Lycée Bartholdi/Barentin : autoritarisme versus liberté d’expression

samedi 3 novembre 2018
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Les personnels du lycée Bartholdi de Barentin ont décidé après la journée de grève du 27 septembre d’écrire au Président Macron pour expliquer leur opposition à la réforme Blanquer de la voie professionnelle. Quoi de plus normal et de plus légal que de s’adresser directement au Président. Et pourtant, le Ministre Blanquer n’a pas apprécié du tout ! Par la voie du Recteur de Rouen, il a mis une forte pression sur les collègues du lycée Bartholdi, prétextant que la voie hiérarchique n’avait pas été respectée. La menace de sanction a été brandie et les « coupables » recherchés alors que cette règle est de moins en moins suivie et ce sans aucun effet. Devant l’incapacité du Recteur à trouver « les meneur-se-s », le Rectorat s’est contenté de demander un courrier d’excuse pour ne pas avoir respecté la voie hiérarchique. Sans attendre, la CGT éduc’action a proposé aux autres organisations syndicales un courrier de soutien aux personnels du LP. Celui-ci a été signé par la CGT éduc’action, le SUEP-FSU, SUD éducation, FNEC-FP-FO. Soutien aux collègues de Bartholdi !

Les organisations syndicales CGT éduc’action, SNUEP-FSU, SUD éducation et FNEC-FP-FO

à M. le Recteur des académies de Rouen et Caen
Copie à M. le Secrétaire général adjoint
directeur des relations et ressources humaines

Le 26 octobre 2018

Objet : répression au lycée professionnel Bartholdi, Barentin

M. le Recteur,

Nous avons été informés le 19 octobre de faits suffisamment graves pour que nos organisations syndicales s’adressent directement à vous. Nous sommes en effet indignés de votre réaction vis-à-vis des personnels du Lycée Professionnel Auguste Bartholdi, suite au courrier qu’ils ont envoyé à M. le Président de la République et à son conseiller éducation.

Dans ce courrier des enseignants exprimaient leur opposition face au projet de réforme de la voie professionnelle, et leur crainte de voir leur métier se dégrader davantage. Il est donc légal et légitime de s’être adressé au plus haut sommet de l’Etat. Votre réponse à ce courrier pleine d’autoritarisme, avec l’envoi en urgence d’un représentant du rectorat au Lycée Professionnel Auguste Bartholdi afin d’intimider les enseignants au lieu d’informer les collègues de la procédure à suivre, laisse au contraire penser que ces derniers n’auraient aucun droit de s’adresser au Président de la république et à son conseiller.

Nous estimons qu’il est particulièrement inacceptable, injuste et violent de se retrancher derrière la règle de la transmission par voie hiérarchique pour menacer les personnels afin d’obtenir une « lettre d’excuses » qui n’a aucun sens.
Bien entendu nous soutenons entièrement la démarche des collègues du Lycée Professionnel Auguste Bartholdi et nous considérerons la moindre sanction qui pourrait être prise à leur égard comme un acte de répression inadmissible.
Nous espérons donc vivement que les personnels du Lycée Professionnel
Auguste Bartholdi seront assurés dès la rentrée qu’aucune sanction ne sera prise à leur encontre, et que rien ne figurera dans leur dossier administratif.

Enfin, nous sommes inquiets du contexte répressif qui frappe actuellement certains personnels, comme par exemple deux représentants syndicaux du lycée Denis Papin, à Romorantin. Nous tenons donc à rappeler notre attachement inconditionnel au respect des libertés démocratiques, aux droits individuels et collectifs des personnels de l’Education nationale et nous nous opposerons avec vigueur à toute tentative d’intimidation ou de répression à l’égard des personnels qui usent de leurs droits fondamentaux.

Respectueusement

Pour l’intersyndicale CGT éduc’action, SNUEP-FSU, SUD éducation et FNEC-FP-FO
Luc de Chivré


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Brèves

Motion de soutien aux salariés de la Chapelle d’Arblay

mercredi 18 septembre

Les camarades de la CGT Educ’action Haute-Normandie réunis en Assemblée générale de rentrée le 16 septembre 2019 à Maromme expriment leur soutien aux salariés de la Chapelle Darblay, menacés de licenciement.
Dans le secteur privé, les fermetures de site et les plans de licenciement se multiplient. Dans les services publics, ce sont les suppressions de postes massives et la dégradation des conditions de travail.
De plus, la réforme des retraites est une attaque contre l’ensemble des salariés.

