Stop à la répression anti-syndicale à Orléans-Tours soutenons Marie-Paule S, professeure

vendredi 2 novembre 2018
par  Luc De Chivré
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Une illustration du sort réservé à ceux qui luttent et font des vagues : répression syndicale, mise au pas autoritaire afin de faire taire celles et ceux qui s’aventureraient à s’exprimer, à s’opposer, à faire valoir le droit et à s’engager pour le bien commun.

Le 30 août 2018, Marie-Paule S. est convoquée au rectorat d’Orléans-Tours. Elle est enseignante de Gestion-Administration au lycée professionnel Denis Papin de Romorantin-Lanthenay dans le Loir-et-Cher (41).
Lors de cette convocation, on lui signifie qu’elle ne pourra pas retrouver ses élèves pour une nouvelle rentrée scolaire car la Rectrice de l’académie d’Orléans-Tours la suspend par mesure conservatoire pour quatre mois avec traitement. Sur son arrêté de suspension, il est mentionné que « la situation de travail » est « très dégradée au sein du lycée professionnel Denis Papin de Romorantin », elle en serait donc responsable si on comprend bien la nature de ce courrier.

Pourquoi la Rectrice d’Orléans-Tours a-t-elle réagi si vigoureusement ?

En février 2018, le rectorat envoie un courrier à Marie-Paule S. lui reprochant son « opposition systématique ».
Au printemps 2018, une enquête administrative est menée au lycée Denis Papin de Romorantin : la raison évoquée est le grand nombre de dépôts (9) dans le registre Santé Sécurité au Travail.
30 personnes ont été auditionnées sur un total de 61 (tout personnel confondu). Au final, moins de la moitié des gens auditionnés (14) sont cités pour la grande majorité anonymement dans le rapport d’enquête dont la conclusion est sans appel : Marie-Paule S. serait responsable de la situation de travail « très dégradée et enkystée » du lycée, il faut absolument l’éloigner du lycée et inciter les personnels à déposer plainte.
Mi-septembre 2018, le rectorat l’informe qu’elle est convoquée devant une commission disciplinaire lundi 5 novembre à 14h30, jour de la rentrée des vacances d’automne. Les faits reprochés se précisent : elle empêcherait le bon fonctionnement du conseil d’administration, donnerait également une mauvaise image du lycée aux membres extérieurs présents et mettrait son proviseur en difficulté dans l’exercice de ses prérogatives.

Pourquoi la Rectrice d’Orléans-Tours a-t-elle engagé cette procédure disciplinaire ?

· Cette mesure de suspension ainsi que le passage devant une commission disciplinaire touche également un collègue de Marie-Paule S., enseignant comme elle au lycée Denis Papin de Romorantin. Ce type de procédure, assez rare dans l’Éducation Nationale même lorsqu’il s’agit de faits graves (harcèlement moral et/ou sexuel, pédophilie, etc.), cible ici deux collègues dans un même établissement, c’est statistiquement assez exceptionnel pour le souligner.

· Il est aussi intéressant de remarquer la rapidité de la procédure disciplinaire engagée. L’Éducation Nationale est généralement sur du temps très long lorsqu’il s’agit de procédure contre des personnels, c’est d’ailleurs un reproche qui lui est souvent fait. Mais ici, la procédure se fait à marche forcée et à très vive allure. Doit-on y voir un lien avec les élections professionnelles qui se tiendront du 29 novembre au 6 décembre ? Marie-Paule S. étant élue à la Commission Administrative Paritaire (CAPA) des PLP, une telle procédure peut l’empêcher d’exercer son mandat et jeter l’opprobre sur la CGT pour l’affaiblir.

· Marie-Paule S. et son collègue sont tous deux responsables académiques d’un syndicat de l’Éducation Nationale : la CGT Educ’action pour Marie-Paule S. et le SNETAA-FO pour son collègue. Effectivement, le proviseur du lycée Denis Papin de Romorantin doit faire face en conseil d’administration à deux élus du personnel formés, qui connaissent bien les textes qui régissent le fonctionnement d’un établissement scolaire. Marie-Paule S. est profondément attachée au service public gratuit l’Éducation Nationale, à la défense des statuts et de l’intérêt général : siéger et agir au conseil d’administration de son lycée est donc une évidence. Son engagement à porter les positions de son syndicat et à représenter ses collègues en tant qu’administratrice de l’établissement au sein du CA, une instance normalement démocratique, doit-il l’amener à être sanctionnée ?

· Depuis plusieurs années, par son activité de secrétaire académique de la CGT Educ’action et de militante, Marie-Paule S. a mis au jour plusieurs « affaires » que l’administration souhaitait passer sous silence (harcèlement sexuel, tentative de suicide sur le lieu de travail, alerte sur un taux de cancers très importants de personnels de laboratoire dans un établissement, harcèlement moral, etc.). Venir en aide à des personnes en difficulté ou en détresse, ne pouvant se défendre seules face à leurs responsables administratifs, devrait être salué et non sanctionné ! À cela, il faut ajouter des dossiers portés et gagnés pour des syndiqués CGT Educ’action au Tribunal Administratif d’Orléans obligeant le rectorat à verser plusieurs milliers d’euros aux agents floués (classement erroné suite à concours, défaut d’inspection préjudiciable à l’avancement notamment), des AED qui avaient effectué des centaines d’heures à tort rétablis dans leurs droits, une opposition au développement de l’apprentissage, la remise en cause de la politique de l’académie d’Orléans-Tours qui ne dote pas les lycées professionnels à 100 % et qui fait figure d’exception.

