Les collègues du collège Claude Bernard en action pour leur sécurité

vendredi 12 octobre 2018
par  Luc De Chivré
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Voilà plusieurs années que les enseignants du collège Claude Bernard signalent comme problématique l’escalier de secours d’un des bâtiments du collège appelé la tour. Mercredi après midi, nous avons été destinataires d’un mail de notre administration indiquant que l’APAVE, société privée en charge de diagnostic avait jugé la situation assez préoccupante pour préconiser de ne plus utiliser cet escalier en cas d’évacuation.
Cet équipement est rouillé, glissant et paraissant peu stable lorsque nous l’empruntons pendant les exercices incendie.
Selon le plan de travaux de réfection du collège, cet escalier devait être changé à l’été 2018. Le département avait lancé un appel d’offre. Il est resté sans réponse faute d’entreprise disposée à faire ces travaux. Résultat on a gardé l’escalier pourri !
Le rapport de l’APAVE a confirmé nos soupçons et nos inquiétudes. Mais les mesures préconisées dans le mail sont largement insuffisantes et parfois contradictoires.
Il nous faudrait prendre un escalier unique intérieur en cas d’alerte incendie. Comment faire avec 6 à 8 classes qui s’engouffreraient dans un passage d’1m60 de large (150 à 200 élèves sur certaines heures) ? Et que faire si un obstacle bouche l’escalier ?
Les collègues se sont réunis hier et ont décidé de refuser d’enseigner dans ce bâtiment à compter du vendredi 12 octobre 7h55 en faisant usage de leur droit de retrait car la sécurité des élèves et des personnels n’est pas assurée.
Très rapidement, le département et la DASEN ont été informés. Il se trouve que le CHSCTD se réunissait jeudi 11 octobre dans l’après midi et qu’il a pu se saisir de cette urgence, les élus CGT étant en contact avec nous toute l’après midi. Un inspecteur santé et sécurité est venu en fin d’après midi constater la situation et en a référé au CHSCTD toujours en réunion.
Pour ce vendredi, les cours des 7 salles concernées ont pu être relocalisés dans d’autres bâtiments car des collègues sont absents, en stage. Mais lundi, et pour toute la semaine, il faudra choisir les cours prioritaires.
Dès le midi, alors même que le retrait n’était pas encore exercé par les collègues, des travaux de consolidation étaient annoncés aux congés de Toussaint et un changement d’escalier cet été ...
Décidément, on doit se battre pour tout, même la sécurité basique ! Mais tout ceci montre qu’il ne faut rien lâcher pour obtenir des avancées ! Nous refuserons de reprendre les cours tant que le département n’aura pas assuré que les normes d’évacuation sont respectées. A suivre !
Leïla Messaoudi, militante CGT et élue au CA du collège Claude Bernard"


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Brèves

Ecoles Delaunay en action le 22 janvier 2020 pour revenir en REP+

jeudi 23 janvier

Lors de l’animation pédagogique du mercredi 22 janvier 2020 sur « les élèves à besoins particuliers », les enseignants ont rappelé leur exigence de classer les écoles maternelle Delaunay-Laurencin et élémentaire Sonia Delaunay de Dieppe (Val Druel) en REP+. En effet, elles sont sorties de l’Éducation Prioritaire en 2014 et ont été exclues des dispositifs REP et REP+ alors qu’elles répondent à tous les critères pour être classées en REP+. Son rang (64ème) au niveau académique la situe au même niveau que les écoles de REP+ du Havre ou de Rouen Nord.

Tous les enseignant·e·s des deux écoles sont venu·e·s avec un tee-shirt rappelant leur exigence et ont pris la parole en début d’animation. À l’issue de l’animation, l’urne était disponible pour pouvoir faire voter au référendum d’initiative populaire.

La CGT Éduc’action 76 soutient les collègues dans leurs actions.

Motion de soutien aux salariés de la Chapelle d’Arblay

mercredi 18 septembre 2019

Les camarades de la CGT Educ’action Haute-Normandie réunis en Assemblée générale de rentrée le 16 septembre 2019 à Maromme expriment leur soutien aux salariés de la Chapelle Darblay, menacés de licenciement.
Dans le secteur privé, les fermetures de site et les plans de licenciement se multiplient. Dans les services publics, ce sont les suppressions de postes massives et la dégradation des conditions de travail.
De plus, la réforme des retraites est une attaque contre l’ensemble des salariés.

  • Zéro licenciement !
  • Non à la fermeture des sites !
  • Non à la casse des services publics !
  • Non à la réforme des retraites ! Luttons tous ensemble !

Motion adoptée à l’unanimité par l’AG des syndiqué-e-s CGT éduc’action Rouen

Fusion des académies : j’habite à Evreux, pourra-t-on me nommer à Cherbourg ?

vendredi 13 septembre 2019

La lettre de cadrage pour la fusion des académies de Caen et Rouen certifiait que la gestion des personnels enseignants ne serait pas impacté jusqu’en 2022 (Mais en 2018 on nous jurait que la fusion n’était pas encore décidée). A en croire M. le Ministre, jusqu’à cette ce cas de figure n’existera pas. Mais après 2022 ça devient tout à fait possible pour les personnels du second degré. Le Rectorat a tout intérêt à ce que la souplesse et la mobilité des personnels soient maximales. Et avec l’affaiblissement du rôle des CAPA il sera encore plus compliqué d’influer sur les choix des services académiques, sans oublier que pour les contractuels ce « contrôle » est inexistant.

Une fusion des académies pour fermer des sections !

vendredi 13 septembre 2019

Le Rectorat et la Région Normandie lancent la réflexion pour une nouvelle carte de formation à la rentrée de septembre 2020. Ca ne sent pas bon du tout ! L’académie et la région de Normandie auront, si nous ne faisons pas reculer le Ministère, le même périmètre au 1° janvier. Les filières de formation, frontalières pour le moment, ou seulement identiques, seront à la prochaine rentrée dans la même académie. Ce sera une très bonne excuse pour fusionner et fermer par ci par là et pour récupérer les postes.

Mac Do Neufchâtel en Bray veut licencier une militante syndicale CGT !

vendredi 6 juillet 2018

Suite à un entretien disciplinaire une syndiquée CGT depuis un mois au McDonald’s de Neufchatel en Bray a été mise à pieds à titre conservatoire avant que ne soit décidé un licenciement. Les vrais motifs de cette mise à pied : la distribution de tracts dans les restaurants de cette franchise (Dieppe, Yvetot et Neufchâtel en bray) mentionnant les acquis obtenus au restaurant d’Elbeuf (13e mois, prime trimestrielles, congés enfants malades, arbre de Noël ...), et la crainte que les salariés reprennent eux aussi ces revendications !
Rassemblement Dimanche 8 juillet 18h45 devant le Mac Donald de Neufchâtel en Bray.