  • Zéro licenciement !
  • Non à la fermeture des sites !
  • Non à la casse des services publics !
  • Non à la réforme des retraites ! Luttons tous ensemble !

Motion adoptée à l’unanimité par l’AG des syndiqué-e-s CGT éduc’action Rouen

Fusion des académies : j’habite à Evreux, pourra-t-on me nommer à Cherbourg ?

vendredi 13 septembre

La lettre de cadrage pour la fusion des académies de Caen et Rouen certifiait que la gestion des personnels enseignants ne serait pas impacté jusqu’en 2022 (Mais en 2018 on nous jurait que la fusion n’était pas encore décidée). A en croire M. le Ministre, jusqu’à cette ce cas de figure n’existera pas. Mais après 2022 ça devient tout à fait possible pour les personnels du second degré. Le Rectorat a tout intérêt à ce que la souplesse et la mobilité des personnels soient maximales. Et avec l’affaiblissement du rôle des CAPA il sera encore plus compliqué d’influer sur les choix des services académiques, sans oublier que pour les contractuels ce « contrôle » est inexistant.

Une fusion des académies pour fermer des sections !

vendredi 13 septembre

Le Rectorat et la Région Normandie lancent la réflexion pour une nouvelle carte de formation à la rentrée de septembre 2020. Ca ne sent pas bon du tout ! L’académie et la région de Normandie auront, si nous ne faisons pas reculer le Ministère, le même périmètre au 1° janvier. Les filières de formation, frontalières pour le moment, ou seulement identiques, seront à la prochaine rentrée dans la même académie. Ce sera une très bonne excuse pour fusionner et fermer par ci par là et pour récupérer les postes.

Mac Do Neufchâtel en Bray veut licencier une militante syndicale CGT !

vendredi 6 juillet 2018

Suite à un entretien disciplinaire une syndiquée CGT depuis un mois au McDonald’s de Neufchatel en Bray a été mise à pieds à titre conservatoire avant que ne soit décidé un licenciement. Les vrais motifs de cette mise à pied : la distribution de tracts dans les restaurants de cette franchise (Dieppe, Yvetot et Neufchâtel en bray) mentionnant les acquis obtenus au restaurant d’Elbeuf (13e mois, prime trimestrielles, congés enfants malades, arbre de Noël ...), et la crainte que les salariés reprennent eux aussi ces revendications !
Rassemblement Dimanche 8 juillet 18h45 devant le Mac Donald de Neufchâtel en Bray.

Grève à l’hôpital psychiatrique Janet au Havre !

mercredi 20 juin 2018

A l’image des salariés de l’hôpital psychiatrique du Rouvray, les personnels grévistes de l’hôpital psychiatrique Janet du Havre ne lâchent pas le morceau. Ils exigent la venue de Mme Gardel, directrice de l’Agence régionale de santé, l’ouverture d’une nouvelle unité pour que les patients ne soient plus dans des lits supplémentaires avec la création de 50 postes pluridisciplinaires pour la faire fonctionner, la stagiarisation de tous les contractuels-les, l’arrêt de la polyvalence, l’embauche de médecins psychiatres titulaires. Rendez vous jeudi 21 à 8h45 à l’hôpital Flaubert pour une haie de déshonneur pour les administrateurs de l’hôpital, et le samedi 23 à 17h45 sur le parvis du printemps.
Soutenez les revendications en écrivant à Mme Gardel

RESF : une bonne nouvelle qui se concrétise enfin !

mardi 12 juin 2018

Mme Erdene, dont les enfants sont scolarisés au lycée de Déville-lès-Rouen et dans des écoles de Maromme, a reçu enfin son titre de séjour ; celui de son mari attend à la Préfecture, sauf imprévu.
Les bonnes nouvelles sur ce front sont si rares qu’il fallait en parler d’autant plus que pour d’autres familles, l’étau se resserre.
Mme Balogun - originaire du Nigéria et qui a une enfant scolarisée au collège de Maromme - s’est vu confirmer son OQTF par le Tribunal Administratif et France Terre d’Asile cherche à récupérer leur logement CADA en essayant de les en expulser.
La CGT Educ’action revendique la régularisation des lycéens majeurs et des parents d’élèves sans papiers.