On ne peut donc que vivement s’interroger sur les raisons qui ont poussé la rectrice d’Orléans Tours à engager une telle procédure disciplinaire, aussi rapidement et avec une telle obstination.

On pourrait donc facilement y voir une forme de répression syndicale, de mise au pas autoritaire afin de faire un exemple pour celles et ceux qui s’aventureraient à s’exprimer, à s’opposer, à faire valoir le droit et à s’engager pour le bien commun, au moment où s’opèrent des contre-réformes d’ampleur notamment en Gestion-Administration, discipline de Marie-Paule S. De plus des éléments relevant de la discrimination syndicale de la part du chef d’établissement apparaissent.

Pendant ce temps, la casse continue...

Rétablissons Marie-Paule S. et son collègue dans leur poste, leur honneur et leurs droits !
Défendons les libertés syndicale et individuelle !



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Lubrizol : 1 an après on oublie pas ! Réunion publique le 25 septembre, manifestation le 26 septembre

mardi 8 septembre

Réunion publique d’information sous chapiteau Vendredi 25 septembre 2020 de 18 à 20h A la Friche Lucien, place Carnot, ROUEN
Jeudi MANIFESTATION Samedi 26 septembre 13h30 Rendez-vous devant : LUBRIZOL (quai de France)

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Ecoles Delaunay en action le 22 janvier 2020 pour revenir en REP+

jeudi 23 janvier

Lors de l’animation pédagogique du mercredi 22 janvier 2020 sur « les élèves à besoins particuliers », les enseignants ont rappelé leur exigence de classer les écoles maternelle Delaunay-Laurencin et élémentaire Sonia Delaunay de Dieppe (Val Druel) en REP+. En effet, elles sont sorties de l’Éducation Prioritaire en 2014 et ont été exclues des dispositifs REP et REP+ alors qu’elles répondent à tous les critères pour être classées en REP+. Son rang (64ème) au niveau académique la situe au même niveau que les écoles de REP+ du Havre ou de Rouen Nord.

Tous les enseignant·e·s des deux écoles sont venu·e·s avec un tee-shirt rappelant leur exigence et ont pris la parole en début d’animation. À l’issue de l’animation, l’urne était disponible pour pouvoir faire voter au référendum d’initiative populaire.

La CGT Éduc’action 76 soutient les collègues dans leurs actions.

Motion de soutien aux salariés de la Chapelle d’Arblay

mercredi 18 septembre 2019

Les camarades de la CGT Educ’action Haute-Normandie réunis en Assemblée générale de rentrée le 16 septembre 2019 à Maromme expriment leur soutien aux salariés de la Chapelle Darblay, menacés de licenciement.
Dans le secteur privé, les fermetures de site et les plans de licenciement se multiplient. Dans les services publics, ce sont les suppressions de postes massives et la dégradation des conditions de travail.
De plus, la réforme des retraites est une attaque contre l’ensemble des salariés.

  • Zéro licenciement !
  • Non à la fermeture des sites !
  • Non à la casse des services publics !
  • Non à la réforme des retraites ! Luttons tous ensemble !

Motion adoptée à l’unanimité par l’AG des syndiqué-e-s CGT éduc’action Rouen

Fusion des académies : j’habite à Evreux, pourra-t-on me nommer à Cherbourg ?

vendredi 13 septembre 2019

La lettre de cadrage pour la fusion des académies de Caen et Rouen certifiait que la gestion des personnels enseignants ne serait pas impacté jusqu’en 2022 (Mais en 2018 on nous jurait que la fusion n’était pas encore décidée). A en croire M. le Ministre, jusqu’à cette ce cas de figure n’existera pas. Mais après 2022 ça devient tout à fait possible pour les personnels du second degré. Le Rectorat a tout intérêt à ce que la souplesse et la mobilité des personnels soient maximales. Et avec l’affaiblissement du rôle des CAPA il sera encore plus compliqué d’influer sur les choix des services académiques, sans oublier que pour les contractuels ce « contrôle » est inexistant.

Une fusion des académies pour fermer des sections !

vendredi 13 septembre 2019

Le Rectorat et la Région Normandie lancent la réflexion pour une nouvelle carte de formation à la rentrée de septembre 2020. Ca ne sent pas bon du tout ! L’académie et la région de Normandie auront, si nous ne faisons pas reculer le Ministère, le même périmètre au 1° janvier. Les filières de formation, frontalières pour le moment, ou seulement identiques, seront à la prochaine rentrée dans la même académie. Ce sera une très bonne excuse pour fusionner et fermer par ci par là et pour récupérer les postes.