueil pour les week ends et les vacances.
  • Ils peuvent également soutenir le jeune afin qu’il obtienne le statut « jeune majeur » qui leur est systématiquement refusé. En effet il faut savoir que la prise en charge par l’ASE s’arrête dès ses 18ans. Le lendemain de son anniversaire, l’hébergement s’arrête, l’accompagnement et toute aide financière lorsqu’il en avait. Il faut faire une démarche auprès de l’ASE pour que la prise en charge ne s’arrête pas brutalement en cours d’année scolaire. Il faut veiller aussi quand le jeune va avoir 18 ans à l’orienter vers RESF afin qu’il fasse un dossier de régularisation de sa situation administrative. Un mineur n’est pas en situation irrégulière ; il ne peut être ni poursuivi, ni arrêté pour défaut de papiers. Par contre dès sa majorité il peut devenir sans papiers, expulsable.
  • Lorsque l’ASE s’oppose au projet d’orientation travaillé avec le jeune dans l’établissement où il scolarisé, il est important de réagir très vite et de mobiliser les personnels de l’établissement, AS, chef d’établissement, équipe éducative.… L’A.S. a le pouvoir de faire un signalement et le RESF celui de prendre contact avec un avocat comme nous l’avons mentionné ci-dessus.

« L’Ecole est un droit pour tous les enfants qui résident sur le territoire national quelque soient leur nationalité,leur statut migratoire ou leur parcours antérieur » (code de l’éducation )
Ce combat est le nôtre car pour nous, enseignants la scolarisation est un droit inaliénable.

Devoir de réserve : (Plus de détail dans la lettre n°11)
Tout en respectant le principe de laïcité et de neutralité du service public, la liberté d’opinion des fonctionnaires (des enseignants) est garantie par la loi. Ils ont donc le droit, comme tout citoyen, d’exprimer leur opinion, de rédiger une attestation, de participer à un comité de soutien, à une manifestation publique, de signer une pétition…


Documents joints

Word - 215 ko
Word - 215 ko

Agenda

<<

2018

 

<<

Novembre

 

Aujourd'hui

LuMaMeJeVeSaDi
2930311234
567891011
12131415161718
19202122232425
262728293012
Aucun évènement à venir les 3 prochains mois

Sites favoris


7 sites référencés dans ce secteur

Brèves

Mac Do Neufchâtel en Bray veut licencier une militante syndicale CGT !

vendredi 6 juillet

Suite à un entretien disciplinaire une syndiquée CGT depuis un mois au McDonald’s de Neufchatel en Bray a été mise à pieds à titre conservatoire avant que ne soit décidé un licenciement. Les vrais motifs de cette mise à pied : la distribution de tracts dans les restaurants de cette franchise (Dieppe, Yvetot et Neufchâtel en bray) mentionnant les acquis obtenus au restaurant d’Elbeuf (13e mois, prime trimestrielles, congés enfants malades, arbre de Noël ...), et la crainte que les salariés reprennent eux aussi ces revendications !
Rassemblement Dimanche 8 juillet 18h45 devant le Mac Donald de Neufchâtel en Bray.

Grève à l’hôpital psychiatrique Janet au Havre !

mercredi 20 juin

A l’image des salariés de l’hôpital psychiatrique du Rouvray, les personnels grévistes de l’hôpital psychiatrique Janet du Havre ne lâchent pas le morceau. Ils exigent la venue de Mme Gardel, directrice de l’Agence régionale de santé, l’ouverture d’une nouvelle unité pour que les patients ne soient plus dans des lits supplémentaires avec la création de 50 postes pluridisciplinaires pour la faire fonctionner, la stagiarisation de tous les contractuels-les, l’arrêt de la polyvalence, l’embauche de médecins psychiatres titulaires. Rendez vous jeudi 21 à 8h45 à l’hôpital Flaubert pour une haie de déshonneur pour les administrateurs de l’hôpital, et le samedi 23 à 17h45 sur le parvis du printemps.
Soutenez les revendications en écrivant à Mme Gardel

RESF : une bonne nouvelle qui se concrétise enfin !

mardi 12 juin

Mme Erdene, dont les enfants sont scolarisés au lycée de Déville-lès-Rouen et dans des écoles de Maromme, a reçu enfin son titre de séjour ; celui de son mari attend à la Préfecture, sauf imprévu.
Les bonnes nouvelles sur ce front sont si rares qu’il fallait en parler d’autant plus que pour d’autres familles, l’étau se resserre.
Mme Balogun - originaire du Nigéria et qui a une enfant scolarisée au collège de Maromme - s’est vu confirmer son OQTF par le Tribunal Administratif et France Terre d’Asile cherche à récupérer leur logement CADA en essayant de les en expulser.
La CGT Educ’action revendique la régularisation des lycéens majeurs et des parents d’élèves sans papiers.

Fusion des académies : où en est on ?

mardi 12 juin

En janvier, Mr le Recteur des académies de Rouen et de Caen nous assurait que la fusion des deux académies n’était pas décidée et qu’elle dépendrait de l’évaluation qui serait rendue fin mars, début avril. Il était malgré tout resté bien silencieux lorsque nous lui avions dit qu’il était impossible d’évaluer un processus de fusion en 5 mois (l’expérimentation a officiellement début en novembre), et notamment les conséquences sur les conditions de travail des personnels et les conditions d’enseignement, et que nous étions convaincus que cette évaluation serait bidon et que la fusion était déjà actée officieusement. Depuis, aucune nouvelle de cette évaluation, ni de la décision du Ministère qui devait tomber à la suite de l’évaluation. Mais cela n’est pas vraiment plus rassurant. Les organisations syndicales et les personnels avaient déjà été mis devant le fait accompli en septembre en apprenant seulement à la rentrée qu’une expérimentation était menée sur les académies de Rouen et de Caen. Et le Ministère ne compte pas lâcher de sitôt son projet de fusionner des académies qui sera une véritable manne pour supprimer des postes d’administratifs en fusionnant des services et des formations.

Université : Blanquer manipule les chiffres !

mardi 12 juin

Pour justifier la sélection à l’entrée de l’université, Jean-Michel Blanquer affirme que seuls 40% des étudiants en L1 sont en L2 l’année suivante, sous entendant bien sûr que tous les jeunes ne peuvent pas réussir et qu’il faut en tenir compte. Si ce chiffre est exact, c’est oublier que beaucoup réussissent en redoublant, en se réorientant ou en obtenant un concours et qu’au final 80% des étudiants sortent de l’enseignement supérieur avec un diplôme, malgré des conditions d’étude déplorables dans de nombreuses filières.

Grève de la faim au centre hospitalier du Rouvray !

mardi 22 mai

Communiqué de presse des Grévistes de la faim
Résumé de la journée du jeudi 31mai. J10
Cette journée a été ouverte par de nouveaux témoignages culturels de soutien important ! Ensuite, s’est déroulée une Assemblée Générale où plus de 300 personnes sont venues soutenir le mouvement. A 15h, une centaine de salariés du Centre Hospitalier du Rouvray (Hôpital Psychiatrique Rouen, Normandie 76) ont investi les locaux de l’administration abandonnés et délaissés sur instruction de la direction.
Pendant que le personnel soignant assure la continuité des soins ! Toujours les mêmes qui bossent !
Cette action s’est déroulée de façon organisée et pacifique pour réclamer notamment 52 postes paramédicaux supplémentaires. Nous ne voulons que prendre en charge correctement la souffrance psychique de nos concitoyens ! Cette nuit, nos 7 collègues grévistes de la faim sont accompagnés par 52 professionnels du CHR. Il faut au moins ça, puisqu’après 10 jours de grève de la faim l’indifférence continue ! Pour seule réponse, toujours du mépris !
Et maintenant ? Action !

  • Aujourd’hui, Vendredi 01 juin à 14h15 : Assemblée Générale.
  • Samedi 02 juin à 14h00, Rassemblement de soutien sur le parvis de l’administration. NOUS VOUS ATTENDONS EN NOMBRE !
  • Samedi 02 juin à 17h30 une Tribune offerte par le maire de SER, à l’occasion de la journée festive nommée « AIRE DE FÊTE ». L’administration a été prise, maintenant à nous de l’occuper, vous êtes les bienvenus ! Apportez votre soutien financier Signez la pétition
Sur le Web : Télécharger le tract

VIDEO : CE QUE LES MEDIAS NE DISENT PAS SUR LA SNCF !

lundi 16 avril

A voir absolument l’excellente vidéo du Fil d’actu CE QUE LES MEDIAS NE DISENT PAS SUR LA SNCF !